Maximilien de Robespierre

De Geneawiki
(Redirigé depuis ROBESPIERRE Maximilien)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Biographie

Maximilien de Robespierre
Membre de la Convention et député
(1758 - 1794)

Maximilien-Marie-Isidore de Robespierre nait le 6 mai 1758 à Arras et meurt guillotiné le 28 juillet 1794 à Paris.

Fils de Maximilien-Barthélémy-François de Robespierre et de Jacqueline-Marguerite Carrault.

Ses études le conduisent à devenir avocat. Il est élu député du Tiers État aux État Généraux de 1789.

Il est l’un des seuls députés de la Constituante à s’opposer à la loi électorale censitaire qui donnait le droit de vote à ceux qui payaient un minimum d’impôt. Il est également l’un des rares à être favorable au suffrage universel.

En 1792, c’est un adversaire de la déclaration de guerre en s’opposant aux Girondins.

A la chute de la royauté le 10 août 1792, Robespierre passe au premier plan politique. Élu député de la Convention il réclame la déchéance de Louis XVI et devient l’un des chefs de file des Montagnards (Appelés ainsi car leurs rangs se trouvaient dans la partie haute de la Convention).

Il est le principal artisan de la chute des Girondins (juin 1793) avec qui il s’opposait souvent.

Il institue une nouvelle religion celle-ci étant civique : le culte de l’Etre Suprême. Il reconnaît l’immortalité de l’âme. La fête de l’Etre Suprême a lieu le 8 juin 1794 et ce sera un échec.

Le 10 juin 1794, il est à l’origine de la loi connu sous le nom de loi du 22 prairial qui instaure la Grande Terreur en enlevant aux accusés toute possibilité de défense ou de recours.

Ses adversaires complotent contre lui et le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) il est empêché de prendre la parole à la Convention et un décret d’accusation permet son arrestation.

Avec lui se trouvent arrêtés Saint-Just et Couthon. Le Bas et Augustin Robespierre se joignent à eux volontairement. Il est 16 heures.

Dans la rue, apprenant l’arrestation de Robespierre, la Commune de Paris fait sonner le tocsin, convoque les sections, ferme les barrière et se mobilise place de l’Hôtel de Ville. Ils n’attendent plus qu’un ordre de Robespierre pour lancer l’insurrection. Mais celui-ci est hésitant. Il ne croit pas à l’efficacité d’une insurrection et il est surtout respectueux des lois.

Ce n’est que vers 21 heures qu’il se décide à rejoindre l’Hôtel de Ville. où le rejoignent ses amis libérés par la Commune. Mais Robespierre hésite toujours sur ce qu’il faut faire.

Dans les rues Hanriot marche sur la Convention mais, pour on ne sait quelle raison, il se retire. Les députés qui avaient pris peur reprennent courage et déclare les robespierristes hors-la-loi, ce qui veut dire condamné à mort sans procès. Les députés chargent Barras de mater l’émeute.

A deux heures du matin les troupes massées devant l’Hôtel de Ville sont las d’attendre un ordre qui ne vient pas. Alors beaucoup se retirent. Quand Barras arrive sur la place il ne rencontre guère de résistance et ses hommes entrent rapidement dans l’Hôtel de Ville et pénètrent dans la salle où se trouvent Robespierre et ses amis. Voyant la partie finie Le Bas se suicide, Augustin Robespierre se jette par une fenêtre et Maximilien Robespierre se tire une balle dans la mâchoire (Pour certains c’est un gendarme qui lui aurait tiré dessus). Robespierre s’écroule sur la table devant laquelle il se trouvait et ou il commençait à signer l’appel à l’insurrection (Ce document se trouve au musée Carnavalet).

Le 10 thermidor an II, à 15 heures, les prisonniers sont extraits de la Conciergerie et sont conduits au Tribunal révolutionnaire. Il n’y a pas d’interrogatoire, pas de défense. On constate simplement l’identité des hors-la-loi par deux personnes de l’assistance. Peu après ils sont conduits place de la Révolution (aujourd’hui place de la Concorde) où ils sont guillotinés. Ce jour là ce sont dix-sept robespierristes qui perdent la vie sur l’échafaud. Les jours suivants il y en aura quatre-vingt.

Les guillotinés sont enterrés dans le cimetière des Errancis. Beaucoup plus tard des robespierristes tenteront de retrouver le corps des suppliciés mais ils ne découvriront rien. Au XIXe siècle les restes de tous ceux qui se trouvaient dans le cimetière sont conduits dans les catacombes. Est-ce qu’il n’y a pas parmi ces ossements un qui appartiendrait à Robespierre ? Nul ne le sait.

Logo internet.png Liens utiles (externes)