Presqu'île de Giens

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Histoire de la presqu'île

  • Il y a environ 30 000 ans, Giens était une des îles d'Hyères formant l'archipel des Stœchades. Puis un phénomène de sédimentation a créé un isthme à double tombolo, la rattachant au continent et formant une presqu'île.
  • Une peuplade grecque s'était installée à cet endroit, puis des Romains, comme l'attestent de nombreuses découvertes : le site archéologique d'Olbia, sur le continent, confirme l'existence de puits, d'acqueducs, d'une ancienne abbaye cistercienne (Saint-Pierre de l'Almanarre) et d'échanges monétaires au temps des Visigoths, des Burgondes et des Ostrogoths.
  • Au VIIe siècle, ce sont les Sarrazins qui s'implantent à cet endroit.
  • En 1096, un document officialise la construction d'une église dans « Portus Ribaldini »[1], la Tour Fondue actuelle. Une vigie est installée sur un promontoire rocheux. Un village commence à se développer autour de l'église.
  • Au XVIIe siècle, près de l'embarcadère du Pradeau (menant aux îles d'Hyères) débute la construction du Fort du même nom et du Fort Langoustier. En 1691, la seigneurie de Giens, qui existe depuis la fin du XIIIe siècle devient un marquisat.
  • En 1789, le marquis du lieu accueille Georges Washington venu sur la Côte à bord du vaisseau L'Illustre.
  • Après la Révolution, en 1832, les habitants de Giens deviennent enfin libres propriétaires. La plupart d'entre eux sont marins ou sauniers et exploitent les marais séparant les deux tombolos (Les Salins de Pesquier, produisant jusqu'à 30 000 tonnes par an). Le chemin du sel, sur le tombolo ouest menant de Giens à Olbia, devient une véritable route en 1867.
  • La presqu'île est inscrite à l'inventaire des Sites en 19874 et devient trois ans plus tard partie intégrante du parc national de Port-Cros.

Héraldique

Gentilé et toponyme en occitan

Les habitants de Giens s'appellent les Arbanais, Arbanaises.
D'après une légende, ce gentilé serait dérivé des Arbianencos, puis Arbanen, nom d'une ancienne peuplade venant d'Arbianosc, petite colline sur le continent qui est devenue la cité d'Olbia.

En occitan provençal, Giens prend la forme « lenga de Gienh »

Patrimoine.png Patrimoine bâti

Fort du Pradeau ou Tour Fondue

Fort fermé ce jour-là Photo B.ohland

La construction du fort commence en 1630, à l'initiative de Richelieu, pour protéger le mouillage et le goulet de la "Petite Passe". Il prend le nom de l'embarcadère qui existait déjà à cet endroit pour mener aux îles d'Hyères. Au fil du temps, il connait de nombreuses modifications dont le renforcement de son enceinte, la construction d'une poudrière avec citerne et magasin, un logement pour une quinzaine d'hommes, deux canons. Il est ruiné à deux reprises, par les Anglais d'abord, puis par des tempêtes. À chaque fois il est rénové et perfectionné (élargissement du parapet, installation de signaux).
En 1875 il est déclassé au profit des batteries de l'île de Porquerolles. En 1777 il est affecté au parc national de Port-Cros.
En 1989, la batterie est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
Les toitures du casernement sont refaites en 1990 et le pont actuel construit cinq ans plus tard. Le fort intérieur peut se visiter lors des journées du patrimoine.


Ancien château de Giens

Vestiges du château, square Bachagha Boualam

Ce château a été construit sur des ruines féodales. Les terres avaient en effet été données en 1284 par Charles II, roi de Naples et comte de Provence, à la famille de Raymond d'ORTOLAN. Et le château médiéval n'avait pas résisté aux invasions barbares.
Quand la seigneurie devient le marquisat de Pontavès-Gien, en 1691, un nouveau château est construit et constitue le point culminant du village. Ce marquisat prospère et fournit de nombreux marins allant jusqu'à s'illustrer lors de la guerre d'Indépendance des États-Unis.
En 1793, lors du siège de Toulon, le château est détruit par les Anglais. Par la suite, la Marine y fait ériger une balise de repérage.
François-Elzéar de Pontavès-Gien, sans descendance, finit par vendre son marquisat en 1832 pour payer ses dettes.
Du haut des vestiges se déploie un beau panorama sur le double tombolo et le rivage du continent : Olbia à gauche et Hyères à droite.

Église Saint-Pierre

Façade occidentale Photo B.ohland


Cette église a remplacé une ancienne chapelle. Sa construction a commencé en 1880, à l'initiative du curé Louis de DAVID-BEAUREGARD et s'est achevée en 1885.
Elle est constituée d'un seul vaisseau adoptant un plan en croix latine. Le toit polygonal est coiffé d'une flèche carrée. La façade est ornée d'un oculus surmonté d'une niche abritant saint Pierre, figuré abvec un coq.
La nef et l'abside présentent des voûtes d'arêtes et un décor de voûte céleste étoilée. La plupart des murs sont animés de peintures en trompe-l'œil, réalisées par Philippe MÉTAIREAU en 1997.


Repère géographique.png Repères géographiques

Vue sur le tombolo-ouest et la ville de Hyères, depuis le château Photo B.ohland


La ville de Hyères se trouve au sud-ouest du département, à 20 kilomètres de Toulon, sur le littoral.

La presqu'île de Giens qui lui fait face, perpendiculairement au continent, s'est formée par un phénomène naturel d'accumulation. Des sédiments de sables et/ou de galets se sont déposés et ont formé un cordon littoral appelé "tombolo". Ce phénomène est assez fréquent, mais dans le cas présent, il s'agit d'un double tombolo, ce qui est nettement plus rare.
Sur le tombolo-ouest demeure l'ancienne route du sel menant à l'antique cité d'Olbia. Sur le tombolo-est s'étire la route menant à Hyères. Entre les deux s'étend une lagune, lieu particulièrement propice à l'exploitation de marais salants.

Le tombolo-ouest, menacé depuis quelque temps par l'érosion éolienne et les grandes marées d'équinoxe, diminue en largeur. Le conservatoire s'applique à le préserver par la plantation d'herbiers, et la route est fermée l'hiver.


Démographie.png Démographie

Familles notables.png Notables

Les maires

Il existe à Giens une mairie annexe, tout comme il en existe huit autres, notamment pour les îles du Levant, de Porquerolles et de Port-Cros.

Mais les maires ne sont autres que les maires de la ville de Hyères.

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
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Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
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Louis de DAVID-BEAUREGARD 1867-1887 Frère de la Comtesse Narbonne-Lara. Aumônier des carmélites. Fondateur de l'église. Chanoine du diocèse de Fréjus et Toulon. Décède en 1911.  
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Personnalité liée à la commune

Saint Leger Leger, ou Saint-John Perse, de son vrai nom Alexis LEGER est né à Pointe-à-Pitre le 31 mai 1887. Écrivain, poète, prix Nobel de Littérature, par ailleurs diplomate, il a souvent séjourné sur la presqu'île où il avait une propriété. Il est décédé à Hyères le 20 septembre 1975.

Monument aux morts couleur france.png
Monument aux morts

Le monument aux morts près de l'église Saint-Pierre

Morts des guerres 1914-1918 / 1939-1945

Pictos recherche.png Article détaillé : Consulter la liste des victimes inscrites sur le monument...

Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives


Documents numérisés


Cimetières


Informations pratiques

Le territoire de la ville de Hyères se décompose en neuf sections, dotées chacune d'une mairie annexe. Voici la mairie de la section de Giens

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin - - - - - - -
Après-midi - - - - - - -
83069 - Presqu'île Giens Mairie.JPG

Mairie
Adresse : 2 place du belvédère - 83400 GIENS (Commune de HYÈRES)

Tél : 04 94 58 20 24 - Fax :

Courriel : Contact

Site internet : Site officiel

GPS : ° / ° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : Nom_du_site (Septembre 2015)

Associations d'histoire locale

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Référence.png Notes et références

  1. Résumé historique affiché dans l'église



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