Prêtres déportés et décédés à la Citadelle de Brouage - Révolution française

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Contexte Historique

Liste des prêtres déportés et décédés à Brouage. (Liste affichée dans l'église)

Au moment de la Révolution de 1789, certains prêtres refusent de prêter serment à la nouvelle constitution civile du clergé : ils seront appelés prêtres réfractaires, contrairement aux prêtres assermentés.
Ils sont alors pourchassés, et si certains se cachent ou émigrent, d'autres en revanche continuent à se rebeller ouvertement ou à officier en cachette.
La plupart d'entre eux ont été arrêtés et déportés en direction de la Guyane, mais les navires ne sont pas toujours arrivés jusqu'à cette colonie française.
En 1794, il y a déjà deux navires négriers mouillant dans l'estuaire de la Charente, en face de Rochefort (Charente-Maritime) : Le Washington et Les Deux Associés, sur lesquels les prêtres déportés vivent dans d'affreuses conditions. Beaucoup meurent sur les pontons. D'autres à l'Île-Madame

Pictos recherche.png Article détaillé : Pour en savoir plus...


Mais ce n'est pas tout. 600 autres prêtres détenus à Bordeaux et dans la citadelle de Blaye, sont embarqués sur trois navires en 1794 : Le Jeanty, Le Dunkerque et Le Républicain. Alors qu'ils descendent la Gironde, ils sont pris dans une tempête et obligés de se mettre à l'abri dans la rade de l'île d'Aix, à côté des deux négriers.
Les victimes subissent de mauvais traitements, des épidémies se développent. De nombreux prêtres décèdent sur place et sont enterrés à l'Île Madame. Afin d'éviter une contamination générale, les autorités décident de transférer les autres à la Citadelle de Brouage ou à Saint-Jean-d'Angély.
Quand le convoi arrive à la citadelle, les prêtres sont entassés dans l'ancien couvent des Récollets ou dans l'église. Pas beaucoup mieux traités que sur les bateaux, beaucoup de prêtres vont y mourir.
Ce n'est qu'en 1796 qu'une petite liberté de mouvement leur sera accordée à l'intérieur des fortifications.

Source : notice "Brouage durant la Révolution", mise à disposition dans l'église)

Remarque : 43 religieuses de diverses congrégations seront également emprisonnées à la citadelle de Brouage.



Liste des victimes

La notice parle de 42 prêtres. Mais le panneau de l'église comporte une mention : le curé F. VERLAGUET qui a fait la liste, avec vérification minutieuse dans les registres d'État-civil de Brouage, n'en a retenu que 36.

Prénom(s) NOM Naissance Décès Observations
François AUDINET environ 1740
Brive-la-Gaillarde (Corrèze)
20 novembre 1795
(55 ans)
 
Jean-Baptiste BADUEL 20 janvier 1743
Polminhac (Cantal)
11 décembre 1795 Curé de Marquais. Parti d'Aurillac avec le convoi du 27 février 1794 [1]  
Jean BARRIOL environ 1762
Saint-Pierre-Eynac (Haute-Loire)
27 octobre 1795
(33 ans)
 
Jean-François BAURENS environ 1742
Albi (Tarn)
27 juillet 1795
(53 ans)
Bénéficier à Saint-Salvi d'Albi, reclus à La Chartreuse en 1793, puis au fort du Hâ. Déporté sur Le Républicain[2].  
François Jean BETEILLE environ 1744
Le Monastère-sous-Rodez (Aveyron)
28 décembre 1795
(51 ans)
 
Antoine André BLAYAC environ 1743
Ceyrac (Aveyron)
14 février 1796
(53 ans)
 
Guillaume BOS environ 1751
Beaumat (Lot)
30 décembre 1795
(44 ans)
 
Antoine BRASC environ 1740
Lanuéjouls (Aveyron)
2 novembre 1795
(55 ans)
 
Benoît André (ou Antoine Benoît) CALÉMARD 28 octobre 1738
Viverols (Puy-de-Dôme)
27 octobre 1795 Curé de Plauzat en 1767. Enfermé au fort du Hâ, puis embarqué sur Le Jeanty[3].  
Pierre CANTON environ 1749
(Hautes-Pyrénées)
3 mai 1795  
Jean-Pierre CHASSAIGNE environ 1754
Ambert (Puy-de-Dôme)
16 novembre 1795
(41 ans)
 
Jean-François DELBOURG environ 1740
Figeac (Lot)
26 novembre 1795
(55 ans)
 
Pierre DUBRAC 2 novembre 1762
Magnac-Laval (Haute-Vienne)
15 février 1796 Prêtre du diocèse de Limoges[4].  
Jean-Charles DUPUY-MONTBRUN environ 1746
Montmetjean (Aveyron)
7 janvier 1796
(50 ans)
 
Jean-Baptiste DUR 14 novembre 1743
Sévérac-l'Église (Aveyron)
1er novembre 1795 Curé de la paroisse Roussy-le-Fel[5].  
François FIALEIX environ 1739
Ally (Cantal)
25 février 1796
(57 ans)
Prêtre communaliste d'Ally[6].  
André Honoré Guillaume FOUCHER environ 1739
Orléans (Loiret)
11 juillet 1795
(56 ans)
 
Jean-François FOUR environ 1753
Ségur (Aveyron)
16 novembre 1795
(42 ans)
 
Joseph GIROD environ 1745
Mont-Jura (Jura)
11 octobre 1795
(50 ans)
 
François GLAIZ2E environ 1748
Charmensac (Cantal)
9 septembre 1795
(47 ans)
Prêtre communaliste de Charmensac. Déporté par le premier convoi, le 4 avril 1793[7].  
Louis JOURNIAC environ 1742
Mauriac (Cantal)
10 novembre 1795
(53 ans)
Vicaire de Saint-Hilaire (Puy-de-Dôme). Déporté par le premier convoi, le 4 avril 1793[8].  
Louis JOURNIAC (Cadet) environ 1749
Mauriac (Cantal)
10 novembre 1795
(46 ans)
De Trizac. Curé de Roche-d'Agoux (Puy-de-Dôme). Parti d'Aurillac par le convoi du 27 février 1794[9].  
Pierre LAGIER environ 1744
Tulle (Corrèze)
2 décembre 1795
(51 ans)
 
François MARRET environ 1750
Besse (Puy-de-Dôme)
20 novembre 1795
(45 ans)
Prêtre communaliste du canton d'Egliseneuve. Transféré à Rochefort[10].  
Léonard MASCHAT environ 1742
Tulle (Corrèze)
4 décembre 1795
(53 ans)
Ils sont trois frères Maschat à être condamnés à la déportation. Léonard, aumônier des Visitandines de Tulle, est emprisonné à Bordeaux, embarqué sur Le Jeanty et interné à Brouage[11].  
Antoine MENADIER environ 1750
Thiers (Puy-de-Dôme)
27 novembre 1795
(45 ans)
 
François PASCANET environ 1752
Évaux (Creuse)
1er décembre 1795
(43 ans)
 
Michel PETIT environ 1743
Dijon (Côte-d'Or)
20 octobre 1795
(52 ans)
Chanoine de l'église collégiale de la Sainte Chapelle de Dijon. Arrêté en 1793, déporté en 1794, stationné sur l'Île-Madame, interné à Brouage en 1795[12].  
Jean-Baptiste PYRENT environ 1737
Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)
7 décembre 1795
(58 ans)
 
Antoine Régis REY environ 1741
Réquista (Aveyron)
28 octobre 1795
(54 ans)
 
Jean RIEU environ 1740
Cabrespines (Aveyron)
29 juillet 1795
(55 ans)
 
Jean-Baptiste SIGAULT environ 1764
Nuits-Saint-Georges (Côte-d'Or)
23 janvier 1796
(32 ans)
Prêtre et chanoine de l'église collégiale de Nuits. Arrêté en 1793[13].  
-Jacques François Nicolas FOURNIER environ 1765
Varenne (Corrèze)
25 février 1796
(31 ans)
 
Gabriel VENARD 1er avril 1744
Fay-sur-Lignon (Haute-Loire)
23 octobre 1795 Curé des Vastres[14].  
Étienne Bernard VIOT environ 1764
Poncey (Côte-d'Or)
7 décembre 1795
(31 ans)
Vicaire d'Arcay. Enfermé en février 1795[15].  
Pierre VOLPELLIER environ 1745
Sévérac d'Aveyron (Aveyron)
28 novembre 1795
(50 ans)
 


^ Sommaire

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

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Référence.png Notes et références

  1. Date de naissance selon arbre généalogique de (dormette) sur Geneanet, autres renseignements dans "Revue de la Haute-Auvergne", Gallica
  2. La semaine religieuse de l'archidiocèse d'Albi (Gallica)
  3. Selon l'arbre généalogique de (lancelotdulac)
  4. Date de naissance selon l'arbre généalogique de (fpollak) sur Geneanet
  5. Selon l'arbre généalogique de (jpdauty) sur Geneanet
  6. Revue de la Haute-Auvergne, Gallica
  7. Revue de la Haute-Auvergne, Gallica
  8. Inventaire sommaire des archives départementales du cantal après 1790
  9. Revue de la Haute-Auvergne, Gallica
  10. Revue d'Auvergne, bibliothèque Geneanet
  11. Notice historique sur Saint-Maixent, diocèse de Tulle, Gallica
  12. Martyrologie du clergé français pendant la Révolution, bibliothèque Geneanet
  13. Les petits Bollandistes, bibliothèque Geneanet
  14. Selon l'arbre généalogique de (fredericserre) sur Geneanet
  15. Les martyrs de la Foi pendant la Révolution, bibliothèque Geneanet