Petite histoire de la Généanautie

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La démocratisation de la généalogie date des années 1960. Il existe déjà des textes sur l'histoire de la généalogie. Nous nous limiterons ici à quelques morceaux choisis de la récente histoire de la généalogie sur Internet et des généanautes francophones (généalogistes internautes).

La réalité de l'internet généalogique est la diversité et la spécialisation des sites sur le plan géographique et thématique. Il existe aujourd'hui des sites-guides en généalogie spécialisés par thème : villages, anecdotes, métiers, mesures, histoire, migration, archives, informatique ...


De la préhistoire à nos jours

  • Préhistoire : 3e millénaire avant J.-C., Mésopotamie, tribu des Safaïtes : des hommes éprouvent le besoin de graver dans la pierre le nom des membres de leur famille sur quelques générations.
  • Rome antique républicaine : lutte de la plèbe contre les patriciens. Le patriciat est formé de "gentes", véritables clans familiaux dont les membres peuvent se prévaloir d'une communauté d'ancêtres et monopolisant les pouvoirs.
  • Moyen Âge : la dévolution de la couronne est soumise à la généalogie. En fait la dévolution d'un titre par lien de sang n'est qu'une des voies de transmission. L'élection d'un chef par ses pairs est très courante dans les peuplades germaniques par exemple. Il est de fait qu'une transmission par le sang s'est imposée, mais restant souvent soumise à une procédure formelle d'élection. Le meilleur exemple : le Saint Empire romain germanique, pour lequel ce système à continué formellement jusqu'à sa disparition sous Napoléon (ex : Marie-Thérèse d'Autriche, roi de Bohème et de Hongrie, à qui la dignité impériale était refusée en raison de son sexe et qui ne fut impératrice que parce que les électeurs impériaux utilisèrent le subterfuge d'offrir la couronne à son mari François de Lorraine). En France, la procédure d'élection a formellement continué jusqu'aux Valois, même si dans les faits c'était toujours le fils aîné qui était élu par acclamations. Sauf pour les trois derniers Capétiens « directs », où la couronne, en l'absence de descendance mâle survivante, échut au frère cadet suivant immédiatement.
Des « travaux forcés » de généalogie étaient imposés aux prêtres pour prouver qu'il n'existait pas d'empêchement de mariage entre deux futurs époux. Dans les premiers siècles, l'empêchement courait jusqu'au septième degré de parenté, avant d'être réduit au quatrième. C'est cette problématique qui conduisit l'un des premiers rois capétiens à chercher femme loin de la France. Les canons du concile de Latran (1215) sont directement à l'origine de la généalogie moderne. Par leur exigence d'éléments de preuve tangibles en matière d'empêchements, ils ont en effet directement provoqué la timide et progressive apparition des premiers registres de baptême (bien avant l'ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539, qui se contente de dire que les registres doivent être rédigés en français).
  • Ancien Régime : la nécessité d'apporter la preuve de quartiers de noblesse contribua au maintien d'une certaine activité généalogique, dans certains milieux.
  • Révolution française : l'opinion générale est de dire qu'il y a une liaison traditionnellement forte entre généalogie et milieux aristocratiques (La Révolution aurait donc entrainé la généalogie dans l'oubli). Cette opinion est très discutable.
  • Période contemporaine : des amateurs s'adressent aux mairies en cherchant des actes anciens sur leur famille. On s'interroge sur l'intérêt de ces ancêtres dépourvus de toute notabilité ou influence ? Mais peu à peu, on a pris conscience combien peut-être passionnante la vie des gens précisément "sans histoire".

Il fallait Internet ...

1969 : premier réseau (Arpanet) reliant quatre universités
1972 : mise au point du courrier électronique (premiers micro-ordinateurs)
1975 : reprise du réseau Arpanet par le gouvernement américain
1981 : premier micro-ordinateur IBM
avant 1983 : net.roots, le premier forum de généalogie en anglais devient soc.roots (en anglais)
1984 : soc.roots (en anglais) suite à la création des 7 hiérarchies de base (big 7).
1988 : raccordement de la France à Internet
1991 : création du www et du html
1993 : création de Usenet-fr (forums de discussion fr.*)
1995 : francogene.com plus ancien site web généalogique francophone
1996 : début du développement d'internet en France
1996 : naissance de GeneaNet
1996 : lancement des premières réunions IRC de généalogistes francophones
2003 : premières mises en ligne sur le web de registres paroissiaux anciens numérisés dans leur totalité
2005 : avec le web 2.0 , premiers pas de l'arbre universel Wiki Rodovid.org

Aujourd'hui décliné en 22 langues dont le Français depuis 2006.

Avant 1993, la généalogie francophone sur le net n'existe pour ainsi dire pas. Quelques généalogistes ont un ordinateur personnel. Certains utilisent un logiciel spécialisé. Les communications entre généalogistes sont par courrier postal avec pour les « experts » l'envoi d'une disquette !

Quelques généalogistes souvent d'origine universitaire commencent à utiliser Internet, les Québécois ont deux ou trois ans d'avance. Signalons tout de même avant 1993 les "conférences de généalogie" de Franco-Media (FM) (utilisé par quelques pionniers). Quelques échanges par email et des fichiers disponibles en téléchargement (l'ancêtre du site web).


fr.rec.genealogie (FRG)

Avant 1991 : ancêtres des sites web (téléchargement) : hallc1.cebaf.gov , ftp.nau.edu , WSMR-SIMTEL20.ARMY.MIL
1991 ? : création de Franco-Média (FM), issu de dissidents d'un autre réseau.
1992 : Beauregard succède à Leduc comme animateur de la conférence FM-Généalogie.
1993 : FM-Généalogie, "conférences de généalogie" de Denis Beauregard (DB). Il croise Bernard Debreil et Joël Surcouf.

Si une date doit être retenue, c'est le 10 janvier 1994, avec la création du forum Usenet "fr.rec.genealogie" (FRG) lancé par Denis Beauregard. La charte originale précisait qu'il y avait un lien entre FRG et FM-G (en 1994 un message par jour provenait de FRG, et 2 de FM-G). Jusqu'en 1996, il était principalement utilisé par des Québécois.

FRG est le début du commencement de la généalogie francophone sur le net. C'est ici que sont nés beaucoup de projets, c'est ici que l'on débat. Patrick Texier y joue depuis quelques années le rôle ingrat de gendarme. Statistiques

Du forum est né la FAQ de FRG, créée par D. Beauregard et Bernard Debreil puis reprise par Claire Bidault, suivie par Renaud Anzieu (janvier 2005). Ce fut longtemps la principale référence pour les nouveaux généanautes. A ses débuts, il était possible de faire tenir dans quelques pages l'ensemble des ressources du net généalogique. À partir de 2000/2001, cela est devenu difficile à cause de la multiplication des sites. La masse des informations disponibles ne pouvait plus être mise à jour par une personne sur quelques pages, il devenait urgent d'avoir un guide présentant une sélection pertinente de sites.

14 septembre 2002 : création de GeneaPass. Son but : chercher, classer et sélectionner des sites pertinents. Geneapass est créé par deux passionnés : la sélection des sites est réalisée par France Apprill & Serge Busiau. Le site est devenu en quelques semaines le guide généalogique en ligne de référence : sélection rigoureuse et pertinente, indépendance, organisation hiérarchique pratique, mises à jour permanente, moteur de recherche, multi-langue.

Quelques suites de FRG ...

  • 1994 - première liste de discussion francophone, lancée par Denis Beauregard (DB), était la passerelle mail de FRG.
  • 1994 - forum soc.genealogy.french (surtout en anglais) généalogie des francophones. Bien adapté pour des recherches au Québec.
  • 1995 - 1er site web francophone de généalogie (par DB) (devenu genealogie.com en 1999 puis, à la suite de la vente du nom de domaine genealogie.com au groupe commercial Infoduc, FrancoGene.com en 2003)
  • 1996 - premières réunions IRC de généalogistes francophones (DB) et popularisé par Bernard Debreil.
  • 1997 - 1er réseau de sites web francophones de généalogie (Québec, France, Belgique et Suisse) (DB)


Les listes de diffusion (ou discussion)

Fin 1994, la première liste généalogique francophone (GEN-FF-L) est créée par Denis Beauregard.
Suivent genealor de Pascal Pinan-Lucarre en avril 1997 et Genindre en mai 1998.

En juin 1999, l'Association Française de Généalogie (AFG) lance des listes couvrant la totalité du territoire. Dès le début de l'année 2000, sa politique de modération et d'exclusion, très controversée et mal perçue par de nombreux généalogistes, commence à faire parler d'elle. C'est pourquoi en 2000 et 2001 apparaitront des listes non modérées dans les départements, fondées par des déçus ou des exclus. Ces listes sont gérées par indépendants, des responsables d'associations (rare) ou des membres du réseau FranceGenWeb/CousinsGenWeb.

D'autres listes fonctionnent en réseau comme celles de la Bibliothèque généalogique d'Orléans (B.G.O.) et d'Amicale-Généalogie (anciens de l'AFG).

En 2003/2005 la situation est variée. Dans la plupart des régions une seule liste fait "autorité". Dans d'autres régions, cela est plus compliqué avec l'existence de plusieurs listes créées suite à des scissions.

En 2005, la création d'une nouvelle liste couvrant l'ensemble de la France et ouverte sur le monde modifie un paysage jusqu'alors principalement occupé par des listes locales : LibrActes, un vaste réseau d'échange et d'entraide basé sur la convivialite, la gratuité et le bénévolat qui regroupe en mars 2008 plus de 3 100 participants.

En août 2006, une ex-gestionnaire de LibrActes poursuit son travail sur : BénévolActes.
En février 2007 a lieu l'ouverture aux colistiers.


La spécialisation ... toujours et encore ...

On assiste à une croissance du nombre de listes thématiques, qui se superposent à celles du découpage géographique.

L'une des premières a été, sur Usenet le 19 septembre 1999, "fr.comp.applications.genealogie", dédiée aux logiciels. Depuis, les listes spécialisées se multiplient.

Par exemple : en 1998, création d'une liste sur un logiciel, pour désengorger FRG. En 2000, à partir de cette liste, création d'une autre liste sur les normes pour désengorger la première. En 2001, création d'une autre liste sur le même logiciel mais sur Mac. En 2003, une liste pour mettre sa généalogie sur Internet !

  • Tout savoir sur les [[Groupes de discussion]


Les forums

Malgré la très forte démocratisation de l'ADSL et des connexions "haut-débit", les généalogistes restent regroupés sur des listes de discussion.
Néanmoins plusieurs projets de forums web (les webforums) ont vu le jour, pour certains avec succès :

Ceux ci présentent l'avantage de ne plus être tributaires de Yahoo!Groupes, et permet également de pallier l'effet de saturation que peuvent engendrer des listes discussion.
Quand une liste de discussion accueille 1 000 à 2 500 messages mois, cela représente beaucoup de messages car ceux ci ne transitent que par mail.
Certains webforums comme GenNPdC sur le Nord-Pas-de-Calais peuvent accueillir plus de 8 000 messages par mois sans impression de saturation.


GeneaNet

GeneaNet, créé en 1996 par Jacques Le Marois, est géré au départ par un groupe d'individus informel. Devient une société en 2000. C'est la plus importante base de patronymes d'origine française consultable gratuitement sur le net (plus de 115 millions au 1er juin 2005).

Juillet 1996 : Jacques Le Marois a assumé à titre personnel le financement du serveur pendant plusieurs années à defaut de revenus publicitaires suffisants. Christian Daumoinx a géré pendant des années GeneaNet France.

Programmes écrit par Julien Cassaigne et Jérôme Abela.

Ce n'est qu'après ces années qu'ils ont décidé de financer le projet de lui-même en créant la société.

On lira sur fr.rec.genealogie le message de Jacques Le Marois titré "Mise au point officielle" du 15 mars 2000.


GeneaBank

GeneaBank une structure créée spécialement PAR et POUR Internet. Elle permet aux membres des associations généalogiques adhérentes au projet, de consulter des relevés d'actes en ligne.

GeneaBank est né d'un constat : depuis plus de 20 ans, des généalogistes jusque-là isolés, se réunissaient en association pour mettre en commun leurs travaux de dépouillements systématiques de registres d'état civil.
Jusqu'en 1998, ces bases de données étaient peu accessibles (consultation au siège de l'association ou via Minitel de façon onéreuse). Devant ce gaspillage (un travail important mais qui restait confidentiel) GeneaBank proposait :

- de mettre à la disposition des associations un outil pour leurs adhérents éloignés.
- de mettre ces travaux dans un "pot commun" pour permettre à un adhérent d'une association participante de consulter les données de toutes les autres.
- d'éviter le piratage de ces bases et d'en laisser la propriété et le contrôle aux cercles.

Le principe est simple : une association met en consultation sur Internet via Geneabank des actes, consultables par un système sécurisé, en échange d'une unité d'échange appelée "point GBK". Ces points sont créés à chaque dépôt d'acte d'état civil ayant une filiation. Ils sont donnés aux associations, qui se chargent ensuite de les redistribuer à leurs adhérents.
Ces points sont crédités à chaque consultation à l'association qui a proposé l'acte consulté, créant ainsi un flux permanent qui permet au système de fonctionner.
Le système privilégie ainsi l'adhésion aux associations participantes, plutôt qu'un paiement à l'acte comme Bigenet ou SWIC.


La première citation de GeneaBank date du 25 mai 1997, sur un canal de chat IRC. La mise en place de GeneaBank et de FranceGenWeb se sont faites exactement en même temps avec quasiment les mêmes personnes. Le serveur Geneabank a commencé à fonctionner le 24 février 1998.

L'association a été déclarée en décembre 1998.
Premier bureau : Jacques Le Marois (Président, co-fondateur GeneaNet), Philippe Ramona (Secrétaire), Thierry Straub (Trésorier), Norma Alosi, Christian Daumoinx, Julien Cassaigne (co-fondateur de GeneaNet), Jean-Paul Cornu, Philippe Rossignol, Robert Weinland (futur administrateur de FGW), Michel Collignon (GeneaNet et futur administrateur FGW).
Les programmeurs ont été Julien Cassaigne et une Américaine, Laura Cook, qui avait participé à plusieurs projets français de généalogie comme Geneactes et LafayetteGenWeb.

Pour quelques associations, GeneaBank a été une véritable révolution : ainsi, l'entrée d'une association dans ce système peut générer des adhésions complémentaires. La véritable "révolution" GeneaBank date de 2002, les grosses associations ayant mis du temps avant d'y adhérer.
GeneaBank fait ainsi partie des précurseurs d'une solution de mise à disposition des actes BMS-NMD, qui se veut proche des aspirations de la communauté généalogique.

En 2003 Geneabank était, avec plus de 6 000 usagers, la plus grosse structure généalogique de France, juste derrière la FFG. Elle comptait 26 associations participantes, et 8,6 millions d'actes étaient proposés.

Voici un témoignage significatif de ce qu'est GeneaBank (par Jean-Louis Mejecaze (mars 2005, sur fr.rec.genealogie) :
« Le choix au C.G.Dauphiné s'est porté sur ce système qui favorise les adhésions aux associations. Depuis 2002, le nombre de nouveaux adhérents chaque année est supérieur à 200, 226 l'an dernier, et déjà plus de 240 cette année. On est passé de 1 100 à plus de 1 500 adhérents en moins de 4 ans, et 75 % d'Internautes peuvent accéder non seulement à nos données, mais aussi aux 13 400 000 actes des données déposées par toutes les associations qui participent à Généabank. ... »


FranceGenWeb (FGW)

FranceGenWeb est né peu après les créations des sites de CanadaGenweb (1996) et QuebecGenweb lancés par Denis Beauregard, eux-mêmes issus du projet WorldGenWeb (1996).

Témoignage de Denis Beauregard : « Le concept de WorldGenWeb était basé sur une expérience faite au Kentucky (USA). Le but était alors d'identifier les ressources sur Internet au sujet de la généalogie locale. J'avais alors décidé de lancer le projet pour le Québec et aussi le Canada. J'ai donc lancé les 2 structures en m'inspirant du site sur la Nouvelle-Zélande. J'ai aussi imposé certains critères pour choisir les titulaires des différents projets provinciaux - quelqu'un déjà impliqué sur place.
En parallèle, la France « appartenait » déjà à une Américaine que personne ne connaissait. Dans ce jeu, les gens prenaient un pays non pas parce qu'ils le connaissaient bien, mais juste pour faire chic. Il a donc fallu faire décoller l'Américaine qui ne voulait pas laisser tomber la France et laisser des Français s'en occuper. Pascal Pinan-Lucarre (PPL) a pratiquement attendu un an avant de lancer quelque chose. Il m'avait dit qu'il avait attendu d'avoir des gens pour s'y impliquer, une première équipe quoi. PPL s'est aussi impliqué dans d'autres structures régionales WGW à cette époque. Pourquoi avais-je demandé à PPL ? Tout bonnement parce qu'il avait écrit quelques pages pour mon site, pages que je lui ai "redonnées" quand j'ai vu qu'il avait lui aussi les moyens d'avoir son site Web (Francêtres-France).» [En 2005 FGW est franco-français et n'a plus d'attache avec le projet d'origine]. »

En mai 1997, Pascal Pinan-Lucarre annonce qu'il prend en charge pour la France un service émanant d'une organisation américaine, WorldGenWeb. Le 23 décembre 1999, c'est la déclaration à la Préfecture du Nord (J. O. du 15 janvier 2000) de FRANCEGENWEB.
"Objet : encourager le développement de la généalogie bénévole sur et hors réseau mondial Internet par la mise à disposition de moyens et services appropriés."

FranceGenWeb est donc au départ un groupement informel de généanautes, dont le principe est le partage et la mise en ligne d'informations par département, et la facilitation des mises en contact directs entre généanautes.
De nombreux services seront créés par la suite.

Témoignage de Thierry Straub (mai 1999 - congrès national de généalogie de Brest) : « Philippe Rossignol souhaitant mettre en avant l'internet généalogique nous avait proposé de partager son stand "GH Caraïbe". Beaucoup de personnes se sont intéressés à notre présence et les différents échanges que nous avons pu avoir avec de simples généalogistes, des représentants d'association ou le fameux Jean-Louis Beaucarnot ont mis en évidence que l'absence de structure officielle semblait être un frein dans les relations avec les tiers.
Nos interlocuteurs étaient dubitatifs sur notre philosophie : des amateurs qui se dépensent sans compter pour mettre des pages Web et des bases gratuitement à disposition des autres sans arrière-pensée étaient pour eux inconcevables ! Nous avions déjà eu ce genre de constat dans des présences plus anciennes et furtives à d'autres manifestations mais "Brest" est le début véritable de la prise en compte du phénomène Internet et a été le déclencheur de cette mutation (début de la presque omniprésence de stands d'association équipés de micro).
D'où réflexion dans les mois qui ont suivi, modèle de statuts d'association généalogique transmis par Philippe Rossignol et amendés en IRC en comité restreint pour y adjoindre la communication Internet dans l'objet, les réunions, convocations et autres.
Premier Bureau : Pascal Pinan-Lucarré (Président), Thierry Straub (Vice-président puis second Président), Andrée Parbelle (Secrétaire, 3e présidente depuis 2002), Christian Daumoinx (Trésorier, fondateur de la liste entraide généalogique sur le Web), Bernard Debreil (Secrétaire-adjoint, fondateur réunion IRC), Jean-Paul Cornu (Trésorier adjoint, ex Président AGGH Alpes-Maritime et Monaco, webmestre FFG) »

L'association a été dirigée par Pascal Pinan-Lucarre, Thierry Straub, Andrée Parbelle , Guillaume Roelly et depuis juin 2011 par Renaud Anzieu.


CousinsGenWeb (CGW)

CousinsGenWeb est une branche de FranceGenWeb, sans doute la plus connue et la plus utilisée.

Vincent BELOT (adhérent n° 7 de FGW) a mis au point le service "cousins" sur sa page LozèreGenWeb au printemps 1999. Il avait créé une macro (petit programme informatique) permettant de trouver des cousinages. Le site s'appelait à l'époque Ancêtres 48, avant d'évoluer en Cousins 48.
Il l'a alors officiellement proposé à l'ensemble de FGW, créant ainsi les premiers CGW le 8 juin 1999.
D'autres gestionnaires ont trouvé l'idée intéressante et ont testé la macro. Puis tous les gestionnaires ont fini par l'utiliser. La macro est toujours propriété de FGW.

Aujourd'hui une version de GenWeb existe pour de nombreux pays ou régions. De plus, de nouveaux sont créés régulièrement.


Les sites dédiés à l'entraide

C'est Christian Daumoinx, le premier, qui envisage la création d'un site web ou bénévoles et demandeurs pourraient se regrouper. Rôle fondamental et influence. Un groupe se faisant appeler les "caïds" avait acheté le domaine www.caids.net par dérision. Une sorte de coopérative.

FranceGenWeb Entraide

En l'an 2000 Christian Daumoinx, intègre l'entraide à FGW et afin de mieux gérer le flux des demandes, une gestion par coordinateur départementaux s'organise. Depuis 2004 les demandes sont conservées dans une base de donnée afin de garder une trace des recherches effectuées. Base Entraide

Le Fil d'Ariane

Début 2002, une équipe d'anciens de FranceGenWeb crée "le Fil d'Ariane - L'Entraide Généalogique sur Internet" plus connu sous le nom de FDA. Se développe alors (en parallèle avec FGW) un réseau de bénévoles qui vont chercher des actes aux AD, aux AM, et dans les centres d'archives plus spécialisés. Les services de paléographie, d'identification d'uniforme et d'héraldique rencontrent également un franc succès. En octobre 2005, avec environ 1 500 bénévoles inscrits, l'association a traité 43 500 demandes en un an, soit 50 % de plus que l'année passée. http://www.entraide-genealogique.net


GeneaStar

Création par Jérôme GALICHON et Emmanuelle VISSEAUX, en mai 2000, de StarGenWeb (un des "services" de FranceGenWeb), sur une idée de Frédéric THEBAULT qui avait conçu le principe, et la page d'accueil. GeneaStar référence les généalogies célèbres présentes sur Internet.

Suite a une divergence avec FGW le projet a pris son indépendance en décembre 2000, pour se nommer GeneaStar.

Au 1er septembre 2004 : 750 généalogies référencées. Présence d'un forum.

  • Depuis juin 2007, le site est géré par GeneaNet.


Histoire-Généalogie.com

Lancé en octobre 2000 par un groupe d'anciens étudiants en histoire-géographie (université Lyon III). Histoire-Généalogie.com est un magazine-web, mais aussi une newsletter (Le Guide Web). C'est aussi un des rares projets qui n'est pas issu des généanautes, avec la volonté de faire évoluer la généalogie au-delà de la simple étude des noms de famille.

Thierry Sabot, l'un des fondateurs (2003), en parle :

Origine du projet :
C'est à rechercher en... 1988 (!) avec la publication de dix numéros d'un modeste bulletin associatif "La Page" (diffusion à 300 exemplaires). On y retrouve déjà quelques unes des rubriques du site actuel Histoire-Généalogie.com (recensement des anecdotes historiques, témoignages oraux) et surtout les grandes lignes du projet éditorial du magazine-web : l'importance de la généalogie à la construction de l'Histoire, la pluridisciplinarité, l'apport du tourisme culturel (notion de patrimoine), la "volonté d'aborder des thèmes ou des pistes peu ou pas exploités".

Mise en place du magazine-web :
Créé à l'automne 2000, Histoire-Généalogie.com se présente sous la forme d'un magazine-web spécialisée dans la recherche et la diffusion de l'information historique et généalogique (histoire locale et généalogie historique). Concept novateur, puisqu'il est le premier et toujours le seul magazine d'histoire et de généalogie sur le web. Il est mis en forme et lancé par une petite équipe d'anciens étudiants en histoire-géographie (4 personnes). Dès le début, l'équipe s'étoffe : spécialistes, amateurs, étudiants, salariés, retraités, généalogistes ou historiens locaux... tous sensibles au terroir et au patrimoine bâti et naturel de nos régions. Le magazine-web fonctionne comme une association... sans en avoir les statuts.

Objectifs :
Etre une "vitrine" des "contenus" historiques et généalogiques présents sur Internet, un lieu de rencontre où historiens et généalogistes viennent déposer ou puiser des informations, des conseils et des renseignements afin d'illustrer ou compléter leurs connaissances sur la vie et l'environnement de leurs ancêtres. "Page collective" au service de la recherche historique et généalogique, ce magazine-web est fondé sur une démarche de rigueur historique. Les articles proposés sont donc essentiellement des textes de synthèse (avec références des sources), des créations originales des auteurs ou des articles critiques."


Le partage des dépouillements

La mise en place de toutes les structures vues plus haut, l'arrivée de généanautes de plus en plus nombreux, ont concouru à faire prendre conscience qu'il y avait, de ci-de là, de plus en plus de dépouillements, partiels ou complets, de communes.

On a donc pu assister, notamment grâce aux listes de diffusion, au groupement de généanautes désireux de faire avancer les choses.

Ainsi :

  • Lisa90 : association pionnière en la matière, Lisa90 a encouragé les relevés systématiques des communes du Territoire de Belfort, mettant gratuitement en ligne le résultat de ces dépouillements sur son site web.
  • Registres18 (Cher) : le principe est de mettre en relation les numérisateurs et dépouilleurs bénévoles du Cher afin de travailler en évitant les doublons. La numérisation permet d'avancer quand on se trouve loin du Cher. Le site liste ce qui a déjà été fait, référence et oriente vers les dépouillements. Les dépouilleurs restent propriétaires de leur travaux. Les publications sont libres d'accès, mais pour répondre à la demande de certains dépouilleurs, des petites protections ont pour but d'éviter l'aspiration des travaux qui doivent rester gratuits. Une aide peut être apportée à ceux qui ne savent pas publier. Gestionnaire : Laurent Souef, la liste "GenCher" est initiatrice.
  • Marne-archive.com : plus structurée dans l'organisation et important travail de maintenance de site. Principe : plus un acte est copié, moins il vaut cher.
  • Base Aveyron : dépouillement des CD achetés aux AD, et mise en ligne de ceux-ci dans une base de données consultable gratuitement. Projet initié par Claude Barret, Eric Delief, Xavier Cabantous, Pascal Sinègre et Frédéric Thébault

Des initiatives officielles ont également été prises, plusieurs Archives départementales ayant pris conscience que la numérisation de leurs registres permettrait d'une part la pérennité de ces registres, d'autre part de soulager la fréquentation accrue de leurs locaux.
En 2003, la Mayenne mettait en ligne de façon gratuite ses registres numérisés, suivie par la Savoie 2003 (mise en ligne payante pour un coût modique). Suivirent la Vendée, les Yvelines, la Sarthe, les Côtes d'Armor, etc. D'autres département choisissaient la numérisation sur CD-ROM, avec possibilité d'achat sur demande, comme l'Aveyron ou les Alpes-Maritimes.


Association Française de Généalogie (AFG)

Suite à d'innombrables polémiques pendant des années et à des façons d'agir très controversées, l'AFG et l'ensemble des sites gérés par cette association ont fermé leurs portes depuis le début de l'année 2005.


Autres ressources