Paris - Cathédrale grecque orthodoxe Saint-Stéphane

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C.Angsthelm


7 rue Georges Bizet



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  • L'aventure débute au courant du XIXe siècle, souhait diffus parmi la communauté orthodoxe grecque de Paris et projet dont témoignent les nombreuses tractations et démarches de Deliyannis, ambassadeur grec dans la capitale française. Cependant la réalisation ne s'effectue qu'en 1890 grâce à l'initiative et au mécénat du financier grec, Demetrios Stéphanovitz Skylizzi qui se charge des frais de construction de l'église et du presbytère après s'être porté acquéreur d'un terrain rue Georges Bizet dans le 16e arrondissement. A sa mort en 1893, son frère Paul poursuit son oeuvre jusqu'à son achèvement.
  • La consécration de l'église au protomartyr et archidiacre, l'apôtre Stéphane rend mémoire au grand père du fondateur Stephanos Skylizzi, victime des massacres de Chio en avril 1822 lors de la guerre d'indépendance grecque (1821-1829).


Cathédrale St Stéphane Plaque narthex.jpg
Cathédrale St Stéphane plaque édification.jpg


  • L'an MDCCCXC, sa Majesté Georges étant roi de Grèce, Monsieur Sadi Carnot étant Président de la République française, cet édifice a été érigé par Démétrius Stéfanovitz Skylizzi. Dans la pensée du donateur ce temple est destiné à grouper ses compatriotes sur la terre française ; Vaudremer architecte, Guillotin constructeur, Lameire artiste peintre.
  • La cathédrale est le siège du métropolite grec orthodoxe de France.


  • Les dates importantes :
- 1890 Pose de la première pierre et début des travaux
- 1895 Le 22 décembre : consécration
- 1899 Donation définitive à l'État grec et Fondation de la Société Héllénique de Bienfaisance
- 1953 Saint Stéphane devient le siège d'un évêché
- 1963 Saint Stéphane devient cathédrale
- 1995 La Cathédrale Saint Stéphane est officiellement inscrite sur l'inventaire des Monuments Historiques de la Région d'Île de France depuis le 26 juin 1995.
  • Dans ses murs, il y eut le mariage d'Edith Piaf avec Théo Sarapo le 9 octobre 1962
  • les obsèques de Maria Callas furent célébrées le 20 septembre 1977.


Patrimoine.png Patrimoine


- 1902 Proposition de décoration d'Emile Vaudremer et de Charles Lameire
- 1906 Installation électrique et réinstallation suivie de consolidation du lustre
- 1907 Lameire complète les peintures murales
- 1911 Piazza, assistant de Lameire, complète le décor des tribunes. Travaux sur la coupole (réitérés en 1948)
- 1914 Travaux pour l'adjonction de deux étages au presbytère
- 1955 Adaptation au style byzantin du Christ Pantocrator au dessus du choeur par l'iconographe thessalonicien Polyclitos Rengos
Cathédrale St Stéphane Eglise.jpg
  • L'église grecque de la rue Bizet constitue une étape essentielle dans l'appropriation et l'adaptation de l'art byzantin par les architectes et les décorateurs français de la seconde moitié du XIXe siècle.
  • Malgré le terrain exigu, put sortir de ses pierres une église à coupole sur pendentifs de plan carré surmontant une nef sur laquelle s'ouvrent deux bas-côtés par trois arcades et que surmontent une tribune et une abside en cul de four.
  • De petites baies cintrées percent les murs des bas-côtés au rez-de-chaussée et au niveau des tribunes trois grandes baies cintrées ornées de verrières ornementales à motifs géométriques.
  • Le plan architectural reprend sans l'ombre d'un doute celui byzantin. L'élévation sur rue de l'église, quant à elle, reprend l'ordonnance de la façade des transepts de Notre Dame d'Auteuil. S'ajoute également la note rationaliste de Vaudremer déjà présente à Saint Pierre de Montrouge et qui se retrouve ici : les liserés rouges soulignant l'appareil intérieur et le principe des linteaux soutenus par les corbeaux. Un autre rapprochement avec Saint Pierre de Montrouge se lit dans les mosaïques, les chapiteaux et le décor floral du chœur, tandis que les vitraux reflètent ceux de Notre Dame d'Auteuil. Quant aux peintures, Charles Lameire s'inspire sans conteste des décors byzantins dont l'hiératisme correspond à son style.
  • S'y retrouvent ainsi les grands thèmes iconographiques (Christ Pantocrator, Pentecôte), le répertoire chromatique caractéristique (harmonie des ors, aplats de couleurs vives dominés par les bleus) et la simplicité de la lecture. Ces peintures détiennent cependant la particularité d'avoir été réalisées sur fond côtelé. Charles Lameire s'inspire également pour les fresques de modèles protochrétiens observables dans la basilique Sainte Pudenziana, des Saints Anargyres, dans les catacombes de Saint Comodile, de Sainte Constance, dans la basilique du Latran, à San Vital et à Saint Apollinaire à Ravenne et aussi à Saint David de Thessalonique entre autres.
  • Tandis que les parties hautes de l'église présentent une iconographie figurative, l'ornementation prédomine dans les parties basses formant ainsi tenture où s'épanouissent les motifs de croix, de dauphins et de vignes. Se remarque entre autres le style de l'artiste par l'usage de figures monumentales hiératiques, planes, stylisées au cerne noir et vigoureux, visibles de loin et immédiatement compréhensibles. La frise d'animaux, quant à elle, renvoie à d'autres décors de Lameire présents dans la basilique Saint Front de Périgueux où sur les arcs doubleaux coulent les mêmes fleuves du Paradis. Le Christ Juge du chœur reprend ainsi le modèle de Latran, des églises de Sicile et d'Italie du Sud. Enfin Lameire introduit davantage l'or dans le décor de Saint Stéphane.




L'iconostase

Cathédrale St Stéphane Iconostase.JPG
  • Au haut, la Cène de la crucifixion surmonte celle de La Cène sous laquelle s'enchaînent des médaillons où paraissent les fêtes importantes du calendrier (Épiphanie, Résurrection...) . Enfin se remarquent les portraits en pied du Christ et de Saint Jean Baptiste, de la Vierge et du patron de l'église Saint Stéphane (à gauche) :




La Coupole

Cathédrale St Stéphane ''La Vierge et Saint Pierre''.JPG
Cathédrale St Stéphane Vierge sur coupole.jpg
  • Réalisée par Charles Lameire et Piazza (son élève) entre 1906 et 1911.
  • Deux thèmes apparaissent : l'Hétimasie ou Trône du second Avènement, thème eschatologique inspiré des psaumes (PS 19 ; 8,9) et de l'Apocalypse. S'y distingue enfin la colombe, symbole de l'Esprit Saint qui repose sur l'Evangéliaire et émet les langues de feu de la Pentecôte. La Vierge et les douze apôtres entourent le trône. :




Cul de four de l'abside

Cathédrale St Stéphane Cul-de-four abside.jpg
Cathédrale St Stéphane ''Christ Pantocrator.jpg
  • Réalisé en 1955 par l'iconographe thessalonicien Polyclitos Rengos.
  • Le Christ Pantocreator surmonté de l'inscription : Je suis la Voie, la Vérité et la Vie et entouré des abréviations IC (Jésus) et XC (Christ). Il tient un livre ouvert sur le verset de l'évangile de Saint Jean (16:23) Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole et mon Père l'aimera.



  • Sur les voussures de la coupole : les anges séraphins entourés par Adam, Ève, Noë, Seth, Juda, Jacob, Melchisedech et Abraham. Dans les écoinçons : les prophètes, Jérémie avec l'incendie de Jérusalem ; Isaïe et l'instrument de sa mort, la scie ; Ézéchiel et sa double roue et Daniel avec les lions. Sur le tambour : Image du Paradis biblique des animaux sauvages se désaltèrent aux flots des quatre fleuves de l'Eden (Pishon, Grion, Tigre, Euphrate). Sur les baies, divers personnages bibliques, des animaux fantastiques, des anges.




Les icônes



Chapelle



Les Vitraux




Les Plaques commémoratives


Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Plaquette remise à la cathédrale.


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