Paris - Église Saint-Germain-des-Prés

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Vue d'ensemble - Photo J-P GALICHON

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Histoire.pngistorique

Église témoin de la prestigieuse abbaye fondée au VIe siècle. Le clocher porche de l'an mil, la nef romane, le chœur du XIIe et d'admirables chapiteaux font date dans l'histoire de l'architecture religieuse.

  • Depuis l'époque mérovingienne , Saint Germain des Prés est terre chrétienne. Childebert, fils de Clovis, fit bâtir vers 543, sur les conseils de Saint Germain, évêque de Paris, une basilique et un monastère dédiés à saint Vincent et à la Sainte Croix.
  • L'abbaye devint le sanctuaire des rois mérovingiens, de la reine Frédégonde et de Saint Denis lui-même en 576.
  • Vers l'an 1000, l'abbaye fit construire un nouveau sanctuaire pour remplacer celui détruit au cours du Xe siècle, ce fut l'introduction de l'art roman.
  • A la Révolution l'abbaye fut supprimée, un incendie détruisit la célèbre bibliothèque en 1794, les statues du portail occidental furent brisées, et les tombes royales perdues.
  • L'architecte Godde restaura l'édifice en 1821, et Victor Baltard confia à Hippolyte Flandrin la décoration du choeur (de 1842 à 1848) ainsi que de la nef (de 1856 à 1863).
  • Plus récemment une grande campagne de restauration a débuté en 2017.
  • L'église saint Germain des Prés est classée aux Monuments Historiques depuis 1862, les vestiges de l'abbaye depuis 1953.


Patrimoine.png Patrimoine

EXTERIEUR

  • Le clocher-porche est l'un des plus anciens de France, puisqu'il aurait été construit entre 990 et 1014. Le dernier étage a été restauré au XIXe siècle par l'architecte Godde entre 1821 et 1823 qui supprima les trois étages supérieurs du clocher porche et les deux autres tours qui encadraient le chevet.




INTERIEUR

  • La nef, achevée vers 1050, ne fut voûtée qu'au XVIIe siècle. Un nouveau chœur à tribunes fut construit vers 1163. Ce fut l'architecte Pierre de Montreuil qui agrandi l'église en 1245 en ajoutant la chapelle de la Vierge et le cloître dont il ne reste que des vestiges dans le petit square attenant l'église.
  • Le chœur comporte quatre travées et les colonnes du triforium en marbre proviennent de la basilique mérovingienne du VIe siècle.
  • Le déambulatoire, doté d'une voûte tournante, est bordé de cinq chapelles rayonnantes, voûtées d'ogives.




Les peintures murales

En 1842 l'architecte chargé de la décoration des églises de Paris, Victor BALTARD (1805-1874) commande à Hippolyte FLANDRIN la réalisation de grands tableaux muraux, qui sont financés par la ville de Paris[1] .

  • De 1842 à 1846 Hippolyte FLANDRIN réalise un premier programme de deux grands tableaux de style néo-romain : L'Entrée à Jérusalem (au sud) et La Montée au Calvaire (au nord), qui se font face dans le sanctuaire.


  • Entre 1846 et 1848, suit un second programme de style néo-byzantin dans la chapelle des Apôtres, ayant comme sujet l'étimasie .
  • Pour la nef, le travail s'échelonne entre 1856 et 1863, et porte sur vingt tableaux groupés, soit deux au nord et deux au sud dans chacune des cinq travées. Au nord, les motifs sont tirés du Nouveau Testament, et au sud, de l'Ancien Testament. La mort de FLANDRIN en 1864 ne permit pas d'enchaîner sur un quatrième programme qui devait couvrir le transept.
  • Un important programme de restauration est lancé à partir de 2017 pour redonner de l'éclat aux décors du XIXe siècle.




La Vierge au sourire

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St Germain des Prés ''La Vierge au sourire'' détail.jpg
  • Cette Vierge à l'Enfant, inachevée, datant du XIIIe siècle, a été retrouvée lors de fouilles rue de Fürstenberg en 1999. Elle a dû être abandonnée par l'artiste car la pierre est cassée au milieu, et le bloc ne pouvait être réutilisé car toute statue brisée de la Vierge devait être enterrée.



Les chapiteaux



La chaire

La Loi nouvelle
St Germain des Prés Chaire.jpg
  • Lors de la restauration de l'église qu'il conduit dans les années 1820, Etienne-Hippolyte Godde, architecte de la Ville de Paris, complète également le mobilier. De 1827 à 1829, il conçoit une nouvelle chaire d'après les dessins de Quatremère de Quincy, théoricien du classicisme dont les doctrines font alors autorité. Imitant pour la cuve les formes géométriques des chaires des basiliques romaines, il ajoute ici un curieux dais porté par deux anges gainés. Les marbres clairs du bâti contrastent avec le bronze des statues et reliefs, dus au sculpteur néo-classique Georges Jacquot.
  • La loi nouvelle, femme gracieuse tenant le livre des Évangiles, fait pendant à L'Ancienne loi, figure voilée, aux traits sévères, appuyée sur les Tables de la Loi. De fins reliefs décorent la face : Jésus-Christ prêchant sur la montagne au centre, et deux anges ornés de rinceaux sur les panneaux triangulaires.
  • Totalement étranger au caractère médiéval de l'architecture, ce parti délibérément antiquisant est assez unique dans les églises parisiennes, les exemples postérieurs cherchant davantage à prolonger le style dominant de l'édifice.



La Chapelle Saint Symphorien

  • La chapelle Saint-Symphorien, récemment décorée et aménagée par Pierre Buraglao est une réussite d'intégration de l'art contemporain dans les œuvres du passé. Le mobilier a été dessiné par Serge Landois.
  • Les fouilles récentes ont révélé les fondations de la basilique mérovingienne.



L'orgue

L'orgue reconstruit par la firme Haerpfer et Erman en 1973 [2]
  • L'orgue de Saint Germain des Prés a été reconstruit à partir de fragments d'orgues divers, provenant notamment de l'abbaye Saint Victor par Nicolas Somer en 1809, puis ensuite par Louis Callinet entre 1823 et 1829 ; en 1862 une autre reconstruction par Jean-Baptiste Stolz, entre 1922 et 1927 par la maison Gutschenritter, et enfin en 1973 une dernière reconstruction par les facteurs Haerpfer et Erman.
  • Le buffet est de Victor Baltard.




Les vitraux



Les monuments


Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
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Émile BERRAR 1957 - 1967 (1912 - 2009) - Puis recteur de Notre-Dame  
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Référence.png Notes et références

  1. Philippe Plagnieux, « L'abbatiale de Saint-Germain-des-Prés et les débuts de l'architecture gothique », Bulletin monumental, Paris, vol. 158, no 1,‎ janvier-mars 2000, p. 6-88 (ISSN 0007-473X, DOI 10.3406/bulmo.2000.2369)
  2. Musique orgue
  • Les chaires à prêcher, Balades du patrimoine, Mairie de Paris


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