Paris - Église Saint-Esprit

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C.Angsthelm

186 avenue Daumesnil



Histoire.pngHistorique

  • La construction de l'église est lancée en 1928 sous le ministère de Mgr Dubois, archevêque de Paris, et poursuivie sous celui de son successeur Mgr Verdier, le fameux Cardinal aux cent clochers dont elle deviendra l'un des chantiers portant le numéro 7. L'église, bien que non terminée, est inaugurée par lui-même en décembre 1934.
  • Le clocher de l'église, financé par les dons des paroissiens, est achevé en 1963, et ses quatre cloches baptisées la même année.
  • Un an plus tard, son architecte Paul Tournon (1881-1964) décède et ses funérailles sont célébrées dans l'église fin décembre 1964. Selon ses dernières volontés, la cérémonie eut lieu dans cette église qu'il appelait la reine de ses chantiers et qui fut, de toutes celles qu'il réalisa, la plus merveilleuse et la plus symboliquement surprenante ; l'Esprit Saint éclairant toute l'histoire de l'Église racontée sur ses murs.
  • L'église fut alors considérée comme terminée, mais sa décoration ne sera jamais achevée.
  • Appelée parfois "la Sixtine" des années 30, l'église a été construite par Paul Tournon. Elle évoque, par ses coupoles, Sainte Sophie de Constantinople.
  • La paroisse a été confiée aux pères Eudistes (congrégation de Saint Jean Eudes).
  • L'église inscrite en 1979 à l'inventaire des monuments historiques, a été classée en 2015. Elle est labellisée Église du XXe siècle.


Patrimoine.png Patrimoine bâti

  • Surnommée la Byzance à Paris, environ 70 artistes ont participé à la décoration de l'église. Parmi eux : Maurice Denis pour la fresque de la chapelle de la Vierge, George Desvallières pour le chemin de croix, Untersteller, Sarrabezoles, célèbres artistes de l'entre-deux-guerres. Elle est considérée aujourd'hui comme la plus représentative de l'art des années trente en France.
  • Le béton armé a été utilisé et recouvert de briques de Bourgogne à l'extérieur à l'exception des coupoles et du clocher qui domine à 74 mètres de haut.
  • Le toit est couvert de statues en béton représentant divers métiers que l'on distingue mal car gainées de grillage (œuvres de Sarrabezolles, Martin, Serraz...)
  • Sur le bas-côtés extérieur, des médaillons représentent les mois, dûs à Munzinger, L.Gibert et Guignier.
  • Un escalier conduit sous le porche, de forme circulaire, orné de fresques par le couple Untersteller.
  • On peut admirer ses murs couverts de fresques riches en couleurs et en diversité et ses coupoles ornées de mosaïques, dont la plupart ont été réalisées avec des émaux de Venise. (Malheureusement l'église est tellement sombre qu'il est difficile de voir correctement les fresques souvent dans la pénombre : presque toutes les photos ont été éclaircies).
  • La décoration illustre l'Église militante pour les piliers et les murs, et l'Église triomphante pour la coupole.
  • Le chœur est entièrement revêtu de marbres polychromes, un ciborium en marbre abrite le maître autel.
  • Les vitraux, transparents dans la coupole et opaques dans les bas-côtés, sont de Louis Barillet et Jean-Hébert Stevens.




La fresque par Maurice Denis

Eglise du Saint Esprit ''La Pentecôte'' par Maurice Denis.jpg
  • réalisée en 1934, est le morceau le plus notoire de l'église, elle est située dans la chapelle axiale. Elle représente la Pentecôte avec la descente du Saint Esprit sur les apôtres réunis autour de la sainte Vierge au cénacle puis Saint Paul avec les pères de l'Église grecque et ceux de l'Église romaine.
  • Maurice Denis est le créateur de l'Atelier des Arts Sacrés en 1919 avec Georges Desvallières dont le but était de produire des œuvres d'art pour l'art sacré.




Le chemin de croix par Georges Desvallières (1861-1950)

Jésus rencontre sa très sainte mère
Jésus est dépouillé de ses vêtements
  • Georges Desvallières défend une conception sévère de l'art religieux qui a pour ambition qu'on n'entrât pas dans l'église du Saint Esprit sans comprendre que Jésus à souffert pour nous. Ce souhait le guide dans la conception du chemin de croix : il peint 15 grandes toiles, carrées ou rectangulaires qu'il maroufle sur le béton, au bas des fresques, entre de longs textes historiques.
  • La cohésion de l'ensemble est assurée par l'unité chromatique (des bruns, du gris, du vert) et par la répétition de certains éléments formels ou symboliques (tel le pilier ou l'arche). La touche énergique (le peintre lacère sa toile à grands coups de brosse allant jusqu'à l'inciser avec le manche du pinceau), la palette réduite et sombre, la composition enfin, soulignent la violence extrême de la Passion du Christ. Le choix est celui du dolorisme et de la dramatisation de l'expression au détriment du détail.
  • Poignant, ce chemin de croix constitue probablement le chef-d'oeuvre de celui qu'on a qualifié de Déroulède de la piété ou encore de Michel-Ange des macchabées. La même âpreté dans les toiles peintes en 1935 par Paul Bret pour le chemin de croix de l'église Saint Joseph des Carmes.



Les fresques


Les curés

Eglise du Saint Esprit Communauté des Pères Eudistes.JPG
Prénom(s) NOM Période Observations
Père Désiré BELSEUR 1933-1935 Administrateur  
Père Olivier LE FER de LA MOTTE 1936-1958 Curé  
Père Jacques DELOUVRIER 1958-1971  
Père Claude FRIKART 1971-1983  
Père René Jacques TRAONOUIL 1982-1989  
Père Pierre MARCHAND 1989-1993  
Père Michel FRESSON 1993-1999  
Père Jacques HADENGUE 1999-2008  
Père Gilles ROUSSELET 2008-2013  
Stanislas LEMERLE 2013-2018 Curé  
Arnaud DUBAN 2018- Curé  


Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Historique dans bulletin paroissial
  • Chemins de croix du XXe siècle, Les balades du patrimoine, Mairie de Paris



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