Paris - Église Notre-Dame des Blancs Manteaux

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C.Angsthelm

12 rue des Blancs Manteaux


La rue et l'église portent le nom de l'habit que revêtait l'ordre religieux des servîtes de Marie qui s'y installa de 1258 à 1298. L'église actuelle est l’œuvre des bénédictins lauristes (1685-1690). En 1863, Baltard apposa devant la façade bénédictine celle de l'église des Barnabites que Haussmann vouait à la destruction.



H
Histoire.pngistorique

  • En plein cœur du quartier du Marais, contre le Mont-de-Piété, l'église Notre Dame des Blancs Manteaux bâtie à la fin du XVIIe siècle, remplace celle édifiée en 1258 par les Servites de la Vierge Marie (ordre mendiant créé à Marseille en 1223) venus à Paris sous le règne de Saint-Louis.
  • La rue sur laquelle donne son parvis perpétue le nom de leur habit blanc. Cet ordre est dissout en 1274. Le monastère est alors donné aux Guillemites (ordre fondé par les disciples de Guillaume de Malval, chevalier devenu ermite à son retour de Jérusalem), religieux vêtus de noir qui suivent la règle de Saint Benoît.
  • L'essor des bénédictins au XVIIe amène à sa rénovation et à son agrandissement de 1685 à 1690 avec une nouvelle église, orientée nord-sud, un noviciat et une importante bibliothèque.
  • A la Révolution, les moines sont chassés, les bâtiments pillés et vendus. Seuls subsistent celui de l'actuel presbytère et l'église conventuelle qui servit un temps de salle de réunion et de grange.
  • Au lendemain du Concordat, celle-ci devient église paroissiale.
  • L'église des Blancs Manteaux est classée Monument Historique.


Patrimoine.png Patrimoine

Architecture : Chaire rocaille, intéressant bas-reliefs de l'entablement de pierre, médaillons de chœur et de la nef représentant les visages de Jésus, de Marie et des apôtres, nombreux tableaux dont la multiplication des pains de Claude II Audran (1683).


EXTÉRIEUR

  • La façade, sobre, de style classique, construite par Jean-Sylvain Cartault (1675-1758) en 1705 pour l'église des Barnabites, démolie par Haussmann lors du percement du boulevard du Palais sur l'Ile de la Cité, est remontée ici par Victor Baltard en 1863.




INTÉRIEUR

  • La lumière qui entre par de grandes fenêtres dans la voûte en berceau, éclaire la nef, blanche et épurée. Cette disposition attire le regard sur l'autel où est célébrée l'Eucharistie. Les arcs rythmés par des pilastres corinthiens relient la nef aux bas-côtés qui faisaient, naguère, le tour du chœur. Ils sont ornés de médaillons, principalement dédiés aux apôtres.
  • Sous la fenêtre centrale, sur l'entablement qui fait le tour de la nef et du chœur, Yahve est inscrit dans un triangle. Puis, se répondant en vis-à-vis, dix neuf bas-reliefs mettent en relation l'Ancien et le Nouveau Testament, constituant une suite de symboles bibliques spécifique à cette église. Ces bas-reliefs sont séparés par les monogrammes des saints liés à l'histoire du lieu dont le AM de l'Ave Maria de l'Annonciation et le SB de saint Benoît ou le SM de Saint Maur.




Le chœur

  • Le chœur magnifique offre un contraste entre le blanc architectural de l'entablement et le mobilier brun. La plupart de ce mobilier a été acquis par l'abbé Garenne, curé de l'église entre 1831 et 1878 : le banc de communion acquis en 1859 serait de style fin Louis XIV ; les trente stalles ont une origine non définie, elles pourraient dater du XVIIe de l'époque des bénédictins, ou bien provenir de l'église Notre Dame de Lorette.
La Vierge Marie par Hérault 1931
ND des Blancs Manteaux ''Vierge Marie'' par Hérault détail.jpg
  • Dans l'axe de la nef et au-dessus de l'autel, sous la gloire entourant l'Esprit Saint, la Vierge est représentée émergeant d'une nuée et écrasant le mal symbolisé par un serpent. Cette sculpture en argile peinte a été réalisée en 1831 par Hérault (menuisier sculpteur rennais), également auteur des statues des quatre apôtres adossés aux boiseries qui proviennent de l'ancienne abbaye Saint Victor. Saint-Louis et Saint Guillaume de Malval se font face à l'entrée du choeur.

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La chaire

Saint Michel terrassant le diable
J.Galichon
  • Datée de 1749, cette chaire a été achetée par le curé Garenne à l'Exposition parisienne de l'Art et de l'industrie et offerte à la paroisse en 1894. Si sa forme générale est assez simple, l'ornementation rocaille et les panneaux en marqueterie rehaussés d'incrustations d'ivoire, de nacre et d'étain, sont d'une extraordinaire richesse. Dans des cadres chantournés et dorés, onze scènes situées dans de grands décors d'architecture illustrent des paraboles ou des épisodes évangéliques sur le thème de l'amour de Dieu et de la lutte de l'homme contre le péché.
  • L'abat-voix est orné d'une gloire d'où émerge une colombe, symbole de l'Esprit saint. Au-dessus, les quatre évangélistes, accompagnés de leur animal symbolique en référence à la vision d'Ézéchiel soutiennent le combat de Saint Michel terrassant le diable, symbole du mal, représenté par un homme au corps nu et noirci.
  • Le choix des sujets, de même que le style et la technique de l'œuvre, conduisent à rechercher l'origine de cette pièce exceptionnelle dans le domaine allemand, sans doute du nord de la Bavière.




Chapelle de la Vierge

  • De très nombreux ex-voto tapissent les murs de la chapelle.



Chapelle Sainte Geneviève

La mort de Sainte Anne par Joakim Sandrart 1640
  • Dans la chapelle ajoutée en 1843, dédiée à Sainte Geneviève, patronne de Paris dont la dévotion renaît à cette époque, six toiles du XVIIe sur le thème de la Nourriture céleste peintes par Ferdinand Elle (1580-1637), dit l'ancien, peintre franco-flamand d'origine protestante né à Malines.
  • Elles représentent le prophète Elie nourri par l'Ange, la rencontre d'Abraham et de Melchisédech, La manne dans le désert, Moïse frappant le rocher, David et le prêtre Archimélech et Samson mangeant le rayon de miel. Tous ces épisodes de l'Ancien Testament sont considérés par la tradition chrétienne comme des préfigurations du sacrement de l'Eucharistie.




Les tableaux



Les vitraux

ND des Blancs Manteaux Détail vitrail.JPG
  • Les vitraux dans le bas-côté droit près du chœur sont dûs à Raphaël Lardeur en 1946, ils racontent l'histoire de l'église.



Les orgues

Orgue Gallinet 1831
boiseries XVII e provenant de l'abbaye Saint Victor
  • Victor Baltard a ajouté une travée à la nef et créé le tambour d'entrée qui soutient la tribune de l'orgue, avec des boiseries du XVIIe provenant de l'ancienne église de l'abbaye Saint-Victor.
  • Orgue du facteur Louis Gallinet de 1831, qui a été installé en 1863 par la société Merklin sur la tribune réalisée par Varcollier (1825-1895), élève de Baltard. Il a été restauré par Convers en 1925.
  • En 1944, le souffle d'une bombe endommage les vitraux et l'orgue. Restauré entièrement en Alsace par Alfred Kern entre 1962 et 1964, il est inauguré en 1968.




Statuaire



Les plaques


Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
Pierre TINTHOIN 1803-1806  
Martin DESSAUBAZ 1806-1815  
Jacques HINAUX 1815-1817
ND des Blancs Manteaux Curé Jacob Hinaux 1748-1817.JPG
 
Jacques RUDEMARE 1818-1831  
Charles-Félix GARENNE 1831-1878  
Omer de VALOIS 1878-1896  
Paul ACAR 1896-1907  
Armand LE ROY 1907-1919  
Henri BUTET 1919-1927  
Jean MICHEL 1927-1937  
Paul FERRAND 1937-1957  
Henri LATREILLE 1957-1970  
Lucien MONTEIX 1970-1975 Curé de Saint Denys du Saint Sacrement et administrateur de Notre Dame des Blancs Manteaux  
Jean LAISNEY 1976-1979 Curé de Saint Denys du Saint Sacrement et administrateur de Notre Dame des Blancs Manteaux  
Jean RENARD 1979-1983 Curé de Saint Denys du Saint Sacrement et administrateur de Notre Dame des Blancs Manteaux  
Joseph CHOQUART 1970-1983 Prêtre délégué  
Alain DIEULAFÉ 1983-1989 Administrateur paroissial  
Pascal ROUX 1989-1995  
Bernard TERRIEN 1995-2001  
Pierre GERY 2001-2013  
Benoît-Marie ROQUE 2013-  


Morts des guerres 1914-1918 / 1939-1945


Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Dépliant Art, Culture et Foi, disponible dans l'église
  • Les chaires à prêcher Balades du patrimoine, Mairie de Paris


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