Palais du Louvre

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Photo C.Angsthelm


Historique

Le Palais

Époque médiévale

  • Philippe II, Philippe Auguste décide, avant de partir pour une croisade, vers 1190 d'ériger une enceinte carrée, fortifiée de dix tours, longue de 3 km, pour protéger Paris, avec en son centre un donjon de 15 m de diamètre de plan circulaire protégé par un fossé. Ce sera la naissance du Louvre, plutôt une forteresse de garnison qu'une résidence royale, puisque les rois de France aimaient à se déplacer dans leurs différentes résidences au cœur de la capitale. Elle sert de coffre royal et de prison. Le château occupait le quart de la Cour Carrée actuelle, les soubassements sont encore visibles dans la partie médiévale du Musée du Louvre. Ce château n'était pas au centre de la ville.
  • Entre 1240 et 1250 le roi Louis IX, Saint Louis, fait des aménagements dans la salle basse du logis médiéval dont la voûte en ogives de la salle Saint Louis, et oeuvre pour améliorer le confort du château.
  • Entre 1358 et 1365, Charles V renforce le rempart par une enceinte maçonnée sur la rive droite, le Louvre n'est plus une enceinte militaire car Paris s'agrandit et il se trouve à l'intérieur de la ville.
  • Entre 1364 et 1369, Charles V transforme le Louvre en résidence royale plus confortable avec l'architecte Raymond du Temple, en y ajoutant des ouvertures, des éléments décoratifs, des tapisseries et des boiseries, ainsi qu'un jardin au nord. Il garde néanmoins son aspect défensif pour se protéger des ennemies de l'intérieur comme Étienne Marcel qui encourageait des mouvements populaires parisiens.
  • La première bibliothèque royale verra le jour dans la tour de la Fauconnerie, elle disposera de 917 volumes en 1380. Les livres étaient classés dans trois pièces : une pour les traités de gouvernement, une autre pour les livres religieux et la dernière pour les romans.
  • Avec les difficultés liées à la Guerre de Cent Ans, les souverains désertent Paris pour le Val de Loire.


Époque Renaissance

  • En 1527, François Ier (1494-1547) s'installe à Paris et décide de réhabiliter le Louvre en château de style Renaissance, d'inspiration italienne. Il modernise le château en élargissant les portes et fenêtres, et aménage les appartements. La grosse tour centrale est détruite.
  • Le roi commande, en 1546, à son architecte Pierre Lescot de construire une nouvelle aile pour remplacer l'aile ouest du château médiéval. Cette aile sera terminée sous Henri II vers 1555, et porte le nom de son architecte Lescot en son hommage. Le décor réalisé par Jean Goujon s'inspire de l'Antiquité, notamment la salle des caryatides. Les appartements du roi Henri II (1519-1559) et de la reine, ainsi que des pièces d'apparat, seront édifiés en 1555 au 1 er étage côté Seine. Il commande également un escalier d'honneur pour les fêtes royales.
Aile Catherine de Médicis par Métézeau 1578
Fronton aile Marie de Médicis 1578
Salle des caryatides par Jean Delorme 1550
Monogramme de Henri IV
  • Henri IV souhaite montrer l'image d'un roi cultivé, mécène, et fait construire une Grande Galerie, coté Seine, en 1606 par Louis Métezeau dans laquelle il fait venir des artistes et ouvriers et y montrer des créations artistiques ; le pouvoir par la sculpture est représenté dans la salle des caryatides avec l'installation de quatre statues de femmes sculptées par Jean Delorme en 1550.
  • Catherine de Médicis fait construire en 1564 par Philibert Delorme le château des Tuileries avec un vaste jardin, initié par Henri IV le projet était de réunir Le Louvre et les Tuileries par une grande galerie de 460 m de long et ainsi multiplier par quatre la surface du Louvre, ce qui donnera naissance à la Cour Carrée qui sera finalisée par les descendants d'Henri IV.



Escalier Henri II

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75101 - Le Louvre Escalier Henri II voûte.JPG
  • A son avènement, Henri II fit déplacer l'escalier à l'extrémité nord est de l'aile afin de libérer l'espace du rez-de-chaussée et du premier étage. Cet escalier dessert la salle des caryatides au rez-de-chaussée et l'ancienne salle des Suisses au premier étage.
  • L'escalier à rampe droite en voûte en berceau , décoré de caissons sculptés, est caractéristique de l'art de la Renaissance française, construit par Pierre Lescot et décoré par l'atelier de Jean Goujon entre 1551 et 1555.
  • Les bas-reliefs de la voûte évoquent le roi en alternant le chiffre de Henri II, son emblème, le croissant de lune et des thèmes de chasse liés à la déesse Diane.
Salle des Gardes


  • Sur le palier du premier étage la décoration se poursuit avec un plafond à caissons illustrant des putti portant un croissant de lune et monogramme d'Henri II, des mascarons au centre des arcades ouvrant sur l'escalier et des enfants encadrant les attributs royaux (chiffre d'Henri II, couronne royale et collier de l'Ordre de Saint Michel).



Cour Carrée du Louvre

Décor Lescot monogramme Henri II et Diane de Poitiers
  • La conception de la Cour Carrée remonte sans doute à Henri IV qui souhaitait quadrupler le château Renaissance, commencée par l'aile Lescot et son retour au sud. Ce n'est que sous Louis XIII (1601-1643), que l'architecte Jacques Lemercier entreprend les travaux du Pavillon de l'Horloge, décoré par l'équipe du sculpteur Jacques Sarazin de 1638 à 1640, ainsi que l'aile attenante (appelée Sully) et son retour construits de 1624 à 1654. La construction est symétrique à la façade Lescot. La galerie du bord de l'eau est décorée par Poussin, mais les travaux seront stoppés à la mort de Louis XIII en 1643.
Aile Louis XIV, Décor le Vau
  • Sous Louis XIV, (1638-1715), Louis Le Vau ferme la grande Cour Carrée en réalisant la deuxième partie de l'aile nord et l'aile sud. Louis XIV veut un Palais à sa gloire, (Versailles n'est pas encore construit). L'aile Est, revers de la Colonnade, est bâtie par Claude Perrault et François d'Orbay. Elle porte un étage d'attique résolument différent des autres ailes ; Ange-Jacques Gabriel remanie cette partie entre 1757 et 1760 et fait sculpter le fronton du pavillon central.
  • La Galerie d'Apollon sera construite, les décors réalisés par Charles Lebrun illustrent la course du soleil sous les traits d'Apollon et glorifient le Roi.
  • Les bâtiments des divers campagnes furent laissés inachevés et furent successivement remaniés et décorés sous Louis XV et au XIXe siècle.
  • Le fronton oriental a été sculpté par Guillaume Cousteau sous Louis XV, les deux autres frontons sud et nord sous Napoléon I er.
  • À l'époque de Napoléon I er, les architectes Charles Percier et Pierre-François Fontaine uniformisent l'ensemble des façades nord et sud ; les œils-de-bœufs, jusqu’alors inachevés, sont sculptés d'allégories sous Charles X entre 1820 et 1827, par divers sculpteurs français dont Pierre-Jean David d'Angers.


Période du Classicisme

  • La Colonnade, donnant sur la place du Louvre, constitue un exemple majeur du classicisme français, sa réalisation est confiée à l'architecte Louis Le Vau (1612-1670), au peintre Charles Lebrun (1619-1690), et au scientifique Claude Perrault (1613-1688).
  • En 1668 la première façade de l'aile sud est démolie, le Louvre médiéval disparaît totalement, le Château du Louvre fait place au Palais du Louvre.
  • De 1662 à 1773, les rois préfèrent vivre à Versailles, l'académie des sciences et l'académie de la peinture s'installent dans le Palais du Louvre ; toutefois les instances du pouvoir, politique et culturel, vont continuer à cohabiter dans le Palais du Louvre, et ce jusqu'en 1989, le ministère des Finances sera le dernier à se retirer.
  • Dès 1725 les prémices d'un musée naissent à cette époque, les premiers Salons s'ouvrent à un plus large public. Une première exposition de tableaux et de sculptures se tient le 18 août 1737 et un répertoire d'œuvres officielles est constitué.
  • Au XVIIIe siècle, les rois délaissent le Louvre et préfèrent le Palais des Tuileries, plus confortable, lors de leurs séjours parisiens. Les appartements logeables du Louvre sont alors occupés par des artistes, des gens de lettres et des savants dont Louis XIV se faisait une cour. L'Académie royale de peinture et de sculpture y organise un Salon tous les deux ans.
  • Louis XVI fit quelques nouveaux aménagements pour des collections d'art.
  • Peu à peu l'idée germe de transformer le Palais du Louvre en musée. Avec la Révolution française le musée devient en 1793 le Muséum central des arts. La responsabilité de la collection de tableaux, issus des collections royales et des biens saisis à la noblesse ayant fuit, est confiée au peintre Hubert Robert en 1795.


  • Napoléon Bonaparte (1769-1804) en arrivant au pouvoir reprend le Grand Dessein du Louvre; Il commença le classement des collections, augmentées par les prises de guerre. Le Louvre, devient le musée Napoléon, placé sous la direction de Dominique Denon dès 1802.
  • La jonction du Louvre et des Tuileries, commencée sous Henri IV par du Pérac et Jacques Androuet du Cerceau avec la grande galerie à pilastres sur le quai se terminant par le pavillon de Flore (1610) est reprise ; le premier pavillon de Marsan édifié par Louis Neveu en 1667, sera reconstruit par Napoléon en 1802 qui fera élever l'aile de la rue de Rivoli.
  • À la fin du XIXe siècle, Félix Duban (architecte de la nouvelle génération romantique), restaure la galerie Apollon, la grande galerie sur le quai, décore le Salon Carré et la Salle des Sept Cheminées.
  • Edmond Guillaume, entre 1882 et 1888, ouvre de nouvelles salles et aménage la Grande Salle de l'École Française.


Le guichet côté Seine par Hector Lefuel
  • Les guichets du Louvre, portes simples sur des ouvertures maçonnées séparées pour le passage des piétons et des voitures, Le plus majestueux étant celui du bord de Seine avec sa façade en arc de triomphe encadré par deux pavillons.
  • Entre 1863 et 1870 Napoléon III chargea son architecte Hector Lefuel d'aménager la nouvelle façade du Louvre en bordure de Seine. L'entrée monumentale se pare d'un riche programme iconographique. La statue impériale de 1877 fut remplacée par le Génie des Arts d'Antonin Mercié, qui comme Apollon, rayonne tel le dieu soleil chevauchant Pégase qui se cabre vers le ciel dans un mouvement de conquête.. À ses cotés, la Renommée, muse drapée tenant un rameau d'olivier. Les allégories aquatiques d'Antoine Barye, le Fleuve et la Rivière, furent conservées.
  • L'aigle impérial et la couronne napoléonienne sculptés par Théodore-Charles Gruyère (1813-1885) figurent au fronton.
  • De part et d'autre de l'arche centrale deux groupes sculptés en 1866 par François Jouffroy (1806-1882) : La Marine guerrière à gauche, et la Marine marchande à droite. Ces allégories aquatiques sont encadrées de chérubins, de fruits, de rostres de navire, de têtes de béliers, emblèmes solaires de force et de courage.


Cour Napoléon

Pavillons Turgot, Richelieu, Colbert
  • Le Nouveau Louvre entrepris par Napoléon III s'articule autour d'une place centrale, la Cour Napoléon. Le projet confié à Visconti en 1852, qui décédera avant de l'achever, sera terminé par Hector Lefuel en 1857. Deux nouveaux corps de bâtiments sont créés, en parallèle, ponctués de pavillons riches en décors et lucarnes, tous les styles de l'art français sont représentés. L'ornementation a été longtemps jugée excessive, voire de haute confiserie.
  • La cour est bordée, au nord, par l'aile et le pavillon Turgot, le pavillon Richelieu, l'aile et le pavillon Colbert et la rotonde de Beauvais ; à l'est (en limite avec la Cour Carrée) l'aile Henri IV, le pavillon Sully, et l'aile Henri II ; sur le côté sud de la Cour : la rotonde d'Apollon, le pavillon et l'aile Daru, le pavillon Denon, l'aile et le pavillon Mollien.
  • Sur les balustrades du premier étage, entre les pavillons, 86 statues de personnages illustres, pour la plupart artistes ou écrivains, hautes de trois mètres, constitue la partie la plus attractive de l'ensemble.







Le Musée

Le palais du Louvre est devenu Musée en 1793 à la Révolution française. Il abrite des œuvres allant du 7e millénaire avant JC aux années 1850. Les collections sont réparties dans trois ailes portant les noms de trois français illustres : Sully, ministre de Henri IV, Richelieu, ministre de Louis XIII et Denon, premier directeur du musée du Louvre de 1802 à 1815.


Aile Sully

Antiquités égyptiennes
Les oiseaux de Braque plafond antichambre d'Henri II
  • On y trouve :
- les bases du château de Philippe Auguste:
- le Cabinet des dessins et des estampes:
- les Antiquités du Proche-Orient : Levant, Iran, Arabie (7500 av.JC-700 ap.JC):
- les Antiquités grecques (500-30 av.JC):
- les Antiquités égyptiennes (4000-30 av.JC):
- les objets d'arts/Arts décoratifs d'Europe:
- les Antiquités grecques et romaines (700 av.JC-500 ap.JC):
- les Peintures françaises (1650-1860):


Aile Richelieu

  • On y trouve :
- la Petite Galerie:
- les Sculptures françaises (500 - 1850):
- les Antiquités du Proche-Orient : Mésopotamie, Iran (5000 av.JC - 700 ap.JC):
- les Objets d'arts et décoratifs d'Europe (500-1850):
- les Peintures d'Europe du Nord (1350-1850):
- les Peintures françaises (1350-1650):
  • Le Louvre de Napoléon III s'enorgueillissait de ses somptueux salons, ceux des Tuileries ont disparu. Mais subsistent ceux du ministère d'État inaugurés en 1861 dans l'aile Richelieu avec déploiement d'or, de soie, de velours, de stucs, des plafonds peints d'un riche décor.


Aile Denon

Victoire de Samothrace, 2 siècles av.JC
  • On y trouve :
- les Arts du Proche-Orient et de l'Égypte (30 av.JC-1800 ap. JC):
- les Arts de l'islam (700 - 1800):
- les Antiquités grecques (6500-500 av.JC):
- les Sculptures d'Europe (500-1850):
- les Antiquités romaines (100 av.JC-500 ap.JC):
- les Antiquités italiques et étrusques (900-200 av.JC):
- Les Arts d'Afrique, d'Océanie, d'Asie et des Amériques (700 av.JC-1900 ap.JC):
- Les Peintures françaises (1750-1850):
- la Galerie d'Apollon et les Joyaux de la Couronne:
- les Peintures d'Italie (1250-1800):
- les Peintures d'Espagne (1400-1850):
- les Peintures des Etats-Unis et de Grande Bretagne (1550-1850):



Galerie d'Apollon
galerie d'Apollon
Charles le Brun
  • Galerie de réception voulue par Louis XIV, 61.34 m de long et 15 m de haut, elle abrite un décor exceptionnel de 105 œuvres d'art (41 peintures, 118 sculptures et 28 tapisseries), mais surtout sert d'écrin aux Joyaux de la Couronne.
  • Suite à un incendie dans cette partie du Louvre en 1661, les travaux d'architecture ont été réalisés par Louis Le Vau entre 1661 et 1663, alors que Charles Le Brun est chargé par Colbert de la décoration. Les stucs sont l'oeuvre des sculpteurs Girardon, les frères Gaspard et Balthasar Marsy et Thomas Regnaudin. La réalisation de cette galerie royale, d'une étonnante monumentalité et d'une grande vivacité, donnera à Louis XIV, l'idée de la Galerie des Glaces à Versailles.
  • Le décor de la galerie suit un thème très complexe : la course du soleil, la course dans le temps, et la course dans l'espace. Les médaillons, les atlantes, les tableaux font également référence au thème de l'année. Le programme iconographique illustre les bienfaits du soleil, mais également aux vertus et à l'immoralité de Louis XIV. On trouve à chaque extrémité de la galerie un élément : la terre ou l'eau, et au centre de la voûte la gloire d'Apollon, prévue initialement par Le Brun, c'est Eugène Delacroix qui réalisera Apollon terrassant le serpent Python au XIXe siècle.
  • Laissée inachevée sous Louis XIV, la galerie s'enrichira de toiles peintes au XVIIIe. L'architecte Felix Duban procèdera à une rénovation complète entre 1849 et 1851.
  • Grâce au mécénat Cartier, la Galerie Apollon a été entièrement rénovée en 2019.


Les Joyaux de la Couronne
  • La Galerie d'Apollon est l'emplacement historique de la première présentation des Joyaux de la Couronne voulue par François I er en 1532, transmise et enrichie de règne en règne mais malheureusement presque entièrement vendue en 1887 par l'État.
  • Dans les trois vitrines au centre de la Galerie, on peut admirer : les bijoux antérieurs à la Révolution Française, dont la couronne du sacre de Louis XV de 1722 (282 diamants, 64 pierres de couleur) portant le Régent et le Sancy (le Sancy est le centre de la fleur de lys), brièvement montés en 1722, et au lendemain du sacre toutes les pierres de la couronne sont remplacées par des pierres d'imitation ; les bijoux du premier Empire, de la Restauration et de la Monarchie de Juillet ; les bijoux du Second Empire avec les parures de l'impératrice Eugénie.



Autres objets d'art
  • Depuis 1861, la Galerie abrite une collection de vases en pierres dures de Louis XIV, une collection de cristaux, des tapisseries de la manufacture des Gobelins.




Salle du manège
Salle du manège
75101 - Le Louvre Salle du Manège Chapiteau.jpg
  • La salle du manège, installée dans l'aile sud Denon au-dessus des écuries, a été édifiée par Hector Lefuel afin de concevoir une grande salle qui servirait de salle d'ouverture des séances législatives du nouveau régime impérial jusqu'en 1870.
  • Magnifiquement restaurée, la salle de 800 m² est séparée en trois nefs soutenues par une double rangée de colonnes ayant des chapiteaux à têtes de chevaux et des attributs de chasse. Le chiffre de Napoléon III figure sur les arcs doubleaux. La voûte est de briques et de pierres.
  • Elle regroupe des collections de sculptures d'antiques ou d'imitation d'antiques du XVIIe et XVIIIe siècles, mais fortement retouchées, ces ajouts modernes permettent de retracer l'histoire de l'interprétation et de la restauration d'antiques.
  • On y trouve les collections de la famille Borghèse (1500-1800), du cardinal Albani (1692-1779), puis des collections contemporaines du cardinal ministre Richelieu (1585-1672), ainsi que du cardinal ministre Mazarin (1602-1661).


Les cours du Musée

La cour du Sphinx , édifiée par Le Vau en 1634, sera couverte d'une verrière en 1934 pour protéger les monuments antiques grecs et romains qui y sont présentés.

Cour Puget, faisait partie de l'aile du palais de Napoléon III, affecté au ministère d'État qui gérait les grands travaux puis au ministère des Finances de 1871 à 1989. Depuis 1993 elle abrite sous une verrière soutenue par des colonnes de fer, la statuaire de plein air des XVII, XVIII et XIXe siècles.

Cour Marly, couverte d'une verrière par Ieoh Ming Pei (architecte de la pyramide) en 1993, abrite la statuaire du Parc de Marly, résidence favorite de Louis XIV.

Cour Visconti

  • La cour était l'un des derniers espaces disponibles au Louvre, mais inaccessible au public. Elle a été choisie pour réaliser un écrin qui rassemble plus de 2500 œuvres d'art de l'islam au monde. Les architectes Bellini et Riciotti ont réalisé un bâtiment d'avant-garde dans un lieu classé, le point d'orgue étant le voile doré de verre et de métal recouvrant la cour, tout en respectant les façades historiques.


Cour Lefuel

Cours Lefuel


  • La cour n'est visible que d'une salle du musée, elle est la seule à être restée en l'état. Créée sous Napoléon III par Hector-Martin Lefuel permettait l'entrée des carrosses dans le manège du Palais impérial par un escalier à double volée en forme de fer à cheval.



Les Pavillons de Marsan et de Flore

Pavillon Marsan
Pavillon de Flore, façade sur le quai
  • Les deux pavillons faisaient partie du grand dessein voulu par Henri IV pour relier les deux ailes du Louvre, celle de la rue de Rivoli et celle du côté Seine, au palais des Tuileries construit par Catherine de Médicis.
  • La Grande Galerie en bordure de Seine se finissait par un grand pavillon, (il prit plus tard le nom de Flore du nom de la sculpture imposante réalisée par Jean Baptiste Carpeaux). Cette réalisation eut lieu entre 1610 et 1666.
  • Pour assurer la symétrie du palais des Tuileries, Louis XIV demanda à Louis Le Vau d'édifier un pavillon à l'identique terminant l'aile de la rue de Rivoli, entre 1659 et 1666.
  • Le palais des Tuileries fut incendié en 1871 par la Commune, et rasé en 1883. Seuls les deux pavillons ont été gardés, mais tellement dégradés que Napoléon III décida de les reconstruire.
  • Le pavillon de Flore fut reconstruit entre 1861 et 1866 par Hector Lefuel qui abandonna l'architecture initiale de Jacques II Androuet Ducerceau pour reprendre les principes de décoration de la Cour Carrée et de la Grande Galerie et créer une harmonie.
  • Hector Lefuel confia à Jean-Baptiste Carpeaux la décoration de la façade côté Seine, qui exécuta deux chefs d'œuvres : Le triomphe de Flore et La France portant la lumière dans le monde ; Jules Cavelier exécuta le fronton ainsi que deux sentinelles.
  • Sur l'aile de Flore donnant sur le Carrousel, huit frontons réalisés en 1864 par huit sculpteurs de renom ont contribué à la décoration de la façade, et donnent une idée de la démesure de la décoration, caractéristique de l'art du Second Empire.



  • Le pavillon de Marsan a été reconstruit entre 1873 et 1879. Comme pour le pavillon de Flore, Hector Lefuel a imposé une surabondance de statues, figures allégoriques, bas-reliefs réalisés par de nombreux artistes.
  • Pour l'aile de Marsan donnant sur le Carrousel, dix frontons circulaires ornés de deux bas-reliefs, réalisés par dix sculpteurs de renom, exécutés dans le style de l'aile Lescot.
  • On trouve des figures mythologiques, allégoriques, seize femmes logées dans les niches du premier étage et douze hommes dans les niches du rez-de-chaussée, commandées en 1876 par Lefuel.
  • L'ensemble de la décoration fut assurée par Murgey, Leprêtre et Morand.



  • Le Palais du Louvre a été classé Monument Historique dès 1888 [1]



La Pyramide

75101 - Paris Le Louvre Le Louvre Pyramide de Ieoh Ming Pei 2013.JPG
  • En 1981, le Président François Mitterrand souhaitait redynamiser le Palais du Louvre en le modernisant et en agrandissant le musée avec l'aile Richelieu alors occupée par le ministère des finances. Le projet de la pyramide choisi fut celui de Ieo Ming Pei en 1983. Son architecture très moderne déclencha de nombreuses controverses.
  • La pyramide commencée en 1985, s'élève à plus de 21 m du sol, forme un polyèdre qui occupe une surface de 1 000 m². Constituée d'une structure en acier de 95 tonnes, d'un châssis en aluminium de 105 tonnes et de 673 plaques de verre.
  • La grande pyramide est entourée de 3 petites répliques, qui sont des puits de lumière pour la galerie du sous-sol, et la quatrième pyramide, est visible depuis le Carrousel du Louvre, elle est inversée, faite de verre et de métal, mesure 16 m de large pour 7 m de haut.


Autres photos


Dans les peintures



Voir aussi

  • Base Mérimée