Odonymie

De Geneawiki
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

< Retour à la page Toponymie


L'odonymie est l'étude des odonymes, c'est à dire de toute voie de communication. C'est une partie de la toponymie qui est elle-même une partie de l'onomastique. L'odonymie a pour tache essentielle de découvrir et d'expliquer l'étymologie d'un odonyme qui souvent est la clef d'autres découvertes. Souvent l'odonymie fait sortir de l'oubli un mot jadis utilisé par tous. Les généalogistes ont donc tout intérêt à s'intéresser aux noms qu'ils croisent dans leurs pérégrinations.
Le terme « odonyme » vient du grec ancien ὁδός (odos) « chemin » et de ὄνομα (onoma) « nom ».

Odonymes mystérieux

B

  • Lotissement les Béluzes à Azé 71260 : dans la région une béluze désigne une terre argileuse.
  • Les Bourious à Pont de Larn 81660 : un bouriou est un œil, un bourgeon sur une branche. Cependant un autre mot Bourriou avec deux r désigne un bourreau.
  • Route Bourriou à Briatexte 81390. Voir Bouriou.

C

  • Castagnal à Valderies 81350 : un castagnal est un bois de châtaigniers.
  • Rue du Casterneau à Nantes (44) : semble être la déformation de Castelnau de Bretenous. Un écclésiastique breton nommé en Périgord est un fait attesté. Le nom "château neuf des Bretons" serait la clef du mystère. À vérifier cependant.
  • Impasse Chalaide à Bar-le-Duc (55) : une chalaide est un sentier. Le mot remonte au latin CALLIS "sentier" qui donne CALLE "rue" en espagnol moderne.
  • Condemines à Saint-Bonnet-de-Joux (71) : sur la région une condemine désigne une terre mise en culture. Du latin CONDOMINIA pluriel de CONDOMINIUM signifiant étymologiquement "propriété commune", du latin CON "avec" et DOMINUS "seigneur".

E

  • Rue Échelle du Temple à Soissons (02) : il s'agit de l'échelle patibulaire pour grimper sur l'échafaud et y être pendu.
  • Rue Épargnemailles à Saint-Quentin (02) : un épargne-maille semble avoir été anciennement un tronc d'église où les Chrétiens étaient vivement invités à déposer une aumône. L'expression "avoir maille à partir" nous rappelle le sens de la "maille" menue monnaie. Du latin MACULA "petite tache" qui nous donne également la maille du filet.
  • Cami de l'Escloupe à Villembits (65) Bigorre : un esclo(u)p(e) est un sabot mais peut aussi être un haricot de par sa forme. Le mot écloper s'y rattache ainsi que clopiner car il dure de courir en sabot. Il s'agit donc ici d'un "chemin du sabot". Le mot est sans doute onomatopéique mais d'origine germanique. KLOPFEN "frapper" en allemand.

F

  • Ruelle Fontaine de Faux à Villers-Hélon (02) : le terme "faux" se rapporte au latin FAGUS "hêtre". Le genre de tous les arbres est passé du féminin en latin au masculin en français.
  • Fromeur à Landivisiau (29) : correspond au breton moderne FROUD-MEUR "courant-grand".
  • Ruelle Mayes à Villotte-sur-Aire (55 Meuse) : une maye en Lorraine désigne un rameau.
  • Les Paisseaux à La Guiche (71) : le terme paisseau désigne un échalas pour soutenir la vigne.
  • Rue de la Septrée à Montluçon (03) : une septerée est la déformation de seterée dérivé de setier qui vaut 12 boisseaux.
  • Rue de la petite sole à Hirson (02) : une sole est une division de la terre pour y semer alternativement différentes cultures afin de ne pas épuise le sol car chaque plante ne tire pas les mêmes éléments de la terre.
  • Cimetière de la Tombelle à Saint-Quentin (02) : une tombelle est plus un tumulus qu'une tombe. Le mot est rattaché à tombe par la forme. Le terme "tombelle" est répandu dans l'Aisne entre autres.

V

  • Avenue Vacayrial à Saint-Sulpice (81) : une vacayrial est un lieu de pâturage pour les vaches.
  • Impasse Vavres à Tramoyes (01 Bresse) : une vavre est un lieu humide, voire un cours d'eau. Le mot remonte au gaulois VABERA. Le mot se retrouve dans le breton moderne GOUER (f) "ruisseau".
  • Rue Veschef aujourd'hui Rue Sérurier à Laon (02) : le nom VESCHEF remonte à EPICOPUS "évêque" qui ressemble en cela à l'anglais moderne BISHOP mais surtout à l'allemand BISCHOF comme deux gouttes d'eau.
  • Rue Saint Martin aux Waides à Amiens (80) : la Waide est la variante picarde pour la Guède (Isatis Tinctoria L.) plante utilisée par les teinturiers.