Musées de Mulhouse

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La cité mulhousienne peut se flatter de posséder plusieurs musées, dont des musées industriels ou techniques d'importance qui la hissent au rang de « capitale d'Europe des musées techniques »[1].

Musée Historique

Le musée historique de Mulhouse se trouve dans l'ancien hôtel de ville situé Place de la Réunion et datant de 1432. Victime d'un incendie en 1551, l'édifice a été reconstruit aussitôt au même endroit.
Fondé en 1858, le musée a d'abord intégré en 1864 le bâtiment des Beaux-Arts, et a pris sa place définitive au sein de l'hôtel de ville en 1969.

L' édifice

Façade côté Place de la Réunion C.Angsthelm
Grandes Armes de Mulhouse Photo B.ohland
  • L'édifice de style Renaissance rhénane, à deux étages, a été rebâti en 1552 par le maître d'œuvre Michel Lynthumer, et une galerie a été rajoutée à l'arrière en 1637. Ses caractéristiques principales sont les pignons à volutes et l'escalier extérieur couvert à double rampe, conduisant au premier étage. On remarque aussi de belles fenêtres et un clocheton. L'hôtel de ville est entièrement couvert de curieuses peintures murales : celles d'origine, dans les tons rouge et or, sont de Christophe Bock ; elles ont été refaites par le mulhousien Jean Gabriel en 1698 et plusieurs fois restaurées, la dernière restauration en date essayant de retrouver les couleurs originelles. Ces peintures en trompe-l'œil reproduisent des allégories du graveur Henric Golrzius et représentent les vertus chères au protestantisme[2].

Sur la façade sud-ouest est suspendue par une chaîne une reproduction de la pierre des Bavards (Klapperstein) dont l'original se trouve à l'intérieur : les gens convaincus de calomnies étaient condamnés à se promener à travers la ville avec cette pierre au cou, un jour de foire ou de marché. La dernière exhibition eut lieu le 28 février 1781.
L'Hôtel de Ville, classé partiellement aux Monuments historiques en 1961[3], a été restauré en 1968 pour recevoir les collections du Musée historique. Seule la salle du Conseil est encore utilisée par la municipalité pour les mariages et réceptions : les services administratifs étant transférés au centre Municipal.

  • L'intérieur de l'édifice présente quatre niveaux :
- le rez-de-chaussée correspond à la salle de la Décapole
- le premier étage comporte un vestibule ouvrant sur la salle du Grand Conseil
- le deuxième étage comprend une grande salle au plafond décoré
- le dernier niveau abritait jadis l'ancien grenier d'abondance.


Le patrimoine conservé

Le musée historique abrite à la fois des collections permanentes et des collections temporaires.

  • La salle de la Décapole au rez-de-chaussée présente encore des colonnes ou statues délimitant des vitrines.
  • Le vestibule du premier étage est meublé d'un grand vaisselier et de tableaux représentant d'importants bourgmestres de Mulhouse. Son plafond est orné de rinceaux ou de figures impériales.
  • Le vestibule s'ouvre sur la salle du Grand Conseil, encore utilisée pour les séances du Conseil municipal. Outre le plafond à caissons, les fenêtres à meneaux et des colonnes sculptées, la salle est célèbre pour un de ses murs, le "mur des bourgmestres", entièrement peint de décors, armoiries des cantons suisses, et blasons des bourgmestres.
  • Le premier étage abrite les collections permanentes : tout ce qui touche à l'Histoire de Mulhouse avec documents, plans, maquettes, armoiries, arbres généalogiques et portraits, ainsi que le célèbre Klapperstein... L'art populaire alsacien est aussi largement représenté comme les costumes, jouets, objets et outils quotidiens, ou les reconstitutions d'intérieurs de maison.
  • Le dernier niveau présente des collections temporaires, celle de 2019 rendant hommage au mulhousien Alfred DREYFUS.


Musée de l'Impression sur étoffes (MISE)

Ce musée, labellisé "Musée de France", est le témoin de l'essor industriel de Mulhouse aux XVIIIe et XIXe siècle, en présentant non seulement l'histoire textile locale et les techniques d'impression au fil du temps, mais aussi l'évolution des arts décoratifs et de la mode, en France ou à l'étranger.
Il est étroitement lié à la fondation de la SIM : Société Industrielle de Mulhouse, créée en 1825 par une vingtaine de jeunes industriels pour promouvoir à la fois l'industrialisation et les idées libérales.

Historique

Musée coté canal Photo B.ohland

La SIM, microcosme de bourgeois et notables, travaille en étroite collaboration avec la municipalité de l'époque pour propager la culture industrielle et scientifique. Cette société industrielle est à l'origine de la création d'écoles, édite un bulletin mensuel, lance des concours dotés de récompense et crée une bibliothèque.
En 1833, existent déjà « 42 manufactures d'impression sur étoffes »[4] dans le département. Les industriels de la SIM décident de réaliser un répertoire et invitent les manufacturiers à déposer leurs dessins ou échantillons, auxquels s'ajoutent des acquisitions en provenance d'autres pays. Est alors créé le SUD : Service d'Utilisation des Documents, qui, avec 2 000 livres au départ, totalise de nos jours 5 000 documents textiles et 6 millions d'échantillons.
Un premier musée "de dessin industriel" est créé en 1857. Ayant besoin de locaux plus spacieux pour leur société, les industriels font construire un bâtiment en 1883, sur les plans de Louis de Rutté. Il est assez grand pour accueillir à la fois la SIM, la halle aux blés et le musée archéologique, historique et des Beaux-Arts. On 1910, y est transféré le patrimoine du musée de dessin industriel.
Victime des bombardements de la seconde guerre mondiale, le bâtiment est restauré et réorganisé. Naît alors en 1955 le Musée de l'Impression sur étoffes dans lequel est versée toute la collection de la SIM.
En 1994 une fermeture de deux ans pour restructuration conduit à une nouvelle inauguration en 1997. L'objectif est de retracer l'histoire de l'impression sur tissu au fil du temps. Au début du XXIe siècle, le musée connait une période faste, avec « 32 000 visiteurs en moyenne chaque année »[5].
En 2018, de nombreux vols internes ont lieu et la situation administrative et financière se détériore. En 2019 une procédure judiciaire de sauvegarde est entamée.

Patrimoine

Histoire des indiennes (au rez-de-chaussée)

Indienne : coton peint et teint par mordançage. Milieu XVIIIe siècle

L'idée d'imprimer le tissu remonte au Moyen Âge, comme en témoigne la fameuse Tenture de Sion, du XIVe siècle, exposée au Musée historique de Bâle. Mais l'impression reste fugace. C'est grâce au savoir-faire de l'Inde que des progrès vont être réalisés, car il est primordial de fixer les couleurs par un "mordant"[6]. L'engouement pour ces cotonnades légères et colorées, appelées désormais indiennes atteint d'abord l'Angleterre et les Pays-Bas, puis se propage peu à peu à toute l'Europe. Le commerce actif avec l'Inde et l'Afrique permet d'importer les matières premières nécessaires : le coton, le santal et l'indigo pour les teintures, la gomme arabique en guise d'épaississant.
En 1746 s'ouvre la première manufacture d'indiennes à Mulhouse. Elle sera suivie par de nombreuses autres. À la fin du XVIe siècle on compte six foyers importants en France dans ce domaine : Mulhouse, mais aussi Paris, Lyon, Marseille, Nantes et Rouen.
Les acteurs :
Quatre métiers sont indissociables de la technique, quelles que soient les époques ou procédés : le dessinateur, qui conçoit le motif et l'adapte, le graveur, qui le transpose pour en faire un outil, le coloriste, qui prépare la pâte d'impression, et l'imprimeur qui applique le décor. Se rajoutent bien sûr le directeur et de nombreux contremaîtres, et surtout de nombreux ouvriers. Il est fréquent que ces manufactures emploient un millier d'ouvriers en moyenne, celle de Logelbach (près de Colmar en compte 1 300 en 1788, et celle de Wesserling, 1 400.
La législation:
Dès 1785, il est obligatoire de "marquer" le tissu en mentionnant en marge du coupon nom de la manufacture, lieu, date, parfois nom des imprimeurs. Cette zone est appelée "chef de pièce". Elle prendra plus tard le nom de lisière.

XVIIIe siècle : impression à la planche (au rez-de-chaussée)

La grande salle consacrée à l'impression à la planche est divisée en deux espaces par un grand rayonnage rassemblant les planches en bois.
- d'un côté se trouve une très grande table où les jeunes garçons "tireurs" préparaient le tissu et répartissaient la pâte d'impression, et où l'imprimeur posait la planche en relief enduite de teinte, à intervalles réguliers grâce à des repères. (démonstrations sur place).
- de l'autre coté est représentée la chaîne du tissu avec explications des multiples étapes : blanchiment de la toile, calandrage pour aplanir le tissu, impression des mordants à l'aide d'une autre planche et d'un maillet, fixation des mordants dans un bain de bouse ou son, lavage et battage du tissu, teinture, nouveau lavage et avivage, séchage à l'extérieur, pinceautage (retouches au pinceau), apprêt et finitions.

XIXe siècle : impression au rouleau et mécanisation (à l'étage)

Au début de ce siècle, la demande s'accroit et la production a du mal à suivre. Des unités d'apprentissage sont créées sur les sites eux-mêmes et les ingénieurs ne cessent d'inventer de nouvelles machines. En une trentaine d'années, les techniques d'impression changent radicalement, nécessitant une adaptation constante, mais aussi réduisant la quantité de main d'œuvre nécessaire.
Cette salle du musée nous fait découvrir un atelier de graveur de l'époque, de multiples accessoires comme les rouleaux de cuivre, et de nombreuses maquettes ou machines :

- une machine de 1905 utilisant des rouleaux en bois, en relief,
- la machine Lefevbre, conçue en 1809, et utilisant cette fois un rouleau de cuivre gravé en creux, pour une seule couleur,
- une machine à quatre couleurs,
- la Perrotine, de 1832, qui utilisait simultanément trois ou quatre planches de bois et a eu un grand succès car elle effectuait le travail de 12 imprimeurs,
- un pantographe, machine apparue en 1834, dont le bras articulé permettait de reproduire aisément le motif gravé en creux sur une plaque de zinc,
- deux machines à coudre dont une mobile, de 1860, pour relier les pièces d'étoffes successives afin de ne pas entraver le mouvement d'enroulement continu sur les machines,
- une machine du XXe siècle, utilisant huit rouleaux.


XXe siècle (à l'étage supérieur)

L'aménagement de cet espace n'est pas encore terminé.
À terme, il présentera l'impression sur tissu à l'époque contemporaine, où les techniques sont à nouveau différentes. Il mettra en valeur l'utilisation du cadre plat (ou cadre "à la lyonnaise"), utilisé d'abord manuellement, automatisé au milieu du siècle, puis remplacé par des cadres rotatifs.

Musée des Beaux-Arts

Historique

Vue d'ensemble Photo B.ohland

Depuis 1964 les collections du musée sont abritées dans cet hôtel particulier du XVIIIe siècle, plage Guillaume Tell, mais il n'en a pas été toujours ainsi.
L'origine du musée remonte en effet à un siècle plus tôt, lorsque la Société Industrielle de Mulhouse commence à jouer un rôle prépondérant dans le développement de la ville. Jean Dolfus, patron de DMC a un neveu qui s'intéresse à l'Art, commence à collectionner des peintures, et est prêt à les donner si on peut les mettre en valeur dans un musée. Il parvient à convaincre ses interlocuteurs, mais la ville de Mulhouse se rétracte par rapport au bâtiment promis. La SIM prend les choses en main et fait construire en 1883 la bâtiment où se trouve maintenant le MISE. Elle y installe le musée des Beaux-Arts au premier étage jusqu'à la Seconde guerre mondiale.
Ensuite, le bâtiment étant détérioré, la municipalité l'acquiert pour y installer le Musée de l'Impression sur étoffes.

Mulhouse propose alors d'établir le musée des Beaux-Arts dans une demeure bourgeoise construite en 1788 à la place d'une ancienne commanderie du XIIIe siècle[7]. Cette bâtisse, aussi appelée "villa Steinbach", du nom d'un industriel qui l'a occupée, a connu de multiples affectations : musée technologique en 1897, école supérieure de commerce en 1924, musée historique en 1934, et enfin musée des beaux-Arts depuis 1964.
L'édifice a été restauré autour des années 1985.

Patrimoine

Le musée propose un éventail d'environ 600 peintures de toute l'Europe, de la fin du Moyen Âge jusqu'à notre époque, environ 4000 estampes, 300 dessins ou aquarelles, ainsi que des sculptures.
Le peintre alsacien Jean-Jacques Henner (1829-1905) y occupe une part importante, « le plus important rassemblement en province »[8], avec 42 toiles.

Cité du train - Patrimoine SNCF

Appelée autrefois Musée français du chemin de fer, la Cité du Train est le plus grand musée ferroviaire d'Europe.
Sur une surface de 60 000 m2, plus de 150 pièces du patrimoine historique de la SNCF y sont présentés.

Historique

Cité du Train en 2020 Photo B.ohland

À partir de 1961, la Société Nationale des Chemins de Fer commence à regrouper son matériel désuet dans un entrepôt, à Chalon-sur-Saône, et le liste dans un répertoire[9], émettant l'idée d'un futur musée pour le valoriser, le lieu restant à définir.
La ville de Mulhouse est intéressée : elle est en effet « un des berceaux de la construction ferroviaire »[10] depuis ses liaisons Mulhouse - Thann en 1839 et Bâle - Strasbourg en 1841, et est forte de ses compétences techniques avec la SACM (Société Alsacienne de Construction Mécaniques). Elle se porte candidate, offre même un grand terrain le long de la voie ferrée, et est retenue. En attendant, le matériel entreposé à Chalon-sur-Saône commence à être restauré.
En 1969, se forme l'Association du Musée Français du Chemin de Fer de Mulhouse. Elle organise une exposition dans un local provisoire de la Gare du Nord de Mulhouse, avec douze engins constituant « un échantillonnage du matériel historique destiné au musée définitif »[11].

Ancienne affiche

La construction du futur musée, commencée en 1971, se termine en 1976, grâce à l'architecte P.Y. Schœn, selon un schéma intégrant de nombreux rails pour être fonctionnel. Un agrandissement est réalisé en 1983. À cette époque, le musée ferroviaire draine environ 240 000 visiteurs par an.
En 2005, la gestion est confiée à la société administrant la Cité de l'Automobile à Mulhouse, une nouvelle halle est créée, et le musée prend le nom de Cité du Train. Six ans plus tard a lieu une rénovation de l'ancienne halle et son réaménagement avec un but pédagogique. En 2014 est aménagé un espace extérieur de 6 000 m2 reproduisant les abords d'une gare.
Enfin, en 2017 le musée prend le nom actuel de Cité du Train - Patrimoine SNCF.

Patrimoine

Les collections sont réparties en un espace extérieur et deux grandes halles dans lesquelles pénètrent des voies ferrées, le tout totalisant 1 350 mètres de voies.
L'extérieur est conçu comme une gare, avec des reconstitutions de bâtiments ou d'infrastructures (poste d'aiguillage, buffet de la gare, quais et abris, signalisation) et des trains disposés comme dans une gare de triage.
Les deux grandes halles présentent les fleurons du patrimoine, où dominent les anciennes locomotives à vapeur. Mais toute la diversité du patrimoine roulant y est représentée : les locomotives fonctionnant au charbon, fuel, ou à l'électricité, les monorails ou turbotrains et TGV, les engins militaires ou les chasse-neiges, les trains présidentiels, ceux de la Compagnie Internationale des Wagons-Lits, des wagons ou fourgons de toutes natures suivant les types de classe sociale. S'y rajoutent divers locotracteurs, draisines, remorques pour pompe à incendie, et de nombreux accessoires ou décorations.
De nombreux panneaux et documents ou des vidéos retracent l'épopée du rail ou apportent des précisions (sur le pavoisement des trains présidentiels par exemple). Les visiteurs peuvent découvrir l'intérieur de certaines voitures (comme celle du Général De Gaulle), la salle de tri d'un fourgon postal, l'intérieur d'une ancienne rame de métro, ou voir s'animer le mécanisme de la dernière locomotive à vapeur. Certains éléments de mécanique sont resté apparents, avec schémas et explications, une fosse permet de descendre sous une locomotive.
Enfin, un petit train propose un circuit au sein du musée.

Quelques éléments, dans l'ordre chronologique


Cité de l'automobile - Collection Schlumpf

Ce musée rassemble la plus importante collection de voitures du Monde.

Historique

Façade de l'entrée Photo B.ohland

Son origine est liée à la passion de deux hommes, deux grands industriels de filatures à Mulhouse et Malmerspach : Hans SCHLUMPF (1904-1989) et son frère Fritz SCHLUMPF (1906-1992).
Leur fortune aidant, ils traquent les voitures partout dans le monde, les achètent et les font restaurer, puis les installent petit à petit dans des hangars de la filature de laine peignée, sise rue de Colmar à Mulhouse. Et tout cela se fait dans le plus grand secret. Ils aménagent « l'ancienne salle des continus à filer et bobinoirs »[24] et commencent à la décorer, notamment avec des fontaines Wallace et des réverbères semblables à ceux du Pont Alexandre III à Paris. Vers 1975, 1976, les deux frères sont sur le point de révéler leur collection...
Mais suite à la crise pétrolière, leur filature fait faillite, ils sont obligés de licencier économiquement environ 2 000 ouvriers. Des occupations et manifestations ont lieu en 1976 et leur secret est dévoilé au grand jour, créant une affaire largement médiatisée, et la liquidation totale de l"usine et de la collection !
Après une procédure judiciaire, c'est l'État qui rachète la collection Schluumpf. Une association est fondée pour préserver cette collection et milite pour la création d'un musée. En 1981, Le Conseil d'État finit par revendre cette collection à l'Assocaition. En 1982 s'ouvre alors au public le Musée national de l'automobile. Sept ans plus tard, Fritz Schlumpf obtient l'autorisation de rajouter son nom à la dénomination du musée.
En 2006, suite à un nouveau gestionnaire, le musée devient Cité de l'automobile - Collection Schlumpf. À l'occasion, le musée est agrandi et rénové

Patrimoine

La collection Schlumpf se déploie à perte de vue dans une halle unique de 20 000 m2. À l'origine, on dénombrait 560 véhicules dont 465 automobiles d'une centaine de marques différents et d'époques différentes.
Se côtoient les pionnières de l'industrie automobile et de la Belle Époque, les voitures de compétition des années 1930, les automobiles mythiques de l'époque moderne. Mais aussi des voitures de prestige comme les Rolls Royce, la plus importante collection au monde de Bugatti, dont la plupart proviennent de Molsheim, et des Mercedes, telle la Mercedes 300 SL, coupé 1955, avec sa porte papillon, voiture personnelle de Fritz Schlumpf.
Parmi ces véhicules, 430 sont classés aux Monument historiques[25].
Le musée axe sa muséographie sur l'aspect didactique grâce à différents supports. Il organise également des évènements sur des thématiques particulières.

Musée Électropolis

Labellisé "Musée de France", ce musée est le plus important d'Europe en ce qui concerne l'aventure et l'histoire de l'électricité.

Historique

Volume arrière Photo B.ohland

L'histoire du musée est récente et toute simple car il a été fondé en 1992 pour sauvegarder une pièce culte, surnommée "la machine" : le groupe électrogène des usines DMC. Afin que cette pièce devenue emblématique ne tombe pas au rebut, une association s'est créée en 1978, et, avec l'appui de mécènes, s'est mobilisée pour la restauration de la machine (20 000 heures de travail) et la création du musée.

Patrimoine

  • La pièce majeure est donc ce groupe électrogène, qui, après avoir été exposé à Paris lors de l'Exposition Universelle de 1900, a alimenté les filatures de DMC de 1901 à 1953, mais a aussi « fourni la ville en courant pendant l'hiver 44/45 »[26]. Il s'agit d'une machine à vapeur Sulzer couplée à un alternateur suisse Brown Boven comprenant plus de 100 électro-aimants. Cette machine de 15 mètres de long (avec une roue de 6 m de diamètre) pèse 170 tonnes et avait besoin de 12 tonnes de charbon par jour.
  • Dans un hall de 4 000 m2, le musée présente une collection de plus de 12 000 objets retraçant l'aventure de l'électricité depuis l'utilisation de la foudre jusqu'à la domotique actuelle. Il accorde aussi une grande place aux inventeurs tels que le naturaliste Benjamin Franklin (1706-1790), le physicien André-Marie Ampère (1775-1836), l'ingénieur Alexander Graham Bell (1847-1922) ou le scientifique Thomas Edison (1847-1931). Il s'agit d'un musée interactif, avec animations, ateliers pédagogiques, expériences. il dispose aussi d'un jardin technologique et d'une bibliothèque très étoffée dans ce domaine.


Un cas particulier : le musée du Sapeur-Pompier

Un musée du Sapeur Pompier d'Alsace faisait aussi partie des musées mulhousiens. De 1978 à 2003, il occupait une partie du Musée du chemin de fer. Sa collection a ensuite été transférée à Vieux-Ferrette où elle a été complétée et compte aussi parmi les plus grands musées de France consacrés à ce domaine.

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Daniel DELATTRE, Le Haut-Rhin, les 377 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, 2015, 240 pages, ISBN 978-2-36464-078-8
  • Carmen Riffenach, Fabienne Allemann, Musées industriels et techniques de Mulhouse, Collection Kaléidoscope, Molsheim, Édition des Dernières Nouvelles d'Alsace, 1988, 37 pages, ISBN 2-7165-0115-7
  • Pierre Freyburger, Musée de l'Impression sur étoffes, Autopsie d'un pillage, médiapop éditions, 2020, 127 pages, ISBN 978-2-491436-02-5
  • Bulletin de la Société Industrielle de Mulhouse, n° 3, numéro spécial Musée français du chemin de fer, Mulhouse, 1971
  • Jean-Claude Delerm, Le Musée national de l'Automobile, collection Schlumpf, Mulhouse, Paris, Fondation Paribas, 1994, 126 pages, ISBN 2-907333-65-8

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Référence.png Notes et références

  1. Daniel DELATTRE, Le Haut-Rhin, les 377 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, 2015, 240 pages, ISBN 978-2-36464-078-8
  2. Charité, Courage, Foi, Justice et Tempérance
  3. Base Mérimée
  4. Carmen Riffenach, Fabienne Allemann, Musées industriels et techniques de Mulhouse, Collection Kaléidoscope, Molsheim, Édition des Dernières Nouvelles d'Alsace, 1988, 37 pages, ISBN 2-7165-0115-7
  5. Pierre Freyburger, Musée de l'Impression sur étoffes, Autopsie d'un pillage, médiapop éditions, 2020, 127 pages, ISBN 978-2-491436-02-5
  6. Sel métallique permettant de fixer la teinture sur la fibre du tissu
  7. De l'ordre teutonique
  8. Carmen Riffenach, Fabienne Allemann, Musées industriels et techniques de Mulhouse, Collection Kaléidoscope, Molsheim, Édition des Dernières Nouvelles d'Alsace, 1988, 37 pages, ISBN 2-7165-0115-7
  9. Il n'y a alors qu'une quarantaine de véhicules
  10. Carmen Riffenach, Fabienne Allemann, Musées industriels et techniques de Mulhouse, Collection Kaléidoscope, Molsheim, Édition des Dernières Nouvelles d'Alsace, 1988, 37 pages, ISBN 2-7165-0115-7
  11. Article de J. Mathis Horrenberger, intitulé "Présentation du musée français du chemin de fer", pages 11 à 15, in Bulletin de la Société Industrielle de Mulhouse, n° 3, numéro spécial Musée français du chemin de fer, Mulhouse, 1971
  12. La Saint-Pierre, locomotive à un essieu moteur, est la plus ancienne et la plus authentique du patrimoine vapeur. Remise en état en 1933, complétée d'un tender en 1946, elle a été restaurée en 1967 et est en parfait état de marche.
  13. Restaurée en 1969.
  14. Voiture des aides de camp du train de Napoléon III.
  15. Série créée par la Compagnie PO en 1873. Locomotive construite en 1883, restaurée en 1971 avec une enveloppe de chaudière en laiton. Mais pas en état de rouler.
  16. Locomotive à 2 essieux moteurs et 4 cylindres. Accompagnée de 2 tenders. Restaurée en 1970.
  17. Destiné au transport du vin ou tout autre liquide. Chaque foudre peut contenir 72 hl. Loué à un producteur de vin de Sète (orthographié "Cette" en 1900).
  18. Wagon conçu pour transporter la bière au frais. Loué à la société Météor, il a terminé ses voyages en 1971. A été retrouvé en 1980 et restauré.
  19. A fait au départ partie de quelques prototypes. A été mise en circulation sur la ligne Paris-Belfort. Garée en 1959 après avoir parcouru 1 896 000 km. Restaurée en 1968 selon sa forme finale (1959) et non selon sa forme d'origine (1925) car coût trop élevé. Ne fonctionne plus
  20. À dater de 1933, le constructeur automobile Ettore Bugatti a également construit des wagons rapides, avec carénage aérodynamique.
  21. Construite en 1912, modernisée en 1939. Pointe avant pour aérodynamisme et esthétique. L'avant était décoré de blasons et drapeaux quand la locomotive remorquait un train officiel, président français ou personnalité étrangère. En état de marche.
  22. Fait partie des 1340 locomotives livrées en 1945 par les États-Unid et le Canada. Dernière série de locomotives à vapeur en service.
  23. Construite par Alsthom. Avec elle, La SNCF a remporté le record du monde de vitesse le 28 mars 1955, en atteignant 331 km/h1953
  24. Jean-Claude Delerm, Le Musée national de l'Automobile, collection Schlumpf, Mulhouse, Paris, Fondation Paribas, 1994, 126 pages, ISBN 2-907333-65-8
  25. Base Palissy
  26. Carmen Riffenach, Fabienne Allemann, Musées industriels et techniques de Mulhouse, Collection Kaléidoscope, Molsheim, Édition des Dernières Nouvelles d'Alsace, 1988, 37 pages, ISBN 2-7165-0115-7