Marine nationale française - Les sous-marins ~ 1914-1918

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Bateaux militaires.jpg

La guerre sous-marine

Au début de la première guerre mondiale, en août 1914, la marine française dispose de 62 sous-marins, la plupart sont un développement du Narval.

Ce sont les Allemands qui développent l’arme sous-marine aux dépens des Alliés.

Lancée dans une guerre sous-marine "totale" dès 1914 (sans distinction de la nationalité du navire, et sans faire de différence entre navires civils et militaires), l'Allemagne provoqua la colère des Etats-Unis.

Pour éviter que les Américains ne lui déclarent la guerre, l'Empire allemand fut contraint de suspendre sa guerre sous-marine

Le torpillage du Lusitania .
Entre les deux, en mai 1915, le U 20 coule le Lusitania ,ce qui fera rentrer en guerre les USA, mais 2 ans plus tard ….
Sur les 1 195 personnes qui périssent à la suite de ce torpillage, 123 étaient en effet des civils américains dont certains appartenaient à des familles « fort influentes » aux USA .

Face à la menace représentée par les U-Boot, les Alliés vont s’organiser. Ainsi, le vice-amiral Ronarc’h, nommé commandant supérieur de la zone Atlantique Nord en 1916, décide de lancer les sous-marins français des escadres de Cherbourg et de Calais aux trousses des submersibles allemands, en redéployant une partie en Bretagne. Parallèlement, les moyens de lutte anti-sous-marine se perfectionnent.

La guerre sous-marine sans restriction qui est relancé le 1er mars 1917 manque de peu de réussir mais les Alliés, rejoints par les Américains en avril 1917, organisent alors le système des convois et développent les moyens de lutte anti-sousmarine (patrouilleurs, avisos, chasseurs, aviation côtière).

Sur les 380 U-Boote utilisés par l'Allemagne pendant la Grande Guerre, 187 ont disparu, la plupart ayant été coulés lors des deux dernières années du conflit.

Arsenal de Cherbourg

L'arsenal de Cherbourg est le principal chantier de construction de sous-marins français.

  • 1899 : Morse (Q-003), lancé le 4 juillet
  • 1899 : Narval (Q-004), lancé le 21 octobre
  • 1901 : Français (Q-011), lancé le 29 janvier
  • 1901 : Algérien (Q-012), lancé le 25 avril
  • 1901 : Sirène (Q-005), lancé le 4 mai
  • 1901 : Triton (Q-006), lancé le 13 juillet
  • 1901 : Espadon (Q-013), lancé le 7 septembre
  • 1901 : Silure (Q-014), lancé le 29 octobre
  • 1902 : Naïade (Q-015), lancé le 20 février
  • 1903 : Protée (Q-016), lancé le 8 octobre
  • 1903 : Lynx (Q-023), lancé le 24 novembre
  • 1904 : Ludion (Q-024), lancé le 18 mars
  • 1904 : Dauphin (Q-035), lancé le 15 novembre
  • 1906 : Émeraude (Q-041), lancé le 6 août
  • 1906 : Opale (Q-042), lancé le 20 novembre
  • 1907 : Rubis (Q-043), lancé le 26 juin
  • 1907 : Pluviôse (Q-051), lancé le 27 mai
  • 1907 : Ventôse (Q-052), lancé le 15 septembre
  • 1907 : Germinal (Q-053), lancé le 7 décembre
  • 1908 : Floréal (Q-054), lancé le 18 avril
  • 1908 : Prairial (Q-055), lancé le 26 septembre
  • 1908 : Messidor (Q-056), lancé le 24 décembre
  • 1909 : Archimède (Q-073), lancé le 3 août
  • 1909 : Thermidor (Q-057), lancé le 3 juillet
  • 1909 : Fructidor (Q-058), lancé le 13 novembre
  • 1910 : Vendémiaire (Q-059), lancé le 7 juillet
  • 1911 : Mariotte (Q-074), lancé le 2 février
  • 1911 : Brumaire (Q-060), lancé le 29 avril
  • 1911 : Frimaire (Q-062), lancé le 26 août
  • 1912 : Nivôse (Q-063), lancé le 6 janvier
  • 1912 : Foucault (Q-070), lancé le 15 juin
  • 1912 : Euler (Q-071), lancé le 12 octobre
  • 1913 : Franklin (Q-072), lancé le 22 mars
  • 1913 : Gustave Zédé (Q-092), lancé le 20 mai
  • 1914 : Néréide (Q-093), lancé le 9 mai
  • 1914 : Ariane (Q-100), lancé le 5 septembre
  • 1915 : Andromaque (Q-101), lancé le 13 février
  • 1915 : Daphné (Q-108), lancé le 25 octobre
  • 1916 : Diane (Q-107), lancé le 30 septembre
  • 1917 : Joëssel (Q-109), lancé le 21 juillet

Arsenal de Rochefort

Construit à Rochefort en 1913, le sous-marin de haute mer de première classe « LAPLACE », dont les caractéristiques sont quasiment celles des diesel-électriques modernes. , ce submersible à double coque comptait 45 hommes d’équipage, plongeait à 50 mètres. Son tonnage de 920/1318 tonnes autorisait une vitesse exceptionnelle pour l’époque de 16.50/11.00 nœuds.
Huit tubes lance-torpilles de 450 mm, 10 torpilles, deux canons de 75 mm et une mitrailleuse Hotchkiss lui donnaient les moyens de ses prétentions.

Sous-marins en 1914

Escadrille Nom des sous-marins
1er Escadrille 1re Division : Archimède ~ Watt ~ Floréal ~ Prairial ~ • 2e Division : Berthelot ~ Thermidor ~ Giffard ~ Pluviose • 3e Division : Fructidor ~ Germinal ~ Ventôse
2e Escadrille 1re Division : Mariotte ~ Brumaire ~ Frimaire ~ Newton - • 2e Division : Volta ~ Nivôse
3e Escadrille Amiral-Bourgeois ~ Foucault ~ Franklin


Port de base Nom des sous-marins
Cherbourg Espadon ~ Triton ~ Silure ~ Sirène ~ Euler ~ Gustave-Zédé en essai ou en réserve
Brest Emeraude ~ Rubis ~ Opale ~ Aigrette
Rochefort Montgolfier ~ Clorinde ~ Cornélie
Toulon Argonaute ~ Cigogne
Bizerte Saphir ~ Topaze ~ Turquoise
Bâtiments sur cale Amphitrite ~ Astrée ~ Arthémis ~ Aréthuse ~ Atalante ~ Amarante ~ Ariane ~ Andromaque ~ Bellone ~ Hermione ~ Gorgone ~ Dupuy-de-Lôme ~ Sané ~ Diane ~ Daphné ~ Joessel ~ Fulton ~ Laplace ~ Lagrange ~ Regnault

Sous-marins Français accidentés ou disparus

Sous-marin Le Saphir

Navires de la Marine SAPHIR.jpg

Sous-marin Le Prarial

Navires de la Marine PRARIAL.jpg


Sur les différents théâtres, cinquante neuf sous-marins ont conduit plus de 1300 sorties de guerre et quatorze d’entre eux ont été perdus.

Le CURIE Le Curie,le 20 décembre 1914, sur proposition du Commandant O'BYRNE, tente de forcer l’entrée du port de Pola dans l’Adriatique. A une profondeur de -20 mètres il se prend dans un filet et plonge par l’arrière pour se dégager. Le Lieutenant de vaisseau John Joseph Gabriel O’BYRNE , prisonnier de guerre, décédera le 21 mars 1917 des suites de ses graves blessures
Le SAPHIR Le Saphir a coulé le 15 janvier 1915 en essayant de pénétrer dans la mer de Marmara. Le bilan de ce combat fait état de 14 tués, dont le Cdt, LV Henri Fournier.
Le JOULE Le Joule a trouvé une fin glorieuse le 1er mai 1915 au cours d’une mission périlleuse dans le détroit des Dardanelles. Ayant touché une mine, a disparu avec tout son équipage. Le sous-marin Joule, parti pour franchir les détroits des Dardanelles et exécuter une reconnaissance offensive entre Chanak et Nagara le 1er mai, n’a pas reparu.
Une dépêche ennemie, interceptée le 2 mai, informe qu’un sous-marin a sauté sur une mine en tentant de forcer les détroits.
Le MARIOTTE Le Mariotte, commandé par le Lieutenant de Vaisseau FABRE, a coulé le 26 juillet 1915 dans les Dardanelles qu’il voulait franchir pour gagner la mer de Marmara. La mise hors de service du matériel, une fois l’évacuation décidée, a été faite dans chaque compartiment sous la direction des officiers et des gradés.
Le TURQUOISE Le Turquoise s’échoue, le 30 octobre 1915, sur une rive du détroit des Dardanelles, près de Nagara. L’enseigne de vaisseau Louis GUÉRIN, officier en second, tentera, avec le second maître Marcel BEXQUE, de détruire le sous-marin pour lui éviter de tomber aux mains de l’ennemi. Parmi les marins français faits prisonniers, cinq perdront la vie au cours de leur captivité.
Le FRESNEL Le Fresnel, le 05 décembre1915 a échoué à l’entrée de la Bojana, les hommes évacuent et se réfugient à terre, le sous-marin est alors détruit au canon par le contre-torpilleur autrichien Warasdiner. Après une brève résistance, (1 tué, 1 blessé), les hommes se rendent et sont fait prisonniers.
Le MONGE Le Monge est abordé,le 28 décembre 1915, par le bâtiment autrichien Lika, puis coulé par le Balaton à Cattaro. Le commandant, Roland Morillot qui a une conduite héroïque disparaît avec son sous-marin. Les quartiers-maîtres Goulard et Morel périssent noyés. Les rescapés sont sauvés par les canots du Czepel et du Balaton, 2 torpilleurs autrichiens.
Le FOUCAULT Le Foucault, le 15 septembre 1916 est bombardé devant Cattaro par les hydravions autrichiens L 132 et L 135. Le commandant évacue l’équipage et fait sauter le navire. Les rescapés sont faits prisonniers et conduits à Cattaro. C’est le premier sous-marin perdu par attaque aérienne.
L'ARIANE L'Arianes, sous-marin garde-côtes, le 19 juin 1917 est coulé par 2 torpilles du sous-marin allemand UC-22 (KL Heino von Heimburg) devant Bizerte au nord du cap Bon (LV Viort). Le bilan de ce naufrage fait état de 21 tués, 8 rescapés sont recueillis par le torpilleur Bourrasque.,
Le DIANE Le Diane, le 11 février 1918, est perdu corps et biens par 50°N et 18°O suite à une explosion lors du convoyage du 4 mâts barque Quevilly en Atlantique. Le bilan de ce naufrage fait état de 44 disparus dont le LV Le Magne.
Le BERNOULLI Le Bernoulli entre le 13 et 15 février 1918 est perdu au large des bouches de Cattaro, a sauté probablement sur une mine par environ 42°N et 18°E, 29 victimes dont le commandant Lieutenant de Vaisseau René Audry.
Le PRARIAL Le Prarial, le 29 avril 1918, est coulé suite à un abordage par le cargo à vapeur anglais « Tropic » devant l'accès au chenal du Havre. Le commandant et 18 membres d'équipage sont portés disparus, il n'y a que 7 survivants.
Le FLOREAL Le Floréal disparaît, le 2 août 1918, abordé accidentellement par le croiseur auxiliaire HMS Hazel aux Dardanelles, en Mer Egée.
Pris en remorque par le contre-torpilleur Baliste, mais coule quelques heures après sur la route de Salonique par 39°56N et 23°08E.
L’équipage est sauvé par le Baliste, le cdt LV Raymond Feraud sera acquitté par jugement du conseil de guerre maritime.
Le CIRCÉ Le Circé, le 20 septembre 1918 est torpillé par le sous-marin autrichien U 47 devant Cattaro à 7 milles du Cap de Rodani. Seul survivant, le commandant en second EV LAPEYRE qui était de quart sur le pont, est fait prisonnier. Les 26 autres membres d'équipage sont portés disparus

Les U-bootes (les sous-marins allemands)

Le U-boote a prouvé sa valeur en tant que machine de combat sérieux dès le début de la Première Guerre mondiale lorsque Capitaine. Otto Weddigen dans son petit U-9 a coulé 3 croiseurs britanniques en moins d'une heure sur le 22 septembre 1914.
A partir de là les sous-marins, bien que jamais engagé pleinement jusque dans 1917, ont causé aux Alliés de très graves problèmes et ont marqué des victoires incroyables alors qu'ils souffrent de leurs propres pertes aussi bien.
Sur les 375 U-Boote utilisés par l'Allemagne pendant la Grande Guerre, 187 ont disparu, la plupart ayant été coulés lors des deux dernières années du conflit.

Sur ce site (en anglais) , vous trouverez tous les allemands U-bootes des deux guerres mondiales, leurs commandants et les opérations , y compris tous les navires alliés qu'ils ont attaqué , technologique informations et bien plus encore. Vous pouvez aussi parcourir une grande galerie de photo et des milliers de livres et de films sous-marins. Alors que des centaines de sous-marins ont été perdus certains des bateaux sont conservés dans des musées d'aujourd'hui.

Les navires Français de plus de 10.000 tonnes frappées par les U-bootes pendant la Première Guerre mondiale

Date de perte Type Nom du bateau Tonnage Uboote Capitaine
31 décembre 1914 Navire de guerre Jean Bart 22.189 kuk U12 Egon Lerch
27 avril 1915 Croiseur Léon Gambetta 12.416 kuk U5 Geor Ritter von Trapp
26 février 1916 Navire marchand La Provence 13.753 U 35 Lothar von Arnauld de la Perière
4 octobre 1916 Navire marchand Gallia 14.966 U 35 Lothar von Arnauld de la Perère
14 novembre 1916 Navire marchand Burdigala 12.009 U 73 Gustave Sieb
25 novembre 1916 Navire de guerre Suffren 12.750 U 52 Hans Walther
27 décembre 1916 Navire de guerre Gaulois 11.100 UB 47 Wolfgang Steinbauer
19 mars 1917 Navire de guerre Danton 18.300 U 64 Robert Moraht
17 février 1917 Transport passagers Athos 12.644 U 65 Hermann von Fischel
18 octobre 1918 Navire de guerre Voltaire 18.400 U 48 Wolfgang Steinbauer

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie


Savoir.jpg À savoir

  • Les chiens mascottes des sous-mariniers : oui mais aussi moyen de sécurité, lors d'incident de ventilation, le chien étant le plus près du sol, celui-ci était le premier à être incommodé par au moins deux gaz lourds redoutables : le dioxyde de carbone (CO2) et le monoxyde de carbone (CO).

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