Marie Pauline JARICOT

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Marie Pauline JARICOT

Marie Pauline JARICOT (1799 - 1862)

Fille de Antoine et de Jeanne Marie Lattier, Marie Pauline Jaricot, est née à Lyon le 3 Thermidor An 7 (21 juillet 1799) (1).
Elle a été baptisée le 4 Thermidor An 7 (22 juillet 1799) à l’Église Saint-Nizier de Lyon.

Elle mourut le 9 janvier 1862 à Lyon (2), dans sa maison appelée « La Maison de Lorette » (42 bis, montée Saint Barthélémy dans le 5e arrondissement).

Biographie

Marie Pauline Jaricot est issue d’une famille de riches industriels.

Bien que déclarée officiellement Marie Pauline à sa naissance, elle fut prénommée Pauline ou Pauline Marie ou Pauline-Marie tout au long de sa vie.

Dès son enfance, elle reçoit une bonne éducation chrétienne.

A la suite d’une grave maladie, dont elle sort guérie de corps et d’âme, de la mort de sa mère en 1816 et touchée par la grâce de Saint Nizier, Marie Pauline décide de servir Dieu uniquement, prête à se consacrer à tout ce qui concerne la cause de la foi.
Elle fait alors en privé, le vœu de chasteté et adopte le mode de vie et la manière de s’habiller des pauvres ouvrières.
Grâce à son frère Philéas, étudiant au séminaire de Saint Sulpice à Paris où il se prépare à partir comme missionnaire en Chine, Marie Pauline est informée de la situation critique des missions.
Tout en s’efforçant de faire connaître les nécessités de ces missions, Marie Pauline cherche quelque chose de concret, capable de susciter l’enthousiasme et de se développer de l’intérieur ; quelque chose qui puisse embraser la totalité des catholiques et devenir une aide réelle pour toutes les missions indistinctement.

C’est bien là son idée, qu’il faut réaliser par une formule appropriée. Et c’est un soir d’hiver de l’année 1819, dans une inspiration subite, que Marie Pauline trouve son plan ; constituer des groupes de 10 personnes dont chacune s’engagerait à former un nouveau groupe de dix, organiser ainsi les dizaines en centaines, et ces dernières en groupe de mille, chacun présidé par un chef de groupe ; à tous les échelons, chaque membre aurait l’obligation de réciter une prière quotidienne et de faire une offrande hebdomadaire pour les missions.

Œuvres

  • C’est ainsi que la Propagation de la Foi vit le jour.

Les premières inscrites sont des ouvrières d’une usine dirigée par le beau-frère de Marie Pauline, qu’elle avait déjà organisées en association spirituelle sous le nom de « Réparatrices du Sacré-Cœur de Jésus ».
L’initiative à un succès immédiat et Marie Pauline se trouve très rapidement à la tête d’un premier groupe de mille.
Son frère Philéas l’encourageait : « Continue – lui écrit-il en 1818 – à propager cette œuvre que Dieu a voulu commencer par tes mains et qui sera peut-être un jour le grain destiné à devenir un grand arbre, dont les branches couvriront toute la terre de leur ombre ».

L’on adopte aussitôt le nom de « Propagation de la Foi ».

L’œuvre s’organise rapidement : en 1821, elle compte déjà 2000 membres. Les offrandes recueillies entre juin 1821 et mai 1822 s’élèvent à 2000 francs-or qui sont remis à la Société des Missions Étrangères de Paris.
En décembre 1822, on atteint 8050 francs-or.

  • Le 3 mai 1822

Le 3 mai 1822, un groupe de prêtres et de laïcs se réunit à Lyon pour étudier une forme de coopération missionnaire qui ne soit pas limitée aux missions françaises, mais étendue au monde entier et aux missionnaires de tous les pays. Et après quelques hésitations, on décide d’adopter l’œuvre même de Marie Pauline Jaricot.
Le président de l’assemblée, Benoît Coste, déclare à cette occasion : « Nous sommes catholiques, en conséquence, nous ne devons pas soutenir telle ou telle mission particulière, mais toutes les missions du monde ».

  • Le Rosaire Vivant

A 26 ans, Marie Pauline Jaricot fonde le Rosaire Vivant, œuvre d’évangélisation par la prière. Parmi les associés, il y aura des médiocres et des meilleurs, mais « 15 charbons, un seul est allumé, deux ou trois le sont à peine, rapprochez-les, c’est le brasier » écrira le jésuite Henry Ramière à propos de cette oeuvre. L’idée est de rassembler les fidèles autour du chapelet en méditant un mystère de l’évangile, ainsi le rosaire en entier sera dit par le groupe. Une manière d’apprendre à prier, à faire communauté ; dix ans plus tard, le Rosaire Vivant comportera plus d’un million d’associés.
Marie Pauline Jaricot assurera le développement international de l’œuvre à partir de sa maison de Lorette, sur la colline de Fourvière à Lyon.

Autres œuvres de Marie Pauline Jaricot

Son génie créateur la porte vers d’autres projets.
« Ma vocation, écrit-elle, n’est pas de me fixer à tel point sur une œuvre que j’en puisse oublier tout le reste… je veux demeurer libre d’aller où les besoins sont les plus grands ». Ses œuvres, toujours pour servir l’évangélisation, sont : l’œuvre de la bonne presse (bibliothèques populaires itinérantes. 1826), la congrégation des Filles de Marie (1831).
Afin d’évangéliser la classe ouvrière, elle se lance dans un projet industriel où elle est victime d’escrocs. Cet échec cuisant constitue pour Marie Pauline un vrai calvaire ininterrompu jusqu’à sa mort dans le dénuement le plus total en 1862.

La vénérable Marie Pauline Jaricot est liée au curé d’Ars, Jean-Marie Vianney : « Je connais quelqu’un qui a beaucoup de croix et de très lourdes et qui les porte avec un grand amour ; c’est mademoiselle Jaricot ».

Source [1]

Après sa mort

  • Par suite de son décès dans sa maison de Lorette le 9 janvier 1862, Marie Pauline Jaricot a été inhumée dans le caveau familial du cimetière de Loyasse à Lyon.


Chapelle Saint François-Xavier
Photo C. PIEMINOT
Lieu conservation Coeur Marie Pauline JARICOT
Photo C. PIEMINOT


  • Dans l’Église Saint-Polycarpe est conservé le cœur de Marie Pauline Jaricot, transporté avec respect par Monseigneur Foulon en 1889, dans la chapelle vouée à Saint François-Xavier.

Une plaque en marbre blanc apposée sur le mur en indique la place et y sont gravées les premières lignes du bref de Léon XIII du 13 juin 1881.


Chapelle Notre-Dame de Grâce
Photo C. PIEMINOT
Tombe de Marie Pauline JARICOT
Photo C. PIEMINOT


  • De son vivant, ayant beaucoup prié devant l’autel de la chapelle latérale Notre-Dame de Grâce de l’Église Saint-Nizier, son corps y fut transféré en février 1935.

Sa tombe se trouve à gauche du dit autel.

Une Neuvaine de prière

Avec l’approbation de l’Archevêque de Lyon du 19 juin 2003, la prière suivante est récitée pendant 9 jours.
C’est une prière d’intercession et de demande pour :
- une guérison particulière
- une préparation pour une fête ou un événement
- la mission et son développement

Seigneur

Tu es venu sur la terre
afin que les hommes aient la vie
et qu’ils l’aient en abondance (Jean 10,10).
A cette œuvre, la tienne,
Pauline-Marie Jaricot s’est dévouée toute entière.
Elle a établi la propagation de la Foi
pour les multitudes qui ne connaissent pas la vie,
le Rosaire Vivant
pour ceux qui ne la possèdent pas dans son abondance.
Vénérable Pauline-Marie Jaricot,
toi qui a consacré ta vie
pour répandre le Royaume du Christ
en servant Dieu et les hommes,
intercède pour nous
(précision de la grâce sollicitée)
que nous demandons humblement.

Amen.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

  • Chapelle Saint François-Xavier de l'Église Saint-Polycarpe
  • Chapelle Notre-Dame de Grâce de l'Église Saint-Nizier
  • Actes de naissance (1) et de décès (2) de Marie Pauline JARICOT
  • Divers

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Référence.png Notes et références

  1. Dépliant accueil visiteurs Maison Lorette de l’O.M.P. (Œuvres Pontificales Missionnaires)


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