Maisons royales d'éducation

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Maisons royales d'éducation

C'étaient des collèges, écoles, et maisons destinées à l'éducation des jeunes gentilshommes et des demoiselles nobles , dont les pères avaient sacrifié leurs biens et leur vie au service de l'état.

École royale militaire

Elle fut créée à Paris par un édit du roi Louis XV, registre au parlement de Paris, le 22 janvier 1751, pour cinq cents gentilshommes nés sans biens, dans le choix desquels, suivant la teneur de lé dit, on préférait ceux qui, en perdant leurs pères à la guerre, devenaient les enfants de l'état. Pour être admis à l'école royale militaire , il fallait preuve de quatre degrés de noblesse.

Collège royal de La Flèche, en Anjou

Il fut fondé en 1603, par le roi Henri IV , pour l'éducation de cent vingt-quatre jeunes gentilshommes ou enfants d'officiers de la maison du roi. Il fallait pour être admis à ce ColLège, faire preuve de quatre degrés de noblesse.

Collège de Rennes

Fondé par M. de Kergus. Il fallait pour y être admis faire preuve de quatre degrés de noblesse.

Collège royal Mazarin, ou des Quatre nations

Ainsi nommé, parce qu'il fut fondé en 1661, par le cardinal Alazarin, pour l'entretien et l'éducation de soixante jeunes gentilshommes des pays conquis , savoir : quinze des environs de Pignerol, vingt des Pays-Bas, quinze d'Alsace, et dix du Roussillon. Une déclaration du roi de 1724 substitua aux nobles de Pignerol, des nobles de Bresse, du Bugey et du pays de Gex. Il fallait, pour être admis dans ce collège, faire preuve de quatre degrés de noblesse. Séminaire De Joyeuse, il fallait pour y être admis faire également preuve de quatre degrés de noblesse.

Abbaye de Sorèze, en Languedoc

On y élevait aussi douze jeunes gentilshommes dont les pères avaient sacrifié leurs biens et leur vie au service du roi.

Collège de Louis Le Grand

Il y avait dans ce collège deux bourses affectées à la noblesse. Le prince de Tingry en était le nominateur, en 1787, comme héritier de la maison de Harlay.

Collège de Maitre-Gervais

Réuni à celui de Louis-le-Grand. Le grand aumônier de France nommait à vingt-quatre bourses, fondées dans ce collège, dont douze étaient affectées à la noblesse.

Maison royale de Saint-Cyr, près de Versailles

Elle fut fondée par Louis XIV, pour l'éducation de deux cent cinquante jeunes demoiselles, qui pour y être reçues devaient faire preuve de 14° ans de noblesse. Elles n'y pouvaient entrer avant l'âge de sept ans, ni après celui de douze, et n'y demeurer que jusqu'à l'âge de vingt ans et trois mois.

Maison royale de l'enfant Jésus, à Paris

Il fallait pour y être reçues que les demoiselles nobles fissent preuve de deux cents ans de noblesse, du côté paternel seulement. L'âge pour l'admission dans cette maison était fixé comme à celle de Saint Cyr.

Maison de demoiselles de Rennes

Fondée par M.de Kergus. Il fallait pour y être admise faire preuve de cinq degrés de noblesse paternelle.

Monastère des demoiselles du Saint-Sacrement, à Nancy

Il y avait dans ce monastère douze places pour l'éducation de douze demoiselles nobles.

Monastère des Urbentines de Sorcy

Madame Adélaïde de France a fondé dans cette maison, en 1780, trente pensions en faveur de trente demoiselles des duchés de Lorraine et de Bar, nées de parents nobles ou de familles honnêtes.