MOQUET Guy

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Prosper François MÔQUET (1897-1986)

Ce cheminot deviendra député de la Seine (du 17e arrondissement de Paris) en 1936.

En octobre 1939, le Parti Communiste venant d'étre dissous, il est arrêté avec 43 autres députés de ce groupe, il est déchu de son mandat le 21 janvier 1940 puis, comme ses camarades, condamné, en avril, à cinq ans de prison.

En mars 1941, il est ensuite déporté au bagne de Maison Carrée, en Algérie, avec d'autres députés communistes.

Après la guerre, il sera député de l'Yonne, d'octobre 1945 à avril 1951.

Son fils: Guy MÔQUET (1924-1941)

Chevalier de la Légion d'honneur, titulaire de la Croix de Guerre et de la Médaille de la Résistance à titre posthume

  • né le 26 avril 1924 à Paris 1924
  • fusillé le 22 octobre 1941 à Châteaubriant (Loire-Inférieure)

Lycéen au lycée Carnot à Paris, dans le quartier des Batignolles.

Après l'arrestation de Prosper, Guy, sa mère Juliette et son petit frère Serge s'étaient réfugiés à Bréhal, dans la Manche.

Il revient à Paris, seul, et milite avec ferveur au sein des jeunesses communistes.

Il est arrêté le 13 octobre 1940 au métro Gare de l'Est par des policiers français qui recherchaient les militants communistes.

Emprisonné dans différentes centrales, il est ensuite transféré au camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique).

Le Feldkommandant Karl Hotz, commandant les troupes d'occupation de la Loire-Inférieure, est tué à Nantes le 20 octobre 1941 par trois résistants communistes, Marcel Bourdarias, Gilbert Brustlein et Spartaco Guisco.

Les Allemands décident, en guise de représailles, de fusiller 50 otages.

Le 22 octobre 1941, âgé de 17 ans, Guy MÔQUET est fusillé, avec vingt-six de ses camarades communistes et trotskystes, au camp de Châteaubriant.

Guy Môquet va mourir. Quelques minutes avant d'être conduit sur le lieu d'exécution, alors rassemblés avec ses camarades dans la baraque 6, il écrit une dernière lettre à sa famille, cette fameuse lettre ......

Lettre de Guy Môquet

"Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas !
J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon cœur d'enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime"

source : encyclopédie Wikipedia, journal L'Humanité, site de l'Assemblée Nationale