Le Progrès

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Édition du 3 avril 1974.
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HHistoire.pngistoire du journal

Fondation du journal

Le quotidien Le Progrès voit le jour en 1859. Le premier numéro sous le titre "Le Progrès, journal de Lyon, politique quotidien", paraît le 12 décembre 1859 dans les ateliers de l'imprimerie Chanoine située dans les sous-sols de la maternité de l'hôpital de la Charité, là où se trouve aujourd'hui l'Hôtel des postes de Lyon (18 place de la Charité). Le journal est créé par le Journal de Saône et Loire. Le premier numéro du journal de Jean-François Chanoine est tiré à mille exemplaires. Il comprend quatre pages grand format tiré à plat et il est vendu 15 centimes. le Progrès se veut un journal opposé au régime impérial, mais le tirage ne dépassera jamais 5 000 exemplaires du temps de son fondateur. Jean-François Chanoine a fondé "Le Progrès" avec Beyssac, Béraud et Frédéric Morin qui sera le principal rédacteur du journal. Par la suite Jean-François Chanoine sera l'unique propriétaire du journal.

Le 30 novembre 1863 et 4 juin 1864, le journal, qui est classé comme journal d'opposition républicaine, est suspendu par la censure impériale.

Le 20 décembre 1864, Jean-François Chanoine décède et le journal est exploité par Antoinette Galley sa veuve.

Rachat par Léon Delaroche

Le journal est racheté en 1880 à la veuve de Jean-François Chanoine par un parisien, Léon Delaroche. Ce dernier investit sur les premières rotatives Marinoni et baisse le prix du numéro à cinq centimes. Grâce à des éditions géographiques et au développement de la « réclame », le tirage atteint vers 1882 les 75 000 exemplaire et vers 1903 les 100 000 exemplaires par jour. Le journal affiche des positions politiques de tendance radicale.

En décembre 1890, Delaroche crée le Progrès illustré. Cette édition sera publiée jusqu'en septembre 1905. Au moment de sa sortie, c'est le premier journal avec des gravures diffusé sur Lyon.

En 1894, le journal quitte la place de la Charité pour installer son siège au 85 rue de la République (Rue Impériale à cette époque).

Le 11 novembre 1897, Léon Delaroche décède et c'est sa veuve assistée de Paul Delaroche son beau-frère qui gèrent le journal.

Suite au décès en 1903 de Paul Delaroche, ses neveux et héritiers, Henri et Léon, prennent la succession par l'intermédiaire de la société Delaroche. C'est Léon Delaroche (neveu du précédent) qui présidera aux destinés du Progrès. Avant la guerre de 1914 - 1918, le tirage du journal atteint les 200 000 exemplaires par jour.

Henri Delaroche décède en 1936.

Au moment où la seconde Guerre Mondiale éclate en 1939, le tirage atteint les 300 000 exemplaires par jour. En avril 1940, Léon Delaroche décède et c'est Émile Brémond époux de sa fille Hélène qui lui succède. Son autre fille Louise est l'épouse de Jean Lignel. Le quotidien paraît jusqu'en 1942 et l'invasion de la zone sud : la direction le 12 novembre 1942 prend la décision d'interrompre sa parution, manifestant son désaccord avec la politique imposée par le Gouvernement de Vichy. Le numéro 30 037 est le numéro daté du 12 novembre 1942. Avec la Libération en 1944, Le Progrès reparaît avec le même titre (numéro 30 038 daté du 8 septembre 1944).

Concentration de la Presse régionale

Lors de son centenaire en 1959, le tirage atteint les 391 000 exemplaires, contre 150 000 en 1946.

En septembre 1966, "Le Dauphiné Libéré" et "Le Progrès" signent un accord afin de rapprocher les deux titres. En 1969, la production est transférée à l'usine de Chassieu.

En 1971, Émile Brémond est remplacé par son fils Jean. Jean-Charles Lignel (fils de Jean Lignel) fait son entrée à la direction du quotidien. Les deux familles qui se partagent à égalité les actions de la société Delaroche rentrent en conflit. En 1979 "Le Dauphiné Libéré" et "Le Progrès" reprennent leur indépendance. Le conflit ouvert en 1971 se termine par une vente aux enchères privée ordonnée par la cour d'appel de Paris. Jean-Charles Lignel devient le propriétaire du journal "Le Progrès".

En 1983, le siège du 85 rue de la République est abandonné pour rejoindre des locaux Rue de la Charité. En 1986, Le Progrès est repris par Robert Hersant qui vient également d’acquérir le Dauphiné Libéré (en 1983), Jean-Charles Lignel ne pouvant faire face aux échéances des emprunts.

En 2001, la rédaction déménage rue de Servient à Lyon 3ème. En 2004, le Progrès ainsi que l’ensemble des titres de la Socpresse (le « Groupe Hersant ») sont rachetés par le groupe Dassault. En février 2006, Le groupe de l’Est Républicain rachète le groupe Progrès et le Dauphiné Libéré. En 2007, le journal s'installe rue Montrochet à Lyon 2ème. En2009, Le groupe Crédit-Mutuel rachète le titre.

Numéros historiques

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • La Bibliothèque municipale de Lyon propose en ligne d'anciens numéros du Progrès, illustrés du XIXe siècle.
  • Le Progrès 150 ans d'actualité à la "une" . ISBN: 978-2-9187562-00-2

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