Le Matin de Paris

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HHistoire.pngistoire du journal

Journal fondé le 1er mars 1977 par Claude Perdriel.

Claude Perdriel, né le 24 octobre 1926, est un dirigeant de journaux français, à la tête notamment du Nouvel Observateur et dans les années 1970-1980 du quotidien Le Matin de Paris.

Le journal a déposé son bilan le 6 mai 1987

Diffusion :

- 1977 : 104 715,
- 1981 : 178 847,
- 1986 : 91 517.

Affichant dès son lancement son soutien à la gauche non communiste, Le Matin de Paris s’inscrit d'emblée dans une logique plus politique que commerciale. En effet, pressée de participer à la campagne des élections municipales et de préparer les élections législatives de mars 1978, sa direction préfère offrir à la masse de premiers lecteurs une “impression en forme de catastrophe ” . Quant à son lancement au printemps, c'est-à-dire avant une période estivale creuse particulièrement peu rentable pour la presse écrite, il le place d’emblée sous le sceau de difficultés financières.

Son soutien à Michel Rocard se manifeste à travers la mise en avant régulière de la popularité grandissante du député des Yvelines. Publiant dès le 6 octobre 1978 un sondage Louis Harris – Le Matin le présentant comme meilleur candidat que le 1er secrétaire, il multiplie les Unes et les grands titres sur ce thème (“Rocard distance Mitterrand” le 1er décembre 1978, “Rocard en hausse, Mitterrand en baisse” le 13 janvier 1978, “Le Recul de Mitterrand” le 17 janvier 1980, “La Poussée Confirmée de Rocard” le 18 janvier 1980). Présentant Rocard comme « le seul recours » de la gauche face à la candidature de Valéry Giscard d'Estaing, le quotidien encourage Mitterrand à se prononcer au plus vite afin que Rocard ne soit pas « gêné par sa grande ombre ». Estimant d’abord que tout retrait de sa candidature par Michel Rocard « serait compromettre sa carrière politique pour longtemps peut-être », il présente ensuite comme « tout à l’honneur de Michel Rocard de s’être immédiatement retiré ».

La décision prise dès 1978 par François Mitterrand de lancer un quotidien du parti socialiste (Combat Socialiste) marque alors une rupture avec le groupe Perdriel qui, selon Minute, aurait inquiété Claude Perdriel « au point qu’il aurait fait savoir, place du Palais-Bourbon, qu’il était disposé à mettre en veilleuse le rocardisme de son journal ».

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