LABÉ Louise

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Louise Labé, poétesse

Louise Labé, 1555
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Louise Labé, 1526-1566, surnommée la belle cordière, tient salon littéraire à Lyon. Elle est entourée et adulée des poètes et artistes de son temps, y compris de Pierre Woeiriot. Elle échange avec eux vingt-quatre odes et sonnets. Elle publie ces vers avec les poésies en réponse à le suite du "Débat de folie et d'amour". Cet ouvrage contient également ce portrait accompagné d'un sonnet de Pierre Woeiriot. Le visage est tranquille et le regard pénétrant, la toilette est élégante. Pierre Woeiriot a su rendre ici toute la personnalité de la belle cordière.

Cette reproduction, par Ambroise Firmin-Didot, du portrait de Louise Labé par Pierre Woeiriot fait partie de la documentation d'André Gautrot.

Il possède également un opuscule intitulé "Louise Labé dans l'esprit de son temps" par Louis Dunand, édité en 1962 par Les Editions de la Guillotière, les "Albums du crocodile" à Lyon. Cette brochure présente une deuxième version de la légende de l'estampe de Pierre Woeiriot.

Qui Lugdunensem depictam Laida cernis
Heu fuge : picta licet sauciat oculis.
(Toi qui vois représentée la Laïs lyonnaise
Fuis, car elle pourrait te blesser avec ces yeux).

Cette variante n'a pu se faire par le graveur qu'avec l'accord de Louise Labé.

Voici le sonnet V écrit par Pierre Woeiriot en hommage à Louise Labé :

A Dame Louïse Labé, sur son portrait
Jadis un Grec sus une froide image,
Que consacra Praxitele à Cyprine,
Rafreschissant son ardente poitrine,
Rendit du maître admirable l'ouvrage.
Las! peu s'en faut qu'à ce petit ombrage,
Reconnoissant ta bouche coralline
Et tous les trais de ta beauté divine,
Je n'aye autant porté de témoignage.
Qu'ust fait ce Grec si cette image nue
Entre ses bras fust Venus devenue ?
Que suis je lors quand Louïze me touche
Et l'accolant, d'un long baiser me baise ?
L'ame me part, et, mourant en cet aise,
Je la reprens ja fuiant en sa bouche.


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