Jean Nicolas VOYAUX-Defranoux

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L'abbé Jean Nicolas Voyaux-Defranoux est un ecclésiastique français. Il fut chanoine à l'église de Ste-Marie de Chelsea et bienfaiteur de la commune de Tendon en créant et en finançant l'hospice et l'école des Filles de la commune.

L'Abbé Voyaux-Defranoux Jean Nicolas.

Généalogie

Jean Nicolas Voyaux voit le jour le vendredi 4 janvier 1760 à Tendon, dans le duché de Lorraine.

Il est le fils légitime de Jean Joseph Voyaux, Greffier au Ban Saint-Joseph de Tendon [1] et de Catherine Defranoux.

Il est baptisé à Tendon (88460), le 5 janvier 1760. Il aura comme parrain Jean Nicolas Voyaux et Catherine Dieudonné sera sa marraine. Georges Joseph Vointre est l'officiant religieux qui a célébré le baptême.

Son père Jean Joseph meurt le 30 mai 1761 et sa mère Catherine meurt le 19 novembre 1816.

Jean Nicolas Voyaux est décédé le lundi 16 novembre 1840, à l'âge de 80 ans, à Londres.

Décédé à Londres, âgé dit son inscription tombale de près de 82 ans - Ste-Marie de Chelsea - Soho à Londres - Grande-Bretagne.

Nota : On retrouvera dans plusieurs documents historiques une syntaxe différente du nom de famille. Sur les registres paroissiaux de l'intéressé et de sa famille au 18ème siècle, il est noté "defranou" sur d'autres "de franoux" ou DeFranoux" et au 19ème siècle "Defranoux".

Biographie

Nos Prêtres de Tendon

Jean Nicolas Voyaux-Defranoux élève au collège Saint Claude de Toul.
Étudiant à la Sorbonne de Paris, il devient docteur en théologie.
Nommé prêtre, il est fait procureur du séminaire des Trente-Trois à Paris en 1790.
À la révolution française il est nommé vicaire apostolique en Angleterre.
À la restauration il est fait aumônier de l'ambassade de France à Londres.
Jean Nicolas Voyaux-Defranoux, a été chanoine du Chapitre Royal de Saint Denis (Basilique Saint-Denis).

Le Chapitre Royal de Saint Denis

À l'époque, les religieux de l'abbaye Royale de Saint Denis étaient charger de veiller sur les tombeaux des Rois. Afin de perpétuer cette mission, Le Roi Louis XVIII fonda par ordonnance du 23 décembre 1815, le corps des chanoines dont l'Abbé Jean Nicolas Voyaux-Defranoux fut membre en tant que chanoine honoraire[2].

Ses actions

Bâtiment accueillant l'hospice et l'école des filles.On voit les élèves devant la bâtisse et les adultes en plan de fond.

L’hospice[3] fut créé par l’ordonnance royale du 21 juin 1836 autorisant la fondation par Jean-Nicolas Voyaux de Franous, bienfaiteur de la commune. L’hospice avait pour vocation d’accueillir des indigents malades ou infirmes, mais le règlement refusa de prendre en charge les malades incurables, contagieux ou militaires. Géré par trois sœurs de la Providence de Portieux, l’établissement comprenait, outre les chambres, une pharmacie, une école de petites filles et une exploitation agricole.

Il fonda dans son village natal une école de filles en 1825 et un hôpital en 1834.

Élevé au collège de Saint-Claude, à Toul, il étudia la philosophie et la théologie au séminaire de Saint-Dié, puis fut envoyé à la Sorbonne par son évêque, et y reçut le bonnet de docteur.

Il fut nommé prêtre et devint procureur du séminaire des Trente-trois à Paris 1790.

Au temps de la Révolution, il avait émigré en Angleterre où il fut nommé vicaire apostolique. Il fonda une église Ste-Marie de Chelsea dans le quartier de Soho.

Sous la Restauration Louis XVIII, le fit aumônier de l'ambassade de France à Londres, et le nomma chanoine du Chapitre de Saint-Denis . Il fut l'ami du Duc & de la Duchesse de Berry avec lesquels il échangea de nombreuses correspondances épistolaires durant son exil en Angleterre.

Charles X l'aurait anobli ensuite lequel lui a offert un trône en marbre en signe de sa fidélité qui se trouve dans l'église de Sainte-Marie de Chelsea ; il ajouta à son nom celui de "Defranoux" en mémoire à sa mère.

Son portrait trône à l'intérieur de la salle du conseil municipal de Tendon où il arbore la décoration de l'Ordre du Saint-Esprit au cordon bleu.


Un ouvrage avait été écrit sur lui dans les années 1970 sur la correspondance échangée avec le curé de Tendon, l'abbé Marchal devenu par la suite évêque.

Bibliographie

  • Becherand (A.), « L'abbé Voyaux de Franoux », Dictionnaire des Vosgiens célèbres, 1990, p. 366 (Arch. dép. Vosges, usuel).
  • Marchal (Mgr), L'abbé Voyaux de Franoux..., Saint-Dié, 1895. et L'Abbé Voyaux de Franoux, fondation d'une école gratuite de filles et d'un hospice, s. l., s. d., » (Arch. dép. Vosges, B. V. n° 32).
  • Baumont (G.), Abbé Voyaux , un vosgien dans la charrette d'André Chenier », La Révolution dans les Vosges, t. XXI, 1933, (Arch. dép. Vosges, JPL 708).

Références

  1. Registre paroissial de la commune de Tendon(Vosges) page 32.[1],
  2. La France ecclésiastique: almanach du clergé 1835-1836 publié sur les documents du ministère des cultes. page 311.
  3. Archives départementales des Vosges de Tendon.[2]