JUIN Alphonse

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Alphonse JUIN (1888-1967)

Maréchal de France : 1952

Baton de Maréchal.JPG
Bâton du Maréchal de France

Juin, le général Pied-Noir

Maréchal Juin.jpg

Fils de Victor Pierre JUIN gendarme et de Précieuse SALINI, Alphonse Juin est né le 16 décembre 1888, à Bône, en Algérie.

Après des études à Constantine puis à Alger, il est reçu à Saint-Cyr en 1909. Sorti major de sa promotion - promotion "de Fès", la même que Charles de Gaulle - en 1912, il opte pour les Tirailleurs algériens.
Affecté au Maroc fin 1912, le sous-lieutenant Juin prend part aux opérations de pacification du pays.

Le 3 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France. Le lieutenant Juin monte au front avec les troupes marocaines.
En septembre 1914, il participe aux combats de la Marne. Grièvement blessé sur le front de Champagne en mars 1915, il perd en partie l'usage du bras droit.
Capitaine en 1916, il rejoint le 5e bataillon de tirailleurs marocains au Chemin des Dames.
En février 1918, il suit les cours d'état-major à Melun avant d'être détaché en octobre à la mission militaire française auprès de l'armée américaine et affecté au cours de perfectionnement des officiers de liaison du Corps expéditionnaire américain.

Après la guerre, il enseigna une année à l’École de guerre avant de regagner l’Afrique, où il se battit dans le Rif. Son action vigoureuse en faveur de la pacification du Maroc au début des années 20 lui valut d’être proposé à titre exceptionnel pour le grade de chef de bataillon.

Étant repassé vers 1930 par l’École de guerre pour y dispenser un cours de tactique générale, il gravit tous les échelons de la hiérarchie militaire, fut promu chef d’état-major des forces armées de l’Afrique du Nord, puis, à la fin de l’année 1938, général de l’armée d’Afrique.

En 1939, au moment de la déclaration de guerre, il fut nommé commandant de la 15e division d’infanterie motorisée. Il couvrit la retraite de Dunkerque en mai 1940, mena un combat désespéré, mais fut fait prisonnier le 19 mai. Libéré en juin 1941 sur requête du maréchal Pétain, il fut envoyé pour succéder à Weygand comme commandant en chef des forces d’Afrique du Nord.

Nommé commandant en chef des troupes d'Afrique du Nord, le 20 novembre 1941, Juin collabore activement au réarmement clandestin des troupes franco-africaines devant préparer la revanche contre l'Axe.
Commandant du corps expéditionnaire français en Italie (120 000 hommes), le général Juin joue un rôle capital dans l'effondrement des défenses allemandes dans les Abruzzes et, le 4 juin 1944, défile dans Rome libérée aux côtés du général américain Clark.

S’étant rallié aux Américains en novembre 1942, il prit la tête du contingent français qui arrêta la force de l’Axe en Tunisie, et contribua à l’anéantissement de l’Afrikacorps. Il imposa aux Alliés son plan d’offensive et perça en mai 1944 le front allemand sur le Garigliano, ouvrant la route de Rome et de Sienne.

Son corps fut ensuite affecté au débarquement de Provence. Chef d’état-major général de la Défense nationale de 1945 à 1947, il fut (1947-1951) résident général au Maroc.

Nommé ensuite inspecteur général des forces armées, il exerça dans le même temps (1951-1956) le commandement interallié des forces terrestres du secteur Centre-Europe de l’OTAN.

Élevé à la dignité de Maréchal de France en 1952, Alphonse Juin se montra hostile à la politique algérienne du général de Gaulle, mais refusa néanmoins de soutenir le putsch des généraux.

Le maréchal Juin réunissait toutes les qualités à la fois d’homme de terrain et de stratège. Il était l’un des seuls officiers généraux à tutoyer le général de Gaulle, dont il était camarade de promotion. Leurs rapports étaient néanmoins distants. Comme il avait demandé un jour à ce dernier de lui dédicacer sa photographie, de Gaulle s’exécuta en inscrivant au bas du portrait : « Au maréchal Juin, qui sut saisir la victoire quand elle se présentait. »

Membre de l’Académie des Sciences coloniales, il fut élu à l’Académie française le 20 novembre 1952, par 25 voix — une véritable élection de maréchal —, au fauteuil de Jean Tharaud.

C’est Maurice Genevoix qui le reçut le 25 juin 1953. Il reçut lui-même Henri Troyat.

Il décédera le 27 janvier 1967 à Paris, il avait 78 ans, et plus précisément à l'Hôpital Militaire du Val de Grace. Il est inhumé aux Invalides

Ses écrits

Il a laissé quelques écrits, notamment un volume de Mémoires et :

  • Le Maghreb en feu,
  • L'Europe en question en collaboration avec Massis,
  • Mémoires en 2 volumes (Tome1) Alger, Tunis, Rome - (Tome 2) Libération de la France,
  • Avènement de la IVè République 1944-1947,
  • Maroc 1947-1951,
  • Alliance atlantique 1951-1958.
  • Je suis soldat,
  • La Campagne d'Italie,
  • C'étaient nos frères,
  • La France en Algérie en collaboration avec Narun,
  • La Brigade Marocaine à la Bataille de la Marne.

Médailles

  • Grand-Croix de la Légion d'honneur
  • Médaille militaire
  • Croix de guerre 1914-1918

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