Informatique - saisie des lieux

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Saisie des lieux

Introduction

Deux buts : faire profiter aux "débutants" de l'expérience des plus "expérimentés" et faciliter les échanges de fichiers grâce à des "règles" communes. L'importation d'un fichier implique toujours un examen des lieux coûteux en temps. Nous tentons de répondre aux questions sur l'orthographe (actuelle ? ancienne ? abréviation ?), la typographie (majuscule/minuscule ? accent ? traits d'union ?), l'incertitude (information partielle, incertaine ou illisible : comment la noter ?), sur les codes (Insee ? postal ? pays ? à l'étranger ?) et la transcription des noms étrangers.

Le généalogiste a besoin par ordre de priorité des informations suivantes :

  • la commune : avec en France le code Insee, en option
  • une subdivision : identifie une paroisse ou un lieu-dit à l'intérieur d'une commune
  • la région : en France le département
  • le pays

Après un rappel des règles générales, nous détaillons chaque niveau. Les annexes complètent ces sujets. Ensuite nous détaillerons les particularités des pays étrangers.

Règles générales

Orthographe de l'acte

  • Saisir toujours le nom d'un lieu (toponyme) selon ce qui est dans l'acte [sauf les aberrations évidentes : "Parris" doit être saisi "Paris" (un seul "r")].
  • S'il y a une différence avec une orthographe contemporaine, saisir l'orthographe écrite dans l'acte.
  • Ne jamais utiliser d'abréviations (pensons aux étrangers ou aux générations futures - les logiciels permettent de simplifier les saisies répétitives).
Exemples : La Ferté-sous-Jouarre, Sainte-Sévère-sur-Indre
  • Si un lieu-dit a changé de commune (du fait d'un changement de limite), saisir le nom de la commune dans laquelle le lieu-dit se trouvait au moment de l'événement.
  • Si deux communes se sont regroupées, saisir le nom de la commune au moment de la rédaction de l'acte.

Majuscules, minuscules et article initial

  • Tous les substantifs et adjectifs prennent une majuscule (les majuscules gardent leur accent)
Exemples : Sarre-Union, Saussay-la-Campagne, Ferrière-la-Grande, Chaînée-des-Coupis, Saint-Étienne
  • Les prépositions, conjonctions et adverbes prennent une majuscule en début de nom et une minuscule à l'intérieur du nom (sauf "Hors" toujours avec majuscule).
Exemples : Inchy-en-Artois, Frohen-le-Grand, Chaillé-sous-les-Ormeaux, Foucaucourt-Hors-Nesle, Houlbec-près-le-Gros-Theil
  • Les articles prennent toujours une minuscule sauf l'article initial qui prend une majuscule.
Exemples : Le Mans, Sury-ès-Bois, D'Huison-Longueville
  • Article initial. Pour écrire une commune actuelle la graphie officielle donne toujours l'article initial au début.
Exemples : Le Mans, La Rochelle, Les Clayes-sous-Bois

Trait d'union

  • Il y a une différence entre les noms officiels et les noms non officiels :
  • Noms de lieux officiels : pour les communes, les départements, les régions, il faut utiliser systématiquement le trait d'union entre les composantes sauf après l'article initial.
Exemples : Choisy-le-Roi, Le Mans, La Rochelle, Pas-de-Calais
  • Exception  : la région Pays de la Loire
  • Noms de lieux non officiels : ils ne comportent en principe jamais de trait d'union (sauf exceptions en annexe).

Information douteuse, partielle, illisible, inconnue

  • Information douteuse
Il faut mettre un point d'interrogation "?" immédiatement après l'information. Il vaut mieux saisir une information douteuse en la spécifiant dans une note plutôt que de ne rien mettre.
Exemples : Le Havre?, 81?, Cantal?
  • Information partielle
Il faut mettre des points de suspension "..." (trois petits points) à la place de la partie illisible, ce qui signifie qu'il y a une information incomplète.
Exemple 1. : "...tour" : lieu qui se termine par tour
Exemple 2. : "Tra..." : lieu qui commence par Tra
  • Information illisible
Il faut saisir en clair "illisible" ou saisir les points de suspension "...". Cela signifie que l'information existe et qu'elle n'a pas pu être déchiffrée. Une autre personne pourra peut-être la lire.
  • Information inconnue :
Exemple : "disparu en mer".

On peut dans ce cas-là :

  • Créer un lieu "en mer" avec ajout dans les notes du décès des informations complémentaires (transcription, etc.)
  • Mettre le lieu le plus proche, à terre ou le lieu d'armement du navire naufragé (cf jugement de décès)
  • Omettre le lieu mais seulement indiquer la date et les détails dans une note. Si l'événement a fait l'objet d'un acte quelconque, il devrait alors faire l'objet d'un événement particulier (avec date et lieu de l'acte, plus note ; sinon indiquer la source de l'événement : décès.
  • Mentionner le lieu de telle façon (exemple les rôles d'équipages de la Royale sous Louis XVI) :
  • mort en mer
  • mort à la mer
  • mort à bord,
  • mort au combat (tombé à la mer ou noyé)
  • décédé de maladie à bord, décédé de blessure de combat à bord.
Il faut donc conserver les notations des rôles d'équipage, sachant que la troisième permet une localisation un peu plus précise, les combats de cette époque étant assez bien localisés et relativement proches des côtes.

Noms de lieux français : officiels et non officiels

  • Les noms de lieux officiels : correspondent aux entités administratives (régions, départements, arrondissements, cantons, communes).
Selon la loi c'est le « Dénombrement de la population » publié par l'Insee qui fixe la graphie officielle de ces noms.
  • Les noms de lieux non officiels : correspondent à la très grande majorité (lieux-dits, hameaux, écarts, habitations isolées, frairies, etc.).
La graphie de ces noms résulte de l'usage, du contexte ou de la langue. La transcription de ces noms a dû faire l'objet de règles particulières.

Traduire ou non les noms de lieux étrangers

  • Dans un fichier généalogique comment doit-on saisir les noms de lieux étrangers dans la langue d'origine ou dans la langue du rédacteur ?
Exemple : Aachen, Köln, NordRhein-Westfalen, DEU ou Aix-la-Chapelle, Cologne, Rhénanie-du-Nord-Westphalie
  • Solution 1
La plus recommandée est d'utiliser dans la mesure du possible l'écriture du pays concerné.
Les noms de lieu polonais en polonais, les noms de lieu allemands en allemand, les noms anglo-saxons en anglais, etc.
Cette recommandation est motivée par le souci de permettre une meilleure lisibilité du fichier généalogique par d'éventuels lecteurs (cousins) de différents pays et donc, a priori non francophones, pouvant consulter cette base généalogique.
  • Solution 2
On peut aussi considérer qu'un fichier généalogique a la langue de son rédacteur. C'est certainement l'option la plus utilisée car aussi la plus facile à mettre en œuvre. On peut donc écrire l'orthographe française si l'on se confine à la France et utiliser l'orthographe étrangère si l'on a des contacts étrangers. Il convient dans ce cas d'être uniforme dans le choix et de préparer une notice explicative.

Cas : Contrats de mariage

Sous l'Ancien Régime, les contrats de mariages s'établissaient en différents endroits et il n'est pas évident de connaître le lieu où le contrat a été rédigé.

Quel lieu inscrire ? Le lieu du mariage ? Celui de l'épouse ? Rien du tout ? Celui du notaire ?

  • Suggestion
Choisissez le lieu d'exercice habituel principal du notaire ayant reçu l'acte, même s'il figure dans celui-ci une indication précise sur le lieu de rédaction, indication reportée alors dans une note attachée à l'enregistrement.
En effet, le lieu d'exercice principal du notaire est "en général" connu, et dûment précisé dans les répertoires numériques des services d'archives, tandis que le lieu de rédaction de l'acte est loin d'être toujours rapporté par le notaire ou le clerc qui a rédigé la minute.

Communes françaises

En France : "Les noms officiels sont ceux des entités administratives : régions, départements, arrondissements, cantons, communes."

D'après les lois en vigueur, l'édition la plus récente du « Dénombrement de la population », publié par l'Insee, est le document qui fixe la graphie officielle de ces noms, à l'exclusion de toute autre publication émanant ou non d'une administration (Poste, DDE, etc.).

Texte de l'IGN - Charte de Toponymie

La législation déclare officielle "la forme donnée par les tableaux de la population des communes de France" ; la circulaire du 15 mai 1884 du Ministère de l'Intérieur impose aux administrations d'utiliser pour leurs publications ces "listes de recensements". Les "Dénombrements de la population" des recensements paraissent sous le double sceau du Ministère de l'Intérieur et de l'Insee, dans un document intitulé Code Officiel Géographique.

Cas particuliers

Changement de nom

  • Saisir le nom tel qu'il est dans l'acte. Le Code Insee servira à identifier la commune en cas de doute
Exemple :
un ancêtre est peut être né à Villiers-Bonneux. Après un regroupement de communes, cette commune est devenue Perce-neige (Code Insee : 9469 en 1972).
  • Il faut saisir le nom du lieu Villiers-Bonneux qui correspond à celui de l'événement et saisir le code Insee pour le localiser, cette saisie ancienne permettra de retrouver les documents aux Archives.

Commune inexistante

  • Avant la création du Code Insee en 1943
  • Il faut saisir le nom de la commune et le numéro Insee de la commune actuelle, cela permettra de la localiser.
Exemple : Saint-Eusoge a été rattachée à Rogny en 1790. Saisir 89324 et Saint-Eusoge.

Commune non mentionnée

  • Si l'information de la commune n'est pas mentionnée dans un acte, il ne faut rien saisir et laisser la rubrique correspondante en blanc. Il ne faut surtout pas mettre de ? ni de commentaire Commune inexistante...

Commune ou lieu-dit

  • Si vous ne savez pas si le toponyme lu est une commune ou un lieu-dit
Il faut saisir de préférence le nom en tant que commune suivi d'un point d'interrogation et ajouter une note pour expliquer votre doute

Hésitation sur son département

  • Si vous hésitez entre deux communes, ayant la même orthographe mais existant dans différents départements
Il faut saisir la commune mais ne rien indiquer dans le code lieu ni le département.
  • Exemple : Courcelles (cette commune existe dans six départements différents).

Les frontières communales changées

  • Si une paroisse de l'Ancien Régime est aujourd'hui sur deux communes
Il faut chercher la bonne commune en fonction du lieu-dit, sinon il faut saisir l'un des deux noms, mettre un point d'interrogation et ajouter une note pour expliquer votre doute.

La paroisse n'est pas le lieu de résidence

  • Si un acte acte est rédigé dans une paroisse qui n'est pas le lieu de résidence
Il faut saisir le lieu d'établissement de l'acte.
Exemple 1. : un village bien identifié ne dispose pas d'église au démarrage des registres paroissiaux. Les habitants par commodité en pays montagneux vont se marier et déclarer les naissances et les décès dans la paroisse voisine.
Exemple 2 : Cas des mariages protestants au "désert". Mariage civil au lieu de provenance de la femme, mariage religieux au lieu fictif "mariage au désert".
Il faut saisir le mariage au lieu où on a trouvé les registres (en fait le pasteur devait se déplacer avec son registre). Le Gildas Bernard "les Familles Protestantes de France" ne donne pas la solution.

Problème informatique

  • Si votre logiciel ne contient qu'un seul champ pour saisir les lieux : nom de la commune, code Insee (ou rien), code pays.
Exemple 1. : Bordeaux,33063,Fra
Exemple 2. : Rome,,Ita

Code Officiel Géographique (COG) Insee

  • Saisir le code postal ne sert strictement à rien.
  • En cas de changement de département, donner le numéro du département actuel.
  • Le mieux est d'utiliser le Code Officiel Géographique (COG) Insee, à cinq chiffres.

Ce numéro est unique et permet d'identifier avec certitude une commune (avec le département, l'arrondissement, le canton et la commune). Il permet d'identifier avec assurance une commune même si elle a changé de nom. Ce code est utilisé dans les Archives départementales.

Sur le site de l'Insee, vous avez la possibilité de trouver celui-ci, Code Insee des communes. Ce site vous permet de chercher par nom des villes, excepté pour les collectivités territoriales dont la recherche s'effectue : Code Insee Collectivités d'Outre-Mer

Composition du Code Officiel Géographique (COG) Insee

La création du Code Officiel Géographique Insee date de 1943. Une commune qui a disparu depuis cette période a un code qui n'est pas réutilisé.

Le Code Officiel Géographique Insee se décompose ainsi :

  • Métropole
  • numéro du département sur deux chiffres de 01 à 95 + un code commune de 3 chiffres (numéro affecté à l'intérieur du département en 1943 selon l'ordre alphabétique).
Exception La Corse dont les numéros de département sont 2A et 2B (anciennement 20)

Les grosses villes, comme Paris, Lyon, Marseille ont des arrondissements municipaux. Et pour chaque arrondissement, il y a un code Insee.

  • Paris : Code Géographique Insee 75056 dont 20 arrondissements ( Paris 1: 75101 jusqu'à Paris 20 : 75120)
  • Lyon : Code Géographique Insee 69123 dont 9 arrondissements (Lyon 1 : 69381 à Lyon 9 : 69389)
  • Marseille : Code Géographique Insee 13055 dont 16 arrondissements (Marseille 1 : 13201 à Marseille 16 : 13216)
  • Départements et régions d'Outre-Mer (DROM)
  • numéro du Département sur trois chiffres de 971 à 974 + 976 (Mayotte) + un code commune de deux chiffres
Exception  : Mayotte ayant intégré les Départements d'Outre-Mer depuis 2011. Mayotte dont le code est 976 + un code canton à 3 chiffres pour 16 cantons (601 à 617), Le Chef lieu Mamoudzou, qui contient 3 cantons a le code unique de 611.
  • Collectivités d'outre-mer (COM)
  • Saint-Pierre-et-Miquelon : 975 + deux chiffres (01 et 02) pour les deux communes
  • Saint-Barthélemy : 977 + deux chiffres (01) pour une commune
  • Saint-Martin : 978 + deux chiffres (01) pour une commune
  • Terres australes et antarctiques françaises : 984 + deux chiffres (11 à 15) pour les îles et les archipels
  • Wallis et Futuna : 986 + deux chiffres (11 à 13) pour les trois circonscriptions territoriales
  • Polynésie française : 987 + deux chiffres (11 à 58) pour les communes
  • Nouvelle-Calédonie : 988 + deux chiffres (01 à 33) pour les communes
  • Île de Clipperton : 989 + deux chiffres (01) pour la commune
  • Particularité de la Région Île de France
  • Avant 1792, Paris est administré par paroisses (ex : Paroisse St Eustache)
  • De 1793 à 1860, Paris est administré par des arrondissements (12 arrondissements, Paris-I à Paris-XII, dits "arrondissements anciens")
  • 1860, Napoléon III créé les arrondissements actuels (Paris 1er à Paris 20e)
  • Loi du 10 juillet 1964, "portant réorganisation de la région parisienne"
  • "La région parisienne est composée de la ville de Paris, des départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, de l'Essonne, des Yvelines, du Val-d'Oise et du département de Seine-et-Marne."
  • "Les limites des départements créés par la présente loi et la liste des communes qu'ils comprennent sont indiquées sur la carte et dans le tableau figurant en annexe. Voir Annexe Loi du 10 juillet 1964"
  • "Les départements de la Seine et de Seine-et-Oise sont supprimés"
  • Il est important de prendre le Code Géographique Insee correspondant au département actuel pour les communes se situant en Île-de-France.
  • Le Code officiel géographique Insee existant depuis 1943, certaines communes de l'ancien département de la Seine ont changé de département par la loi du 10 juillet 1964, et peuvent avoir deux codes :
Exemple : Alfortville dépendait avant 1964 du département de la Seine (75) et son code Insee était 75001 . Suite à la loi du 10 juillet 1964, Alfortville est devenu chef-lieu de canton du département du Val-de-Marne (94) et son code Insee actuel est 94002.

Subdivision

Voir les règles générales. C'est un nom non officiel.

  • Permet de saisir une paroisse, un lieu-dit, une rue, une adresse, une maison, un moulin, un hameau, un écart (petit groupe d'habitations), une habitation isolée, etc.
  • Si vous avez plusieurs lieux-dits à saisir dans le même champ, préférez le point virgule pour séparer les données.
Exemple : moulin de Dupont, caynac
NB  : il est fortement déconseillé de mettre des virgules dans le texte de ce champ. Si vous en saisissez, l'interprétation en GEDCOM et/ou la publication internet sera très perturbée.
Exemple : 3 rue des Causaques

Département

  • Si on a un doute sur le département d'une commune mais que l'on travaille sur un département donné il semble préférable de saisir le département supposé avec le "?". Ce sera toujours une piste à explorer.
Exemple : Aveyron?
  • En cas de déplacement des limites d'un département, il faut choisir le département où se trouve la commune de nos jours (pour faciliter vos échanges avec un correspondant).
Exemple : l'ancien département de la Seine (75) a été divisée en Paris (75), Hauts-de-Seine (92), Seine-Saint-Denis (93) et Val-de-Marne (94). On notera le département actuel de localisation de la commune.

La France comprend 101 départements (95 en métropole et 5 dans les DOM-ROM).

  • Métropole
Le code département est sur deux positions. Le code attribué à l'origine correspondait au classement alphabétique (sauf le Territoire de Belfort). Le code 20 a été remplacé par 2A et 2B suite au découpage de la Corse en deux départements.
Liste officielle des noms des départements de la métropole :
Ain (01); Aisne (02); Allier (03); Alpes-de-Haute-Provence (04); Hautes-Alpes (05); Alpes-Maritimes (06); Ardèche (07); Ardennes (08); Ariège (09); Aube (10); Aude (11); Aveyron (12); Bouches-du-Rhône (13); Calvados (14); Cantal (15); Charente (16); Charente-Maritime (17); Cher (18); Corrèze (19); Côte-d'Or (21); Côtes-d'Armor (22); Creuse (23); Dordogne (24); Doubs (25); Drôme (26); Eure (27); Eure-et-Loir (28); Finistère (29); Corse-du-Sud (2A); Haute-Corse (2B); Gard (30); Haute-Garonne (31); Gers (32); Gironde (33); Hérault (34); Ille-et-Vilaine (35); Indre (36); Indre-et-Loire (37); Isère (38); Jura (39); Landes (40); Loir-et-Cher (41); Loire (42); Haute-Loire (43); Loire-Atlantique (44); Loiret (45); Lot (46); Lot-et-Garonne (47); Lozère (48); Maine-et-Loire (49); Manche (50); Marne (51); Haute-Marne (52); Mayenne (53); Meurthe-et-Moselle (54); Meuse (55); Morbihan (56); Moselle (57); Nièvre (58); Nord (59); Oise (60); Orne (61); Pas-de-Calais (62); Puy-de-Dôme (63); Pyrénées-Atlantiques (64); Hautes-Pyrénées (65); Pyrénées-Orientales (66); Bas-Rhin (67); Haut-Rhin (68); Rhône (69); Haute-Saône (70); Saône-et-Loire (71); Sarthe (72); Savoie (73); Haute-Savoie (74); Paris (75); Seine-Maritime (76); Seine-et-Marne (77); Yvelines (78); Deux-Sèvres (79); Somme (80); Tarn (81); Tarn-et-Garonne (82); Var (83); Vaucluse (84); Vendée (85); Vienne (86); Haute-Vienne (87); Vosges (88); Yonne (89); Territoire de Belfort (90) [exception orthographique sur le trait d'union]; Essonne (91); Hauts-de-Seine (92); Seine-Saint-Denis (93); Val-de-Marne (94); Val-d'Oise (95).
  • Département d'Outre-Mer
  • Le code département est sur trois positions.
Liste officielle des noms des départements d'Outre-Mer :
Guadeloupe (971); Martinique (972); Guyane (973); Réunion (974), Mayotte (976),
  • Collectivités Territoriales d'Outre-Mer
  • Le code territorial est sur trois positions.
Liste officielle des noms des Collectivités d'Outre-Mer :
Saint-Pierre-et-Miquelon (975), Saint-Barthélemy (977), Saint-Martin (978), Terres australes et antarctiques françaises (984), Wallis et Futuna (986), Polynésie française (987), Nouvelle-Calédonie (988), Île de Clipperton (989).

Région

  • À saisir ou non selon les souhaits de chacun.
  • La France compte dix-huit régions dont treize sont situées en métropole et cinq dans les DOM-ROM.

Liste officielle des régions françaises : Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte, Île-de-France, Centre-Val de Loire, Bourgogne-Franche-Comté, Normandie, Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Pays de la Loire, Bretagne, Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Corse

Cas particuliers

Généanet se permet quelques approximations dans la codification des régions : PCA renvoie par exemple à Provence Côte d'Azur. Les traits d'union sont systématiquement absents et les Alpes sont littéralement rasées. NOR escamote les Haute et Basse Normandies, CHA exclut l'Ardenne de "Champagne-Ardenne".

Pays étrangers

Communes

Les lieux ayant changé à travers les époques, les guerres, les invasions ayant bouleversé le monde, il vaut mieux saisir le nom actuel d'un lieu, plutôt que l'ancien. Les cartes informatiques actuelles qui permettent de tracer géographiquement vos ancêtres (Google Maps, Google Earth, OpenStreetMap) fonctionnent sur le nom contemporain d'un lieu.

  • Exemple 1 : Gdansk (Pologne) était Dantzig (Allemand)
  • Exemple 2 : Strasbourg (Alsace, France) était Strasbourg (Alsace, Allemagne en 1913)

Code Lieu

Code Commune

Ce code est composé du code chiffre en usage par les offices de statistiques des différents pays.


Belgique : c'est le code INS (5 chiffres). Voir le paragraphe sur la Belgique.

Canada : code du bureau de la statistique. Voir le paragraphe sur le Québec.

Pays-Bas : Voir le paragraphe sur les Pays-Bas

Italie : code ISTAT (6 chiffres) - Exemple pour Rome : 058091. Les mairies (communi ou municipio) sont pourvues de cette base pour tous les actes.

États-Unis : Code par comté (le comté a une nature administrative réelle). En gros, 2 chiffres pour l'état et 3 pour le comté. Ces codes par comté ne sont pas compatibles avec les codes postaux qui ont des séries de chiffres en fonction de la population locale.

Subdivision

Département

Régions

Exemple : Comté, Länder (Allemagne), État (États-Unis), Margraviat, Canton en Suisse, Province en Belgique et au Canada.
Suggestion : pour la France possibilité de saisir dans cette zone les Provinces d'Ancien Régime. Ça peut être utile pour les étrangers (en particulier d'outre-Atlantique) car bien souvent c'est par ce biais que les lieux ont souvent été visualisés lors des émigrations.

Algeria flag large.png Algérie

Communes & codes Insee avant l'indépendance

Du fait du lien entre l'Algérie et la France, les communes d'Algérie ont eu un code Insee (création en 1943) jusqu'à l'indépendance. À partir de 1951 il y a eu 4 départements et dans la logique de construction de ce code, ils ont pris les numéros Alger (91), Oran (92), Constantine (93) et Territoires du Sud (94) à la suite du dernier Territoire de Belfort (90). Il y a eu de nombreux changements. Certains changements comptent 12 ou 15 départements. Site Profburp - Les départements

Certains noms historiques datent des romains, surtout pour les grandes villes. Les français ont rebaptisé les villes en se basant souvent sur les noms historiques des sites, ou créés de toute pièce car ils ont créé des villes sur des sites qui n'avaient pas de noms (exemple : Orléansville en l'honneur du Duc d'Orléans). La plupart des villes ont été renommées après l'indépendance : certaines ont retrouvé leur nom historique, en tout cas leur nom"arabophone".

Description et correspondance noms français/actuels : Site Users.antrasite - Correspondance
Autre site : Site Profburp

En savoir plus : Site Splaf - Algérie

Source : à partir d'informations de Carine Lainé

Germany flag large.png Allemagne

En Allemagne un canton (Kreis en allemand) réunit plusieurs villages . On retrouve un système de paroisse moins compliqué car les Länder avaient une représentation religieuse uniforme (ce n'est plus le cas sur les 80 dernières années)...

  • subdivision -> Paroisse
  • commune -> Village
  • région -> Canton
  • région -> Land (Länder pour le pluriel)
  • pays - > Allemagne

Portail-regionalisme-BEL.png Belgique

Le pays n'est pas très grand et le besoin de localiser la ville dans une entité plus grande n'est pas nécessaire. Les généalogies n'en sont pas tributaires. Divisions administratives : lente régionalisation depuis les années 1970 qui transforme le découpage administratif. Le découpage utilisé par une administration dépend de son niveau de compétence. Ces nouvelles divisions se substituent lentement aux anciennes sans les remplacer. Les deux sont toujours en application.

La Belgique est un État fédéral qui se compose des communautés et des régions. La Belgique comprend trois communautés : la Communauté française, la Communauté flamande et la Communauté germanophone. La Belgique comprend trois régions : la Région wallonne, la Région flamande et la Région bruxelloise. La Belgique comprend quatre régions linguistiques : la région de langue française, la région de langue néerlandaise, la région bilingue de Bruxelles-Capitale et la région de langue allemande. Chaque commune du Royaume fait partie d'une de ces régions linguistiques. La Région wallonne comprend les provinces suivantes : le Brabant wallon, le Hainaut, Liège, le Luxembourg et Namur. La Région flamande comprend les provinces suivantes : Anvers, le Brabant flamand, la Flandre occidentale, la Flandre orientale et le Limbourg.

  • subdivision -> Lieux-dits/ paroisse (église) = Lieu-dit et paroisse (avec le nom de l'église)
  • commune -> commune avant fusion/ ville/ village = Commune avant fusion, ville, village: le nom d'une commune est souvent celui d'une localité située sur le territoire communal. En fonctions de certains critères, une localité peut être une ville ou un village. La carte de Wallonie fait toujours référence aux anciennes communes, tant dans la carte que dans la base de données y associée.
  • région -> commune fusionnée (589). Les communes ont été fusionnées en 1976 pour réduire le nombre de communes. Plusieurs communes d'avant 1976 donnent une commune fusionnée actuelle.
  • région -> Région/Province - Une province est un regroupement d'arrondissements. La manière officielle de différencier deux localités qui portent le même nom (Jemeppe, Jeneffe, Tongerloo, etc.) est d'indiquer leur arrondissement administratif ; ainsi Tongerloo (Hasselt) et Tongerloo (Gent).
  • pays : Belgique
  • code lieu : code INS

NB :

  • Lors de la fusion des communes et de la création des régions, des entités inférieurs ont pu changer de nom, de limites.
  • Pour différencier deux localités qui portent le même nom, le découpage en région ou province est parfois insuffisant.
Exemple : Sainte-Marie (Virton) et Sainte-Marie (Neufchâteau) sont en Région wallonne et dans la Province du Luxembourg toutes les deux.
  • Une ville est une commune qui à reçu officiellement le droit de porter le titre de ville. On trouvera des documents avec "La ville de Neufchâteau" ou Neufchâteau (Neufchâteau). C'est le même endroit. Alors que Neufchâteau (Verviers) est un petit village à 15 km au nord-ouest de Verviers. L'administration communale de cette dernière entité signera la "commune de Neufchâteau".
  • Un arrondissement regroupe plusieurs communes :
- On distingue l'arrondissement judiciaire, c'est-à-dire là où le tribunal est compétent (c'est ce qui nous intéresse pour l'état civil et les archives)
- et l'arrondissement administratif (utilisé par exemple pour les cartes de l'Institut Géographique national pour distinguer deux villes avec le même nom).
  • Compétence en cartographie : cartes fédérales publiées par l'IGN. Les cartes régionales éditées par leurs administrations. Exemple : la carte de la région wallonne, réalisée par le Ministère de l'équipement se base sur l'orthographe de la poste.

Liens concernant les lieux en Belgique.

  • Institut National de Statistique (INS) : liste des communes avec code INS (+ code postal). Peu utilisée par les généalogistes.
Liste des anciens codes INS des localités en Belgique (les nouveaux codes INS sont attribués uniquement aux communes (chef-lieux des entités), pas aux villages qui les accompagnent... ce qui laisse de côté 80 % des localités).
Fichier complet auprès de l'Institut National des Statistiques où l'on peut y commander une brochure intitulée "Liste des communes avec codes postaux"; dans cette brochure sont repris l'ensemble des localités avec leur code postal et l'ancien n° INS. La brochure coûte 6 euros et l'on reçoit en cadeau une disquette (ou un fichier envoyé par mail) avec le contenu de la brochure, donc les fameux codes. L'INS précise que "la reproduction du contenu de cette publication (...) est interdite, sauf autorisation de l'INS"
  • Les communes belges : fusion, adresse des administrations, noms français/flamand (site non officiel) codes postaux
  • IGN : orthographe des toponymes et cartes des communes, provinces, régions et arrondissements.
  • Gouvernement fédéral : communautés, régions et cartes
  • Université de Liège : coordonnées géographiques de 2 735 localités (latitude, longitude, coordonnées Lambert)
  • Associations généalogiques : Service de Centralisation des études Généalogiques et Démographiques (SCGD) et en Flandre le VVF.
  • Généalogie informatique wallonne

Uk flag medium.png Royaume-Uni

Chapman Codes avec le nom complet des counties d'Angleterre, du Pays de Galles, d'Écosse et d'Irlande.

Site Wykes

Luxembourg flag medium.png Luxembourg

Grand-Duché de Luxembourg : Institut Grand-Ducal. Section de Linguistique, de Folklore et de Toponymie

dont Carte du Luxembourg avec limite des Communes

dont Listes des communes et lieux-dits

Netherlands flag medium.png Pays-Bas

La structure postale (4 chiffres + 2 lettres) est géographique, mais les zones postales ne recouvrent pas les 12 Provinces : carte des zones.

Aux Pays-Bas, le nombre de communes diminue d'année en année (1 000 en 1950, moins de 500 en 2003). Alors que le pays gagne en superficie avec les polders. Chaque commune dispose d'un code national à quatre chiffres (Gemcod : gemeenten code "code de commune").

La numérotation s'effectue par ordre alphabétique pour chaque Province, dans une série continue. Au fur et à mesure des fusions, les regroupements de communes ont parfois pris des nouveaux numéros. Il en résulte une logique de moins en moins perceptible, le nombre de communes diminuant, mais les numéros progressant.

code-3166-2 : Province numéros initiaux

NL-GR Groningen 0001 à 0056
NL-FR Friesland 0059 à 0102
NL-DR Drenthe 0105 à 0138
NL-OV Overijssel 0141 à 0195
NL-GE Gelderland 0197 à 0301
NL-UT Utrecht 0305 à 0355
NL-NH Noord-Holland 0358 à 0476
NL-ZH Zuid-Holland 0480 à 0642
NL-ZE Zeeland 0648 à 0735
NL-NB Noord-Brabant 0738 à 0879
NL-LI Limburg 0883 à 0992
NL-FL Flevoland 34, 50, 184, 303 et 995 (créée avec les terres gagnées sur la mer)

Et maintenant, cela va jusqu'au numéro 1987.

Exemple : Friesland compte en plus les communes 51, 55, 57, 58 et 653, 683, 710, 737, 1006, 1174, 1257, 1260, 1722.

Ainsi chaque commune a un code unique. Mais les regroupements successifs font qu'il est difficile de suivre l'actualité avec les changements chaque année des noms des communes "actuelles".

Dans les sites néerlandais, il n'y a que le nom de la commune d'origine sans aucun code. Il y a très peu de communes homonymes. La nécessité de codage se justifie d'autant moins. Pour le code lieu, je suggère encore d'utiliser aussi le code ISO 3166-2.

Portail-regionalisme-CHE.png Suisse

En Suisse d'après le "Postlexikon der Schweiz" de 1896 il existe 84 880 noms de lieux pour à peine plus de 5 100 communes aujourd'hui. Dans les villes de moyenne importance on trouve facilement plusieurs églises pas toutes représentatives de la même religion, il faut don noter "St Pierre, catholique" ou "St Pierre, protestant réformé" pour pouvoir différencier chaque commune. Strasbourg (en Alsace) et ses 4 églises St Pierre a le même problème.

Pour la Suisse cela donne :

  • subdivision Lieux-dits / Église
  • commune -> Commune
  • région -> Canton
  • pays - > Suisse

Site de la poste suisse On y trouve les codes des communes de l'Office Fédéral de la Statistique (OFS) (équivalent de l'INSEE français) ... en plus des codes postaux (numéros postaux d'acheminement NPA = Postleizahl PLZ).

Il existe un organisme qui normalise l'écriture des communes. Ressources sur les communes de la Suisse : FAQ de Genealogie Suisse

Portail-regionalisme-CAN.png Canada - Québec

Au Québec, la paroisse ecclésiastique (l'église) où s'est passé un événement (baptême, mariage, sépulture), est très importante.

Avant le 1er janvier 1994, les registres étaient en deux copies, l'un était envoyée au palais de justice du district judiciaire concerné, et l'autre copie dans un registre couvrant en général plusieurs années. L'un était la « copie civile » et l'autre la « copie ecclésiastique ». C'est sur cette dernière, mais uniquement pour les catholiques, que seront inscrites en complément d'information, à partir de 1910 environ, les annotations marginales souvent utiles aux généalogistes. L'état civil était constitué des registres que les responsables religieux devaient utiliser pour l'inscription des actes de baptêmes, de mariage et de sépultures survenus sous leur ministère.

La loi a été refondue complètement en 1992 et appliquée au début de 1994.

Compte tenu de la particularité du contexte québécois, les utilisateurs de Griot au Québec ont saisis :

  • niveau 4 : Paroisse (l'église), ex : Notre-Dame-de-la-Nativité
  • niveau 3 : Ville/Lieu-dit, ex : Bécancour
  • niveau 2 : Comté/Département : (Nicolet)
  • niveau 1 : Province/État : Québec
  • niveau principal 0 : Pays : Canada
  • Niveau 2 : certaines provinces canadiennes n'ont pas de comtés mais des régions
  • Niveau 1 : nom de la province (Québec, Ontario, Manitoba, etc.) et pour les États-Unis le nom de l'état (Vermont, New York, Texas, Californie, etc.)

Code : établi par un bureau de la statistique (équivalent au code INSEE). C'est en partie une codification issue du recensement de 1971. En 1992-96, les numéros sont différents et en fait, la numérotation n'est pas stable avant 1992. Les numéros peuvent se répéter. Au moins 2 associations utilisent ces numéros (SGCF à Montréal et SGQ à Québec). Pour voir les numéros utilisés par la SGCF, voir son catalogue SGCF puis "répertoire" et saisir le nom d'une ville.

L'index consolidé des mariages du Québec et celui des décès utilise aussi le même type de code, mais a tout renuméroté en 1992 et les numéros ont été modifiés au fil des années. Voir si les numéros donnés par Statistiques Canada ont également changé (il y a 2 organismes différents et 2 gouvernements différents partageant plus ou moins le même système de numéros de municipalités). Ces numéros ne sont pas adaptés à la généalogie : il y a souvent une municipalité de ville et une municipalité de campagne. Il s'agit de 2 entités différentes, ayant chacune un maire, un conseil municipal et un territoire. Mais, en général, l'église est la même pour les deux et au Québec, jusqu'en 1993, ce sont les églises qui tenaient l'état civil. Donc, 2 codes différents selon que l'on habite le village ou la campagne voisine, mais comme l'église est rarement à l'extérieur du village, on peut prendre le code du village.

Comtés : ne sont plus utilisés pour des fins administratives après 1971, donc il faut utiliser le recensement de 1971 pour avoir le bon comté d'une paroisse. Ensuite, chaque province a eu des comtés (il faut voir les données du recensement de 1971), mais certaines provinces n'ont pas donné de nom à leurs comtés, ces derniers ont alors des numéros.

Par ailleurs, la notion même de comté couvre 4 découpages différents :

  • les comtés classiques sont ceux du recensement de 1971 (après, on laisse tomber les comtés et avant, les frontières peuvent changer)
  • les comtés électoraux provinciaux (je pense que le Québec en a 125 mais de temps en temps on change le découpage et le nombre augmente), les noms étant souvent inspirés des comtés classiques. On peut parler de siège électoral, de comté, de district électoral, etc.
  • les comtés électoraux fédéraux (je pense que le Québec en a 75). Mêmes remarques que les comtés provinciaux.
  • les municipalités régionales de comté. Pour des raisons d'ignorance, certains fonctionnaires fédéraux anglophones ont traduit cela par comté et par ricochet, les anglos utilisent toute une série de noms de comtés qui n'existent pas ! Une MRC est un regroupement de municipalités pour une meilleure utilisation des ressources, comme la police ou les pompiers, mais il y a d'autres découpages différents pour des buts semblables, comme les commissions scolaires.
Remarque : le Québec utilisait encore des comtés en 1996, pour numéroter ses municipalités, reste à savoir si ce sont les comtés de 1971 ou un autre découpage qui est utilisé.

Source : Informations de Robert Champoux, Denis Beauregard

Typographie et grammaire

Il faut bien distinguer ce qui est codage (comment saisir les données) de ce qui est typographie (comment les présenter).

Exemple : saisie d'un nom avec capitale initiale et minuscules, et impression avec capitale et petites capitales (cas des bonnes bibliographies ou dictionnaires).

Par ailleurs les règles typographiques ne concernent que les documents imprimés. Ce ne sont pas les mêmes règles qui sont utilisées par exemple par la Poste ou l'Insee !

Question en attente : Quel est le code utilisé ? (ici un début de réponse) Comment faire pour les noms étrangers ? Translittération ?

Grammaire

Si lorsque des termes du nom propre constituent ensemble une sorte de nom propre composé, on met une majuscule à tous les noms et adjectifs (mais pas aux prépositions ni aux déterminants).

Exemples : Vitry-le-François ; Cagnes-sur-Mer ; la Seine-et-Marne ; Colombey-les-Deux-Églises, Alice la Malice ; Charles le Téméraire

Le nom commun qui rappelle le type de lieu, de personnage, etc. dont il est question, et qui introduit un nom propre ne prend pas de majuscule.

Exemples : La cordillère des Andes ; l'île de Chypre ; la mer Méditerranée ; la tour Eiffel.

Typographie

Les lieux sont des noms propres qui s'écrivent donc avec une capitale. " - On met une capitale au commencement de tous les noms propres." ... et de plus ... " - On met une grande capitale aux noms de contrées, pays, villes, fleuves, montagnes, îles, etc." .. et encore ... " - Le mot distinctif entrant en composition avec un nom de localité s'écrit avec une majuscule et précédé d'un trait d'union : Fontenay-le-Comte, Fontenay-aux-Roses, Aix-les-Bains, Port-des-Barques, Fontaine-Française, La Celle-Saint-Cloud." [1]

« Les mots tels que rue, place, boulevard se composent en bas de casse. Les noms, les adjectifs et les verbes qui individualisent ces noms communs prennent toujours une capitale initiale. Dans une dénomination composée, tous les éléments, à l'exception de l'article initial, sont liés par des traits d'union.

Exemples : la rue du Chat-qui-Pêche, le rue du Général-de-Gaulle ... » [2]

Ouvrages de références en typographie : Il y a 4 ou 5 grands ensembles de règles, avec des variations selon les guides qui sont :

[1] "Code typographique - Choix de règles à l'usage des auteurs et des professionnels du livre" - Fédération nationale du personnel d'encadrement des industries polygraphiques et de la communication, 16e édition, 1991.
[2] Lexique des regles typographiques en usage a l'Imprimerie nationale 1990 - ISBN 2-11-081075-0
[3] "Guide du typographe romand - Règles et grammaires typographiques à l'usage des auteurs, éditeurs, compositeurs et correcteurs de la langue française" - édité par le Groupe de Lausanne de l'Association suisse des compositeurs à la machine, 5e édition, Lausanne, 1993.
[4] le "Ramat" et plus accessoirement le "Gouriou" et le "Louis Guéry, Dictionnaire des règles typographiques" - CFPJ Éditions, Paris, 1996 (ISBN 2-85900-129-8).

Source : à partir d'informations de Jacques André

France - Règles d'utilisation des traits d'union

IGN - Charte de Toponymie (extrait) :

"4.14 - Trait d'union 4.14.1 Noms officiels

Les noms officiels composés comportent un trait d'union entre tous les termes, sauf après l'article initial ou lorsqu'il y a une apostrophe.

Exemples : Pas-de-Calais, l'Isle-Jourdain, Clavans-en-Haut-Oisans, Crécy-la-Chapelle, Gif-sur-Yvette, la Roche-sur-Yon.

4.14.2 Autres noms

Règle générale : Les noms de lieux habités, de lieux-dits, de détails géographiques, qu'ils soient français ou régionaux, ne comportent en principe jamais de trait d'union.

En particulier, on ne met pas de trait d'union entre un substantif et un adjectif, ni entre deux substantifs.

Exemples : Borde Basse, le Pont Neuf, Château Beau, Champ Grand, Maison Martin, Combe Loup, le Plessis Chênet, l'Aunay Jacquet, Port Saintry, la Ville ès Martin, Col du Mont Genèvre, Pas de Calais (détroit), Parc Naturel Régional du Haut Languedoc (ce n'est pas une région administrative), Saint-Jean des Vignes, Château la Ville, La Lardière sur Sèvre, Château Gaillard, Guagno les Bains, Saint-Quentin en Yvelines, Marne la Vallée, Orléans la Source, Station du Haut Asco, Station des Deux Alpes (ce ne sont pas des communes), Font Vielle (vieille source, occitan), Pen Guen (tête blanche, breton), Valdu Niellu (forêt sombre, corse), Casa Mozza (maison détruite, corse).
Exception : on note traditionnellement avec un trait d'union le toponyme Bel-Air, d'usage très fréquent (mais on écrit Belle Vue).

Lorsqu'un toponyme reprend en partie seulement un nom officiel, on ne porte pas de trait d'union entre les différents termes.

Exemples : Lac de Grand Lieu (commune de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Loire-Atlantique)

Noms de saints : Les noms de saints en langue française comportent un trait d'union entre l'adjectif Saint(s), ou Sainte(s), et le nom qui suit.

Exemples : Saint-Benoît, Saint-Jean la Plaine, Sainte-Geneviève, Sainte-Croix, les Saints-Pères.

De même, Notre-Dame comporte un trait d'union.

Exemple : Notre-Dame des Neiges.

Les noms de saints dans les langues régionales et étrangères ne comportent jamais de trait d'union :

Exemples : Santa Maria, Santa Croce (Sainte-Marie, Sainte-Croix, corse), Sant Martí (Saint-Martin, catalan), San Sebastián (Saint-Sébastien, espagnol)

Composés verbaux : Lorsqu'un toponyme est formé d'un groupe "verbe + autre terme (nom, adverbe ...)" ou qu'il comporte une expression de ce type, on met un trait d'union uniquement entre le verbe et le mot qui suit.

Exemples : Chante-Merle, Canto-Lauseto (chante-alouette, occitan), Dîne-tard, Étrangle-Chien ; Bois de Moque-Souris, Carroi du Chêne Tourne-Porte, Combe d'Escane-Cabre (égorge-chèvre, occitan), Ruisseau du Nègue-Cats (noie-chats, occitan), Pont de Mange-Châtaigne

Lorsqu'il s'agit d'une phrase complète, on met un trait d'union entre tous les mots de l'expression, sauf après un article initial ou un terme générique indépendant de la phrase ; outre le terme générique, seul le premier nom de l'expression prend une majuscule.

Exemples : Écoute-s'il-pleut, Tout-y-faut (tout y manque), Prends-t'en-garde, Regarde-moi-venir ; la Pierre-qui-tourne, le Creux-qui-sonne ; Rue Nul-s'y-frotte, Croix Jeanne-qui-court, Fontaine du Pot-qui-bouille

Noms juxtaposés : Lorsque plusieurs toponymes, officiels ou non, sont réunis dans des appellations telles que celles des forêts, des gares ou des aérodromes, on relie les composants par un trait d'union ; chacun des composants conserve sa propre graphie, avec ou sans trait d'union.

Exemples : Forêt de Merry-Vaux, Parc Naturel Régional de Normandie-Maine, Aire de Service de Châtellerault-Usseau, Aérodrome de Bordeaux-Mérignac, Aéroport de Marseille-Provence, Aérodrome de Cholet-le Pontreau, Aéroport de Pointe-à-Pitre-le Raizet, Bois de Limours-les Molières, Base d'Hyères-le Palyvestre.

Par contre, lorsqu'un toponyme est suivi soit d'un point cardinal, soit d'un terme qui, pris isolément, n'est pas un nom propre, on ne porte pas de trait d'union entre ces mots.

Exemples : Aire de Service de Châtellerault Nord, Trégastel Plage, Lacanau Océan, Guzet Neige

Règles particulières du français : Le trait d'union est noté lorsque les règles grammaticales du français rendent son emploi obligatoire, en particulier dans les chiffres, dans certains noms composés, après l'adjectif "demi" précédant un nom (il est alors invariable) et après l'adjectif "grand" précédant un nom féminin (l'Académie Française a abandonné l'apostrophe depuis 1932) ; le Dictionnaire Larousse indique que dans cette fonction, grand peut être variable.

Exemples : Rond-Point du Bois, les Quatre-Vingts Arpents, la Demi-Lune, Étang de la Grand-Prée, Ferme des Grand-Routes ou des Grands-Routes, le Rendez-Vous, Sans-Souci

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • IGN Bureau de toponymie - réponse de Elisabeth.Calvarin@ign.fr - Septembre 2001.

Voir aussi.png Voir aussi (sur GeneaWiki)

Logo internet.png Liens utiles (externes)

Outils

  • Logiciel RamVille de Rémy Pialat. Pour la France : par commune codes INSEE, postaux et population ramsesgen.online.fr Shareware 75 F (semble faire une erreur pour Paris, il n'y a qu'un n°INSEE : 75056)
  • Fichier : il y a un fichier 73 975 noms de lieux français (y compris montagnes, hydrographie, etc). Précision d'environ 1 km. Fichier au format texte délimité par tabulations, de taille 3,1 Mo.
Champs (ou colonnes) du fichier : Nom du lieu, Type de lieu (codes abrégés en anglais 692 codes possibles mais pas tous utilisés sur carte France) , Latitude, Longitude, Code de pays + région, Référence Mercator (UTM), Numéro de carte selon le JOG 1501(Ex : Gruchet-Saint-Siméon PPL 49°49'N 0°54'E FRA7 CR42 NM31-07). Mail de M. Taquet ajfetaquet@nordnet.fr