Historique de la Drôme

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La préhistoire, au carrefour des innovations

Par sa position au croisement des vallées du Rhône et de l'Isère, la Drôme des Collines a été rapidement peuplée et a bénéficié des progressions techniques de l'agriculture. Aussi retrouve-t-on déjà à St Uze des poteries datant de 4 000 ans avant JC.

Des peuplades gauloises aux romains

Jusqu’à 100 avant JC, Allobroges, Voconces, Cavares, Tricastins et Vercatomicori étaient de nombreuses peuplades gauloises se partageant le territoire dromois, on reconnaît notamment des tribus qui donneront leur nom aux futurs lieux de notre contrée. Hannibal traversa le territoire des tricastins en 218 avant JC.

Les Romains envahirent le pays et la Drôme. Au même titre que l’Isère, la Drôme devint province romaine.

Cette période romaine s’avéra prospère, de nombreuses villes portent encore les traces de cette occupation romaine.

Die possède encore une porte monumentale et une partie des remparts.

Du Moyen Âge à la révolution

À partir des années 400, de multiples invasions barbares se succédèrent jusqu’en 700 où Charles Martel repoussa les Sarrasins. Certains lieux portent encore leur nom arabe, comme une rivière près de Nyons : la Moïe (Moïa = eau en arabe).

Compris en 855 dans le royaume de Provence et en 933 dans le royaume d'Arles, ce pays forma dès les premières années du XIe siècle un comté - in comitatu Valentinensi, 950 (Cart. de Romans) – gouverné par des comtes amovibles, et fut ensuite partagé entre divers princes ou seigneurs qui s'y déclarèrent indépendants sous la suzeraineté des empereurs germaniques.

Les plus importants furent les Geilin ou Geillon, que remplacèrent vers 1125 les Poitiers, qui prirent le titre de comtes de Valentinois et qui, ayant ensuite acquis une partie du Diois, léguèrent en 1419 le tout à la France, dont les rois s'intitulèrent alors comtes de Valentinois et Diois.

Au XIème siècle, le Comte d'Albon, Guigues Ier, dont les possessions dominèrent le Nord de la Drôme des collines (actuel territoire de Rhône Valloire) fut à l'origine du Dauphiné, après que l'archevêque de Vienne lui donna en fief la partie sud du Comté de Vienne.

Des lors, au fil des annexions (par mariages, héritages et achats) et profitant de la faiblesse du pouvoir, ses descendants, nommés les Dauphins, furent à la tête d'une entité territoriale autonome recouvrant en partie la Drôme, l'Isère et les Hautes Alpes.

La ville de Romans, dont la croissance et l'enrichissement devenaient significatifs fut annexée en 1342. Toutefois, le Dauphin de l'époque (Humbert II), ruiné, vendit le Dauphiné à la France. L’acte officiel, répondant au nom curieux de Transport, se déroula à Romans.

Les XIe, XIIe et XIIIe siècles, les populations furent continuellement décimées par les guerres que se livraient les seigneurs, les comtes, les évêques se disputant la propriété du territoire.

Par suite de cette annexion, la partie du Valentinois qui était sur la rive gauche du Rhône fut incorporée au Dauphiné (1423) tandis que la partie située sur la droite, et désignée depuis sous le nom de Vivarais-Valentinois, fut incorporée au Languedoc (1498).

À cette dernière date, le Valentinois proprement dit, ou Valentinois du Dauphiné, fut érigé en duché et donné à César Borgia. Mais celui-ci jouit peu de cette donation, qui fut révoquée en mai 1504 pour cause de félonie.

Réuni au domaine royal-delphinal, le duché de Valentinois en fit partie jusqu'en 1548, date à laquelle le roi Henri II le donna à Diane de Poitiers qui en jouit jusqu'à sa mort (1566) ; après laquelle il y eut encore réunion au domaine.

Rythmées par les guerres depuis les Gaulois, ce territoire fût ensuite déchiré par les guerres de religion, si Valence fût une des premières villes à adhérer au protestantisme. Beaucoup de seigneurs soutinrent la Réforme.

La Saint-Barthélemy déclencha des combats de plus en plus acharnés et il y eut un grand nombre de victimes dans la Drôme.

Cette révolte atteignit son paroxysme à Romans lors du carnaval sanglant de 1580. Sous Henri IV, le pays fut enfin pacifié.

Enfin en 1642, le roi Louis XIII érigea le Valentinois en duché-pairie pour le prince de Monaco ; seulement il est bon de dire que le duché n'avait aucun rapport avec l'ancien comté de ce nom, car il se composait de terres et de droits seigneuriaux disséminés sur tous les points de notre département, même en dehors du Valentinois. Ainsi comprenait-il les terres de Crest, Grâne, Sauzet et Savasse, celles du Buis, les domaines de Montélimar et de Romans, le péage d'Etoile et le sestérage de Valence, auxquels s'ajoutèrent en 1643 les terres de Chabeuil et de Sainte Euphémie.

Puis, avec le XVIIème et le XVIIIe siècle , le territoire s’est reconstruit avec un réseau routier plus efficace, l’amélioration des méthodes agricoles et le développement de la soie qui perdura pendant 2 siècles et demi

Sous Louis XIII, Richelieu ordonna la destruction de plusieurs forteresses, le château de Crest ne conserva que sa tour.

Les princes de Monaco ont possédé le duché-pairie jusqu'à la Révolution, et l'héritier présomptif de cette principauté porte encore le titre de duc de Valentinois.

Reconnu comme une des premières régions à prendre les armes pour la Révolution française, le département fut créé le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province du Dauphiné.

Dans les années qui suivirent, la tour de Crest « abrita » parfois plus de 300 prisonniers dont la plupart finirent à Cayenne.

Le Valentinois

In Valentinensi et un pago Julio 737 ( Cart. de St Chaffre). Ancien pays des Ségalauniens et Ségovellaunes, dont Valence était la capitale, et qui avait approximativement les mêmes limites que le diocèse de Valence, le Valentinois s'étendait sur les deux rives du Rhône,

  • à droite, c'est-à-dire dans le département de l'Ardèche, il s'étendait entre le Doux et l'Eyrieux, jusqu'aux montagnes du Velay,
  • à gauche, c'est-à-dire dans notre département, il avait pour limites : au nord : l'Isère, au sud : le Jabron, et à l'est les montagnes de la Raye.

(Dictionnaire topographique)

Haut-lieu de la Résistance

Dès juin 1940, le massif du Vercors devient un refuge pour de nombreux étrangers et français persécutés en zone occupée.

En décembre 1942, Pierre DALLOZ et Jean PRÉVOST organisent le Vercors pour abriter certains commandos. Jean MOULINS accepte cette idée et rapidement de nombreuses personnes montent se cacher dans le massif.

Jusqu’en 1944, grâce à de nombreux parachutages alliés d’armes et de ravitaillement, les résistants participent à des actions approuvées par Londres.

De janvier à juin 1944, les incursions allemandes seront de plus en plus fréquentes et meurtrières et les maquisards paient un lourd tribut.

L’ordre de mobilisation est lancé à tous les maquis de France, des volontaires de toute la région montent dans le Vercors, pour aider les maquisards et les réfractaires.

Le Plan Montagnard entre en action : le plateau et ses issues sont verrouillées.

Ce sont en tout 4 000 hommes qui se trouvent sur le massif.

Le 13 juin 1944, les combats font rage à Saint-Nizier du Moucherotte, et dès le 15 juin, les Allemands réussissent à repousser les résistants et montent provisoirement dans le Vercors.

Le 21 juillet 1944, 15 000 hommes sont lancés à l’assaut du Vercors, et en moins d’une semaine, le Vercors tombe dans les mains de l’ennemi.

De nombreux lieux portent les traces des combats de la résistance : le mur des fusillés à La Chapelle-en-Vercors, le musée de Vassieux, le mémorial de la résistance

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • La Drôme autrefois : de Martine Sadion, éditeur Pélican.

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