Histoire du Luxembourg

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Les Celtes peuplèrent la région du Luxembourg jusqu’au Ier siècle avant J.-C. Les Romains furent les maîtres pendant les six siècles suivants. À partir du IIIe siècle après J.C., les invasions germaniques commencèrent. Les Francs relayèrent les Romains à partir du Ve siècle après J.C.

Le Luxembourg fut fondé en 963 quand Sigefroid, comte des Ardennes, acquit les ruines d'un vieux fort romain appelé Castellum Lucilinburhuc qui appartenait aux moines de l'abbaye de Saint Maximin à Trèves. Ce château, situé sur une excroissance rocheuse appelée le Bock, fut progressivement agrandi et renforcé au cours des années, jusqu'à devenir au XIXe siècle une des plus fortes forteresses d'Europe. Vu ses défenses formidables et sa situation géographique elle fut appelée la « Gibraltar du Nord ».

Le Luxembourg resta un comté indépendant du Saint Empire romain germanique jusqu'en 1354, quand il fut élevé par l'empereur Charles IV au rang de duché. En 1437 la famille régnante s'éteignit et le château passa brièvement au pouvoir des Habsbourg, avant d'entrer dans les domaines de Philippe III le Bon, duc de Bourgogne en 1443. Avec la mort de Marie de Bourgogne en 1482 le Luxembourg retourna aux Habsbourg en la personne de Maximilien, son époux. Le Luxembourg devint l'une des Dix-sept Provinces qui appartinrent à Charles Quint et passèrent à la branche espagnole des Habsbourg lorsque ce dernier abdiqua.

Louis XIV annexa le duché en 1684. Ce fait inquiéta les voisins de la France et contribua à la formation de la Ligue d'Augsbourg en 1686. Dans la guerre qui s'ensuivit, la France fut forcée d'abandonner le duché, qui retourna à nouveau aux Habsbourg par le traité de Rijswick en 1697. Pendant la période française, la forteresse fut renforcée par le célèbre ingénieur Vauban. Le pouvoir des Habsbourg fut confirmé en 1715 et le Luxembourg fut intégré dans les Pays-Bas autrichiens.

Après la révolution française, la France reconquit le Luxembourg et en fit un département (département des Forêts) de la République en 1795 (situation officialisée en 1797). À la défaite de Napoléon en 1815 le Luxembourg fut élevé au rang de grand-duché, avec comme grand-duc le roi des Pays-Bas. Toutefois sa valeur militaire du point de vue allemand l'empêcha d'être unifié avec le royaume des Pays-Bas. Au lieu de quoi, le Luxembourg fut fait membre de la Confédération germanique, et sa défense était placée sous la responsabilité de la Prusse. Le Luxembourg resta aux mains des rois du Pays-Bas jusqu'à la mort de William III en 1890; il passa alors à la maison de Nassau-Weilburg en vertu de la loi salique.

La révolte de la Belgique contre le pouvoir hollandais en 1830 eut de sérieuses conséquences pour le Luxembourg. Le pays déclara son indépendance en 1835, ce qui fut reconnu par le Grand-Duc trois ans plus tard. Par le traité de Londres de 1839 le grand-duché fut coupé en deux, perdant plus de la moitié de son territoire (Province du Luxembourg) en faveur du nouvel état belge. La perte de ses terres les plus francophones fit du Luxembourg un état principalement allemand, bien que l'influence culturelle française restât forte. La perte des marchés belges causa également des difficultés économiques. Reconnaissant cela, le Grand-Duc intégra le grand-duché à l'union douanière allemande (zollverein) en 1842. Cela n'empêcha pas le Luxembourg de rester un pays agricole sous-développé durant la plus grande partie du siècle. Pour ces raisons un cinquième de la population émigra aux États-Unis entre 1841 et 1891.

La crise de 1867 faillit provoquer une guerre entre l'Allemagne et la France au sujet du statut du Luxembourg. La question fut réglée par le second traité de Londres qui garantit l'indépendance perpétuelle et la neutralité de l'état. Les murs de la forteresse furent abattus et la garnison prussienne fut retirée.

Pendant la Première Guerre mondiale, le Luxembourg fut occupé par l'Allemagne jusqu'en 1918 et fut libéré par des troupes françaises et américaines. Deux divisions américaines stationnèrent dans l'état dans les années qui suivirent la guerre. Les négociations de Versailles en 1918 rejetèrent les prétentions belges sur le Luxembourg et confirmèrent l'indépendance du pays.

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