Histoire des guerres dans le département de la Drôme

De Geneawiki
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

< Retour au département de la Drôme


La guerre de Cent Ans (1337 à 1453)

De nombreux impôts furent levés pour les besoins de la guerre, comme par exemple cette part contributive de 306 florins 6 gros au subside de 45 000 florins que la population du mandement de La Buissière doit payer en 1452, à la suite d'un vote par les Etats du Dauphiné.
Les chevaliers du Grésivaudan participent à toutes les batailles de cette période troublée un peu partout en France : en 1356, Philippe Terrail meurt à la bataille de Poitiers. Ce fils de Robert Terrail servit le Dauphin Humbert jusqu'à la cession du Dauphiné puis servit Philippe de Valois et guerroya contre les Anglais et les Flamands. Son fils Pierre meurt en 1415 à la bataille d'Azincourt. Quant à son frère Jean, il meurt lui le 17 Août 1424 à la terrible bataille de Verneuil, près d'Evreux.

Les guerres de Religion

En 1685, à la révocation de l’édit de Nantes, les protestants et catholiques, qui vivaient en paix dans ce pays, se de nouveau diviserent.
A Bourdeaux, à Bezaudun, à Chantemer et dans plusieurs autrs communes, les protestants coururent aux armes. On les persécuta. Rien n’était épargné, ni l’âge ni le sexe.
A Poët-Laval, trois jeunes filles eurent la tête tranchée ; une quatrième, fut pendue à un peuplier.
A Die, le pasteur Ranc fut décapité, et sa tète exposée sur un poteau à la porte d’un cabaret.
Sur la fin de 1745, les prisons de Crest, de Montélimar de Valence et de Die étaient remplies de protestants ; condamnés à mort, ils marchaient avec joie au martyre, comme les premiers chrétiens.
Cette persécution dura jusqu’au règne de Louis XVI.

La révolution

Aux derniers jours de l'Ancien Régime, les états du Dauphiné se tinrent à Romans. Et c'est peut-être une des premières origines de la Révolution française. De Lyon à Marseille, le Rhône connaîtra l'insurrection fédéraliste.
Mais malgré ces poussées jacobines, la Drôme restera pour l'essentiel girondine.
Ce département fut ravagé, en 1795, par les compagnies de Jéhu et du Soleil

Cent-Jours

Par la réaction royaliste, en 1815. Il avait salué le retour de Napoléon et pris une part active aux Cent-Jours, en s’opposant à la marche du duc d’Angoulême sur Paris. « Après avoir remonté la vallée du Rhône jusqu’à Valence, il (ce prince) se vit arrêté devant Romans par les troupes impériales. Alors, il rétrograda sur Pont-Saint-Esprit. Repoussé de cette ville, il se retira sur La Palud. Cependant les troupes impériales n’avaient pas cessé de le poursuivre.
Arrivées à Montélimar, et leur avant-garde occupant Donzère, elles se disposaient à l’attaquer ; mais déjà le duc, effrayé du mouvement des gardes nationales qui le pressaient de toutes parts, avait conclu avec le général Gilly une capitulation qui l’obligeait à poser les armes et à s’embarquer au port de Cette. » [1]

L'insurrection de 1851 dans la Drôme

La Drôme devient républicaine après les événements fondateurs de la Seconde République et l’insurrection de 1851 durement réprimée.

Pictos recherche.png Article détaillé : L'insurrection de 1851 dans la Drôme [2] Le jour où les Drômois emmanchèrent les faux à l’envers...

La guerre 1870-1871

Le département de la Drôme n’a pas eu à souffrir de la guerre 1870-1871, il a pris une large part à la défense nationale en envoyant à l’armée de la Loire son contingent de mobiles dont plus d’un s’est signalé dans les divers combats qui furent livrés contre les Prussiens.

La guerre de 1914-1918

Si près de 60 000 Drômois ont répondu à l’appel de la mobilisation entre 1914 et 1918.
La Première Guerre mondiale mobilise 50 000 Drômois (9 000 mourront)

La guerre de 1939-1945

Aux jours sombres de la défaite succèdent des actes résistance d’abord dispersé puis en réseau.Le 14 juillet 1944, maquisards des débuts, réfractaires du STO, et même quelques convertis à la liberté de fraîche date, proclament la République du Vercors.
En juillet 1944, se déroulent les tragiques événements du Vercors, qui anéantiront l’un des tout premiers maquis de France.
Du 22 juillet au 5 août 1944, les maquisards s’opposent à 10 contre 1. Ils succombent. S’ensuit le terrible « nettoyage » du Vercors.
On fusille sans procès, on achève les blessés, on brûle les fermes et on détruit les villages.
Après le débarquement de Provence, les allemands tentent de bloquer la libération de la France, du 21 au 28 août 1944, lors de la bataille de Montélimar.

La guerre d'Algérie (1954 -1962)

Montélimar est doté d'un monument commémoratif national.
Plaque sous les noms des morts; Mort pour la France

"La République Française témoigne sa reconnaissance envers les rapatriés anciens membres des formations supplétives et assimilés ou victimes de la captivité en Algérie pour les sacrifices qu'ils ont consentis" (Loi du 11 juin 1994, art. er)
  • FOULQUIER Lucien, né le 11-07-1935 - ✞ 28-02-57 (Algérie) à 22 ans
  • MILLON Louis Charles Yves, né le 01-04-1935 - ✞ 10-01-58 (Algérie) à 23 ans
  • JAUFFRET Michel Raymond, né le 25-09-1938 - ✞ 01-09-1958 (Algérie) à 22 ans
  • SPEZINI Clément Marius, né le 27-03-1937 - ✞ 05-03-1959 (Algérie) à 22 ans
  • COSSALTER Armand, né le 11-01-1923 - ✞ 27-04-1961 (Algérie) à 38 ans
  • HOLZMANN Jean-Pierre, né le 24-03-1940 - ✞ 25-05-1961 (Algérie) à 21 ans
  • DURING Robert Maximin Louis, né le ✞ 18-02-1962 (Algérie) à 40 ans
    Maréchal des logis-chef au 10 e légion ter de gendarmerie

Référence.png Notes et références

  1. Ferrand et Lamarque, Histoire de la Révolution française de 1789 à 1830.
  2. Texte de Nicole Pedley extrait du journal "Au fil du Roubion" périodique rédigé par un groupe de bénévoles de Saint-Gervais sur Roubion.


^ Sommaire