Histoire de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur

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Situation

La région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) est limitrophe de l'Italie dont elle est séparée par les Alpes-de-Haute-Provence (anciennement Basses-Alpes). Au nord, elle voisine avec la région Rhône-Alpes et à l'ouest avec le Languedoc-Roussillon dont le Rhône marque la limite et au sud, elle est baignée par la mer Méditerranée.

La région regroupe six départements issus des provinces d'Ancien Régime de Provence et du Dauphiné. Une partie du Vaucluse est issu de l'annexion du Comtat venaissin pendant la période révolutionnaire, et la majeure partie des Alpes-Maritimes du rattachement du Comté de Nice à la France pendant le Second Empire.

La Provence

La Provence (Prouvènço / Provença en provençal) est une dénomination géographique qui désigne un ancien royaume et une ancienne province royale française et qui correspond aujourd'hui, au sens large, à une grande partie de la région PACA, et qui se situe au sud-est de la France, s'étendant de la rive gauche du Rhône (rive est) jusqu'à la rive droite du Var où elle borde l'ancien comté de Nice situé sur la rive gauche.

Le Comté de Nice

Il correspond à la partie située entre la rive droite du Var et l'Italie. La Côte d'Azur ("french Riviera" en anglais) est un terme employé depuis le XIXe siècle, qui désigne le littoral Méditerranéen. C'est un des lieux touristiques les plus fréquentés au monde. L'arrière-pays niçois, en dépit de l'installation de plusieurs stations de ski (Auron, Isola 2000, Valberg...), est resté relativement protégé, c'est une zone de montagnes escarpées et peu peuplées.


Historique

La Provence

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Le Comté de Nice

En 1380, la duchesse Jeanne Ière de Provence (1348-1382) - mieux connue sous le nom de la Reine Jeanne - sans enfants, adopte Louis d'Anjou, le frère du roi de France Charles V. Le cousin de Louis, le duc Charles de Duras (ou Durazzo), mène alors l'Union d'Aix, le parti provencal anti-angevin et assassine Jeanne entraînant une guerre de succession qui se terminera par la victoire du parti d'Anjou. Prenant avantage des troubles, le comte de Savoie Amédée VII le Rouge, qui souhaite avoir un accès vers la mer, négocie avec Jean Grimaldi, le gouverneur de Nice et de la Provence orientale, la Dédition de Nice à la Savoie (1388), suivant laquelle la ville et sa viguerie - la division administrative correspondante - la cité de Puget-Théniers et les vallées de la Tinée et de la Vésubie constituent les terres neuves de Provence et sont incorporés à la Savoie. Elles sont rejointes par la vallée de l'Ubaye.

La Savoie était à l'époque un État puissant, doté d'une importante force armée, prospère et bien administré, contrairement à la Provence. Avec l'accord des populations, l'armée savoyarde s'installe alors dans ces terres neuves et Nice en devient la capitale sous l'autorité civile et militaire d'un gouverneur savoyard.

Tous les seigneurs de la région, à l'exception des comtes Grimaldi de Beuil et Lascaris de Tende, émigrent sur la rive droite du Var de façon à rester provençaux et Amédée VII nomme une nouvelle noblesse dans les terres neuves. Cependant, la commune de Gattières, située sur la rive droite, fait partie de ces terres neuves.

L'indépendance de Monaco se voit reconnue en 1489, par le roi de France et le duc de Savoie. Les terres neuves de Provence prennent le nom de comté de Nice en 1526; comté ayant ici un sens administratif et non féodal.

En 1543, Nice est assiégée par les troupes françaises du duc d'Enghien et la flotte turque de Barberousse (Khayr-al-Din), le bey de Tunis, résultat de l'alliance de François Ier et de Soliman le Magnifique contre l'empereur Charles Quint. La ville est prise après 20 jours mais suite à la résistance des derniers défenseurs du château, la flotte se rétire.

Le duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie, en 1614, fait de Nice un port franc et y établit un Sénat qui y rend la justice. La révolte sécessioniste du comte Annibal de Beuil est arrêtée en 1621 et ses possessions confisquées. Le comté de Nice connaît la stabilité, contrairement à la Provence voisine où les révoltes sont fréquentes. Cependant, la guerre entre la France et la Savoie reprend au cours du XVIIe siècle et le comté de Nice est occupé par la France de 1691 à 1697 et de 1707 à 1713.

La frontière entre ces deux comtés de Nice et de Provence est modifiée en 1769, le traité de Turin accorde Gattières et la rive droite de l'Estéron à la France, les communes de Guillaumes et de La Penne passent dans le territoire de la maison de Savoie.

En 1789, Nice est un centre contre-révolutionaire. L'Armée du Midi de la jeune république entre dans Nice le 29 septembre 1792 et le 31 janvier 1793, la Convention ordonne l'intégration du comté au sein du territoire national au travers de la création du département des Alpes-Maritimes. Les « Barbets », des contre-révolutionnaires locaux, luttent contre l'occupation française dans le haut-pays niçois. Près de Duranus, le « Saut des Français » garde le souvenir de soldats français qui ont été jetés dans le vide au-dessus de la Vésubie. Durant le Premier Empire, le préfet Dubouchage œuvre au développement de Nice, avec l'aide des notables de la cité.

Le comté revient, le 23 avril 1814, sous le contrôle du roi de Sardaigne Victor-Emmanuel Ier (1759-1824). En 1859, la France et la Sardaigne concluent une alliance dans le but de rejeter l'Autriche hors de l'Italie du nord, la France devant recevoir le comté de Nice en récompense pour son aide. La même année, Napoléon III signe le traité de Villafranca di Verona qui met fin à la campagne d'Italie. Cependant, la Vénétie reste autrichienne et la Grande-Bretagne s'oppose à l'intégration de la Savoie et de Nice à la France.

En 1860, Napoléon III et Victor-Emmanuel II signent le traité de Turin qui prévoit la réintégration de Nice à la France sans pression exercée et suivant le désir de ses habitants. Un plébiscite cousu de fil blanc est organisé et étroitement surveillé par l'armée française, le rattachement à l'Empire est voté à 25 743 pour le oui et 260 pour le non. Le comté de Nice, augmenté de l'arrondissement de Grasse, forme dorénavant le nouveau département des Alpes-Maritimes.

Le 14 juin 1860, Les troupes impériales françaises entrent dans Nice et le rattachement est célébré. Le traité de Turin conserve dans le giron italien les communes de Tende et de La Brigue - comme d'ailleurs la Vallée d'Aoste, parce que réserves de chasse favorites du roi de Sardaigne - ces dernières communes finiront par devenir françaises à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, dernier ajout au territoire national français et au département des Alpes-Maritimes.