Henri Dubois-Fournier

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Étude de la descendance d'Henri Dubois-Fournier né en 1768 à Locquignol, petit village près de Valenciennes, décédé en 1844 à Valenciennes.

Biographie d'Henri Dubois-Fournier

Bébé, il ne parlait pas. On a fait dire de nombreuses messes pour lui, largement exaucées puisqu'il deviendra un causeur intarissable. Il était daltonien comme bon nombre de ces descendants.

À 17 ans il fait un stage chez les bénédictins de Maroilles, mais renonce après quelques mois.

À 19 ans il rentre comme moine chez les missionnaires lazaristes de Paris et se destine à la Chine. Il reçoit les ordres mineurs. Dans la nuit du 13 au 14 juillet en prologue à la prise de la bastille, le séminaire est envahi, saccagé et des séminaristes massacrés. Il peut sauter dans un jardin voisin et s'enfuir. Le séminaire deviendra la sinistre prison Saint Lazare.

De retour au Locquignol, il obtient un emploi au commissariat de la guerre à Valenciennes et loge chez les Fournier chez futur beaux-parents.

Tous les samedis, il rejoint le Locquignol à cheval et avec la complicité de sa famille devient passeur bénévole pour les prêtres insermentés et les nobles qui veulent franchir la frontière belge.

Quand son ancien directeur de séminaire le futur « bienheureux martyr Clet » part pour la Chine il voudrait le suivre, mais ce dernier refuse puisqu'il est loin d'avoir terminé ses études et lui conseille mariage et apostolat laïc.

Valenciennes vivait depuis longtemps (déjà sous Charles Quint) de la dentelle, puis de la batiste. Suivant la mode la dentelle régressait (4000 dentelières en 1781, 1000 en 1789), tandis que la batiste (en toile de lin fin), dont la fabrication et la vente relevaient de la mulquinerie progressait. Cependant beaucoup de mulquiniers avaient émigrés et ceux qui étaient restés étaient gênés par la dépréciation des assignats et par les guerres. Valenciennes et Henri Dubois vont subir 4 sièges meurtriers en 1793, 1794, 1815 et 1815.

Henri qui vient d' épouser Suzanne Fournier devient mulquinier car ses beaux parents sont morts tout de suite. Il subit les bombardements autrichiens et anglais de 1793 et français de 1794 qui amènent la terreur dans Valenciennes libérée. Il est emprisonné à Douai mais il échappe par hasard à la guillotine. Il est libéré par le directoire. La terreur avait décimé la noblesse locale. Il en résulte une progression rapide des mulquiniers rescapés dont la corporation avait été très importante avant la révolution. Henri va réussir très particulièrement sous l'empire malgré le blocus continental qui rompt les liens étroits avec l'Angleterre. Son commerce avec l'Italie va lui permettre de de rendre service au pape Pie VII prisonnier à Fontainebleau, en transmettant non sans danger, car la police secrète de Napoléon est bien faite de nombreux messages secrets au Vatican. Ce qui lui permettra d'être chevalier de l'ordre du Christ.

Royaliste il soutient à fond la restauration et passe de mauvais moments pendant les cents jours.

Les affaires vont pouvoir enfin reprendre et Valenciennes va reprendre sa place Européenne prépondérante.

En 1839, il se retire en laissant à son fils Henri Dubois-Serret et à sa fille Caroline Hollande, veuve avec un enfant, le soin de continuer, il meurt en 1844.

De Suzanne Fournier (1767-1809), il a eu 10 enfants. De Désirée Barbet (1789-1842), nièce de Suzanne Fournier, il a eu 11 enfants De ces 21 enfants, 6 seulement feront souche mais 100 ans après sa mort il avait plus de 3000 descendants, ce qui lui a valu dans la famille le surnom de « Patriarche ».