Georgette de MONTENAY

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Son portrait par Pierre WOEIRIOT

Georgette de MONTENAY

Georgette de Montenay est née vers 1520 et décédée en 1607. Elle serait apparentée à la reine de Navarre dont elle devient dame d’honneur. vers 1560 elle embrasse la religion réformée dans le sillage de Jeanne D’Albret et envisage d'écrire des emblèmes :

" Alciat feit des Emblémes exquis,

Lesquels voyant de plusieurs requis,

Desir me prit de commencer les miens,

Lesquels je croy estre premier chrestiens, "

Un protestant lyonnais a obtenu un privilège royal le 18 octobre 1566 pour l'impression et la diffusion des Emblèmes de Georgette de Montenay. Ce privilège a été concédé à Pierre Woeiriot, sculpteur du duc de Lorraine, pour graver en taille douce les figures des dits emblèmes. Ainsi nait entre eux une "collaboration où poésie et peinture sont si souvent en subtile harmonie" (Paulette Choné)

Les Emblèmes[1] comprennent cent huitains illustrés par Pierre Woeiriot qui grava également le portrait de l'auteur, placé en tête du recueil. Ils furent publiés à Lyon chez Jean Marcorelle en 1571. Rédigée en français la première édition est dédiée à Jeanne d'Albret reine de Navarre Devant le succès rencontré, ces emblèmes furent traduits en plusieurs langues, dont le latin, et distribués dans l'Europe réformée. Bel instrument de propagande.

Paulette Choné[2] dans son étude des œuvres de Pierre Woeiriot, entreprend une analyse très approfondie de ce monument : description, commentaires, tableau énumérant les sources de chaque figure - chrétiennes (ancien et nouveau testament), profanes

Simone Perrier, dans "Le corps de la sentence"[3] fait une analyse et des commentaires intéressant sur cette œuvre.

Ses "Emblèmes ou Devises Chrétiennes, illustrés par Pierre WOEIRIOT"

Hormis l'emblème n° 1, difficile de choisir trois vignettes représentatives ; une par source fut une premier choix. Les vignettes sont tirées de l'exemplaire de la bibliothèque universitaire de Glasgow, les titres de la Bibliothèque Renaissance à Nancy, l’ensemble est imprégné du monument qu'est la thèse universitaire de Paulette Choné citée ci-dessus.

1 - Le privilège royal est placé en tête de l'édition de 1571.

2 - La représentation de Jeanne d'Albret Reine de Navarre illustre les liens étroits entre la reine et Georgette de Montenay

3 - Éros et Cupidon ; l'amour pur et le fol amour. Source profane : Virgile

4 - L'ingrat et la très vive fontaine. Ancien Testament Jer 2.13. L'eau qui doit étancher la soif du pécheur vient d'un enfant. D'après certaines critiques cette image aurait échapper à la vigilance de la dévote oui, mais prude, à voir, Georgette de Montenay ? Difficile à admettre, La paille et la poutre comporte deux versions, pourquoi pas l'emblème 76 s'il avait choquer l'auteur. L'avis de Simone Perrier[4] est à prendre en compte.

5 - La prostituée de Babylone. Nouveau Testament l'Apocalypse. Le poison de l'iniquité refroidi la charité.


Référence.png Notes et références

  1. EMBLEMES OU DEVISES CHRESTIENNES, composée par damoiselle Georgette de MONTENAY, A Lyon par Jean MARCORELLE, M D XXI, avec privilège.
  2. Emblèmes et Pensées Symboliques en Lorraine. Paulette CHONÉ. KLINCKSIECK 1991
  3. Article dans "Anatomie de L'emblème" 1990, pages 54-64
  4. Le corps de la sentence. Les Emblèmes Chrestiens de Georgette de Montenay, page 60, Simone Perrier. Université Paris VII