Francs-maçons

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Histoire des francs-maçons

"Nul ne saurait se dire Maçon s'il ne cherche pas, s'il n'entreprend pas de transformer sa vie selon la sagesse"
Henri Tort Nouguès

Qu'est-ce que la Franc-Maçonnerie ?

Équerre & Compas
Outils symboliques
des F.M

La Franc-maçonnerie se décrit comme un Ordre initiatique qui prodigue un enseignement ésotérique, adogmatique et progressif à l'aide de symboles et de rituels. Elle encourage ses membres à œuvrer pour le progrès de l'Humanité. La bienfaisance est l'un de ses moyens d'action. Sa vocation se veut universelle.

Souvent décrite comme un système particulier de morale illustré par des symboles, elle se présente elle-même comme un outil fraternel de formation, avec une méthode particulière permettant à ses membres d'entraîner leurs capacités d'écoute, de réflexion et de dialogue, afin qu'eux-mêmes transmettent ces valeurs à leur entourage.

Elle s'est structurée au fil des siècles autour d'un grand nombre de rites et de traditions, ce qui a entraîné la création d'une multitude d'obédiences qui ne se reconnaissent pas toutes entre elles.

Généralités

L'institution maçonnique doit son existence à une confrérie de maçons constructeurs, qui voyageaient en Europe dès le VIIIe siècle. Ils se partageaient des secrets reliés à leurs métiers.

On ne retrouve la première trace du mot "franc-maçon" qu'en 1376, sous la forme anglaise "freemason". Il faut voir dans le "freemason" un homme libre, (le préfixe "free" semble l'attester), ou un ouvrier hors du commun qui travaille la pierre tendre (freestone), bénéficiant de franchises accordées par l'église ou par les souverains, libre des obligations d'une corporation ou libre de naissance.

C'est en Grande Bretagne et surtout en Écosse, que l'on trouve au début du XVIIe siècle, les premières traces de la Franc-maçonnerie moderne (dite aussi symbolique) : la transition entre une maçonnerie de métier (dite opérative) et une maçonnerie de pensée (dite spéculative).

La Franc-Maçonnerie en France

Décors d'un franc-maçon anglais, d'après un portrait du XIXe siècle

La franc-maçonnerie française apparaît à la fin du XVIIe siècle, en 1688 exactement, avec l'exil des Stuart. Réfugiés en France, à Saint-Germain-en-Laye, les Stuart étaient accompagnés d'une partie de leurs fidèles parmi lesquels de nombreux maçons écossais qui constituèrent la première Loge française. De nombreux partisans de Jacques II, dits jacobites, les rejoignirent en 1715 et 1746 après leurs échecs dans leurs tentatives pour rendre le trône aux Stuarts. La Franc-Maçonnerie va trouver en France un terrain très favorable, à tel point que vingt ans plus tard, on dénombre déjà 200 loges et en 1771 il y a 154 loges rien que pour Paris et 322 en province. A la veille de la Révolution on compte plus de 1000 Loges en France. Par effet de mode, la quasi-totalité de la Cour en fait partie.

Cette prolifération des Loges verra aussi une prolifération des systèmes de hauts-grades. Il faudra attendre la fin du XVIIIe siècle, voire le début du XIXe siècle, pour que les rites se codifient dans leurs formes actuelles. L'opposition entre la maçonnerie française à tendance catholique et l'anglaise protestante va s'accentuer du fait des oppositions politiques des deux pays. Ainsi le paysage maçonnique reflétant cet antagonisme conduira à la situation actuelle qui voit se côtoyer sur un même territoire différentes grandes loges ou grands orients.

La Franc-Maçonnerie en Suisse

En Suisse la franc-maçonnerie est connue notamment au travers de La Grande Loge Suisse Alpina, fondée en 1844, qui regroupe l'ensemble des Loges suisses.

Retrouver un ancêtre franc-maçon

Il faut bien l'admettre, hormis avoir accès aux archives maçonniques, voilà bien une tâche particulièrement difficile. Néanmoins la quête n'est pas impossible. La première chose, ce sont les monographies locales. Les érudits locaux, nombreux depuis le XIXe siècle, ont rédigé des études sur leur village et sur les personnalités qui les composaient. Souvent, ils ont pu récolter les souvenirs des anciens, et mettre noir sur blanc ce que toute une population locale pouvait savoir sans qu'il y en ait de trace officielle.

Quelques ouvrages, comme ce Supplément à "la France maçonnique" : nouvelles divulgations (voir lien au bas de cet article) paru au XIXe siècle, ont également cherché à répertorier les francs-maçons, dans un but sans doute pas très avouable, celui de "ficher" des individus souvent considérés comme dangereux par les autorités officielles. On y trouvera donc des listes par pays, et peut-être y trouverez-vous votre ancêtre ?

Enfin, le franc-maçon avait un défaut qui dénonçait son anonymat : il signait bien souvent en apposant un signe distinctif à sa signature. Voir à ce sujet le très intéressant article publié sur GeneaBlog.

Depuis environ deux ans, la BnF a mis à disposition sur le site Gallica les numérisations du Fichier Bossu. Ce fichier recense environ 100 000 fiches nominatives, sur des Francs-Maçons entre 1780 et 1850. Il n'y a pas d'informations généalogiques. Seulement les Loges auxquelles les personnes ont appartenu. Pour y accéder depuis Gallica, faire une recherche dans les Manuscrits sur les termes "fichier Bossu", ou cliquer sur ce lien. A noter qu'un moteur de recherche existe, permettant de chercher directement dans le fichier sans aller sur Gallica : fichier-bossu.fr .

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Porset Charles,les premiers pas de la franc-maçonnerie en France au 18ème siècle « le Secret », Edimaf encyclopédie maçonnique
  • Combes André , le grand-Orient de France 1865-1914, Edimaf encyclopédie maçonnique
  • Nehr Jean-Charles, Symbolisme et Franc-Maçonnerie , Edimaf 1997
  • Bauer Alain, Édouard Boeglin, Le Grand-Orient de France, Que sais-je PUF 2002
  • Boeglin Édouard, Anarchistes Francs-maçons et autres combattants de la Liberté, Bruno Leprince, 2001
  • Combes André, Les trois siècles de la Franc-maçonnerie française, Edimaf, 1989
  • Porset Charles, La devise maçonnique: Liberté Égalité Fraternité, Éditions Maçonniques de France, 1998
  • Porset Charles , Voltaire Humaniste, Ed. Maçonniques de France,2002
  • Dachez Roger, Histoire de la Franc-maçonnerie Française, Puf Que sais-je 2003
  • Boucher Jules, « La Symbolique maçonnique », Dervy, Bibliothèque de la Franc-Maçonnerie, Paris, France, 1998
  • Collectif, « Encyclopédie de la franc-maçonnerie », Le Livre de Poche, Encyclopédies d'Aujourd'hui, La Pochothèque, s.l., 2002
  • Collectif, « Les Francs-Maçons », Éditions Tallandier, Les Dossiers Historia, s.l., 1998
  • Garibal Gilbert, « Être franc-maçon aujourd'hui – Pourquoi et comment devient-on franc-maçon », Marabout, Savoir pratique, Ésotérisme, 2311, Alleur, Belgique, 2994
  • Nefontaine Luc, « La Franc-Maçonnerie – Une fraternité révèle », Découvertes Gallimard, Traditions, s.l., 2000
  • Stevenson David, « Les premiers Francs-maçons», Éditions Ivoire-Clair, Bagnolet, France, 1999
  • Negrier Patrick, « Temple de Salomon et diagrammes symboliques - Iconologie des tableaux de loge et du cabinet de réflexion », Éditions Ivoire-Clair, Groslay, France, 2004
  • Naudon Luc, « La franc-maçonnerie », Que-sais-je ?, Presses Universitaires de France, Paris, France, 1995
  • Pacout Nathalie, « La franc-maçonnerie : initiation », Marabout, Alleur, Belgique, 1991
  • Tacchella Xavier, Comment être Chrétien et Franc-Maçon », de Vecchi, France, 1996

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