Fortifications de La Rochelle

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Les fortifications médiévales
L'enceinte protestante
L'enceinte Ferry

De part son histoire, La Rochelle apparaît comme une place forte sans cesse convoitée. La ville s'est retrouvée entre le XIIIe et le XXe siècle au cœur de nombreux conflits qui lui valent d'être assiégée à de multiples reprises. Fortifiée dès le XIIe siècle, de nombreuses enceintes se succédèrent et quelques vestiges de ces fortifications sont encore visibles de nos jours comme les tours Saint-Nicolas, de la Chaîne et de la Lanterne aujourd'hui monuments emblématiques de La Rochelle.

On distingue principalement trois grandes enceintes : d'abord les fortifications érigées entre le XIIe et XIIIe siècle, puis l'enceinte dite "protestante" à la fin du XVIe et dans la première moitié du XVIIe siècle, puis l'enceinte Ferry (du nom de l'ingénieur du roi François Ferry) construite à la fin autour de 1700.

Cet article retrace l'histoire des enceintes successives, ainsi que les tours et portes construites avec elles.

La Tour de la Lanterne
La Tour de la Chaîne
La Tour Saint-Nicolas

Les enceintes

Les enceintes médiévales (XIIe-XIIIe-XVIe)[1]

La ville en 1574, on y voit l'assemblement des fortifications médiévales avec quelques ajouts du XVIe

La première enceinte semble avoir étaient édifiées dans le deuxième quart du XIIe siècle, vers 1130-1140, peut être par le duc d'Aquitaine Guillaume X. Ces premières enceintes étaient entourées à l'ouest du ruisseau de Lafond où se trouvait le port primitif, au nord du faubourg de Cougnes, à l'est par les marais salants de Saint-Eloy et de Maubec et au sud par le faubourg Saint-Nicolas, le nouveau havre ainsi que par le ruisseau de la Verdière par delà duquel se trouvait le faubourg du Perrot.

La ville s'agrandissant les enceintes sont étendues dès la fin du XIIe, vers 1169-1189, en direction du nord pour englober le faubourg de Cougnes. Au début du XIIIe siècle, vers 1200-1209, les enceintes se développeront pour entourer les faubourgs de Saint-Nicolas et du Perrot. Enfin à la fin du XIIIe, le nouveau havre est fermé par le bastion du Gabut et deux tours, les tours de la Chaîne et Saint-Nicolas, en marquent l'entrée.

De cette enceinte subsiste des vestiges des remparts dans le chevet de l'église Notre-Dame, la première porte de Cougnes, les tours de Saint-Nicolas, de la Chaîne et de la Lanterne, ainsi que la courtine reliant ces deux dernière.

Les enceintes des XVIe et XVIIe siècles[2]

Au cours des siècles l'enceinte médiévale, dont le tracée n'a pas bougeait, est renforcée. Lors du siège de 1573 par le Duc d'Anjou apparaît avec :

  • trois nouveaux bastions, un dans l'angle nord-ouest (bastion de l'Évangile), un autre devant la porte Neuve et un dernier au milieu de la courtine entre la tour et la porte Saint-Nicolas (bastion du Gabut)
  • un ouvrage à cornes couvrant la porte des deux Moulins
  • deux demi-bastions, l'un couvrant la porte de Cougnes, l'autre à Saint-Nicolas au niveau du canal de Maubec (bastion des Dames)
  • un ouvrage avancé couvrant la porte Saint-Nicolas
Plan lors du siège de 1627-1628 avec les fortifications protestantes et celles construites pour le blocus

En 1590 les Rochelais obtiennent du roi Henri IV l'autorisation d'ériger une nouvelle enceinte et d'y joindre la « prée Maubec ». Devenue place de sûreté protestante la ville va se fortifier, cette enceinte sera appelée « enceinte huguenote » ou « enceinte Henri IV ». Déjà en 1588 un ouvrage à cornes avait était construit devant la porte Saint-Nicolas. A l'ouest entre le bastion des deux Moulins et celui de l’Évangile une fausse braie est aménagée. Entre 1592 et 1612 le bastion de l'Évangile est renforcé et six nouveaux bastions sont bâties au nord et à l'est de la ville. Du nord-ouest au sud-est de la ville on retrouve alors les bastions dits des Grands-Lapins, des Petits-Lapins, de Cougnes, des Fonderies ou des Fours-à-chaux, de Maubec ou du Petit-Genève et de Saint-Nicolas. Dans cette nouvelle enceinte la nouvelle porte Maubec est construite en 1611 et la nouvelle porte de Cougnes en 1613. Et en 1622 la porte Neuve est renforcée. Les anciens près et marais de Maubec vont laisser place au nouveau quartier de « Villeneuve ».

Dès 1620 le rapport entre les protestants et le pouvoir royal se dégrade. Déjà après 1621 et son échec devant Montauban le roi fait construire en 1622 à environ 800 mètres de la ville le fort Saint-Louis. Alors que les Anglais interviennent et que la situation dégénère Richelieu rassemble une armée, chasse les Anglais de l'île de Ré et mène le siège de la ville à partir d'octobre 1627. Richelieu enferme la ville en aménageant une ligne de contrevallation d'une vingtaine de forts encerclant la ville et pour fermer son accès à la mer il fit construire une digue de 1500 mètres de long. La digue reliée le fort du Port Neuf au fort de Marillac sur la pointe de Coureilles (actuelle pointe des Minimes). A cette époque des fortifications existent déjà sur la côte de Chef-de-Baie et de nouvelles sont construites. Le siège durent jusqu'au 28 octobre 1628 et le roi et le cardinal font leur entrée dans la ville le 1er novembre. Après le siège les fortifications sont rasées à l'exception des tours de la Lanterne, de la Chaîne, Saint-Nicolas et de Moureilles ainsi que le bastion du Gabut.

L'enceinte Ferry[3]

Plan de la ville et de l'enceinte Ferry en 1715.

La situation reste telle quelle jusqu'en 1689. En effet, alors que la France vient de s'engager dans la guerre de la ligue d'Augsbourg, un débarquement Anglais pourrait menacer la Rochelle. L’ingénieur François Ferry, qui fortifie alors la façade Atlantique, est choisie pour élever la nouvelle enceinte. Celle-ci reprend le tracé de l'ancienne, de l'angle nord-ouest au canal de Maubec cinq bastions et deux demi-bastions se succèdent. Le front ouest est quant à lui laissé à terre coulante en cas d'extension futur de la ville. Un autre ouvrage bastionné ferme le canal de Maubec et une redoute carré, dite « paté », est construite face à la porte des deux Moulins. Cinq portes donnaient alors accès à la place forte :

  • la porte des deux Moulins au sud-ouest
  • la porte Neuve à l'ouest, déplacée plus au sud de l'ancienne
  • la porte Dauphine au nord
  • la porte Royale à l'est
  • la porte Saint-Nicolas au sud, précédé par l'ouvrage à corne de Tasdon

Ferry réaménage aussi la batterie de Chef de Baie où une redoute sera construite au début du XVIIIe. Ferry avait aussi proposait de construire une grande citadelle à l'emplacement du Fort Louis mais avec la mort de l'ingénieur le projet ne fut jamais réalisait. Les travaux de cette dernière enceinte semblent s'être étendus jusque dans les années 1720 et fut prise en charge par les successeurs de Ferry. Elle subsista ainsi jusqu'à son déclassement en 1902. C'est à partir de cette époque qu'elle commença à être démantelée pour laisser place aux nouvelles voies de circulation ou à l'extension de l'hôpital Saint-Louis.

Les tours

Tour Saint-Nicolas

Élévation sud et coupe de la tour vers 1740 par Bournaud d'après Claude Masse.

Cette tour[4], appartenant à l'enceinte médiévale, ferme et défend avec la tour de la Chaîne l'entrée du port. Elle fut construite durant la seconde moitié du XIVe siècle. Construite sur la vase à l'entrée du port, la tour s'appuie sur des pieux de 6 mètres à sabots métalliques surmontés d'un quadrillage de poutres horizontal. Un pieu en chêne ayant servit pour les fondations, retiré en 1956 à l'occasion de travaux, est exposé dans la tour. Mais lors de sa construction le poids de l'ouvrage déstabilisa les fondations ce qui causa l'inclinaison de la partie basse de l'édifice encore visible aujourd'hui. Une légende prête la construction de la tour Saint-Nicolas à la fée Mélusine.

Après le siège de 1628 la tour échappa à la destruction des fortifications de la ville. Elle connue par la suite la Fronde. En 1649, le comte du Daugnon, gouverneur de l'Aunis et partisan de la Fronde, fit des tours de l'entrée du port son réduit de sûreté à La Rochelle (ville n'ayant plus de rempart depuis 1629). Un petit ouvrage à corne triangulaire fut alors construit pour protéger la tour. Le comte du Daugnon fut attaqué en 1651 par les troupes royales d'Henri de Lorraine comte d'Harcourt. Le comte du Daugnon s’enfuit alors à Bordeaux rejoindre le prince de Condé, en laissant son lieutenant, de Besse, à la tête de quelques soldats réfugiés dans les tours. La tour de la Chaîne explose le 19 novembre et les troupes royales entrent dans la tour Saint-Nicolas le 29 novembre 1651. La démolition de l'édifice, demandée par la ville au roi, ne fut pas exécutée et elle fut intégrées au domaine militaire. Les tours du front de mer sont réintégrer à la défense de la ville lors de la reconstruction des fortifications par l'ingénieur Ferry à la fin du XVIIe siècle. En 1813 l'ouvrage à corne situé au pied de la tour construit lors de la Fronde fut démoli. Le 17 février 1879, alors que la tour est à l'abandon, elle est classée au titre des monuments historiques[5]. Elle est finalement restaurer par l'architecte Juste Lisch entre 1884 et 1888, la tour retrouve ses créneaux et mâchicoulis. L'intérieur de la tour sera par la suite restaurée entre 1901 à 1904 par Albert Ballu. En 1905, la tour sort du domaine militaire. Elle connaîtra une nouvelle période de restauration de 1952 à 1956 où des travaux de consolidation sur les fondations sont entrepris. Aujourd'hui, la tour Saint-Nicolas ainsi que celle de la Chaîne et de la Lanterne se visitent.

La tour Saint Nicolas mesure environ 38 mètres de haut. Elle possède un plan assez complexe. La tour se compose d'un rez-de-chaussée et un premier étage voûtés, d'un deuxième étage et d'une terrasse périphérique. Une tourelle et une plate-forme supérieure constitue un quatrième niveau. Dans l'intérieur des murs de la tour, épais de 4 à 5 mètres, se trouve de multiples escaliers et corridors desservant les différentes salles mais aussi, au deuxième étage, une chapelle. Alors que l'entrée de la tour se trouvait à l'origine au rez-de-chaussée, elle fut déplacée en 1569 à l’étage supérieur et munie d’un pont-levis. En 1695 une rampe d'accès qui conduit au premier étage est aménagée.

Tour de la Chaîne

Élévation sud et coupe copiées sur Claude Masse, on voit bien la petite tour et les dégâts de 1651.

Cette tour[6], appartenant à l'enceinte médiévale, ferme et défend avec la tour Saint-Nicolas l'entrée du port. Sa construction daterait du dernier quart du XIVe siècle après la défaite des Anglais à la bataille de La Rochelle en 1372. La tour était a l'origine reliée à une autre, la petite tour de la Chaîne, d'où était tendue une chaîne métallique entre elle et la tour Saint-Nicolas et était manœuvrée à l'aide d'un treuil situé dans la "petite tour". La tour de la Chaîne, comme les autres tours, ne fut pas détruite après le siège de 1628. Lors de la Fronde, le comte du Daugnon, gouverneur d'Aunis et du parti du Prince de Condé, décide de faire des tours son réduit de sûreté (la ville n'ayant plus de fortifications) Le 15 novembre 1651, à l’arrivée des troupes du roi Louis XIV menées par Henri de Lorraine, Comte d’Harcourt, le Comte du Daugnon s’enfuit rejoindre le prince de Condé à Bordeaux, en laissant son lieutenant, de Besse, à la tête de quelques soldats réfugiés dans les tours. Au cours du combat de la reprise des tours par le marquis d'Estissac, lieutenant-général des armées du roi au pays d'Aunis, la partie supérieure de l'ouvrage fut sérieusement endommagée par l'explosion d'un dépôt de poudre et perdit ses mâchicoulis et son toit. Dans la 2e moitié du XVIIIe siècle la porte des Dames est construite. La petite tour fut quant à elle démolies vers 1820-1830 pour permettre l'agrandissement de l'entrée du port et est remplacées par le bastion crénelé actuel. La tour est classée monument historique le 17 février 1879[7], elle est restaurée quelques années après en par J. Lisch.

La tour de la Chaîne est un édifice cylindrique d'environ 16 mètres de diamètre pour 20 mètres de haut. A l'origine elle possédait quatre niveaux. Le premier niveau est une salle octogonale voûtée d'ogives retombant sur des demi-colonnes reliées par des arcs formerets. Le deuxième niveau, également octogonal, comporte trois accès : un escalier montant du rez-de-chaussée et rendant accès a l'étage supérieur, un accès au le chemin de ronde de la courtine du front de mer entre la tour et celle de la Lanterne (porte des Dames) et un accès à la terrasse du bastion qui remplace la petite tour. On trouve aujourd'hui a ce niveau l’accueil de la tour. Le troisième niveau abrite aujourd'hui Embarquez pour la Nouvelle-France, de même que la plateforme du quatrième niveau construite en 2007-2008 et qui reconstitue l'un des niveaux disparu lors de l'effondrement de la tour en 1651. Le chemin de ronde date de la restauration de la tour durant la seconde moitié su XIXe. L'exposition Embarquez pour la Nouvelle-France retrace depuis 2008 les portraits et les histoires des migrants partis vers la Nouvelle-France.

Tour de la Lanterne

Élévations et coupe de la tour par Claude Masse.

Cette tour[8], appartenant à l'enceinte médiévale, formait l'angle sud-ouest des remparts de la ville. Une première tour, dite du Garrot, marquait l'entrée du port primitif situé sur le ruisseau du Lafond. Selon l'ingénieur Claude Masse la nouvelle tour fut construite à partir de 1445 et sa construction dura près de 23 ans. A coté de sa fonction défensive la tour était surmontée par une tourelle à lanterne et servait donc aussi de phare. En 1568, les protestants renforcent les murailles de la ville et pour cela utilisent les pierres des églises. Beaucoup de catholiques fuient alors la ville, c'est à ce moment que 13 prêtres sont arrêtés et enfermés dans la tour. ces derniers seront égorgés et précipités dans la mer du haut de la tour. Elle pris alors le surnom de tour des Prêtres. Comme les deux tours de l'entrée du port et la tour de Moureilles elle fut épargnée par le rasement général des enceintes de 1629 après le siège de la ville menait par Richelieu. La tour de la Lanterne est par la suite intégrée dans les nouvelles enceintes de l'ingénieur Ferry et, de cette époque, jusqu'au XIXe siècle elle va servir de prison. C'est notamment dans cette tour que deux des quatre sergents de la Rochelle sont enfermés en 1822 avant d'être exécuté à Paris. De 1900 à 1914 la tour est entièrement restaurée sur les projets de Juste Lich puis sous la direction d'Albert Ballu, elle retrouve son aspect médiéval et ses mâchicoulis. La tour connait un nouvelle restauration en 2014-2015. Lors de cette rénovation deux gargouilles à l’effigie de Cabu et Wolinski (victimes de l'attentat du 7 janvier 2015 contre Charlie Hebdo) imaginées par Philippe Villeneuve, architecte en chef des monuments historiques et responsable du chantier de rénovation furent ajoutées au monument[9]. La tour est classée Monument Historique depuis le 17 février 1879[10].

La tour de la Lanterne mesure 58 mètres de haut. Sa base cylindrique de 26 mètres de haut est surmontée d'une flèche octogonale. La salle basse est voûtée d'ogives, elle n'est à ouverte à la visite, le premier étage se trouve la salle des gardes, aujourd'hui des maquettes des trois tours de La Rochelle y sont exposées. Au deuxième étage des portes de prisons du XIXe sont exposées et de nombreux graffitis sont visibles, ces graffitis se retrouvent dans toutes les anciennes cellules de la tour. A l'étage 5, soit à la base de la flèche, se trouve la salle Jean Mérichon du nom d'un des maires de La Rochelle qui aurait financé l'achèvement de la tour en 1468. Dans cette salle le sol est une oeuvre de Jean-Pierre Pincemin de 1985. La salle de l'amer est la plus haute de la tour, elle abrite aujourd'hui une oeuvre de Gottfried Honegger de 1985.

Tour de Moureilles

Élévation, coupe et plan (Ferry, 1697)

Cette tour fut achevée, selon l'ingénieur Claude Masse, en 1399. Elle se trouvait au bord du quai Maubec et avoisinait la première porte Maubec et le cimetière Saint-Sauveur. Comme les trois tours du front de mer elle fut épargnée du rasement des enceintes après le siège de 1628, elle est alors donnée au couvent de Récollets. En 1690 la tour de Moureilles est rachetée par le roi pour être convertie en magasin à poudre. Elle est détruite en 1786 pour laisser de la place à la construction de l'arsenal d'artillerie.

La tour était composée de quatre niveaux : un rez-de-chaussée (une salle octogonale voûtée d'ogives avec colonnettes), un premier étage (identique au rez-de-chaussée mais sans colonnettes), un deuxième étage (voûté en coupole sphérique en 1690 pour servir de magasin à poudre) et enfin un quatrième étage (une plate-forme supérieure avec un parapet crénelé sur mâchicoulis d'où émergeait une salle centrale ronde couverte d'une toiture en poivrière et accolée à une tourelle d'escalier polygonale.

Des vestiges de la tour sont aujourd'hui visible sur le parvis de la chapelle des Dames-Blanches.

Les portes

Grosse Horloge

La tour de la Grosse horloge était à l'origine une des portes de la ville édifiée lors de l'élévation des enceintes médiévales dite de Guillaume X vers 1130-1140. Elle protégée les habitants des invasions venues de la mer. A cette époque elle était appelée porte du Perrot du nom du faubourg auquel elle menait, plus tard elle fut appelée porte du pont-tournis (elle devait être précédée d'un pont levis franchissant le cour d'eau de la Verdière), la tour du Reloge dès le XVe siècle et plus récemment la tour de la Grosse Horloge. Elle formait donc à l'origine une des portes de la ville et était alors ouverte de deux baies, l'une plus large que l'autre. Elle devint vite inutile avec l'agrandissement des remparts de la ville, elle fut cependant conservée, et en 1478 elle est surmontée d'un campanile et d'une horloge. En 1672, les deux baies seront réunis en un seul passage par l'architecte Moyse. Entre 1744 et 1746 la partie supérieure de l'édifice est détruite pour être remplacée par la construction actuelle. Inscrite sr l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 17 mars 1925 la tour est classée monument historique depuis le 13 décembre 1978[11]

Porte Dauphine

La porte Dauphine est construite de 1694 à 1699 lors de l'aménagement de l'enceinte Ferry. Les plans furent dressaient par l'ingénieur François Ferry et les sculptures sont de Buret le Jeune. La porte de connut pas de modifications jusqu'au déclassement des enceintes en 1902. En effet dans les années 1910 lors du percement de l'avenue Dauphine on démolit les corps de garde et le corps de bâtiment de la porte dont on ne conserve que la façade extérieure. Aujourd'hui la demi-lune triangulaire, qui protégeait autrefois la porte, est en partie conservée ainsi que les deux portes de la demi-lune.

Porte de Cougnes

La première porte de Cougnes fut construite en 1412 à l'emplacement de ce qui était une des principales entrées de la ville depuis le XIIe siècle. En 1558 cette porte fut précédée d'un ouvrage avancé et elle sera considérablement réparée en 1576. Mais avec l'agrandissement des enceintes la porte devient inutile et elle est détruite en 1741, seule le soubassement de l'une des tours sur lequel à était construit le clocher de l'église Notre-Dame subsiste. La nouvelle porte de Cougnes fut construite en 1614 lors de la reconstruction des remparts autorisait par Henri IV. Construite à proximité de la première elle était quant à elle axée vers le nord. Mais cette dernière est détruite en 1689 pour fournir des matériaux à la construction de l'enceinte Ferry, la dernière enceinte. De cette porte ne subsiste plus que quelques éléments de décor contre la maison à l'angle de la rue Alcide d'Orbigny et de l'Avenue des Cordeliers qui était à l'origine le corps de garde.

Porte et ouvrage à cornes Saint-Nicolas

La première porte Saint-Nicolas se trouvait dans l'angle sud-est de l'enceinte médiévale construite en 1200-1209 afin de joindre le faubourg à la ville. En 1505 la porte est protégée par la construction d'un ouvrage avancé et en 1588 ce dernier est aménagé en un ouvrage à corne. Entre 1690 et 1694 la porte est couverte par une demi lune puis par un imposant ouvrage à cornes qui lui même était couvert par une petite demi lune. La première porte étant tombée en ruine trois portes et trois ponts permettent de traverser l'ouvrage à cornes et d'accéder à la ville. En 1857 lors de l'ouverture de la gare d'Orléans une porte est percée dans le rempart du Gabut face à la nouvelle gare, elle sera appelée la porte Napoléon. A partir du déclassement des enceintes en 1902 l'ensemble de l'ouvrage à cornes et les portes vont être peu à peu détruites. La porte Napoléon sera quant à elle détruite en 1921 lors du percement de l'avenue de Strasbourg (aujourd'hui Avenue du Général de Gaulle).

Porte Maubec

L'ancienne porte Maubec faisait partie de la première enceinte médiévale, dite de Guillaume X. Elle était située à la sortie de la rue de la Ferté et donnait sur le canal Maubec. La porte était adossée au chevet de l'église Saint-Sauveur (à l'ouest de la rue de la Ferté) et au cimetière (à l'est de la rue de la Ferté). Cette première porte ressemblait, selon les représentations de 1740, à la porte du Perrot (Grosse Horloge). Lors de l'extension des remparts autorisée par Henri IV à la fin du XVIe l'enceinte se déplaça et la nouvelle porte Maubec fut construite à l'est de l'ancienne aux abords de l'actuelle rue Saint-Louis (ancienne rue Saint-Claude). La nouvelle porte est construite en 1611, c'était une des entrées de la ville entre le bastion Maubec et le bastion Saint-Nicolas. Elle est aujourd'hui, avec les reste de la nouvelle porte de Cougnes, un des vestiges de l'enceinte dite « huguenote » construite à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle.

Porte Neuve

Cette porte fut construite vers 1130-1140 lors de l'édification de la première enceinte médiévale dite de Guillaume X, elle était alors appelée la porte du Petit Comté. C'était une des portes du front ouest et faisait communiquait la ville avec le port primitif sur le cours d'eau de Lafond. Délabrée au début du XIVe siècle elle est reconstruite en 1505 et est de ce fait appelée Port Neuve. La porte sera renforcée vers 1622 par une demi-lune et un fort dit de l'Assemblée, ce dernier sera détruit en 1801. Après le siège de 1628 la porte est donnée à l’hôpital des frère de la Charité qui y installeront une infirmerie, elle prendra alors le nom de voûte de la Charité. Une nouvelle porte et construite en 1689 lors de l'aménagement de l'enceinte Ferry. Cette dernière est alors construite plus au sud que la première. Aujourd'hui seul les deux piliers de la dernière porte subsistent rue de la Porte Neuve.

Porte des Deux-Moulins

Une première porte fut bâtie dans l'angle sud-ouest des fortifications de 1200-1209 lorsque le faubourg du Perrot fut joint à la ville. Elle fut élevée près de deux moulins à marée. Par la suite, durant les XIIIe et XIVe siècles, un ouvrage avancé fut construit afin de couvrir la porte et fut appelée le Beau Fort. En 1622 la porte fut de nouveau renforcée par la construction d'une redoute dite le fort des Dames. Ces fortifications disparaissaient après le siège de 1628, seul le fort des Dames subsiste. Au début du XVIIIe une nouvelle porte et construite et le fort des Dames est renforcé. A la même époque une écluse entre les fossés de l'enceinte ouest (ruisseau de Lafont) et la mer est aménagée entre la porte et le fort. La porte sera réaménagée au XIXe siècle et perdra son échaugette du XVIIIe.

Porte Royale

La porte Royale fut construite de 1706 à 1723 dans l'enceinte Ferry et constituait l'entrée est de la ville. Après avoir était achevée, à 'exception des sculptures, la porte n'évolua pas jusqu'au déclassement des enceintes en 1902. La porte, aujourd’hui restaurée, se trouve avenue de la Porte Royale et accueille aujourd'hui des expositions et manifestations culturelles. L'avant porte se trouve quant à elle sur la promenade Henriette Bouchet-Pelletier dans le parc avoisinant la porte Royale.

Porte de Mauléon

La porte de Mauléon ou de Malvaut fut construite dans les années 1130-1140 et appartenait à la première enceinte dite de Guillaume X. Elle était une des entrées de la ville et était située dans l'angle nord-est de l'enceinte, elle donnée accès au faubourg de Cougnes alors en dehors des remparts. La porte possédait à son sommet une cloche qui sonnait lors des alerte ou lors de l'élection d'un maire. Mais cette porte devint très vite inutile, en effet dans les années 1169-1189 les enceintes furent agrandit pour joindre le faubourg de Cougnes à la ville. Son sommet avec son beffroi est alors démonté mais la tour subsiste longtemps. Sur les relevés de Claude Masse au début du XVIIIe siècle la tour est surmontée d'une terrasse. Nous la retrouvons sur des plans de la ville de 1773 mais en 1810 elle à disparue. La porte se trouvait sur l'actuelle rue Gambetta à coté du marché.

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Référence.png Notes et références

  1. Fortifications d'agglomération, enceintes médiévale, Inventaire général du patrimoine du Poitou-Charentes
  2. Fortifications d'agglomération, enceinte des sièges de 1572 et de 1628, Inventaire général du patrimoine du Poitou-Charentes
  3. Fortifications d'agglomération, enceinte de Ferry ou dernière enceinte, Inventaire général du patrimoine du Poitou-Charentes
  4. Ouvrage d'entrée, tour Saint-Nicolas, Inventaire général du patrimoine du Poitou-Charentes
  5. La tour Saint Nicolas est classée au titre des Monuments Historiques (Base Mérimée)
  6. Ouvrage d'entrée, tour de la Chaîne, Inventaire général du patrimoine du Poitou-Charentes
  7. La tour de la Chaîne est classée au titre des Monuments Historiques (Base Mérimée)
  8. Ouvrage fortifié, tour de la Lanterne, Inventaire général du patrimoine du Poitou-Charentes
  9. Cabu et Wolinski, modèles de gargouilles à La Rochelle, Article du 12 octobre 2015 par l'AFP paru dans le Figaro.
  10. La tour de la Lanterne est classée au titre des Monuments Historiques (Base Mérimée)
  11. La porte de la Grosse Horloge est classée Monument Historique (Base Mérimée)