Familles du Puy-Montbrun

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Il existe plusieurs familles du Puy-Montbrun ou Dupuy-Montbrun distinctes ayant porté ou portant encore ce nom.

Ce nom est à l'origine celui d'une ancienne famille noble d'extraction chevaleresque originaire du Dauphiné dont la filiation suivie remonte à 1267 et qui s'est éteinte en 1871. Elle portait le nom « du Puy » et possédait la seigneurie de Montbrun, d'où « du Puy-Montbrun ». Ce patronyme est devenu populaire avec le capitaine calviniste Charles Dupuy-Montbrun (1530-1576), dit le Brave Montbrun[1], condamné à mort et décapité pour sa férocité, mais longtemps considéré comme un héros par le parti protestant.

Le nom « du Puy-Montbrun » a été pris à partir du XVIIIe siècle par plusieurs autres familles nobles portant le patronyme « du Puy », sur une revendication d'origine commune non prouvée avec la famille du Puy-Montbrun du Dauphiné[2].

Ces familles se sont fait des procès auxquels n'a pas mis fin l'extinction en 1871 de la famille originelle du nom « du Puy-Montbrun », comme le montre un arrêt de la Cour de cassation intervenu en 1987 pour donner suite à une « assignation en usurpation du nom » formée par un membre de la famille actuelle du nom « du Puy-Montbrun », contre des membres de la famille de Rocher de La Baume-Dupuy-Montbrun (issue en ligne féminine de la famille du Puy-Montbrun du Dauphiné, et autorisée en 1866 à s'appeler de Rocher de Labaume-Dupuy-Montbrun).

Ces diverses familles ont aussi revendiqué une filiation avec Raymond du Puy (1080-1158), second prieur de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, qui en a élaboré les règles. Toutefois, aucun document ne permet d'établir à quelle famille ce personnage appartenait, ni même de quelle région il était originaire.

Famille du Puy-Montbrun, en Dauphiné

Pictos recherche.png Article détaillé : Famille du Puy-Montbrun (Dauphiné)

Cette famille du Puy, originaire de Peyrins (département de la Drôme) en Dauphiné, présente une filiation ininterrompue depuis Alleman du Puy, chevalier, seigneur en 1267 de Montbrun et de Reilhanette en Dauphiné, fils d'Hugues et d'Emessende. Il laissent deux fils auteurs de deux branches : Alleman, auteur de la ligne aînée de Rochefort, et Bastel auteur de la ligne cadette de Montbrun[2].

Cette famille et ses membres furent aussi connus dans l'histoire sous le nom « Dupuy-Montbrun »[3] [4] [5] [6]

Branche aînée

La branche aînée, des seigneurs de Rochefort-en-Valdaine, dite « du Puy-Rochefort », puis appelée marquis du Puy-Montbrun par agrément du roi après l'extinction en France en 1741 de la branche cadette des seigneurs Montbrun[2]. Cette branche fit ses preuves devant Chérin en 1787 depuis 1267, fut admise aux Honneurs de la Cour le 26 janvier 1788 sous le titre de marquis du Puy-Montbrun et comparut à Montélimar et Grenoble en 1789.

Cette branche s'est éteinte en 1871, avec Raymond marquis du Puy-Montbrun (1783-1871), sans postérité mâle et dernier de la maison du Puy-Montbrun du Dauphiné[2] [7]. Allié à Hélène de Valori de Lecé puis à Caroline de Vesc. De son premier mariage, il laissa deux filles[8] :

  • Gabrielle du Puy-Montbrun-Rochefort (1810-1842)[8], mariée en 1831 avec Séverin de Cotton[2], dont le fils Thomas Charles Raymond de Cotton fut autorisé par décret du 7 avril 1866 à ajouter à son nom « Dupuy-Montbrun » et à porter le nom de Cotton-Dupuy-Montbrun;
  • Clotilde du Puy-Montbrun-Rochefort (1813-1846)[8], mariée en 1832 à Armand Rocher de La Baume[2], dont le fils Louis-Joseph-Gabriel fut autorisé par décret du 7 avril 1866 à ajouter à son nom « Dupuy-Montbrun » et à porter le nom de Rocher de Labaume Dupuy-Montbrun.

Branche cadette

La branche cadette, des seigneurs de Montbrun, dite « du Puy-Montbrun », qui était protestante fut titrée marquis de Montbrun par lettres patentes de 1620 et s'éteignit en 1741[2] [9].

Rameau de Montbrun-Saint-André fixé aux Pays-Bas à la fin du XVIIIe siècle

Ce rameau est, selon Émile Haag, issu de Charles du Puy, marquis de Montbrun-Saint-André (1681-1735), protestant, qui se fixa en Hollande[10] [11]. Marié à Ninon Massanes, il fut le père d'Étienne (1718-1785) dont le fils Paul-Charles, né en 1745, mourut sans postérité en 1817[2]. Raoul de Warren écrit dans le Grand Armorial de France « On trouve un Étienne du Puy, marié en 1763 en Hollande à Suzanne de Lambermont, que certains auteurs ont identifié avec Étienne, cité ci-dessus. Un fils naquit de ce mariage : Étienne du Puy, dit « le marquis de Montbrun-Saint-André », (1765-1804), marié en 1792 à Anna Von Hullesheim, et dont la postérité mâle s'éteignit en 1901 avec son petit-fils, Jean-Bernard, dit le marquis de Montbrun-Saint-André (1824-1901)[2]. Cette hypothèse est reprise dans un ouvrage de Gilbert Picon sur le capitaine protestant Charles Dupuy-Montbrun publiée en 2016[12].

Toutefois, cette filiation avec la famille du Puy-Montbrun est contestée en 1878 par Adolphe de Coston qui y voit le descendant d'une des famille Dupuy qui a usurpé le nom du Puy-Montbrun à partir du XVIIIe siècle[13].

Fernand de Saint-Simon écrit en 1977 : « Cette maison s'éteignit définitivement avec Raymond Louis Désiré, marquis du Puy-Montbrun, décédé à Montélimar, Drôme, en son hôtel du Puy-Montbrun le 6 avril 1871. Le dernier marquis avait raison lorsqu'il disait ne reconnaître aucune branche issue de sa famille; la maison du Puy-Montbrun, du Dauphiné s'éteignait bien avec lui et avec ses deux filles Gabrielle et Clotidle (…) On comprend que la descendance féminine de cette ancienne maison ait voulu perpétuer ce nom illustre. »[7].

Personnalités

Cette famille a donné plusieurs hommes de guerre protestants qui lui ont donné une renommée.

Armes, blasons, devises

« D'or au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'azur »
Légende : « Agere et pati fortia ». Support : deux lions au naturel.
Devise : 1° « Virtute non genere niti » ; 2° « Vicit leo e tribu juda »[14] [2].

Familles issue en lignes féminine de la famille du Puy-Montbrun ayant été autorisées à porter le nom Dupuy-Montbrun

Famille de Cotton Dupuy-Montbrun

Pictos recherche.png Article détaillé : Famille de Cotton

La famille de Cotton-Dupuy-Montbrun est une branche éteinte de la famille de Cotton (du Lyonnais), anoblie en 1673 par la fonction d'échevin de Lyon[15] [16] [17].

Thomas Charles Raymond de Cotton, fils de Séverin de Cotton et de Gabrielle du Puy-Montbrun-Rochefort (fille aînée de Raymond, marquis du Puy-Montbrun (1783-1871), dernier de la famille du Puy-Montbrun, du Dauphiné) fut autorisé par décret impérial du 7 avril 1866 à ajouter à son nom « Dupuy-Montbrun » et à s'appeler de Cotton-Dupuy-Montbrun[18].

La dernière représentante de la branche de Cotton-Dupuy-Montbrun fut Gabrielle-Marie-Yvonne de Cotton-Dupuy-Montbrun, née le 12 décembre 1872 à Lyon, 69, décédée le 12 décembre 1973 à Berzé Le Châtel (Saône Et Loire), mariée à Jacques-Joseph-Enguerrand de Thy de Milly d'où postérité[19].

La branche subsistante de la famille de Cotton ne descend pas du bénéficiaire du changement de nom et ne porte donc pas le nom Dupuy-Montbrun.

Famille de Rocher de La Baume-Dupuy-Montbrun

La famille de Rocher de Labaume-Dupuy-Montbrun est une famille subsistante de la noblesse française originaire du Vivarais, titrée comte héréditaire par décret impérial du 22 janvier 1868, confirmé par lettres patentes du 28 février 1868[20] [21].

Elle a une filiation qui remonte au début du XVIe siècle et se divisa en 2 branches principales. La branche aînée des seigneurs du Prat et de La Baume s'agrégea à la noblesse au XVIIIe siècle et était représentée en 1789 par Joseph de Rocher de Labaume qui comparu en 1789 à l'assemblée de la noblesse de Villeneuve-de-Berg. Il épousa en 1747 à Agnès de Narbonne dont il eut : François-Joseph, marié en 1805 à Gabrielle-Rose de Vogué et père d'Armand-Charles Joseph qui épousa en 1832 Agnès-Clotilde du Puy-Montbrun-Rochefort, fille cadette de Raymond marquis du Puy-Montbrun (1783-1871), dernier de la famille du Puy-Montbrun, du Dauphiné[22].
La branche cadette donna un rameau éteint confirmé noble par lettres patentes de mars 1709[22] [23].

Régis Valette retient comme principe de noblesse pour la branche subsistante de la famille de Rocher de La Baume-Dupuy-Montbrun le titre de comte héréditaire sous le Second Empire en 1868[20].

La famille de Rocher de Labaume-Dupuy-Montbrun a été admise au sein de l'association d'entraide de la noblesse française le 26 novembre 1981 avec pour preuve le titre de comte hérédaire de 1868 qui, dans les statuts de cette association (voir son site) permet l'admission[24].

Louis-Joseph Gabriel de Rocher de Labaume, fils d'Armand-Charles-Joseph de Rocher de La Baume et d'Agnès-Clotilde du Puy-Montbrun-Rochefort (fille cadette de Raymond, marquis du Puy-Montbrun (1783-1871), dernier de la famille du Puy-Montbrun, du Dauphiné) fut autorisé par décret impérial du 7 avril 1866 à ajouter à son nom « Dupuy-Montbrun » et à s'appeler de Rocher de Labaume-Dupuy-Montbrun[18].

décret impérial du 12 février 1866 autorisant Thomas Charles Raymond de Cotton et Louis Joseph Gabriel de Rocher de Labaume à ajouter à leurs noms patronymiques Dupuy-Montbrun"

En 1866, Thomas Charles Raymond de Cotton et Louis Joseph Gabriel de Rocher de Labaume, demandent l'autorisation d'ajouter à leur nom celui de « du Puy-Montbrun-Rochefort » qui est celui de leurs mères respectives (filles de Raymond marquis du Puy-Montbrun, dernier de sa famille en ligne masculine). Par lettre du 10 février 1866, le conseiller du sceau chargé de l’étude du dossier indique aux procureurs généraux de Lyon et de Grenoble que leur demande « ne lui a point paru susceptible d’être accueillie ». Il ajoute que « si le sieur de Rocher de Labaume qui prend publiquement le titre de comte, désire continuer à porter ce titre, il devra se pourvoir en chancellerie pour en obtenir la confirmation. Jusque-là, il doit s’abstenir de le porter s’il ne veut obtenir l’application de l’article 259 du Code pénal »[25].
2 mois plus tard Thomas Charles Raymond de Cotton et Louis Joseph Gabriel de Rocher de Labaume seront autorisés par décret impérial du 7 avril 1866 à ajouter à leurs nom patronymiques celui de « Dupuy-Montbrun ». [26].

Louis-Joseph Gabriel de Rocher de Labaume-Dupuy-Montbrun fut titré comte héréditaire par décret impérial du 22 janvier 1868, confirmé par lettres patentes du 28 février 1868 comte héréditaire par lettres patentes du 22 février 1868[21].

Régis Valette qui ne cite aucun principe de noblesse mentionne pour la famille de Rocher de La Baume-Dupuy-Montbrun subsistante le titre de comte héréditaire accordé sous le Second Empire en 1868[20].
La branche cadette donna un rameau éteint qui aurait été confirmé noble par lettres patentes de 1709[22].

La famille de Rocher de Labaume ayant porté le nom "de Rocher de Labaume du Puy-Montbrun" et non "de Rocher de Labaume-Dupuy-Montbrun" comme ce qui lui fut autorisé par le décret impérial du 7 avril 1866, un arrêt de la Cour de cassation du 21 décembre 1987 a confirmé un jugement du 7 mai 1986 de la cour d'appel de Paris faisant droit à une « assignation en usurpation de nom » formée contre elle par M. du Puy-Montbrun (de la famille Delpuech Dupuy, ayant au 19e siècle substitué dans des actes d'état-civil le nom "Dupuy-Montbrun" puis "du Puy-Montbrun" à son nom légal) enjoignant la famille de Rocher de Labaume-Dupuy-Montbrun à porter le nom "de Rocher de Labaume-Dupuy-Montbrun" et non "de Rocher de Labaume du Puy-Montbrun" « attendu qu'en ajoutant à leur propre nom celui de "du Puy-Montbrun" la famille de Rocher de Labaume-Dupuy-Montbrun créaient un risque de confusion qui autorisait M. du Puy-Montbrun à contester une telle utilisation de son patronyme »[27].
L'arrêt de la Cour de cassation a néanmoins confirmé le jugement de la cour d'appel de paris déboutant M. du Puy-Montbrun en ce qui concerne sa demande d'interdire à la famille de Rocher de Labaume-Dupuy-Montbrun de porter le nom "Dupuy-Montbrun" isolément « au motif que l'usage du nom "Dupuy-Montbrun" pris isolément ne pouvait engendrer aucune confusion » [27].
Un arrêt du 17 mai 2001 de la Cour d’appel de Paris a confirmé un jugement rendu le 29 mars par Tribunal de grande instance de Paris ayant enjoint les membres de la famille de Rocher de Labaume Dupuy-Montbrun « de rectifier ou de faire rectifier tous les actes erronés et de cesser et de faire cesser pour l’avenir d’utiliser le nom patronymique du Puy-Montbrun tant sur leurs actes de naissance, de mariage que plus généralement sur tous les actes publics et/ou privés de quelque nature qu’ils soient »[28].

La famille de Rocher de Labaume-Dupuy-Montbrun a été admise au sein de l'association d'entraide de la noblesse française le 26 novembre 1981 avec pour preuve le titre de comte rapporté par Valette qui, dans les statuts de cette association (voir son site) permet l'admission[29].

Familles ayant pris le nom « du Puy-Montbrun », sans lien généalogique avec la famille du Puy-Montbrun

Le chartiste André Borel d'Hauterive, après avoir évoqué la célébrité de Charles du Puy-Montbrun, de son fils Jean-Alleman du Puy-Montbrun, capitaine général de la cavalerie protestante, et de son petit-fils Alexandre du Puy-Montbrun de Saint-André, généralissime des armées protestantes en Languedoc, écrit en 1847 : "Aussi ne doit-on pas s’étonner que bon nombre de personnes et de familles, sans aucun titre comme sans aucun droit, sous le seul prétexte d’une similitude de nom, aient cherché, et notamment aux XVIIIe siècle et XIXe siècle, à se rattacher à l’illustre maison dauphinoise du Puy Montbrun de Rochefort. (...) Divers prétendants au beau nom dauphinois de du Puy-Montbrun s'abusent eux-mêmes, ou abusant de la crédulité de plusieurs généalogistes, se sont entés sur des degrés antérieurs à l’an 1267 et ont créé des alliances et une filiation régulière à des personnages purement traditionnels ou inventés, soit par Guy Allard soit par des auteurs sans critique"[30].

L'auteur d'une biographie de Charles Dupuy-Montbrun publiée en 1975, remarque que "… la noblesse — aussi bien catholique que protestante — ne l'a jamais renié, mais bien au contraire a par la suite profondément admiré sa valeur « digne des héros de l'antiquité » en l'excusant d'être devenu « rebelle à son roi en même temps qu'infidèle à l'Eglise catholique ».(…) à tel point que toutes les familles du Puy, de France se dirent ou se crurent Montbrun avec l'assentiment et la caution de généalogistes chevronnés ; si bien qu'il y eut bien longtemps beaucoup plus de faux du Puy Montbrun que de vrais, et surtout depuis que la famille s'est éteinte dans son dernier représentant mâle légitime en 1741"[31].

Édouard Drigon de Magny rapporte en 1846 que « Plusieurs tentatives ont été faites » par ces familles « notamment dans le XVIIIe siècle et de nos jours, auprès du marquis du Puy-Montbrun et de son père, pour les engager à régulariser diverses usurpations du nom et des armes de leur maison, fondées sur une prétendue consanguinité, mes ses auteurs et lui ont toujours eu le regret de ne pouvoir admettre les reconnaissance qui leur ont été demandées, parce que jamais aucune des prétentions n'a paru justifiée ni appuyée sur des preuves incontestables »[8].

De son côté, Hippolyte de Barrau évoque, en 1860, l'hypothèse que d'autres familles "du Puy" aient possédé d'autres fief de Montbrun situés en Languedoc, sans indiquer lequel : « Quant au nom de Montbrun que s'attribue la maison Dupuy, il est difficile de décider s'il appartient plutôt au Dauphiné qu'au Languedoc, attendu que dans cette dernière province on trouve plusieurs châteaux de Montbrun qui peuvent avoir été le berceau d'autant de familles du même nom[32].

Famille du Puy-Montbrun de Saint-Amans (Rouergue, Languedoc, Guyenne), éteinte

Cette famille que l'on trouve en Rouergue, Languedoc, et Guyenne avec le patronyme Delpuech ou Dupuy, a pris le nom de Puy-Montbrun au XVIIIe siècle et remonte sa filiation prouvée à 1497.

Selon plusieurs auteurs, cette famille est à l'origine de quatre branches :

  • celle de Saint-Amans, qui fit ses preuves pour les Écoles Royales au XVIIIe siècle, éteinte en 1906 ;
  • celle des barons de Montesquieu, éteinte en 1820 ;
  • celle de Cabrille et Campignas, encore représentée à la fin du XIXe siècle ;
  • et celle de Montméjan, Roquetaillade, Marsials, vicomtes de Cabanes, qui portait le titre de baron de Puy-Montbrun et s'éteignit vers 1850[2].

Le premier à porter ce nom est Bernard du Puy-Montbrun de Saint-Amand, né à Toulouse en 1771, fils de François del Puech, seigneur de Saint-Amand, chevalier de Malte, capitaine des grenadiers au Régiment de Lorraine, puis commandant des troupes du roi en Inde, et de Marguerite de Flers. Il est admis aux Ecoles Royales Militaires en 1782 et se marie en 1820 à Toulouse avec Joséphine-Gilette de Puybusque, fille de Bernard et d'Angélique de Villeneuve, dont un seul fils connu : Alfred du Puy-Montbrun de Saint-Amans}}[33].

Extinction

Cette branche s'est éteinte avec la mort le 25 septembre 1906 à Auriac-sur-Vendinelle d'Alfred du Puy-Montbrun de Saint-Amans, marié à Toulouse en 1859 avec Madeleine Guilhot de La Garde, fille d'Étienne et de Simone de Faudoas, dont un fils et deux filles :

  • Paul du Puy-Montbrun de Saint-Amans, mort à 20 ans
  • Jeanne-Marie-Gabrielle du Puy-Montbrun de Saint-Amans, née le 19 mai 1860 à Toulouse, décédée en 1925 à Auriac-sur-Vendinelle, mariée en 1881 avec Albert d'Arailh (1812-1863), fils de Victor, avocat, et de Marie-Jeanne Denille, dont trois fils[34]
  • Paule du Puy-Montbrun de Saint-Amans, mariée avec Jacques Sarda
Armoiries

Cette famille a fait enregistrer ses armoiries dans l'Armorial général de France dressé par Charles d'Hozier en vertu de l'Édit de 1696, généralité de Toulouse :

  • "Écartelé : aux 1 et 4, d'azur à un lys d'or, bordé de sable; aux 2 et 3, d'argent à la bande d'azur, potencée et contre-potencée d'or, et un rosier posé en pal brochant sur la bande, le rosier de sinople fleuri d'une rose de gueules; sur le tout, d'or au lion de gueules."

Famille Dupuy de Cabrille et de Campignas (Languedoc), éteinte

Comme il a été dit, selon Jougla de Morenas et d'autres auteurs, cette famille est une branche issue des du Puy de Saint-Amans[2]. Certains de ses membres prirent au XVIIIe siècle le nom « Dupuy-Montbrun ».

Cette famille a une filiation suivie depuis Antoine del Puech, bourgeois de Castres dont le petit-fils Alexis del Puech, seigneur de Montcuquet (près de Castres) et de Cabrilhe, gouverneur de Montdragon (en 1586) épousa vers 1595 Marguerite de Lautrec.

Son descendant Marie-André del Puech (1761-1848), capitaine au Régiment de Toul artillerie, fils de Jean François Joseph del Puech, seigneur de Campignas et de Anne Françoise de Montaigut, prit le nom "Dupuy-Montbrun". Il s'est marié en premières noces le 7 février 1786 à Rieux avec Marguerite Marchant de La Roche, dont une fille, et en secondes noces avec Marie Périssé, dont un fils, Raymond du Puy-Montbrun, marié à une demoiselle Vacquier qui lui a donné un fils, André du Puy-Montbrun (1849-1890), géomètre à Muret, marié à une demoiselle Peyrusse.

Armoiries
  • Jean Dupuy, seigneur de Cabrilhes, confirmation en 1669 par M. de Bazin de Besons, D'azur au lys de six feuilles d'or, boutonné de même[35]

Famille Dupuy de Montméjan (Languedoc, Rouergue), éteinte

Selon Jougla de Morenas, comme il a été dit plus haut, cette famille est une branche issue des du Puy de Saint-Amans. Elle forma la branche des seigneurs de Montméjan, Roquetaillade, Marsials, vicomtes de Cabanes, qui portait le titre de baron de Puy-Montbrun et s'éteignit vers 1850[2].

Selon Jules Villain, le premier de cette famille à porter le nom « Dupuy-Montbrun » est Raymond Dupuy-Montbrun marié en 1571 (branche de Montméjean)[36]

Hippolyte de Barrau écrit en 1855 sur cette famille : "La famille Dupuy (Delpech ou de Podio), qui se transplanta en Rouergue par suite de son alliance avec la maison de Montméjan, était du Languedoc, et prétendait avoir une commune origine avec celle qui a produit Raymond Dupuy, l'illustre grand maitre des hospitaliers. Il est dit dans un certificat délivré le 9 juin 1659 par François de Buisson, marquis de Bournazel, sénéchal de Rouergue, etc. « que s'étant fait représenter les titres de la maison Dupuy-Montbrun, qui s'est transplantée en Rouergue au château de Montméjan, et après avoir examiné tous les testaments et contrats de mariage d'icelle il a reconnu qu'elle est issue de l'illustre maison Dupuy qui s'établit en Languedoc après avoir quitté le Dauphiné etc., qu'elle a les plus grandes alliances, les lettres les plus honorables des rois, et que dans tous les temps elle a occupé de grandes places dans l'État. Paul Dupuy épousa Paule de Granger, lequel Dupuy est fils de Jean Charles Dupuy, gentilhomme ordinaire de la chambre et commissaire de l'artillerie sous Henri le Grand, lequel Jean Charles avait pour père Raymond Dupuy, capitaine de cent hommes d'armes qui avait épousé Rachel de Lautrec-Toulouse, lequel Raymond était fils de Barthélemi Dupuy, seigneur de Cabrilles etc."[3] Il ajoute : "On nous a communiqué la généalogie de cette maison de Dupuy, remontant à Raphaël Dupuy, grand chambellan de l'Empire romain, gouverneur du royaume d'Arles, qui vivait sous l'empereur Henri III en l'an 1040, et que l'on fait grand père du grand maitre Raymond du Puy. Comme cette généalogie ne nous a paru offrir aucun caractère d'authenticité, et que de plus elle contient des erreurs et des anachronismes manifestes, nous ne prendrons la filiation qu'à partir de Raymond qui suit"[3]. Il fait ensuite commencer la filiation avec : « Raymond Dupuy-Montbrun, qui épousa par contrat du 26 août 1571 Rachel de Toulouse-Lautrec, et en eut Jean-Charles. »

Personnalités
  • Pierre Dupuy-Montbrun (né en 1716), vicomte de Cabanes, lieutenant des maréchaux de France, député aux États généraux de 1789
  • Alexandre du Puy-Montbrun, lieutenant-colonel, tué à la tête d'un corps de Vendéens en 1795
  • Alexandre du Puy-Montbrun (Saint-Étienne-de-Gourgas 1805 - 1863), lieutenant d'infanterie, officier d'ordonnance du général de Châteauneuf-Randon (1780 - 1836)
Extinction
  • Joseph-Marie-Raymond du Puy de Montbrun, né en 1868 à Toulouse, marié en 1894 à Gaillac avec Marie-Adélaïde de Milhau, dont une fille : Marie-Ernestine-Joséphine du Puy de Montbrun (1895-1949).
Armes, blason, devises

Paul Delpuech ou Dupuy, seigneur de Peyrens et de Roquetaillade, maintenu par M. de Besons le 18 décembre 1700, portait : D'azur, au lys d'or à six feuilles[37].

Famille du Puy-Montbrun de Nozières (Languedoc), éteinte

La famille du Puy-Montbrun de Nozières (olim Dupuy de Nozières), est une famille du Languedoc, d'ancienne extraction, avec une filiation noble prouvée remontant à Pierre Du Puy, vivant en 1435, marié à Jacquette d'Alayrac et père de Clément du Puy, seigneur de Montmoyrac et de Montezes, cadet des Du Puy de Cendras[2].

Pierre IV Dupuy, seigneur de Nozières et d'Aubignac, a été maintenue noble le 2 avril 1708 par jugement de M. de Basville, intendant du Languedoc. De son mariage en 1702 avec Marguerite de Mazelet, il eut un fils, Pierre V Dupuy, seigneur de Nozières et d'Aubignac, marié à Madeleine Deleuze de Trouillas; Pierre du Puy prit le nom de Montbrun en vertu d’un arrêt sur titres qu’il obtint de la Cour des Aides de Montpellier le 31 janvier 1761[38]. Il est à l'origine de ces du Puy-Montbrun de Nozières. Adolphe Coston écrit à leur sujet : « Les du Puy-Montbrun de Nozières, des environs de Nîmes, sont étrangers aux Montbrun et aux Melgueil. Ils ont obtenu en 1761 de la Cour des Aides de Montpellier, par suite d’un concours de circonstances trop longues à raconter, un arrêt qui fait remonter leur noblesse à 1240 bien qu’en réalité elle ne soit pas antérieure au règne de Louis XIV»[39].

Extinction

Cette famille s'est éteinte en ligne masculine avec Gaston du Puy-Montbrun de Nozières (1872-1944)[2], dernier de sa branche qui avait pris depuis quatre générations le nom « du Puy-Montbrun » au début du XVIIIe siècle[40].

Famille Angst du Puy-Montbrun, subistante

La fille de Gaston du Puy-Montbrun de Nozières, Jeanne du Puy-Montbrun de Nozières, dernière du nom (1879-1975), épousa Georges Angst, de nationalité suisse et leurs enfants portent le nom « Angst du Puy-Montbrun »[41].

Famille du Puy-Montbrun, olim Delpuech de Canhac, Delpuech de La Bastide, Delpuech de La Goussonie, Delpuech-Dupuy du Colombié, Dupuy (Albigeois), subsistante

Pictos recherche.png Article détaillé : Famille du Puy-Montbrun (Albigeois)

Référence.png Notes et références

  1. Hippolyte de Barrau, Documents historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouergue dans les temps anciens et modernes,1860, page 144.
  2. 2,00 2,01 2,02 2,03 2,04 2,05 2,06 2,07 2,08 2,09 2,10 2,11 2,12 2,13 et 2,14 Grand Armorial de France, tome 5, page 396.
  3. 3,0 3,1 et 3,2 Hippolyte de Barrau, Documens historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouergue dans les temps anciens et modernes, 1860, tome IV, page 140.
  4. Mercure Galant, 1707, page 218.
  5. Catalogue des gentilshommes de Dauphiné qui ont pris part ou envoyé leur procuration aux assemblées de la noblesse pour l'élection des députés aux États généraux de 1789, 1861, page 6.
  6. Annuaire du département de la Drome,1878, page 310.
  7. 7,0 et 7,1 F. de Saint-Simon, E. de Séréville, Dictionnaire de la noblesse française Supplément, 1977, page 315.
  8. 8,0 8,1 8,2 et 8,3 marquis de Magny, Livre d'or de la Noblesse, 1846, page 378.
  9. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française.
  10. Eugène Haag, La France protestante, ou vies des protestants français, qui se sont fait un nom dans l'histoire, Gros, 1853, page 473.
  11. Intermédiaire des Chercheurs et Curieux, 20 avril 1903, pages 569-570.
  12. Gilbert Picron, Charles du Puy-Montbrun sa vie ses exploits sa famille, Les éditions du Toulourenc, 2016, page 59.
  13. Adolphe de Coston, Histoire de Montélimar et des principales familles qui ont habité cette ville, Volume 1, Bourron, 1878, page 79.
  14. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, tome II, Gouda, G. B. van Goor Zonen, 1884, page 502.
  15. Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome 3, page 69.
  16. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècles, volume XII, 1913, page 59 à 60 : notice de Cotton du Puy-Montbrun.
  17. Patrice de Clinchamps, Dictionnaire et Armorial de la noblesse (2004), tome premier, page 405.
  18. 18,0 et 18,1 Bulletin des lois et décrets, 1866 , page 444.
  19. Julien Baudrier, Léon Galle, Armorial des bibliophiles de Lyonnais, Forez, Beaujolais et Dombes, volume 1, 1907, page 94.
  20. 20,0 20,1 et 20,2 Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, 2002, page 165.
  21. 21,0 et 21,1 F. de Saint-Simon,E. de Séréville, Dictionnaire de la noblesse française, Supplément, 1977, page 329.
  22. 22,0 22,1 et 22,2 Grand Armorial de France, tome 6, page 35
  23. Florentin Benoît d'Entrevaux, Armorial du Vivarais, 1908, page 421.
  24. Site web de l'ANF : table des familles.
  25. avis défavorable d'un conseiller du Sceau sur la demande de Thomas Charles Raymond de Cotton et Louis Joseph Gabriel de Rocher de Labaume, de pouvoir ajouter à leur nom celui de « du Puy-Montbrun-Rochefort ».
  26. Bulletin des lois de la République Francaise, 1866, page 443-444.
  27. 27,0 et 27,1 Cour de cassation, chambre civile 1, audience publique du lundi 21 décembre 1987, N° de pourvoi: 86-14879.
  28. Publication judicaire dans Paris-Match du 25 octobre 2001.
  29. Site web de l'ANF : table des familles.
  30. André F. Borel d'Hauterive, Annuaire de la pairie et de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe et de la diplomatie, Volume 5, 1847, page 326.
  31. Bulletin historique de la Société protestante française. Études, documents, chronique littéraire. 1975.
  32. Hippolyte de Barrau , Documents historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouergue dans les temps anciens et modernes, Ratery, 1860, page 146.
  33. Jules Villain, "Grand dictionnaire généalogique, historique et biographique. Haute-Garonne et Ariège"
  34. Jules Villain, La France moderne.
  35. Nobiliaire toulousain
  36. Jules Villain, La France Moderne, Grand Dictionnaire Généalogique, Historique et Biographique, Tome III, 2 (Haute-Garonne et Ariège) (deuxième partie) Montpellier, Imprimerie -Lithographie Firmin, Montagne et Sicard 3, rue Ferdinand Fabre, 1911.
  37. Louis Lainé, Nobiliaire de la Généralité de Montauban, in Archives généalogiques de la Noblesse, volume 10, page 53.
  38. Gustave de Burdin, Documents historiques sur la province de Gévaudan, volume 2, 1847, page 323.
  39. Adolphe de Coston, Histoire de Montélimar et des principales familles qui ont habité cette ville, Bourron 1878, page 78.
  40. F de Saint-Simon, E de Séréville, Dictionnaire de la noblesse française, supplément, 1977, page 316.
  41. Pierre Marie Dioudonnat, Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence, 1994, page 49