Familles Cambier

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Il existe différentes familles Cambier, pour la plupart originaires du Hainaut français ou belge, dont le nom signifie brasseur en picard. Il n'y a pas de liens de filiation prouvés entre ces familles.

Familles françaises

Famille Cambier de Buhat (Wargnies-le-Grand)

La famille Cambier de Buhat est originaire de Wargnies-le-Grand près de Valenciennes[1].

Paul Denis du Péage dans ses Mélanges généalogiques (1925) donne une généalogie de cette famille Cambier qui remonte à Armand Cambier (1613-1686), sieur de Calomé à Bermerain, mayeur de Wargnies-le-Grand, près de Valenciennes, marié en secondes noces à Martine Paien[1]. Armand Cambier fut père de :

  • Nicolas Cambier, sieur de Calomé (1653-1733), receveur et bailli de Wargnies-le-Grand, marié en 2e noces à Marie-Isabelle Desvignes, d'où postérité[1].
  • Pierre-Armand Cambier (1666-1743), juge consul et échevin de Valenciennes, marié en 1700 à Marie-Jeanne Lelièvre, d'où postérité[1].

Armand Cambier était censier à Wargnies-le-Grand[2], sa fortune lui permit vers 1680 d'installer son fils, Pierre-Amand, comme marchand de toilettes à Valenciennes. Les revenus de ce dernier lui permirent d'acheter au prix de 105 920 livres le fief et la cense de Buat à Beaudignies, non loin de Le Quesnoy[2].

Le fils cadet de Pierre-Armand, Pierre-Louis Cambier (1731-1795), seigneur de la Motte et de Grand Villers, marié à Marie-Jeanne Dewallers ou de Wallers, acheta en 1748 une charge anoblissante de conseiller et secrétaire du roi auprès du parlement de Flandres [1] [2] et porta de ce fait le titre d'écuyer comme nouveau noble. Il eut 12 enfants dont deux fils, décédés sans alliances[3].

Un cousin de Pierre-Louis Cambier, Nicolas-François Cambier, tenait la cense du marquis de Wargnies et ses 125 hectares[2]; son père, Nicolas Cambier, fermier à Wargnies-le-Grand[4], assuré lui aussi de revenus très confortables lui avait laissé la gérance de la cense du château de Wargnies appartenant à la famille d'Anneux, marquis de Wargnies, avant de se retirer à Valenciennes où il mourut en 1733[4].

Philippe-Noël-Albert Cambier de Buhat, né à Valenciennes en 1765, indiqué comme seigneur de Buhat par Paul Denis du Péage[1] figure en tant que comte de Buhat (titre de courtoisie sans fondement connu) au procès-verbal de l’assemblée générale des trois ordres du baillage du Quesnoy, et des baillages secondaires de Bouchain, Condé, Mortagne, Saint-Amand et Valenciennes, daté du 15 avril 1789, comme étant présent, représentant également ses cousins de Cambier Desfontaines, absents[5].

La famille Cambier de Buhat s'est éteinte à Nantes en 1888. Il subsiste de nos jours des porteurs du nom Cambier à Wargnies-le-Grand.[6].

Elle avait pour armes de sable au chevron d'argent, accompagné de trois croissants de même[7] [1].

Contrairement à Claude Drigon de Magny dans son Livre d'or de la Noblesse de France, tome IV (1847) (considéré comme un auteur de généalogies fantaisistes[8] faisant partie des "marchands de merlettes" auteurs "d'une production qui mêle plus ou moins habilement inventions et faits avérés"[9]), Paul Denis du Péage dans ses Mélanges généalogiques (1925) n'indique aucun lien entre la famille française Cambier de Buhat, de Wargnies-le-Grand, et la famille belge Cambier originaire de Tournai[1].

Famille Cambier (Valenciennes)

Cette famille Cambier, originaire de Valenciennes, a une filiation connue qui remonte à Simon Cambier, fils de Jean, marié à Anne Le Clercq[10]. Elle donna à partir du XVIe siècle des marchands et bourgeois de Lille[10].

Martin Cambier, reçut bourgeois de Lille en 1600, s'établit à Anvers pour le commerce[10].

Elle posséda au XVIIe siècle les seigneuries de La Neufville, Simoncourt et Bretaigne[10].

Elle avait pour armes d'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux têtes et cols de licorne affrontées d'argent et en pointe d'une sirène du même et une bordure componée d'or et de gueules[10].

Famille Cambier (Ennetières)

Cette famille Cambier, originaire d'Ennetières près de Lille, a une filiation connue qui remonte à Henri Cambier, mort avant 1529 qui eut pour fils Piat Cambier, né à Ennetières-en-Weppes, qui acheta la bourgeoisie de Lille le 8 janvier 1529[11].

Elle donna à partir du XVIIe siècle des médecins et bourgeois de Lille[11].

Elle avait pour armes d'azur à un arbre d'or accompagné de deux lions affrontés du même[11].

Famille le Cambier (Arras)

Cette famille originaire d’Arras remonte à Andrieu Le Cambier, dit Pincedé, sieur d’Agny « bourgeois d’Arras et marchand de vin », mort le 7 mars 1547 et marié à Guillemette Herlin[12]. Ils eurent 10 enfants dont Louis Le Cambier, sieur d'Ignancourt, conseiller du roi et receveur général dans la province d'Artois, marié en 1547 à Jeanne de Mailly[12]. leur fils Louis Le Cambier, écuyer, seigneur de Bertrancourt obtint une sentence de maintenue de noblesse, rendue par les élus de Péronne le 28 mars 1608. Cette famille a été maintenue noble par M. Bignon le 24 février 1708 sur titres établissant la filiation depuis Louis le Cambier, écuyer, receveur du domaine à Arras[13].

Elle avait pour armes : d'azur, à trois clefs d'or[13].

Note : Jean Le Carpentier dans Histoire généalogique des Pays-Bas (1664)[14] et Johannes Baptist Rietstap dans son Armorial Général donnent les armes d'azur semé de larmes d'argent pour une famille Cambier de Licques, en Artois.

Familles belges

Famille Cambier, originaire de Tournai (Belgique)

Cette famille originaire de Tournai en Belgique remonte sa filiation à 1424 avec Olivier Cambier, maître-artilleur[15] (il serait le fils d'un Pierre Cambier[16]) qui eut pour fils Pierre Cambier qui suit.

Pierre Cambier, né vers 1425, épousa Agnès de Le Fosse qui lui apporta la seigneurie de la Lozerie. Grand doyen des métiers de la ville de Tournai, il mourut en avril 1483. Il eut cinq enfants dont Jean qui suit.

Jean Cambier (1445-1504), bourgeois de Tournai[17], teinturier et grand doyen des métiers de la ville après son père[16], fit sculpter ses armes d'azur à un chevron, accompagné en chef de deux roses et en pointe d'une étoile à six rais, le tout d'or sur un claveau en pierre de Tournai de la porte de sa maison à Tournai. Il eut trois enfants : 1) un fils ainé, maître Jehan, issu d'un premier mariage vers 1480 avec Marguerite de Fresne, et, 2) et 3) Pierre et Barbette issus d'une seconde alliance vers 1495 avec Jeanne Cuvelier[16].

Branche ainée
  • Maître Jehan Cambier (l'ainé), bourgeois de Tournai, hérita du fief de La Lozerie à Escanaffles (Belgique) : en 1502, Jean Cambier, bourgeois de Tournai, est inscrit pour tenu du fief de La Lozerie à Escanaffles, contenant 12 bonniers[17]; en 1565, François Cambier, fils de feu Jean, demeurant à Tournai, releva le fief; en 1579, Marguerite Coulin, sa veuve, releva le fief pour Antoine Cambier, son fils, âgé de 10 ans[18]. Elle le conserva jusqu'en 1603[19].
Descendance Cambier à Escanaffles, Renaix et Ath

Selon la généalogie établie par le colonel Albert de Lannoy dans Les origines de la famille Cambier, de Renaix (1982) :

  • François Cambier, né vers 1525, marié vers 1550 à Marguerite Zidde et échevin d’Escanaffles en 1560 (qui en 1543 a pour tuteur un nommé Pierre Cambier, son oncle et un Jean de Le Rue)[20] est donné comme le frère de Pierre Cambier (ca. 1520-ca. 1566), marchand à Tournai et seigneur du fief de La Lozerie et le fils de maître Jehan qui eut quatre enfants. Néanmoins, A. de Lannoy ne donne pas de sources ni de références confirmant cette filiation[21].
  • Jehan Cambier, laboureur à Escanaffles , "né après 1551" et "décédé bien avant 1618", marié vers 1590 à Jenne Bélin est donné comme fils du précédent, mais A. de Lannoy ne donne pas non plus de sources ni de références confirmant cette filiation ascendante[22].

La descendance de Jehan Cambier se fixa en 1675 à Renaix en Belgique, où ses membres deviennent négociants en textile au XVIIIe siècle, et industriels au XIXe siècle. Un rameau s'installa à Ath dans l'industrie de l'ébénisterie, tandis que celui resté à Renaix continua dans l'industrie du textile[16].

Branche cadette
  • Pierre Cambier (le cadet) fut à l'origine de la branche cadette à Tournai et Douai (éteinte) dont une sous-branche fixée à Anvers[23] posséda la seigneurie de Le Prée[16] au village de Cordes en Belgique jusqu'en 1619 (date de décès de Pierre Cambier dont la pierre tombale armoriée en la cathédrale Notre-Dame d'Anvers porte d'azur à la botte de foin et deux étoiles, le tout d'or[24]).
  • Nicaise Cambier qui testa en 1649 et acquit en 1627 la bourgeoisie de la ville de Tournai, fut l'auteur d'une branche qui se fixa ensuite à Douai où elle donna des greffiers au Parlement de Flandre. Un de ses descendants, Maximilien-Joseph-Désiré-Cambier, avocat au parlement, prit à la fin du XVIIIe siècle le nom Cambier de Hautbonnier[25].
  • Pierre Cambier, apothicaire à Tournai, marié en 1611 à Jeanne Béghin[26] fut le père de Jean Cambier († 1673), marchand à Tournai[27] et l'auteur d'une branche restée dans cette ville qui donna Michel-Dominique Cambier (Tournai 1669-1737), membre du magistrat de Tournai de 1669 à 1694, conseiller du roi et contrôleur du trésorier des États de la ville Tournai en 1696[28] puis, dès 1707, trésorier-général des dits Etats, marié à Élisabeth Lefébure[29]. Ses armes, enregistrées dans l'Armorial général de France en 1696, portent d'azur à un chevron, accompagné en chef de deux roses et en pointe d'une étoile, à six rais, le tout d'or[30] [28].

Paul-Armand du Chastel de la Howarderie qui dans ses Notices généalogiques tournaisiennes (1881) donne une généalogie de la famille Cambier, originaire de Tournai (Cambier de Hautbonnier et Cambier)[25] , ne fait aucun lien entre cette famille et la famille Cambier de Buhat, originaire de Wargnies-le-Grand près de Valenciennes. Il en est de même pour Albert de Lannoy dans sa notice Les origines tournaisiennes de la famille Cambier, de Renaix (1982)[16].

Famille Cambier (Bury - Tourpes - Dour, Belgique)

Cette famille Cambier habitait au XVe siècle le village de Bury près de Péruwelz en Belgique, où elle se exerçait la profession de brasseur. Elle se fixa ensuite à Tourpes près de Leuze-en-Hainaut (Belgique)[31].

Sa généalogie débute avec Jean Cambier marié à Jacqueline Crombeaux à la fin du XVe siècle. Leur descendant Philippe-Louis-Joseph-Melchior Cambier, né à Tourpes le 6 janvier 1758, médecin à Dour dès 1780 fut le père d'Étienne-Joseph Cambier, né le 17 novembre 1797, médecin à Tournai, président de la commission médicale de Tournai et de la province du Hainaut, conseiller communal de Tournai; de Jean-François-Joseph Cambier, né à Dour le 2 juillet 1799, avocat et avoué près du tribunal de Mons et de Louis-Joseph Cambier, né à Dour le 11 octobre 1802, notaire à Elouges, commandant des volontaires du canton en 1830, puis, conseiller communal de Dour et d'Elouges et conseiller provincial du Hainaut[31].

Famille hollandaise

Famille Cambier et Cambier van Nooten

La famille fixée aux Pays-Bas serait issue de Daniel Cambier, né vers 1566 à Courtrai[32] ou Tournai[33], marié le 29 août 1592 à Amsterdam à Marie le Roux[32].

Sa filiation suivie débute avec Jean Cambier qui épousa Corina Prangh à la fin du XVIIe siècle. Elle donna des Penningsmeesters (trésoriers) du Pays de Vianen, des bourgmestres de Vianen, des membres des Etats Provinciaux de la Hollande du Sud, des capitaines de vaisseau, des coloniaux au Cap-de-Bonne-Espérance et à Menado (Indes Orientales) où l'un d'eux devint gouverneur ainsi que Jacob Jan Cambier (1756-1831), homme politique néerlandais[33].

Elle avait pour armes coupé, au 1 de sinople à trois oiseaux d’argent ; au 2 d’argent au lévrier assis de sable[34]

Une famille van Nooten après une alliance en 1807 avec cette famille Cambier prit le nom Cambier van Nooten et écartela ses armes de celles de la famille Cambier.

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 1,6 et 1,7 Denis du Péage, Mélanges généalogiques 4e série, Recueil de la Société d'études de la province de Cambrai n° 16, 1925, pages 156-160 : Généalogie de la famille Cambier de Buhat.
  2. 2,0 2,1 2,2 et 2,3 Delleaux, Les censiers et les mutations des campagnes du Hainaut français, Presses universitaires de Namur, 2012, page 161.
  3. Denis du Péage, Mélanges généalogiques 4e série, Recueil de la Société d'études de la province de Cambrai n° 16, 1925, page 160.
  4. 4,0 et 4,1 Fulgence Delleaux, Les censiers et les mutations des campagnes du Hainaut français, Presses universitaires de Namur, 2012, page 151.
  5. Louis de la Roque et Edouard de Barthélemy, Catalogue des Gentilshommes d'Artois, Flandre et Hainaut et de Picardie qui ont pris part ou envoyé leur procuration aux Assemblées de la noblesse des députés aux Etats Généraux de 1789, publié d'après les procès-verbaux officiels, E. Dentu, 1866, page 46.
  6. Annuaire Téléphonique pour la France.
  7. Jean le Carpentier, Histoire de Cambray et du Cambrésis, 1664, page 356.
  8. Henri Jougla de Morenas, Le Second ordre,1947.
  9. Joseph Valynseele, La Généalogie : histoire et pratique
  10. 10,0 10,1 10,2 10,3 et 10,4 Paul Denis du Péage, Mélanges généalogiques 4e série, Recueil de la Société d'études de la province de Cambrai n° 16, 1925, pages 161-163.
  11. 11,0 11,1 et 11,2 Paul Denis du Péage, Mélanges généalogiques 4e série, Recueil de la Société d'études de la province de Cambrai n° 16, 1925, pages 164-167.
  12. 12,0 et 12,1 Jean François Gilmont, Jean Crespin, Librairie Droz, 1981, page 29.
  13. 13,0 et 13,1 André Borel d'Hauterive, Annuaire de la noblesse de France, 1857, page 362.
  14. Jean Le Carpentier, Histoire généalogique des Pays-Bas,1664, page 356.
  15. Jean-François Houtart, Anciennes familles de Belgique, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, Recueil LXI, 2008, pages 81-82.
  16. 16,0 16,1 16,2 16,3 16,4 et 16,5 Colonel de Lannoy, Les origines de la famille Cambier, de Renaix, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, Le Parchemin, 1982, p. 137
  17. 17,0 et 17,1 Comte François-Joseph de Saint-Genois de Grand-Breucq, Monuments anciens, 1782, page 1036.
  18. Comte François-Joseph de Saint-Genois de Grand-Breucq, Monuments anciens, 1782.
  19. Comte François-Joseph de Saint-Genois de Grand-Breucq, Monuments anciens, 1782.
  20. BUG, Vanden Bemden folio 362.
  21. Colonel Albert de Lannoy, Les origines de la famille Cambier, de Renaix, 1982, page 136.
  22. Colonel Albert de Lannoy, Les origines de la famille Cambier, de Renaix, 1982, page 136.
  23. Baron Jean-Raymond de Terwangne, Généalogie de la branche anversoise de la famille Cambier, de Tournai, L'Intermédiaire des Généalogistes, 1970, pages 208 à 217.
  24. Pierre M. Cambier, Héraldique de la famille Cambier, Le Parchemin, 1997, page 5, réf. 12bis
  25. 25,0 et 25,1 Paul-Armand du Chastel de la Howardries-Neuvireuil, Notices Généalogiques Tournaisiennes, Vasseur-Delmée, 1881, pages 372-376.
  26. [Comte Paul-Armand du Chastel de la Howardries-Neuvireuil, Notices Généalogiques Tournaisiennes, Vasseur-Delmée, 1881, page 378.
  27. Comte Paul-Armand du Chastel de la Howardries-Neuvireuil, Notices Généalogiques Tournaisiennes, Vasseur-Delmée, 1881, page 376.
  28. 28,0 et 28,1 André-Francois-Joseph Borel d'Hauterive, Armorial de Flandre, du Hainaut et du Cambresis, 1856, page 271.
  29. Comte Paul-Armand du Chastel de la Howardries-Neuvireuil, Notices Généalogiques Tournaisiennes, Vasseur-Delmée, 1881, page 377.
  30. Charles René d'Hozier, Armorial Général de France, 1696, folio 726, n° 369.
  31. 31,0 et 31,1 Louis-Joseph Cambier, Livre de famille des Cambier, de Dour-Tourpes, éditions Dequesne-Masquillier, Mons, 1868.
  32. 32,0 et 32,1 De Navorscher, 1859, page 317.
  33. 33,0 et 33,1 A.A. Vosterman van Oyen, Stam-en Wapenboek der Nederlandsche familiën met genealogische en heraldische aantekeningen, tome I, 1890, page 129.
  34. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général, 1884, page 358.

Bibliographie