Famille du Moulin

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La famille du Moulin, qui fait l'objet de cet article, est une famille noble éteinte qui était originaire de la région d’Argentan (Orne).

Elle compta parmi ses membres des hommes de robe mais aussi des officiers, dont huit chevaliers de Saint-Louis, et des membres civils et militaires des maisons royales.

Origines

Cette famille était originaire de la ville d'Argentan, dans le département de l'Orne.

Patronyme

Son patronyme s'écrivait Moulin puis Dumoulin ou du Moulin.

Noblesse

Deux frères, Philippe et Jean du Moulin, furent anoblis par lettres patentes en 1697 mais ces lettres furent révoquées par un édit d'août 1715. Les deux fils de Philippe, Jean-Philippe du Moulin, sieur de La Bretèche, et Philippe-Jacques du Moulin, sieur de La Fontenelle, se firent anoblir par lettres patentes du 25 septembre 1744. Ils furent les auteurs de deux branches.

Branches

  • du Moulin de La Bretèche
  • du Moulin de La Fontenelle

Histoire

Les MOULIN portaient dès le milieu du XVIe siècle le nom de sieurs de LA FONTENELLE, du nom d’une terre qui leur appartenait déjà à la fin du XIVe siècle et située à Fontaines-les-Bassets à quelques kilomètres de Trun, dans l’Orne.

Il est assez curieux de constater que le nom de LA FONTENELLE ait été abandonné par la branche aînée, qui lui a préféré dans le courant du XVIIIe siècle celui de LA BRETECHE. La seule branche subsistant actuellement est la branche du MOULIN de LA BRETECHE.

Les du MOULIN résidaient pour la plupart dans Argentan, où ils possédaient différentes maisons. Leur paroisse était Saint Germain, qui garde en particulier le souvenir de Simon MOULIN, qui est inhumé dans l’église ; de son neveu Jacques ANGO, dont le cœur est conservé dans un pilier, et de Louis du MOULIN, curé de Coulandon et bienfaiteur de Saint Germain. Les hôtels, construits vers le XVIIIe siècle par les différentes branches de la famille, existent toujours. Celui des du MOULIN de LA FONTENELLE est situé rue Aristide Briand, sur le côté droit en allant vers les Trois-Croix ; il est précédé d’un grand porche .

À partir de 1737, la branche des du MOULIN de LA FONTENELLE fut aussi propriétaire du logis du Londel, à une dizaine de kilomètres d’Argentan, dans la commune de Bailleul (toujours propriété de leurs descendants). Cette terre est proche de celle de La Fontenelle.

Les archives familiales font état, le 9 juillet 1374, de membres de la famille MOULIN sur la terre de La Fontenelle. En 1446, sont nommés plusieurs fois Jehan ou Jehannot MOULLIN et, en 1486, Collin MOULLIN.

Généalogie

Il n’y a pas de filiation prouvée entre ce Jehan et Collin ; elle n’est que probable. La filiation prouvée ne commence qu’avec Collin.

1ère génération

I. Collin Moulin

  • ° † ap 1486
x ?
  • N
Enfant  :
  • Jehan

2e génération

I.1 Jehan Moulin dit "l'Aîné"

  • °? † av 1592
  • Il vivait vers 1500 à Fontaines-les-Bassets
  • Jehan est cité le 29 octobre 1592 comme déjà décédé, sans doute décédé avant le 8 juillet 1547 date à laquelle son fils aîné Jehan Moulin et Guillaume Posson devinrent tuteurs de ses enfants mineurs : Sébastien (ou Bastien) et Simon.
x ?
  • N
  • Enfants :
  • Jehan
  • Sebastien (Bastien)
  • Simon

3e génération

I.1.1 Jehan Moulin dit "le Jeune"

  • ca 1525, † av 1594
x ?,
  • Michelle Vincent, (fille de Collas et de ?)
  • Enfants :
  • Guillaume (habitait Langrune, Calvados, le 8 mai 1614),
  • Jacques, Philippe (habitait aussi Langrune le 8 mai 1614),
  • Catherine,
  • Mérence (mariée en octobre 1630 à Trun),
  • Jacqueline (mariée à Jacques Le Cordier, contrat du 4 janvier 1604, reconnu à Trun le 18 février 1608).

I.1.2 Sébastien Moulin

  • ° ca 1533, † av 1595
x? ,
  • Barbe Pinson
  • Enfant :
  • Pierre

I.1.3 Simon Moulin

  • ° ca 1535, † ca 1605
  • Apothicaire le 26 Novembre 1569 à Argentan, où il vivait
  • Mineur entre 1547 et 1555, il donna quittance à Guillaume Posson, le 23 mars 1563 après Pâques, de la tutelle que celui-ci avait exercée vis-à-vis de son frère Bastien et de lui même pendant leur minorité.
  • Le 27 fevrier 1580, il acheta une maison sise au faubourg Saint-Thomas à Argentan, près de la porte Saint-Germain, pour 7 écus 25 sols, deux tiers en principal et 25 sols de vin.
x ca 1575,
  • Renée Bertin († ap Mars 1592)
  • Enfants
  • Renée (°ca 1570)
  • Charlotte
  • Simon


1) Renée MOULIN (v1570) X (1592) Louis MOUSTIER, sieur de SAINT REMY (+ av l607), DP .

2) Charlotte MOULIN (v1580) X (Argentan, 1580) Thomas PROUVERRE. DP .

3) Simon MOULIN, qui suit ;


IV) Simon II MOULIN (Saint Germain d'Argentan, 17 mai 1583; + 9 juin 1642), sieur de la FONTENELLE (Parrain : Robert PETIT; Marraine : Marguerite LEQUEU, Prêtre : du BOYS), apothicaire à Argentan, distingué par son courage lors de l'épidémie de peste de 1638. Victor des DIGUERES, dans son livre sur la paroisse de Sévigni (1885), donne les précisions suivantes, puisées dans le manuscrit de Thomas PROUVERRE (fils de Thomas PROUVERRE et Charlotte MOULIN), chroniqueur ayant participé aux évènements en question: L’année 1638 fut pour la ville d’Argentan une des plus funestes dont elle ait conservé la mémoire. Un horrible fléau, la peste, apportée de Caen par un voyageur descendu à l’hôtel des Trois-Sauciers, se propagea avec une rapidité effrayante et porta bientôt dans toute la population l’effroi et le découragement. Telle était la panique universelle que chacun fuyait avec précipitation, abandonnant à leur triste sort les pestiférés. Vainement deux arrêts du Parlement de Normandie viennent enjoindre aux fuyards de rentrer dans la ville: magistrats, gentilshommes, bourgeois, marchands et artisans que la peste n’a pas encore atteints se précipitent en foule hors de ses murs maudits. Malgré cette émigration en masse, le fléau trouve encore 2.000 victimes à moissonner du premier juin à la mi-novembre. Cependant, au milieu de cette défection générale, quelques courageux citoyens, demeurés à leur poste au péril de leurs jours, rivalisaient de zèle et de dévouement pour soulager tant de misères. A leur tête se fait remarquer le charitable pasteur Christophe MAHOT, curé de Saint-Germain d’Argentan ; Jean PROUVERRE, sieur de LONGPREY, s’enferme avec sa femme, Barbe ANGO des MEZERETS (sœur de Renée ANGO, femme de Simon MOULIN) pour soigner les malades. Ils sont secondés par Thomas PROUVERRE, l’auteur du curieux manuscrit où nous puisons ces détails, par le chirurgien Eudes de MEZERAY, frère de l’illustre historien, et enfin par l’intrépide MOULIN, sieur de LA FONTENELLE, qui se multiplient pour suppléer à toutes les défaillances. Le peuple, exaspéré par la fuite des riches, se rue contre leurs maisons avec fureur pour les livrer au pillage. Le sieur de LA FONTENELLE, aidé par Thomas PROUVERRE, profite de son ascendant sur la populace indignée pour ramener à la raison ces malheureux égarés, et parvient à conjurer des désordres imminents . Le 20 mai 1634, à Argentan, Simon MOULIN s’associa avec son neveu Thomas PROUVERRE (source du récit cité précédemment), également apothicaire, à charge pour lui “ de fournir l’abbesse de Sainte Claire des médicaments et drogues nécessaires aux maladies. ” X (Argentan, 25 janvier 1606, contrat du 6 juin 1604) Renée ANGO (Argentan 15 novembre 1589; + octobre 1626). Fille de René ANGO, sieur de MAGNY, seigneur de BEAUMONT-LES-MAIZERETS, marié (l585) à Barbe GOUPIL (de LA BUCAILLE) . Renée avait à peu près 15 ans lors de son mariage. Le contrat de mariage prévoyait de donner la dot et le trousseau le jour des épousailles, ce qui fut fait le 9 février 1605 ; ce contrat fut reconnu à Argentan le 26 janvier 1606. Renée ANGO a introduit dans la famille du MOULIN l’hôtel particulier situé en haut de l’actuelle place Henri IV et près de l’église Saint Germain, à Argentan (il est à noter, pour l’anecdote, que, déjà au milieu du XVIème siècle, les alentours de cette église étaient éclairés les soirs d’hiver). Simon a été inhumé dans l’église Saint Germain d’Argentan , en effet, le 25 juin 1642, son fils Philippe MOULIN fit une demande pour conserver le banc de son père, en l’église, à la place où ce dernier venait d’être enterré. Simon MOULIN fut le tuteur des enfants de sa sœur Renée, qui avait épousé Louis MOUSTIER. D'où dix enfants, dont :

1) Philippe MOULIN, qui suit ;

2) Simon III MOULIN (30 mars 1605 ou 1608; + av l642).

3) Barbe MOULIN (Saint Germain d’Argentan, 27 août 1606; + 1677), (Marraine : Catherine HARDY, femme de Nicolas BRERFIN, assesseur en la vicomté d'Argentan et Exmes ) X (1624 ou 1634) Gilles THIEULIN, des seigneurs des ISLES. Descendance prouvée (notamment BREMOY de LA MORICIERE ).

4) Marie (Argentan 1609; + ap l651), religieuse chez les dames de Sainte Claire, à Argentan (1630).

5) Jean (Argentan 1618; + av l642).

6) Magdalaine (Argentan, 1624). X (Argentan, contrat ler septembre 1643) Luc FAUCILLON de LA FRETTE. DP.


V) Philippe (du) MOULIN (Argentan, 15 décembre 1612; + Paris, Saint Séverin , 29 septembre 1678), sieur de LA FONTENELLE Cousin-germain de Christophe ANGO (1615), écuyer, de Jean Jacques ANGO (16.. ; + 1708), marquis de LAMOTHE-LéZEAU (1693) et de Messire Jacques ANGO de MAGNY (1631; + 1654) . Avocat du roi en l'élection d'Argentan et Exmes, conseiller du roi, lieutenant général de monsieur le vicomte d'Argentan au siège de Trun, secrétaire de Madame Henriette d'ANGLETERRE (1644; + 1670), duchesse d'ORLEANS (1661), puis de Madame Charlotte Elisabeth, palatine de BAVIERE (1652; + 1722), duchesse d'ORLEANS. Trésorier en charge de la paroisse Saint Germain d'Argentan (1657), administrateur de l'hôpital d'Argentan (1649-1651). Lorsque le R.P. DUNOD fut envoyé par le roi et M. de MONTAUSIEUR, gouverneur de la province de Normandie, pour fonder l’hôpital général d’Argentan, ce fut chez Philippe du MOULIN de LA FONTENELLE que logea ce jésuite. X (Argentan, 27 septembre 1637) Anne du MOUSTIER ( v1617; + Argentan 12 mars 1693 ), fille de Pierre, bourgeois de Rouen, et d'Anne LE BRUMENT. Anne a été inhumée dans l’église Saint Germain d’Argentan. D'où sept enfants dont deux, Philippe et Jean, anoblis par Louis XIV (1697), vont être la source des différentes branches telles que nous les connaissons :

1) Pierre ( Argentan 1638; + Gaillon, Eure, 1698), chartreux.

2) Simon (Argentan 1642).

3) Louis (Argentan 1643; + 1681), prêtre, curé de Coulandon (paroisse proche d’Argentan). Une plaque de marbre rappelait (encore au XIXème siècle) son souvenir dans l’église Saint Germain d’Argentan. Bienfaiteur de cette église, il avait en particulier donné “ des sommes considérables ” pour la construction du grand autel.

4) Renée (v l640; + 1725) X (Argentan, 1663) Charles d'AUMONT ( + ap l704), sieur de SACY et de LA VENTE, conseiller du roi, président du grenier à sel, président en l'élection d'Argentan, propriétaire de La Bourdonnière, à Sévigni. Sans posterité. Ils reçurent chez eux les duchesses de GUISE et de TOSCANE (1678) lors de leur passage à Argentan, d’où elles se rendaient au sanctuaire de Notre-Dame de La Délivrande, au nord de Caen (Calvados). Ils reçurent également chez eux (1692) l’infortuné Jacques II d’ANGLETERRE quand ce dernier tenta vainement un dernier effort pour récupérer son royaume (contre Guillaume de NASSAU, prince d’ORANGE , qui l’avait détrôné). Jacques II s’informa soigneusement de ce qu’étaient la ville d’Argentan, ses églises, la religion de ses habitants, et particulièrement ses écoles, car Louis XIV faisait accorder un traitement au maître d’école de la ville.

5) Philippe, qui suit;

6) Jean (Argentan 23 novembre 1646), écuyer, sieur du BOIS de COMMEAUX, à Sentilly près d’Occagnes (acheté le 2 octobre 1683 à Jacques de NOLLENT), vicomte de la ville d'Argentan (1673 - 1692), trésorier de France en la généralité de Caen, administrateur de la ville d'Argentan (1690). Anobli par lettres en même temps que son frère Philippe (1697), il est la source des du MOULIN du BOIS de COMMEAUX. X (Argentan, 1680) Catherine COIFFREL de LA PERRUCHE (1664; + Argentan 1747). Existence d’une descendance, mais extinction ultérieure de cette branche. A noter, un sieur du BOIS de COMMEAUX, dragon de la reine, qui servit “ avec distinction, et avait donné des marques de sa valeur à la bataille de Spire, où il avait reçu plusieurs coups de sabre sur la tête ” (certificat du 30 septembre 1715). De même, un autre certificat (du 3 septembre 1715) précise qu’il n’avait quitté le régiment qu’un an avant la paix, une blessure reçue à la bataille de Malplaquet l’ayant mis hors d’état de servir.

7) François (Argentan, 1648; + 1699), sieur de SAINTE FOY, prêtre, chapelain de Sainte Croix à Argentan.


VI) Philippe II (du) MOULIN (Argentan, 18 novembre 1644; + 4 juillet 1704 ou 1707). Ecuyer , sieur de LA FONTENELLE, de TERCEY, de LA BRETECHE, de LA BUTERNE et de SAINT-GEORGES. Contrôleur des écuries d'Elisabeth Charlotte, Palatine de BAVIERE (1652; + 1722), duchesse d'ORLEANS, et chef d'échansonnerie de la Reine Marie Thérèse d'AUTRICHE, femme de Louis XIV. Parrain de la première cloche de Saint Thomas d'Argentan (1684). La même année, il donne 44 livres à l'hôpital. Trésorier de l'église Saint Germain d'Argentan (1690). Anobli par lettres patentes (novembre 1697) enregistrées à la cour des aides (7 mai 1698) ; la même année (1697) il acheta la vavassorerie de LA BRETESCHE, 56 hectares, à Camembert (Orne). Sa succession, restée indivise, fut partagée à Argentan le 16 septembre 1756, et estimée 112.850 livres. Elle se composait principalement des biens suivants : - le manoir de Tercey , - la ferme de Tercey , - terres et maison de La Bretêche, - la ferme de La Buterne (paroisse de Seay), - la ferme de Saint Georges, - environ 1.330 livres de diverses rentes, au capital de 40.900 livres. X (Argentan, contrat du 24 janvier 1690) Elisabeth de GAUTHIER de CHIFREVILLE (Argentan 10 février 1662; + 19 juin 1731), fille de Charles de GAULTIER (1608; + 1680), seigneur de CHIFREVILLE en la paroisse de Sévigni (Orne), marié en 1653 à Elisabeth VALLET. D'où dix enfants. C’est à cette génération que se fait la distinction entre les branches LA BRETECHE, LA FONTENELLE, LA BUTERNE et TERCEY:

1) Jean Philippe du MOULIN, sieur de LA BRETECHE (Argentan 1690; + 1773) Gendarme (v1705), puis officier de la garde ordinaire du roi, chevalier de Saint Louis. Un certificat de Charles de ROHAN, prince de SOUBISE, donné à Versailles le 19 mars 1747 atteste que Monsieur du MOULIN de la BRETESCHE a servi en qualité de gendarme du roi avec zèle et exactitude pendant 30 ans et qu’il s’est trouvé à la bataille d’Ettingen en 1743 et à celle de Rocou en 1746. X (1742) Marie Louise Elisabeth de VIEL de CLINCHAMPS (1716; + 1802). Leur descendance constitue la famille du MOULIN de LA BRETECHE, qui subsiste encore aujourd’hui (voir arbre généalogique à la fin de ce document). La famille a été définitivement maintenue noble le 2 juillet 1744.

2) Françoise Elisabeth du MOULIN (Argentan 1691) X (Argentan, 1725) François Pierre LE (ou de) FLEURIEL, sieur de HARANVILLE, président en l'élection d'Argentan, conseiller du roi. D’où le sieur de FLEURIEL BEAUMESNIL.

3) Jacques du MOULIN (Argentan 2 décembre 1692; + 27 septembre 1770), écuyer, sieur de LA BUTERNE Gendarme, puis officier de la garde ordinaire du roi, chevalier de Saint Louis. Il possédait la ferme de Seay. X Philippe Françoise du FOUR de LA THUILLERIE, fille de Thomas François du FOUR, seigneur de LA THUILLERIE et de Marie de FARCY de SILLY. DP , mais extinction rapide par les mâles de cette branche du MOULIN de LA BUTERNE.

4) Marie Louise Elisabeth Françoise du MOULIN (Argentan, 10 décembre 1693; + 1761) X 1° (Trun 1737) Robert de FREARD (+ 1751), écuyer, sieur de SAINT-MARS, seigneur de RUPIERES, de BRETHEVILLE et de SAINT-EUSTACHE ; X 2° M. de JONCHAIS ; Sans postérité.

5) Louis du MOULIN (Argentan 2 février 1696; + Rochefort 1732), chevalier de LA BRETESCHE Garde de la marine (1716), enseigne de vaisseaux et major de l'île Saint Jean (1717), puis lieutenant de vaisseaux (?). Resté célibataire.

6) Charlotte Louise du MOULIN (Argentan (2)7 avril 1697; + .... ) X (v1720) Jacques DENYS (Sallenelles 1700), sieur (ou seigneur) des JONCHETS ; DP .

7) Charles François du MOULIN (Argentan 22 juillet 1698; + 17 juin 1743), seigneur de TERCEY Gendarme de la garde du roi, officier mort de blessures reçues à la bataille d'Ettingen. X (Livarot, 1741) Elisabeth Catherine de BILLARD (1712; + 1791). DP , mais extinction ultérieure de cette branche du MOULIN de TERCEY.

8) Pierre Philippe Jacques du MOULIN (de LA FONTENELLE), qui suit ;

9) Marie Anne Elisabeth Jeanne du MOULIN (Argentan 25 juillet 1701; + Sentilly 1764). X (Argentan, 29 octobre 1726 ou 1736) Nicolas BELZAIS de BEAUMESNIL (1688; + Argentan 1771), conseiller du roi, lieutenant général en l'élection d'Argentan, fils de Jacques BELZAIS, et de Marie COëFREL, d'Ecouché ; DP .

10) Gabriel Mansuet du MOULIN (Argentan, 29 juillet 1703), prêtre. Probablement curé de Marneval ; il aurait écrit divers ouvrages.


VII) Pierre Philippe Jacques du MOULIN (Argentan, paroisse Saint Germain, 28/29 juin 1700; + Bailleul 26 avril 1782) Ecuyer, sieur de SAINT-GEORGES, puis de LA FONTENELLE, source de la branche du MOULIN de LA FONTENELLE. Reçu gendarme de la garde ordinaire du roi (compagnie de Soubise) vers 1715 ; brigadier ; bonnes relations avec le prince de Rohan-Soubise ; chevalier de Saint Louis. Quitta le service le 19 avril 1746, après trente années, pension du roi de 600 livres. 12.600 livres de rente de ses fermes. Demeurant à Argentan et au logis du Londel, à Bailleul. Inhumé au Londel. X (Argentan, contrat du 14 novembre 1737) Louise Elisabeth POLLIN du MONCEL (Argentan 15 mai ou août 1715; + Bailleul, 21 décembre 1774 ou 1775), dame du Londel, propriété qu’elle apporta à la famille du MOULIN. Elle est inhumée au Londel. Louise Elisabeth est la seule fille et l’héritière de Jacques François POLLIN (1691; + 17.. ), écuyer, seigneur du MONCEL, conseiller du roi élu en l'élection d'Argentan, marié à Sées (1714) à Renée de LONLAY. Sa succession (ler septembre 1782) était évaluée à 252.000 livres, avec un revenu net de 12.600 livres (succession partagée entre les trois frères le 1er mai 1784) ; elle se composait principalement des biens suivants: - les fermes de Boché et du Londel, Bailleul, 140 acres (20 et quelques acres de prairies, 80 et quelques acres de terre à labour, quelques acres de prairies autour du Londel - arbres fruitiers - et les bois du Londel pour environ 30 acres) ; - la ferme des Marboeufs, Bailleul, 60 acres (45 acres de terre, 9 ou 10 acres de prairies) ; - la ferme de Grandchamps, le Venuard, 65 acres (50 et quelques acres d’herbages, 13 acres de terres) ; - la ferme de Tercey, Saint Loyer, 100 acres (18 acres d’herbages, 80 et quelques acres de terres, co-seigneur) ; - trois maisons à Argentan, dont deux grandes, avec cour et jardin, et une petite, sans cour ni jardin. - nombreuses rentes sur des habitants de paroisses voisines (au total près de 1.000 livres par an). D’où six enfants :

1) François Pierre du MOULIN de LA FONTENELLE (Argentan 26/27 octobre 1738; + Bailleul 11 mai 1809). Gendarme de la garde ordinaire du roi (31 janvier 1754 - 1er janvier 1776, en compagnie de messieurs SERVAIN, DESPREZ, de COLINCOURT, etc), chevalier de Saint Louis (12 janvier 1780), 600 livres par an en activité, pension du roi de 210 livres. Pas de campagnes ; protection du maréchal d’HARCOURT et du prince de SOUBISE. Demeurant au Londel, à Bailleul. Inhumé au Londel. Resté célibataire.

2) Jean-Baptiste Michel du MOULIN de LA FONTENELLE (Argentan, 8 octobre 1739; + Bailleul 28 mars 1832), (P : Jean Philippe du MOULIN de LA BRETECHE, gendarme de la garde ; M : Angélique POLLIN). Gendarme de la garde du roi (31 janvier 1754), enseigne au régiment de Montmorin - devenu Isle de France - (novembre 1762), campagne d'Espagne et de Portugal (1763), lieutenant au régiment de l'Isle de France, en garnison en Corse deux ans (l775 - 1777), revient avec une maladie grave dont il met trois ans pour se rétablir, capitaine en second au même régiment, chevalier de Saint Louis (avril 1779). Traitement de 1.440 livres en activité. Retiré du service capitaine (20 octobre 1787, pour cause de maladie), pension du roi de 300 livres en considération de services (pension de 100 écus, 27 février 1785). Habitant au Londel, premier maire de Bailleul (1790 - 1800). X (Argentan, 9 mars 1790) Marie Barbe Françoise des HAYES de CHIFFRETOT (Argentan 15 décembre 1768; + Bailleul 2 avril 1835). Inhumée au Londel.


3) Gratien du MOULIN de LA FONTENELLE, qui suit ;

4) Elisabeth Renée du MOULIN de LA FONTENELLE (Argentan 24 décembre 1741; + Coulandon 27 décembre 1823), habitant Coulandon. Rente de 3.150 livres par an, assurée par ses frères (correspondant à un capital de 63.000 livres resté en possession de ses frères, 26 février 1783, Bailleul). Restée célibataire.

5) Louise Elisabeth Charlotte du MOULIN de LA FONTENELLE (Argentan, 15 octobre 1744). Sans posterité.

6) Pierre du MOULIN de LA FONTENELLE (Argentan, 26 juin 1746), mort enfant.


VI/ Gratien du Moulin de la Fontenelle (11 janvier ou juin 1741, Argentan, paroisse Saint Germain + 22 septembre ou 28, 29 ou 30 1808, Argentan), écuyer, gendarme de la garde du Roi (1er décembre 1755), reçu à moins de quinze ans, enseigne au régiment de Montmorin-Isle de France (26 novembre 1761), campagne de Portugal (1762-1763), sous-lieutenant (l9 juin 1765), lieutenant (13 août 1770), capitaine au régiment du Vivarais-Infanterie (8 avril 1779) à trente-huit ans, chevalier de Saint Louis (ler octobre 1781). capitaine au régiment de Montmorin (1779), chevalier de Saint Louis (1er octobre 1781), lieutenant colonel (29 juin 1792), chef de brigade du 60e régiment d’infanterie (= colonel, 8 mars 1793), retraité (31 mars 1796, 11 germinal An IV), colonel commandant la garde nationale d’Argentan (jusqu’à sa mort), marié 1783, à Laigle à Jeanne Catherine de La Roque de Monteille (1760 + 1833). Quitta le service à l'âge de quarante-six ans (13 octobre 1787). La même année 1787, dans le cadre de la réduction des forces de la “Maison du roi”, intervint la suppression des Gendarmes de la garde et des Chevau légers. (les Mousquetaires avaient étaient supprimés dès 1775). Le service dans la Maison du roi, considéré comme gage de “vie noble”, allait de pair avec le port du titre d’écuyer, à titre personnel, et procurait une “noblesse graduelle”, anoblissant en seulement deux générations, au lieu de trois pour les chevaliers de Saint Louis. Franc-maçon, frère associé libre de la loge Saint Jean de l'Orient de Caen (2 juillet 1786). Rappelé comme lieutenant-colonel commandant un régiment d'infanterie (29 juin 1792), à 51 ans ; chef de brigade, c'est à dire colonel, du 60ème régiment d'infanterie (8 mars 1793), emprisonné comme aristocrate (l793-1794). Retraité à l'âge de 54 ans (11 germinal an IV, 31 mars 1796), puis colonel commandant la garde nationale d'Argentan, jusqu'à sa mort à 67 ans. Demeurait à Argentan, paroisse Saint Germain. Il possédait les fermes de Tercey et des Marboeufs (Bailleul), et une maison à Argentan, rue de la Poterie. X (L’Aigle, paroisse Saint Barthélemy, 24 novembre 1783) Jeanne Catherine de LA ROQUE de MONTEILLE (1760; + ap l811). Dot : fermes de La Barre , du Blanc Buisson et de La Rechignières. D’où :

1/ Augustine Aglaée du Moulin (25 janvier 1785, Argentan, + 31 mars 1813 à Sées), mariée le 20 novembre 1811 à Argentan à Pierre Jacques Germain Dufrou de Blinière; une fille Anastasie née à Argentan le 9 septembre 1812 mariée à Sées le 24 février 1835 à Myrtil Scevola Brousseau, St Cyrien, chevalier de la légion d'honneur.5 enfants. DP

2/ Auguste du Moulin, qui suit ;

3/ Alexandrine du MOULIN (18 juillet 1787 ou 12 janvier 1789+ 31 janvier 1847, Bretteville), mariée le 23 avril 1813 à Thomas Harel de Bretteville (1751 + 1824), son cousin, chevau léger de la garde du Roi, chevalier de Sait Louis (20 avril 1791, 24 ans et 8 mois de service), chevalier du Lys (19 août 1814), colonel de cavalerie (14 février 1815), écuyer du Roi Louis XVIII, officier de la Légion d’Honneur, veuf de Marie Charlotte de Philippe de Beaumont (+ 16 septembre 1807), fils de Thomas Hélie Harel (+ 1er floréal an X, âgé de 84 ans), seigneur de Bretteville et du Mesnil-Aumont, marié à (Jeanne) Catherine de La Roque (+ 15 août 1783). SP Alexandrine laissa ses biens et ceux de son mari (châteaux de Bretteville et du Mesnil-Aumont) à son frère Auguste et à sa nièce et filleule Anaïs. son oncle Jacques Thomas HAREL de BRETTEVILLE (1751; + Gouvix, 2 janvier 1824), écuyer, propriétaire des châteaux de Bretteville-sur-Laize (Calvados) et du Mesnil-Aumont (commune de Barbery, Calvados). Il est décédé au château d’Outrelaize (Calvados), voisin de Bretteville et du Mesnil-Aumont. Alexandrine demeurait l'hiver à Argentan et l'été à Bretteville. Elle laissa à sa mort le château de Bretteville à sa nièce et filleule (ou filleule de son mari ?) Anaïs, et le manoir du Mesnil-Aumont à son frère Auguste. Alexandrine et son mari ont été inhumés dans l’église de Bretteville-sur-Laize. Sans posterité.


VII/ Auguste du Moulin de La Fontenelle (19 juillet 1786, Argentan + 1863, Laigle), admis à Saint Cyr (20 novembre 1804, 29 brumaire An XIII), sous-lieutenant au 8e régiment d’infanterie légère (19 avril 1806), campagnes de 1807 et 1808 en Dalmatie, lieutenant (9 juin 1809), aide de camp du général comte Bertrand, grand maréchal du Palais de l’Empereur (20 juillet 1809), puis capitaine adjudant major (3 août 1809), chevalier de la Légion d’Honneur (1809, décoré par l’Empereur à la bataille de Wagram), campagnes d’Italie et d’Allemagne (1809), démissionnaire (3 avril 1811) marié à Laigle à [Jacqueline Jenny Hecquet de Villers] (1799 + 1874) D’où :

1/ (Jacqueline) Anaïs du Moulin de La Fontenelle (18 juin 1820, Laigle + 6 mars 1887, château de la Gournerie, Saint Herblain), mariée le 8 juillet 1844 à Laigle (Desmousseaux, notaire) à Eugène Dubern (1802 + 1870), colonel de cavalerie (1844), puis général de division (1860), grand officier de la Légion d’Honneur (1866), fils de feu Charles Dubern, et de Françoise Le Grand de Boislandry. Elle reçut en dot de ses parents 3.000 Francs de rente (= rente au capital de 60.000 Francs) et de sa tante et marraine Alexandrine de Bretteville, la somme de 60.000 Francs). DP (Voir Note Dubern)

2/ Aglaé du Moulin de La Fontenelle (182. + 187.), mariée 1844 à Théophile Dubern (1816 + 1872), châtelain de Vaux, agriculteur à Vaux et au Chailloué, frère cadet d’Eugène

3/ Eugénie du Moulin de La Fontenelle (18. + 1908), mariée 1846, à Argentan, à Alfred Balisson, SP

4/ Thomas du Moulin de La Fontenelle (1827 + 1867), maréchal des logis, maire de Beaulieu (1865), marié le 25 février 1858 (Bardel, notaire à Saint Maurice les Charencey) à Suzanne (Marie Félicie) de Robillard (1er mai 1838 + 27 novembre 1932), fille de Gustave Gaspard, marquis de Robillard, et de Marguerite Luce Ernestine de Mourcheron. Veuve, Suzanne de Robillard se remaria au comte de Tertu, SP

5/ Antonie du Moulin de La Fontenelle (1828 + 1913), mariée 1876 à Laigle à Louis Villermé (1819 + 1909), SP

Personnalités

  • Philippe Moulin, sieur de La Fontenelle, avocat du roi en l'élection d'Argentan et Exmes puis secrétaire de la duchesse d'Orléans, décédé en 1678
  • Philippe Moulin ou du Moulin, sieur de La Fontenelle, né en 1644, contrôleur des écuries de la duchesse d'Orléans puis chef d'échansonnerie de la maison de la feue reine-mère, major de la ville d'Argentan

Alliances

Les principales alliances de la famille du Moulin étaient : Ango (de Flers), 1690 de Gautier de Chiffreville, de Fréard de Rupières, vers 1711 du Buat, 1742 de Viel de Clinchamps, 1765 de Mailloc, 1789 de Caulincourt, de Mannoury d'Ectot, 1822 de Rioult, 1852 Héllouin de Cénival, Deshayes de Bonneval, Dubern (deux alliances), 1858 de Robillard, du Merle, de Puisaye, etc.

Armes

  • du Moulin : D'azur à trois chevrons d'or (Armorial général de 1696) alias Palé en onde de 6 pièces d'or et de gueules (Nobiliaire de Normandie de M. de Magny)

La famille du Moulin n'était pas titrée.

Référence.png Notes et références

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie