Famille de Saboulin Bollena

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La famille de Saboulin Bollena est une famille de la noblesse française subsistante.

Bibliographie ou Sources à compléter

Origines

La famille de Saboulin Bollena est une famille originaire de Provence ayant toujours eu ses attaches en Provence dans le Var, à Signes[1].

Noblesse

La famille de Saboulin Bollena (ou Sebolin, ou Sabolin) est une famille de noblesse d'extraction[2].

Selon Louis Ventre d'Artefeuil cette famille est de noblesse immémoriale[3].

Cette famille a obtenu une maintenue de noblesse en 1668 par Belleguise[4].

La famille de Saboulin Bollena est membre de l'Association d'entraide de la Noblesse Française (ANF).

Histoire

Au XVIIe siècle, ils comptèrent plusieurs générations de capitaines général[5]. Par ailleurs François de Saboulin Bollena, baron de La Motte, 1er Consul de Hyères[6], fut député[7] aux états généraux de 1614[8].

Ils s'établirent ensuite à Marseille dont Pierre de Saboulin Bollena fut échevin[9] (élections de 1682[10]) ainsi que François de Saboulin Bollena 1er échevin-maire[11] (élections du 28 octobre 1702[12]) et conseiller-secrétaire du Roi à la Grande Chancellerie[13]. Il acquit au début du XVIIIe siècle, l'hôtel de Noailles, où il accueillit lors de leurs visites à Marseille le Maréchal Duc de Villars en 1716[14], et Charlotte-Aglaé d'Orléans, duchesse de Modène, en 1720[15].

Ils participèrent à l'essor du négoce maritime en commerçant[16] avec les échelles du Levant (Constantinople[17], actuelle Istanbul, et Seyde[18], actuelle Sidon), mais aussi avec le Maroc (Tetouan[19]). Ils furent par ailleurs les premiers à lancer des expéditions vers les îles des Amériques (Caraïbes)[20]. L'actuel musée du Vieux Marseille, également appelé maison Diamantée et considéré comme l'une des plus vieilles demeures marseillaise[21], fut l'hôtel de Saboulin Bollena[22].

Une branche s'est établie durant le XVIIe siècle[23] et le XVIIIe siècle[24] à Bayonne[25], laquelle compta plusieurs corsaires[26], dont Michel de Saboulin qui partit s'installer à la fin du XVIIIe siècle en Martinique. Jean de Saboulin, écuyer, fut représentant de la noblesse à l'assemblée générale du pays des basques et labour en 1789[27].

Ils vivent à Aix-en-Provence[28] depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle[29].

Armes

  • de Saboulin Bollena : De gueules à 3 roses d'argent

Référence.png Notes et références

  1. Abbé Dominique Robert de Briançon, L'État de la Provence, tome 3, Paris 1693.
  2. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, page 169, éditions Robert Laffont, Paris, 2002.
  3. Louis Ventre d'Artefeuil, Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence, volume 2 p. 352 et volume 3 (supplément) p. 307-309, 1776.
  4. Baron du Roure, Les maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669), 1923, Tome 2, p.583/584.
  5. Abbé V. Saglietto : La Commune de Signes. Étude archéologique et historique, 1935.
  6. Louis-Pierre Anquetil, L'Intrigue du cabinet sous Henri IV et Louis XIII, terminée par la Fronde, tome IV, Paris 1809.
  7. Augustin Thierry, Essai sur l'histoire de la formation et des progrès du tiers état, Paris 1853.
  8. Duval et Lalourcé, Recueil de pièces originales et authentiques concernant la tenue des états-généraux, tome 5, Paris 1789.
  9. Paul Masson, Les Bouches-du-Rhône : encyclopédie départementale, 1932.
  10. Louis-E. Méry, Histoire analytique et chronologique des actes et des délibérations du corps et du conseil de la municipalité de Marseille, depuis le Xème siècle jusqu'à nos jours, tome V, 1847, p. 18.
  11. Revue de Marseille et de Provence, volume 16, Marseille 1870, p.6.
  12. Grosson, Almanach historique de 1779, p. 1094.
  13. Abraham Tessereau, Histoire chronologique de la grande Chancellerie de France, tome 2, Paris 1706.
  14. Revue de Marseille et de Provence, volume 16, Marseille 1870, p.6.
  15. Revue de Marseille et de Provence, volume 16, Marseille 1870, p.6.
  16. Gabriel-Joseph Lavergne-Guilleragues, Correspondance, 1976.
  17. Edhem Eldem, French trade in Istanbul in the eighteenth century, 1999.
  18. Maurice H. Chéhab, Documents diplomatiques et consulaires relatifs à l'histoire du Liban et des pays du Proche-Orient du XVIIe siècle à nos jours, volume 1, numéro 2, éditions des œuvres politiques et historiques, 1975.
  19. Professeur Penz (travaux du), lettre du 15 juillet 1684 du consul Jean Peillet.
  20. Charles Carrière, Négociants marseillais au XVIIIème : contribution à l'étude des économies maritimes, volume 1, Institut historique de Provence, 1973 p. 68.
  21. Site officiel de la ville de Marseille, La Maison Diamantée ou l'Oustau Bigarrado pouncho de diamant: http://www.marseille.fr/sitevdm/jsp/site/Portal.jsp?document_id=601&portlet_id=789.
  22. Site officiel de la ville de Marseille, La Maison Diamantée ou l'Oustau Bigarrado pouncho de diamant: http://www.marseille.fr/sitevdm/jsp/site/Portal.jsp?document_id=601&portlet_id=789.
  23. Société des sciences, lettres & arts de Bayonne, bulletin numéros 114 à 119, p. 460/461.
  24. Recueil de documents relatifs à la convocation des États Généraux de 1789, bailliage de Labourd.
  25. Mercure de France, novembre 1746.
  26. Édouard Ducéré, Histoire maritime de Bayonne : les corsaires sous l'Ancien Régime, 1895.
  27. Louis de la Rocque et Édouard de Barthélemy, Catalogue des gentilshommes en 1789, 1866.
  28. Antoine Sfeir, Le Domaine de Lanfant, mémoire sous la direction du professeur Éric Mension-Rigau, université Paris-1 Panthéon-Sorbonne 2009.
  29. René Borricand, Les Hôtels particuliers d'Aix-en-Provence, 1971.

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