Famille de Colla de Pradines

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La famille de Colla de Pradines est une famille de la noblesse française. Elle s'est éteinte au XIXe siècle.

Elle était originaire de Provence, principauté d'Orange.

Origines

La famille de Colla de Pradines prétendait être originaire d’Italie et établie à Avignon au XIVe siècle.

Noblesse

Anoblissement en 1573 par charge de président au parlement d'Orange ; un assesseur d'Aix et procureur du pays de 1727 à 1729 ; trois conseillers à la cour des comptes d'Aix reçus entre 1736 et 1786.

Cette famille a été maintenue noble à Arles en 1732 et à Saint-Domingue en 1770.

Anoblissement en 1573 par charge de président au parlement d'Orange.

Généalogie

I/ Benoît Colla (né vers 1510), père de :

II/ Antoine (de) Colla (vers 1540 + 1600, Nîmes), seigneur de Limans, de Lussan, etc…, de confession protestante, maître des requêtes du Roi en son royaume de Navarre, puis 1er président au Parlement d’Orange en 1573 (LP du 27 août 1573, en registrées le 9 décembre ; ou 1578 ?), anobli par cette charge et bénéficiaire de la jouissance des seigneuries de la Madeleine et de Lubières, intendant des domaines et finances et gouverneur de la principauté d’Orange (1596-1600, démission), sous Philippe et Guillaume de Nassau. Il occupa ces charges pendant une difficile période de guerre civile (qui ne s’acheva dans cette principauté qu’en 1607). Il démissionna de ses charges et se retira à Nîmes en 1600. Il testa le 28 mai et mourut avant la fin de cette année 1600. Marié 1/ le 13 juillet 1568, à Antoinette (de) Burnet, de Toulouse, 2/ le 16 septembre 1592, à Claudine de Giani de la Roche. Fille de noble Balthazard de La Roche, écuyer, seigneur de Saint-Angel par sa femme, viguier de la ville d’Uzès, et de Françoise de Mansel, dame de Saint Angel (fille de Jacques). D’où : Du 1er lit : 1/ Samson de Colla (vers 1575 + Middelbourg, Hollande), gentilhomme du prince de Nassau, capitaine de ses gardes, célibataire. 2/ Marguerite (vers 1570), enlevée et emprisonnée par Blacons, chef des rebelles, en 1604, mariée le 10 février 1583 à noble Ulisse d’Isnard, avocat-général et procureur-général au Parlement d’Orange. 3/ Jeanne Élisabeth Colla (vers 1570), mariée le 25 août 1588 à François Fournier de Carles, écuyer, sieur de Pradine (s), lieutenant des gendarmes du maréchal de Vitry, gouverneur de Provence. DP éteinte fin 1713, par laquelle la terre de Pradine revint aux Colla au début de l’année suivante.

Du 2e lit : 4/ Barthélémi, qui suit ; 5/ Marguerite (vers 1593), mariée le 12 août 1615 à Nîmes à noble Jean de Rosel (ou de Rafélis ?), écuyer. 6/ Catherine de Colla (vers 1600 + après le 3 mai 1651), mariée le 7 mai 1639 à noble Gilles de Gaillard, seigneur de la Motte-Lussan, fils de Jean et de louise d’Arbaud. Elle testa le 3 mai 1651. 4/ Françoise, mariée à Louis de Langes, seigneur de Montmiral (ou Montmirail ?), conseiller au Parlement d’Orange, 6, 7 et 8/ Trois autres filles mariées dans les maisons des Isnard, de la Batie et de Nicolaï.

III/ Barthélémi de Colla (1593, Orange + 16.., Arles, « en odeur de sainteté »), privé de l’héritage de son père pour avoir abjuré la religion réformée (cf. codicille d’Antoine Colla du 28 mai 1600), quitta Nîmes pour Arles où il exerce la profession d’avocat, marié le 22 novembre 1606 à Arles à Anne Catherine de Jaquin. D’où :

IV/ Guillaume de Colla (vers 1615), marié le 10 novembre 1669 à Arles à Anne Fassin, d’où : 1/ Barthélémy, qui suit ; 2/ Alexandre de Colla (+ 1706 ou 1705, tué à Aquanegra, Milanais), capitaine au régiment de Mirabeau, guerres d’Italie. 3/ Jean de Colla (+ 1707, Paris), prêtre, auteur « L’esprit du siècle ».

V/ Barthélémy II de Colla (vers 1670 + après mars 1732), établi à Aix, avocat réputé de ce barreau, assesseur d’Aix-en-Provence et procureur du pays de 1727 à 1729, obtint le 8 mars 1732 un arrêt du Conseil qui maintient sa famille dans la noblesse dont elle jouissait depuis plus de 150 ans (généalogie vérifiée par M. de Clairambaud), marié le 4 août 1696 à Alix Adélaïde de Fauchier. D’où : 1/ André Xavier, qui suit ; 2/ Jeanne Élisabeth, religieuse au premier monastère de la Visitation à Aix ;

VI/ André Xavier de Colla (1700, Arles + 1780, Aix), seigneur de Pradine (vers 1715), Saint Laurent, la Salle, Vauroux, et autres lieux, Trésorier général de France, reçu en 1724 (ou 1723 ?), « président trésorier général des finances », conseiller en la cour des Comptes, Aides et Finances de Provence, à Aix, reçu en 1736, conseiller honoraire en 1757, conseiller au Parlement de Provence, reçu en octobre 1771, marié le 19 mars 1723 à Anne-Catherine de Turc de Vauroux, dernière du nom, fille et héritière de Jean de Turc (+ 1723), seigneur de Vauroux, viguier de Martigues. Elle lui apporte la seigneurie de Vauroux et un magnifique hôtel à Martigues, à proximité de l’église de la Madeleine (église baroque reconstruite de 1681 à 1688), en bordure du canal St-Sébastien. Cette maison, connue comme « hôtel Colla de Pradines », a été achetée par la municipalité de Martigues en 1808. Il est devenu successivement l’Hôtel de ville de Martigues puis le tribunal d’Instance. Famille d’Anne Catherine de Turc de Vauroux, madame André Xavier de Colla de Pradine (1723) : Ancienne famille de Martigues qui possédait la seigneurie de Vauroux. Armes : « De sinople à une orle d’argent de quatre pièces ». Petite-fille de : - Esprit de Turc (+ 1688), seigneur de Vauroux, viguier de Martigues.

Nièce de : Louis de Turc de Vauroux (+ 1764), chevalier de Malte.

André Xavier a hérité de son lointain parent, noble Charles de Fournier de Carles, sieur de Pradine, par son testament du 14 novembre 1713, à condition de porter son nom et ses armes. D’où : 1/ Barthélémi de Colla, qui suit ; 2/ Sextius Alexandre de Colla de Pradines (vers 1725), curé de Port-au-prince, île de Saint-Domingue. 3/ Louis Alexandre de Colla de Pradines (vers 1730), vicaire-général du diocèse d’Albi en 1759, abbé commendataire de Saint-Sauveur de Vertu en 1760 et prévôt de l’église métropolitaine d’Albi en 1764. Un Colla de Pradines est aumônier de quartier de la comtesse d’Artois en 1789 (cf. Almanach Royal).

4/ Henri Xavier Antoine de Colla de Pradines (vers 1730), lieutenant au régiment de Royal Comtois, infanterie en 1746, entré dans la marine comme Garde de la Marine en 1750, enseigne de vaisseau en 1755, lieutenant de vaisseau en 1763, fit dresser et vérifier sa généalogie en 1770 par le généalogiste des ordres du roi, sur l’ordre du ministre de la Marine qui, suivant l’avis, en a donné l’enregistrement au Conseil Souverain de Saint-Domingue, marié en 1768 à Marguerite Louise Marie Perrine de Boyer de la Gautraye, « au fond de lIsle à Vache, isle et côte Saint Domingue », d’où : a/ Henri Louis Alexandre Eutrope Colla de Pradines (28 mars 1776, Cayes-du-Fond, Saint Domingue), chevalier de la Légion d’Honneur. Cf. Centre de Généalogie et d'Histoire des Isles d'Amérique (30 rue Boissière 75116 Paris), Cahier n° 35, mars 1991, "St-Domingue, notes généalogiques, 11° série" par E. Arnaud.

5/ Louis-Auguste de Colla de Pradines-Vauroux (1742-1777), garde de la Marine (1755), enseigne de vaisseau (1762), lieutenant de vaisseau (1772) ; chevalier de St Louis ; père et oncle de nombreux officiers de marine. En février 1758, le jeune garde de quinze ans est embarqué sur le vaisseau le « Foudroyant » de 84 canons, navire amiral de l’escadre de M. du Quesne. Le 14, cette escadre appareille de Toulon pour rejoindre à Carthagène celle du comte de La Clue. Ce dernier a pour mission de secourir la place assiégée de Louisbourg au Canada. Il a besoin d’un renfort pour franchir le détroit de Gibraltar, infesté de bâtiments anglais. Le 28, alors qu’elle va atteindre Carthagène, l’escadre de M. du Quesne tombe dans un traquenard. Le « Foudroyant » est bientôt contraint à livrer un combat inégal au « Monmouth » et à deux autres vaisseaux anglais. Après de longues heures d’affrontement, du Quesne se résigne à baisser son pavillon. Le jeune marin n’a pas été blessé à la différence de plusieurs de ses camarades gardes. Le « Foudroyant », convoyé par le « Monmouth » arrive à Gibraltar le 26 mars. Les officiers sont enfermés dans un pavillon, sans sortir, afin d’éviter qu’ils ne puissent prendre connaissance de la place. Finalement quatre-vingt officiers, gardes-marine et leurs domestiques peuvent rentrer en France sur un paquebot anglais qui les convoie de Malaga à Toulon. Le « Foudroyant » poursuivit sa route vers Portsmouth avec M. du Quesne.

6/ Louise Thérèse Adélaïde Colla de Pradines, mariée le 29 juin 1751 à Brignoles à N… de Romegat, chevalier, seigneur du Bourguet, Saint-Pierre, etc… 7/ Jeanne Adélaïde, religieuse de l’abbaye de Saint Barthélemi à Aix.

VII/ Barthélemi de Colla de Pradines (1724 + 1…), chevalier, seigneur de Pradine, Vauroux et autres lieux, conseiller à la cour des Comptes, reçu le 2 mai 1757 dans l’office de son père, nommé Intendant de justice, police, finances et armée de l’isle de Corse, le 11 mai 1771, en résidence à Bastia (mai 1771-avril 1775), succède en juin 1771 à Daniel Marc Antoine Chardon (né en 1731), 1er intendant de Corse (1768-1771) et précède Claude François Bertrand de Boucheporn (1741 + 1794), nommé le 6 avril 1775. Barthélemi est également nommé Conseiller d’honneur au Parlement de Provence par LP du 26 octobre 1771 (qui récompensent ses services « et ceux du sieur de Pradine son père »). C’est sous l’administration de Colla de Pradines que Carlo Bonaparte obtient reconnaissance de noblesse (13 septembre 1771), est élu aux Etats de Corse comme représentant de la noblesse d’Ajaccio (29 septembre 1771), puis est nommé assesseur à la cour d’Ajaccio (22 novembre 1771). Le 3 juillet 1772, le marquis de Monteynard est nommé gouverneur de Corse. L’ordre des jésuites est aboli en 1773. En juin 1774 une révolte corse éclate, qui est sévèrement réprimée par Narbonne et Sionville d’août à novembre (exécutions, etc…).

Marié le 6 février 1758 à Thérèse Gabrielle Aimare de Cymon de Beauval, fille de Balthazard de Cymon, chevalier, seigneur de Beauval, conseiller au Parlement de Provence, reçu le 20 mai 1724, puis avocat général en 1787, avec dispense du marc d’or, marié à Aimare Thérèse de Villeneuve d’Ansouis.

Famille de Thérèse Gabrielle de Cymon de Beauval, madame Colla de Pradines (1758)

Cymon de Beauval (primitivement, Simon), Provence, Rognes, anoblis par charge, des avocats au parlement de Provence au 17ème, des avocats généraux et conseillers à la cour des comptes d'Aix reçus entre 1652 et 1748 Armes : « D’azur, à trois chevrons d’argent ; au chef du même, chargé de trois étoiles de gueules. »

Petite-fille de : - Henri de Cymon, avocat général au Parlement de Provence, reçu le 30 juin 1693, marié à Mlle Millot de Courmetes. - Jean-Hiacinthe de Villeneuve, baron d’Ansouis, de Bras, seigneur d’Estoublon et Belle-Garde, conseiller au Parlement de Provence, mari le 21 juin 1690 (contrat, Manuel et Bessière, respectivement notaires à Pertuis et Ansouis) à Marie-Thérèse d’Escalis de Bras, dernière du nom, dame des baronnies de Bras et d’Ansouis, dame d’Estoublon et autres lieux.

Sœur de : Louis Théodore Xavier de Cymon de Beauval, conseiller au Parlement de Provence, reçu le 2 avril 1748, Jacques Elzéar de Cymon de Beauval, lieutenant de vaisseau au département de Toulon (vers 1756).

Arrière petite-fille de : - Gaspard de Cymon, seigneur de Montmarin, originaire de Rognes, avocat-général en la Cour des Comptes d’Aix, reçu le 24 janvier 1652, marié à Mlle d’Eyssautier. - noble Bathazar Millot, seigneur de Courmetes. - Jean-Baptiste de Villeneuve, seigneur d’Ansouis (sic), fils cadet, marié le 5 août 1654 (contrat, Alpheran notaire à Aix) à Thérèse de Perrin. - Henri d’Escalis, baron de Bras (viguerie de Saint Maximin) et d’Ansouis, président à mortier au Parlement de Provence (1650). Son père, Sextius d’Escalis, puis d’Escalis-Sabran, avait hérité de la baronnie d’Ansouis par testament de Gaspard de Sabran (14 mai 1614).

Nièce de Louis-Sauveur de Villeneuve (vers 1680 + juin 1745), marquis de Forcalqueiret (cousin issu de germain de sa mère), ambassadeur du Roi Louis XV à Constantinople pendant treize ans (1728-1741). C'est dans le cours de cette ambassade qu'il négocia la paix entre l'Empereur d'Allemagne celui de Russie et le Grand-Seigneur, conclue à Belgrade, le 18 septembre 1739. Revenu en France, le roi le nomma conseiller d'Etat et érigea, en sa faveur, la terre de Forcalqueiret en marquisat. Enfin, par une lettre autographe, datée du camp devant Fribourg, au mois d'octobre 1744, S. M. lui annonça qu'elle le nommait ministre de ses affaires étrangères, honneur que le marquis de Villeneuve refusa par modestie et raisons de santé. François-Raynaud de Villeneuve, frère de Louis-Sauveur, (1685 + janvier 1766), était chanoine de Saint-Sauveur et vicaire-général du diocèse de Marseille pendant la peste de 1720 et 1721, puis évêque de Viviers (1723-1738), puis de Montpellier (1738-1766), où il combattit les thèses de son prédécesseur Mgr Colbert (auteur du « Catéchisme de Montpellier »), car les affaires de religion divisaient alors l'église de France.

D’où :

1/ Théodore (Xavier Joseph Rambaud) de Colla de Pradines, conseiller à la cour des comptes de Provence, reçu en 1786,

2/ Henri Casimir Amédée Henri Casimir Étienne Hylarion, comte de Colla de Pradines, maire de Villenave-d’Ornon (1813-1815, révoqué).

3/ (Thérèse Julienne) Sophie de Colla de Pradines, mariée le 178., à Aix à de Cotti (Voir Note Cotti)

4/ Louise Adélaïde Victoire de Colla de Pradines, mariée à Claude Pierre de Martin Boudard, d’où Thérèse Adélaïde (1788 ? + 26 février 1790, Barbentane), Alexandre Henri René (7 décembre 1791), Henri Louis (18 janvier 1796 + 13 octobre 1796)

Armes

  • de Colla de Pradines : Écartelé : aux 1 et 4 contre-écartelé de sable et d'argent, qui est de Colla; aux 2 et 3 d'argent à trois bandes de gueules, chargées d'une étoile d'or chacune; et un chef d'azur au lion naissant d'or, adextré d'une étoile du même, qui est de Pradines

Référence.png Notes et références

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Artefeuil, Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence, 1757
  • Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 11, pages 181 à 183 de Colla de Pradines
  • La Chesnais Desbois, Dictionnaire de la Noblesse, tome V, 1772, pages 49 à 52