Famille de Châtillon

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La famille de Châtillon, originaire du Bazois, est une famille éteinte de la noblesse française, originaire de Bourgogne.

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Origines

Châtillon-en-Bazois est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté[1].

Le Bazois est une petite contrée du Nivernais touchant au Morvan, et dont la capitale était autrefois le bourg de Châtillon.

Généalogie

Robert de Nevers, premier sire de Châtillon-en-Bazois, apanagé de ce domaine par son père Landry, comte de Nevers et d'Auxerre, n'est guère connu que pour avoir fondé le prieuré de Châtillon et l'avoir donné à l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre « au temps de l'abbé Odon qui fut élu l'an 1032 ». Son petit-fils, Hugues de Châtillon-en-Bazois, fonda vers la fin du XIe siècle un prieuré à Semelay, et le donna à Cluny. Le pape Urbain Il confirma cette donation dans une bulle de l'an 1096. Le même Hugues fonda aussi, vers la même époque, dans son domaine de la Montagne, une église qu'il dédia à saint Honoré, avec un prieuré de Bénédictins, qu'il donna à l'abbaye de La Charité-sur-Loire. Cette église de Saint-honoré est mentionnée dans la bulle que le pape Pascal II donna en 1107 pour confirmer les possessions de La Charité. Vers l'an 1100, Létéric de Châtillon, étant sur le point de partir pour Jérusalem, donna à cette même abbaye tout ce qu'il possédait. Il mourut en Terre-Sainte, et sa veuve Eremburge transigea avec les moines. Il fut convenu qu'elle jouirait par moitié, sa vie durant, du revenu des constructions faites par l'abbaye, et des siennes en entier, pour le tout revenir aux religieux après sa mort. Elle dut en outre leur concéder une famille de serfs. Vers le milieu du XIIe siècle, Renaud de Châtillon, fils ou neveu de Hugues, et sa femme Elisabeth, firent diverses donations au prieuré de Châtillon, et lui accordèrent notamment des immunités et certains privilèges dans la ville de Saint-Pierre de Decize. Un de ses parents, Raoul de Châtillon-en- Bazois, fut élu abbé de Saint-Germain d'Auxerre,en 1188, et obtint, la même année, du pape Clément III, une bulle confirmant les possessions et privilèges de l'abbaye, ainsi que les donations de Renaud au prieuré.

C'est à partir de Renaud qu'on peut établir la filiation régulière des sires de Châtillon-en-Bazois[2].

I. RENAUD, sire de Châtillon-en-Bazois, avait épousé Elisabeth de Chaumont, de la maison des seigneurs d'Amboise, héritière de la seigneurie de Jaligny en Bourbonnais. Ils laissèrent plusieurs enfants :

  • Jean Ier qui suit ;
  • Eudes Ier, en juillet 1215, lors du mariage d'Agnès, fille d'Hervé, comte de Nevers, avec Philippe, fils aîné du roi de France, il fut un des pleiges du comte Guillaume. Au mois de juin 1220, à la suite d'une contestation au sujet de l'étang de Rouy, Guillaume fit avec l'abbaye de Bellevaux un accord par lequel l'abbé s'engagea à lui payer 40 livres forts nivernois. Eudes Ier de Châtillon-en-Bazois prit part à la cinquième croisade. Jacques de Vitry, évêque d'Acre, dans son épître sur la prise de Damiette par les Sarrasins, le cite parmi. Commune de Saint-Saulge, à 9 kilomètres de Châtillon.les prisonniers qu'ils firent dans le combat du 29 août 1219. Pendant sa captivité, sa femme Alix « administrant les biens de son mari, par sa volonté» expresse, pendant qu'il est outre mer », régla une difficulté entre Etienne de Brécon, prieur de Jaligny, et les baillis du château de Jaligny, en l'année 1220.[3]
  • Robert II, ayant donné à son frère Eudes l'étang et tout ce qui lui appartenait dans le moulin de Rouy (8), celui-ci, du consentement de son épouse A., et de ses frères Guillaume et Robert, abandonna le tout à l'abbaye de Bellevaux en l'année 1209. En considération de cette donation, l'abbé lui concéda la pêche de l'étang de Châtillon, et renonça à une rente de dix livres dont Robert était redevable envers l'abbaye, à cause d'une fondation pour le repos de l'âme de sa mère Elisabeth
  • Hugues, qui fut chanoine de Langres Robert.

II. JEAN Ier, sire de Châtillon-en-Bazois, seigneur de la Montagne, fils aîné de Renaud et d’Élisabeth de Chaumont, dame de Jaligny, épousa, vers 1184, Alix de Glane, héritière des biens de cette puissante famille. Il devint, par elle, seigneur de Glane(15),,de la Roche Milay, de Roussillon, etc.

Il fit hommage pour ces seigneuries au comte de Nevers, son cousin, le jeudi avant la Saint-Laurent (8 août) 1185.

Le 9 décembre 1220,(19) il fonda son anniversaire à l'abbaye de Sept-Fonts, moyennant 4 livres à percevoir annuellement sur la litte du Beuvray. Sa femme, Alix de Glane, donna aux religieuses de La Fermeté-sur-Ixeure, 10 livres 8 sols, à prendre aussi sur la litte.

Alix de Glane fit son testament au moi d'août 1233, avec l'approbation de son fils Eudes. Elle légua, pour le repos de son âme et de ses parents, une rente de 10 livres à l'église de La Fermeté ; pour fonder son anniversaire, elle donna à Bellevaux une rente de 100 sols ; à Saint-Lazare d'Autun, 4 livres ; à Saint- Martin d'Autun, 40 sols ; à l'église de Verrières, 11 sols ; aux églises: de Glane, 5 sols ; de Villapourçon, 11 sols ; de Milai, 11 sols, etc.

Jean eut en partage la seigneurie de Roussillon et Hugues celle de Jaligny comme héritier de son oncle, Eudes Ier, mort sans postérité. Ils formèrent les branches de Roussillon et de Jaligny, qui seront rapportées plus loin[4].

Elle mourut assez longtemps après son mari, laissant plusieurs enfants :

  • Eudes II, qui suit ;
  • Jean II
  • Hugues III

III. EUDES II, sire de Châtillon-en-Bazois, seigneur de Glane, la Roche Milay, Villapourçon, etc., fut un des principaux seigneurs qui prirent part à la fameuse ligue qu'Erart de Braine forma contre le comte de Champagne; il est nommé Odo de Castellione en Bazois, dans la bulle d'excommunication que le pape Honorius III lança, le 2 février 1218,contre Erart et ses alliés.

Eudes fit au mois de juin 1218 un accord avec Hervé, comte de Nevers, « pour le fait» des coutumes dudit comte Eudes, se reconnaissant homme lige du comte ; en foi de quoi, il lui met dans les mains, 1.500 marcs d'argent, réservant, que ceux qui ont tué les baillis et prevost du comte, ne seront point compris dans ce traité de paix. Marolles cite cette charte dans son Inventaire, et ajoute : « Sceau dudit seigneur de Châtillon,où il est représenté à cheval, avec l'écusson de ses armes, qui est losangée de plusieurs pièces ». C'est le plus ancien sceau qu'on ait retrouvé des Sires de Châtillon-en-Bazois. Ils avaientpour armoiries : Losangé d'or et d'azur.

Eudes, son frère Hugues de Châtillon, seigneur de Jaligny, Gauthier de Joigny, Hugues de Lorme, et plusieurs autres, prirent part à une charte accordée au mois d'avril 1235 par Guy, comte de Nevers, et Mathilde, sa femme, portant : « ...défense de saisir les hommes et les animaux occupés au travail des champs ; le laboureur, ses bœufs ou sa charrue ; le vigneron travaillant à sa vigne ; le moissonneur coupant ses blés ; le faucheur fauchant ses prés ; qu'ils aillent à leur travail ou qu'ils en reviennent. Si les bestiaux de quelque particulier sont surpris. causant un dégât, ils ne seront point confisqués, mais le propriétaire condamné à l'amende, en réparation du dommage ».

Au mois de juin 1236, il donna à l'église de 100 sols forts nivernois, à prendre sur ses redevances de la foire du Beuvray, pour l'anniversaire de sa mère A., mettant cette donation sous la protection spéciale de l'évêque d'Autun, qui devra excommunier tout héritier ou successeur du donateur qui viendrait soulever quelques difficultés contre cette fondation.

Eudes fit enterrer dans l'église de Saint-Lazare d'Autun Guillaume, un de ses serviteurs dévoués, et en mars 1236 donna à l'église 5 sols de rente à prendre sur sa foire du Beuvray, pour son anniversaire.

« Eudes, sire de Châtillon-en-Bazois, entra en la foy et hommage de l'évêque d'Auxerre, moyennant la somme de 400 livres tournois, qu'il en reçut et reconnut par lettres de juin 1239 que ceux qui après lui seront seigneurs de Châtillon-en-Bazois seront tenus de faire hommage audit évêque, pour raison de ce qu'il avait à Varzy, tant en terres qu'en vignes, valant alors 25 livres de revenu annuel, avec sa maison de repense et 35 livres autour d'icelle ».

En 1243, il reconnut à ses amés et féaux de Villapourçon les droits d'usage qu'ils avaient dans sa forêt de Faulin, où ils pouvaient mener paître leurs porcs, prendre le bois mort pour leur chauffage et le bois vif pour bâtir et clore leurs héritages.

Au mois d'août 1245, « Hue, sire de Chastoillon an Bazois et de Glenne », céda pour lui et pour ses hoirs, à Hugues, duc de Bourgogne, tout ce qu'il pouvait avoir sur le minage de Dijon, et ce qui en était tenu en fief de lui par le sire de Marrigny. Le lundi après les trois semaines de Pâques1249 (26 avril), Eudes, sire de Châtillon ; Hugues, sire de Jaligny, son frère, et sire Robert de Châtillon, leur oncle, furent du nombre des pairs du Nivernais qui se réunirent pour juger Guillaume de Verrières,écuyer, homme lige de la comtesse de Nevers. « Il fut prononcé que le susdit Guillaume de Verrières avoit mesfaict et perdu son fief qu'il tenoit de la comtesse, de quoi n'appelle point le dit Guillaume » .

Le nom de la femme d'Eudes II est inconnu. Ils eurent plusieurs enfants, dont :

  • Jean II, qui suit ;
  • Marguerite, femme de Hugues ;
  • Blanche, mariée à Jean d'Usie[5].

IV. JEAN II, sire de Châtillon-en-Bazois, seigneur de Glane, de la Roche Milay, etc., fut marié deux fois ; le nom de sa première femme est ignoré ; la seconde fut Dauphine de Lavieu, déjà veuve de deux maris, Guy de Damas et Guy de Baugé. Elle était fille de René de Lavieu, seigneur de Saint-Bonnet et de Miribel, issu des anciens comtes de Forez. Après la mort de Jean II, elle convola en quatrièmes noces avec Pierre de la Roue, et enfin prit pour cinquième mari un Frolois.Héritier des droits féodaux de ses aïeux maternels, les puissants seigneurs de Glane, Jean II de Châtillon, comme seigneur de la Roche Milay, percevait d'importantes redevances sur les transactions de la foire du Beuvray. Il ne manquait donc point d'y assister, tant pour présider cette nombreuse assemblée que pour surveiller ses intérêts et recevoir les hommages et les doléances des vassaux de ses soixante seigneuries, qu'il passait pour ainsi dire en revue sur l'immense plateau du Beuvray.

Connue de toute antiquité, cette célèbre foire commençait le premier mercredi de mai de chaque année. Après une messe suivie d'une bénédiction solennelle, les opérations de la foire commençaient, ainsi que les divertissements et les festins, comme au temps des Gaulois, quand ils tenaient leurs plaids autour de l'antique Bibracte, sur la montagne sainte du Morvand. Toute la noblesse des environs prenait part à ces fêtes, qui se terminaient par un grand tournoi, le troisième jour de la foire.

Au sortir d'une de ces réunions, Jean II exécuta contre l'église d'Autun une audacieuse entreprise. Le Chapitre détenait à la prison du cloître Guy de la Perrière et plusieurs de ses amis ; Jean partit avec les siens, à cheval, força le cloître à main armée et délivra les prisonniers. Un pareil attentat était chose grave à cette époque ; le puissant baron de la Roche Milay ne tarda point à s'en apercevoir et dut se soumettre à faire réparation pour son acte de violence.

Au mois de juin 1253 il fut obligé de signer un compromis par lequel il se reconnaissait vassal du Chapitre pour vingt livrées de terre, situées entre le château de la Roche et Montécot, lui et ses successeurs. De plus, il fut condamné à suivre avec ses complices, nus, en braies et en chemise, une procession, un jour de fête, dans les églises de Lyon, Autun, Langres, Mâcon, Chalon et Nevers ; et dans le cas où « il ne pourrait se rendre en sécurité » dans une de ces églises, le Chapitre en désignerait une autre.Il dut en outre s'engager à réintégrer en prison Guy de la Perrière et ses amis, ou à leur défaut des seigneurs de même importance.Enfin il eut à se constituer prisonnier avec ses complices, dans la prison du cloître, poury demeurer au bon plaisir des chanoines.

Si la faute avait été grande, la répression était sévère ; mais il est à penser que Jean de Châtillon ne trouva jamais « les routes assez sûres » pour prendre part aux processions désignées, ni pour se rendre en prison. La charte de réparation, jurée sur les Saints Evangiles, resta donc lettre morte, mais elle fut conservée dans les archives du Chapitre pour servir d'exemple et effrayer, dansl'avenir, de moins puissants adversaires.

Quelque temps auparavant, Jean avait prêté 600 livres à son beau-père de Neublans et pris en gage la moitié du château de Glane, dot de sa soeur Marguerite. « Je, Jehan, sires de Chastoillon an Bazois, fais à savoir à tous ceans qui verront ces lettres, que je ai pris en guaiges de Hugon, seigneur de Neublins, de Estevenot son fil, et de Mar- guerite sa femme et ma seror, la moitié dou chastel de Glane et des apertenances pour VIe livres de Viennois an la valour de dix uittains à Parisis... et pordessus totes ces choses, j'ai mis mon seignour de Brancion en pleige en la main ès devanz diz Hugon, juesdi après l'octave de l'Annonciation Nostre Signor » . 30 (Jeudi 3 avril 1253).

Jean II fonda en 1260 l'anniversaire de son père et de sa mère dans l'église de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, en lui cédant ses droits de justice, cens, coutume, juridiction,etc., sur les hommes, meix, finage et territoire d'Urcey. « Deux mines d'avoine, une trousse de foin, trois sols trois deniers, un septier de vin, quatre corvées, et un charroi avec un « charriot attelé de six boeufs (unum quarro- nium de uno plaustro, cum sex bobus), qui lui étaient dus chaque année » . Il céda aussi aux religieux le fief que la veuve de Guyot de Digoine tenait en ce lieu « où les filles ne pouvaient se marier, ni les garçons embrasser l'état ecclésiastique,sans la permission du seigneur » .

La même année, il rendit hommage pour Glane à l'évêque d'Autun et à cause de cette châtellenie pour un fief à Château-Chinon tenu dudit Jean par le seigneur de Château-Chinon.

En la même année 1260, il fit foi et hommage à l'abbé de Saint-Martin, pour « les sauvements des vallées de la Celle et de Sommant, et comme il n'avait pas à ce moment son propre sceau, il scella l'acte avec celui de son oncle, Jean de Roussil- Ion » .

Au mois de janvier 1262, Jean Il fit une transaction avec Philippe de Savoie, archevêque de Lyon, à cause du douaire de sa femme Dauphine, veuve de Guy de Baugé, et pour la garde et tutelle de Sibille, fille dudit Guy.

Quelques dissentiments s'étaient élevés entre Jean de Châtillon et l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre. L'abbé se plaignait que les terres de son prieuré de Châtillon,

riveraines de l'étang de Châtillon, étaient continuellement inondées. Ce conflit ne prit fin qu'après la mort de Jean, par un accord que son exécuteur testamentaire, Guillaume de Jaligny, chantre d'Auxerre, fit avec l'abbé de Saint-Germain, au mois d'avril 1271.

Jean Il avait eu une fille de sa première femme ; elle épousa le seigneur de Saint- Verain.

De son mariage avec Dauphine de Lavieu, il laissa trois fils :

  • Jean III qui suit ;
  • Hugues, chanoine, puis doyen de Laon ;
  • Henri, seigneur de la Roche Milay et de la Perrière, auteur de la branche de la Roche Milay qui sera rapportée plus loin[6]

V. JEAN III, sire de Châtillon-en-Bazois, fils de Jean II et de Dauphine de Lavieu, épousa Agnès de Chaussins, fille de Mathieu de Chaussins, seigneur de Longwy.

Pour mettre fin à des contestations continuelles, Jean et l'abbaye de Bellevaux firent, le 16 mai 1284, un accord de délimitation des justices de Châtillon et de Bellevaux.

Le lundi après la Saint-Denis de l'année 1285 (15 octobre), Robert Damas, seigneur de Marcilly ; Jean, sire de Châtillon-en-Bazois, damoiseau ; et Henri, sire de la Roche Milay, chevalier, frères utérins, enfants de madame Dauphine de Frolois , firent un accord pour raisons de leurs conquets à faire ; cet acte était scellé de leurs sceaux, celui du sire de Châtillon portant un écu losangé.

Au mois de septembre 1288, il y eut partage entre Robert Damas, seigneur de Marcilly, et Henry, seigneur de la Roche Milay, agissant en son nom et pour Jean et Hugues de Châtillon,ses frères, enfants de haute et puissante dame Daulphine, dame de Saint-Dominique en partie, par suite duquel, demeure audit Robert le château et la terre de Serons en Forez, et auxdits Henry, Jean et Hugues frères, les châteaux de Laygnes (ou Laignieu) et de Montarche.

Les trois frères eurent à soutenir un procès contre leur neveu, Gilbert de Saint-Verain, fils de leur soeur issue d'un premier mariage de leur père. « Comme contans fust meuz entre Gilbaut de Saint-Vérain et Jehanz, seignor de Chastoillon en Bazois et Henri, chevaliers, et Hugues clerc, frères dudit Jehanz, sur ce que ledit Gilbaus disoit que mes sires Jehanz chevaliers, sires cai en arriers de Chastoillon, pères ès devant diz Jehanz, Henri et Hugues, avoit hau cai en arriers does fames por mariaige et que dou premier mariaige issist la mère au diz Gilbauz... ».

Une transaction eut lieu au mois de décembre 1289 ; Gilbaut reçut la moitié de Glane, la terre de Tavernai, le mes Richart et de Champigneules et la terre de Vilaines en Bazois, avec 200 livres de rente en fonds de terre.

Jean III fit hommage au comte de Nevers pour Châtillon-en-Bazois en l'année 1299.Il mourut peu après, car sa veuve, Agnès de Chaussins, était déjà remariée, lorsque leur fils Robert se maria en 1302.

Mathieu de Chaussins, sire de Longvy, et Guillemette, sa femme, fille du Bezort de Chazeuil, déclarent avoir donné en mariage à Agnès, leur fille, mariée avec Jean, seigneur de Châtillon-en-Bazois, tout ce qu'ils ont à Buxy-en-Auxois et à Lucenay, près de Bussy, et prient le duc de recevoir les mariés à foy et hommage[7]

VI. ROBERT III, sire de Châtillon-en-Bazois, épousa par contrat du 18 novembre 1302, Marguerite de Courtenay, fille de Jehan de Courtenay, chevalier, seigneur de Champigneulles et de Jeanne de Sancerre. Robert était assisté de sa mère, Agnès de ongwy, avec son deuxième mari, Erard de Thianges, chevalier, seigneur de Valery, et de Hugues de Châtillon,son oncle, doyen de Laon. Marguerite était assistée, de son côté, de Robert de Courtenay, archevêque de Reims. La future apporta en dot deux mille livres et deux cent cinquante livrées de terre à tournois. Le futur assigna en douaire le château de Châtillon.

Robert III de Châtillon-en-Bazois se porta comme caution du douaire de Blanche de Bourgogne, fille du duc Robert , lors de son mariage avec Edouard, fils aîné d'Amédée,comte de Savoie. Dans l'acte, qui est du 27 septembre 1307, Robert II se qualifie neveu d'Amédée ; celui-ci avait en effet épousé Sibylle de Baugé, soeur utérine de Jean III de Châtillon-en-Bazois, et tante de Robert.

En 1309, Robert donna au comte de Nevers le dénombrement de ce qu'il tenait de lui en fief, et des fiefs que Gérard de Chastillon, sieur de la Roche, son cousin, tenait le lui.

La même année, il rendit hommage au comte pour le château de Châtillon-en-Bazois, la ville, la châtellenie et les appartenances de la Roche Milay. Cet acte était scellé de son sceau portant un écu losangé, avec trois dame pour tenants et pour cimier, et la légende : S. ROBERTI. DE. CHASTEILLON.

Robert fut un des seigneurs du Nivernais qui jurèrent, au mois de novembre 1314 « de s'opposer de tout leur pouvoir aux subventions et nouveautés » que le roi voulait établir dans le comté de Forez.

Robertus, dominus de Castellione in Bazeto, fut présent à la prestation de serment de l'évêque de Nevers Guillaume, en 1315.

Il rendit hommage au comte de Nevers, en 1323, pour la maison fort, chastel et forteresse de Remeron, châtellenie de Nevers. Son sceau le représente à cheval, portant au bras un écu losangé.

Par un acte daté du château de Précigny en Touraine, le 7 juillet 1331, Marguerite de Mello, veuve de Mgr Maurice de Craon, fit don à Robert, sire de Châtillon-en-Bazois, son cousin, de l'étang du Moulinet et du battoir de Montissé.

Noble et puissant homme Robert, seigneur de Châtillon-en-Bazois, gardien et connétable de Bourgogne, fut témoin d'une reconnaissance faite par Henry de Vergy, sénéchal de Bourgogne, à Jeanne, reine de France, comtesse de Bourgogne, en 1338.

Dépenses « de Monseigneur Robert de Châtillon, gardien de Bourgogne, qui fut à la Perrière, au souper, le mardi après la Saint-Martin 1338, menant gens d'armes et venant de Beaune ».

Mandement de Robert, sire de Châtillon-en-Bazois, connétable et gardien du comté de Bourgogne, ordonnant au trésorier Othenin de Gevrey de payer au bailli 6 livres 16 sols

8 deniers pour les despenses de son escorte, quand il alla recevoir le duc à Montmirey, l'an 1339.

Robert fit son testament le 17 mai 1353. « Il élit sa sépulture en l'église de Bellevaux, à côté de celle de son père et de sa mère et de sa bien aimée femme, Marguerite de Courtenay. Il veut qu'à la tête de sa sépulture il soit élevé, un autel de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et qu'une tombe de pierre avec arcature (in archatam) soit mise sur sotombeau. Il lègue sa maison de Vaux à sa fille Catherine, femme de Mons de Saint-Amand. Il veut que madame Jehanne de Lésignes, dame de Châtillon et de Bazarne, sa seconde femme, reçoive ce qui a été stipulé par leur contrat de mariage.Il nomme pour exécuteurs testamentaires l'abbé de Vézelay, Guy du Bouchet, Guillaume de Saint-Aubin et Jehan de Châtillon, son fils ».

Au mois de mars 1350, Jean, roi de France, déchargea Robert, seigneur de Châtillon-en- Bazois, des sommes qu'il était tenu de payer à des Italiens usuriers, par suite du paiement de cette somme au roi.

Robert eut plusieurs enfants de sa première femme, Marguerite de Courtenay :

  • Jean IV, qui suit ;
  • Robert ;
  • Agnès, femme de Pierre de Rochefort ;
  • Jeanne, mariée à Jean de Thianges, seigneur de Valéry ;
  • Catherine, qui épousa N. de Saint-Amand[8].

VII. JEAN IV, sire de Châtillon-en-Bazois, vicomte de Clamecy, fils aîné de Robert III et de Marguerite de Courtenay, épousa en premières noces Guie de Jussé, dont il eut une fille, Guillemette, qui épousa Jehan de Balaon. Dans leur contrat de mariage qui fut passé le 16 novembre 1341, en l'abbaye de Mores, Jean de Châtillon et sa femme Guie de Jussésont mentionnés comme n'ayant pas de « fil masle ».

Marolles cite dans son Inventaire deux titres relatifs à la vicomté de Clamecy :

1° Jean de Chastillon-en-Bazois, revêtu de la vicomté de Clamecy par mess. Olivier de Jussey, chevalier, comme procureur de Marguerite de la Faulche, sa mère, vicomtesse de Clamecy, supplie la comtesse de Nevers à avoir pour agréable cette investiture, 1360.

2° Lettres de la même année, où se voit que, à cause de ladite vicomté de Clamecy, le seigneur de Châtillon-en-Bazois doit à la comtesse 91 livres tournois pour droit de quint. Le 10 juillet, saisie de la vicomté de Clamecy jusqu'à ce que le droit soit payé.

Le duc Philippe le Hardi, dans son déplacement du mois de novembre 1366, partit le vendredi 27, au matin, de Beaune, dîna à Molinet avec le seigneur de Châtillon-en- Bazois, soupa et coucha à Autun. A son retour, le 4 décembre, il dîna encore à Molinet avec le seigneur de Châtillon.

Jean IV épousa en secondes noces Marguerite de Frolois, veuve de Jean de Chateauvillain, dont il n'eut pas d'enfant ; ils vendirent au roi les châtellenie et château d'Arcies en Champagne, en 1366.

Le mercredi 2 août 1368, Jean rendit hommage à l'évêque de Nevers pour Cours-les-Barres.

Jean mourut avant 1371, car en 1370 les enfants de sa soeur, Jeanne de Valéry, plaidaient au sujet de l'héritage de leur oncle Jean de Châtillon.

En démolissant, il y a quelques années, l'église de Châtillon, on trouva sous le dallage une belle pierre tombale, bien conservée, sauf quelques mutilations. Elle portait, gravée, l'effigie d'un chevalier armé de toutes pièces,

(cy) ... (gist). MONSEIGNEUR : JEHAN : SEIGNEUR : DE : c (has) TILLON : QUI : TRESPASSA:L .. . S : JOUR : DE : S : COSME : ET : S : DAMIEN: LAN : MIL : CCC : LXX...DIEU : PAR : SA : SAINTE PITIE : LI : VVILLE : PDONNER : TOUS : SES :

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Jean IV de Châtillon-en-Bazois ne laissait pas d'héritier mâle et Châtillon fut attribué à sa soeur Agnès, femme de Pierre de Rochefort.

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Archives nationales. JJ. 80. Original. Arch. de la Société nivernaise. Chaque fois qu'on vendait un fief, on payait au seigneur suzerain le droit de quint, qui était le cinquième du prix de la vente. Celui qui héritait d'un fief payait le revenu d'une année comme droit de relief. Molinet était un des châteaux de Jean. Itinéraires de Philippe le Hardi et de Jean Sans-Peur, publié par M. Ernest PETIT. Dom VILLEVIEILLE, Cartulaire de Champagne. MAROLLES. Du CHESNE. &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

De ROCHEFORT

La lignée des premiers sires de Châtillonen- Bazois était éteinte ; leur seigneurie passa aux Rochefort par le mariage d'Agnès de Châtillon-en-Bazois, soeur et héritière de Jean IV, avec Pierre de Rochefort." Le contrat de mariage entre Perrin, sire de Rochefort, damoiseau, et Agnès, fille de Monseigneur Robert, sire de Châtillon-en-Bazois, et de feue dame de Courtenay, fut passé au mois de juin 1335. Le père de la future lui assigna 400 livrées de terre à tournois en la terre de Bussy-en-Auxois, du consentement de Jehan et Robert, ses fils.

Pierre de Rochefort ne porta point le titre de sire de Châtillon-en-Bazois, étant mort

jeune avant son beau-frère Jean IV de Châtillon. Il laissa un fils nommé Jean et une fille Isabelle, qui épousa Etienne de Crécy. Agnès épousa en secondes noces, en 1351, Olivier de Jussey, dont elle n'eut point d'enfant.

En 1375, Guichard Dauphin, seigneur de Jaligny, et sa femme, veuve de Jean IV, sire de Châtillon-en-Bazois, plaidaient contre Olivier de Jussey et sa femme, soeur et héritière dudit Jean de Châtillon.

En 1377, Nicolas de Pacy et sa femme Isabelle de Valéry, avec son frère Guy de Valéry, enfants de feue Jeanne de Châtillon,plaidaient en Parlement contre Olivier de Jussey et sa femme Agnès, soeur de ladite Jeanne, tous héritiers de feu Jean de Châtillon, chevalier, seigneur de la ville, château et châtellenie de Châtillon-en-Bazois, de la maison-forte de Croules, de Barres, de Velles, de Spouse, Rameron, Rouy et Courcelles.

En 1386, Olivier de Jussey, seigneur de Rochefort, et Agnès, sa femme, accordèrent u affranchissement particulier de main-morte à Coquereaul de Montbaron.

Olivier mourut vers 1388 ; Agnès, dame de Châtillon-en-Bazois et de Rochefort, est dite veuve d'Olivier de Jussey, dans un acte qu'elle passa en 1389 avec Pierre Naudet, curé de Cry,

pour la desserte des services fondés en la chapelle de Rochefort.79 Il ne porta point letitre de sire de Châtillon.

Agnès fit aveu pour Châtillon, en 1395 : « Je, Agnès, dame héritière de Chastillon-en- Bazois, vefve de feu Mgr Olivier de Jussy, cognois et confesse par ces présentes, tenir en foy, fié et hommaige de Mgr le Comte de Nevers 1° le chastiaul et chastellenie de Chatillon, etc Donné en mon château de Rochefort sur Ermançon, soubz mon propre séel, le premier jour de juing, l'an de grâce 1395 ».

Agnès, dame de Châtillon-en-Bazois, veuve d'Olivier de Jussey, paraît dans un acte du 3 février 1399 ; elle mourut peu après, car le 29 mai suivant, ses héritiers se partageaient sa succession. « Transaction entre Jehan de Vendôme, chevalier, seigneur de Saint-Amant et du Bourg Guérin, tant pour lui que pour dame Marguerite de Rochefort, sa femme, fille de feu noble seigneur messire

Jehan de Rochefort, d'une part ; et Jehan de Rochefort, écuyer, seigneur de Châtillon- en-Bazois et du Puiset en Beauce, frère germain de la dite Marguerite, d'autre part: au sujet de la succession de feue noble dame Agnès de Châtillon, dame douairière de Rochefort sur Brévon. Le dit Jehan d Rochefort aura la moitié de la terre de Rochefort appartenant à sa soeur ; en

» échange, il lui assignera une rente de six vingt livres, payables sur la terre du Puiset ou ailleurs, durant la vie de dame Jehanne de Melligny, mère desdits Jehan et Marguerite, et après le trépassement de la dite Jehanne de Melligny, sur la terre du Puiset ».

Jean Ier de Rochefort était mort avant sa mère Agnès, et n'avait point porté le titre de seigneur de Châtillon. Il avait épousé, en 1347, Jeanne de Melligny ; son oncle, Guillaume III de Courtenay, fut présent au contrat, ainsi que sa soeur Isabelle, qui épousa Etienne de Crécy. Jean Ier laissa un fils et une fille : Marguerite, femme de Jean de Vendôme, et Jean II, qui suit. Jeanne de Melligny, dame du Puiset, de Rochefort et d'Andresel, ayant la garde et gouvernement de ses enfants et de feu son très

cher seigneur Mgr Jean de Rochefort, fit aveu au duc d'Orléans pour sa terre du Puiset, mouvante du chatel d'Yanville, le 29 avril 1375.

Voir plus loin les notes sur cette illustre Maison. Original parchemin. Arch. de la Société nivernaise. Olivier de Jussey fut chambellan et maître d'hôtel de Philippe le Hardi, puis un des officiers attachés au service de la duchesse Marguerite de Flandres. Il fut gouverneur de Montréal, et commandait en 1359 les forces bourguignonnes envoyées contre les Anglais. Le sceau d'Olivier de Jussey, seigneur de Rochefort-sur-Armançon, burelé avec une bordure, est appendu à un accord avec l'abbaye de Rougemont, du 19 décembre 1385. Marguerite de Frolois, veuve de Jean IV de Châtillon, avait épousé en troisièmes noces Guichard Dauphin, seigneur de Jaligny. Comme elle avait des droits sur une partie de Châtillon, à cause de son douaire, elle prit quelquefois avec son mari les titres de dame et seigneur de Châtillon ; mais le château et le fief principal appartenaient à Agnès. CHESNE Du CHESNE. Archives de la Côte-d'Or. E. 1041. Id Vidimus du 7 juillet 1510. Arch. de Châtillo Original parchemin. Arch. de la Société nivernaise. Dom VILLEVIEILLE

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I

JEAN II DE ROCHEFORT, sire de Châtillon-en-Bazois, seigneur de Rochefort sur Brévon, de Rochefort sur Armançon, du Puiset en Beauce,de Bussy, Spouse, etc., conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, bailli d'Auxois, avait été fait prisonnier à la bataille de Nicopolis, en 1396, et rendit hommage au comte de Nevers, en 1401, à son retour de captivité. Jean Il avait épousé, vers 1385, Jeanne de la Trémoïlle, fille de Guillaume de la Trémoïlle, comte de Joigny, et de Marie de Mello. Il se remaria avec Jeanne de Crécy, vers 1398. Elle mourut sans enfant, en 1413 ; ses biens furent partagés en 1414, le 17 février, entre ses frères. Jeanne de la Trémoïlle avait laissé quatre enfants : Guillaume, qui suit ; Charles ; Antoine, qui suivra ; et Guy. Jean Il partagea ses biens entre ses enfants, en 1442. « Le 9 septembre 1442, partage fait par noble et puissant seigneur messire Jehan de Rochefort, de tous ses biens entre ses enfants et de feue madame Jehanne de la Trémoïlle : Guillaume, l'aîné, marié à dame Biétrix de Saint-Chéron, aura la terre et baronnie de Châtillon en Bazois, à charge de payer à maître Guy de Rochefort, son frère, cent francs de rente annuelle sur ladite terre, après le trespassement de leur père, ou la somme de mille francs, une fois payée, pour la dite somme être convertie en terre par le dit maître Guy. Charles Antoine et le dit maître Guy se partageront après la mort de leur père les seigneuries de Rochefort sur Armançon, Rochefort su Brévon et Buxy ». Charles de Rochefort ayant été fait prisonnier, le duc de Bourgogne lui fit don de 300 livres pour l'aider à payer sa rançon, le 12 décembre 1431. Il fut présent à la prisede Luxembourg, en 1443, et la même année signa au traité de paix conclu au camp devant la ville de Gand, le 28 juillet. En 1447, le comte de Nevers le nomma son exécuteur testamentaire.

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. MAROLLES. . Nicolas de Crecey, escuyer, et demoiselle Jeanne du Tremblay, sa femme, cèdent à noble homme Jean de Rochefort, leur gendre, escuyer et bailly d'Auxois, la terre et seigneurie de Lantilly, le 6 février 1398. (Dom VILLEVIEILLE). . Archives du comte de Crecey . Archives de la Nièvre. E. . Dom VILLEVIEILLE. . Mémoires d'Olivier de la Marche. . Dom VILLEVIEILLE. . MAROLLES. -_-._-_-


II

GUILLAUME DE ROCHEFORT, sire de Châtillonen- Bazois, fils aîné de Jean II et de Jeanne de la Trémoïlle, fut conseiller du comte de Nevers et chambellan du duc de Bourgogne. En 1430, il s'engagea à entretenir à ses frais 75 hommes d'armes à Auxerre, depuis le 14 novembre jusqu'à Pâques. Il épousa Béatrix de Saint-Chéron ; le contrat fut passé le 4 juillet 1441 « en la ville de Saint Seine en Auxois, au fort de l'abbaye et monastère d'illec, en une chambre haulte, devant, assez prez de la porte et principale entrée dudit monastère ». De ce mariage il ne vint qu'un fils, Claude, qui épousa, par contrat du 1er septembre 1464, Adrienne de Nevers, fille naturelle du comte Charles de Nevers. Guillaume et Claudemoururent peu après, et Claude ne laissa point d'enfant. Dès le 1er juillet 1465, Antoine de Rochefort prenait le titre de seigneur de Châtillon-en-Bazois, et Adrienne de Nevers, veuve de Claude, épousait en secondes noces Jacques de Cluny, seigr de Menesserre, par contrat du 10 mai 1466.

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. Dom VILLEVIEILLE. . Original parchemin. Arch. de la Société nivernaise. . MAROLLES. . Archives de Châtillon-en-Bazois. . MAROLLES. -_-_-_-

III

ANTOINE DE ROCHEFORT, sire de Châtillon en-Bazois, seigneur de Rochefort sur Brévon, de Rochefort sur Armançon, Crapant, Massingy, Ampilly, Bussy, etc., épousa Louise Girard, fille de Joachim, seigneur de Basoiches, Mory, Chevenon, Passy, Saint-Eloi,conseiller, maître d'hôtel de la reine, et de Catherine de Montberon. L'envahissement de l'empire grec par les Turcs avait eu un grand retentissement en Europe ; le duc de Bourgogne s'enthousiasma à l'idée d'une nouvelle croisade. Dans une fête qu'il donna le 17 février 1453, il fit vœu « sur le faisan » de suivre le roi de France, si celui-ci prenait la croix contre les infidèles. De nombreux seigneurs bourguignons imitèrent le duc, et parmi eux le sire de Châtillon-en-Bazois, Antoine de Rochefort, et son frère Charles. « C'est le vœu de messire Anthoine de Rochefort : Je, Anthoine de Rochefort, veue à mon Dieu mon créateur, à la benoitte Vierge Marie, aux dames et au faisant, que, se mon très redoubté sou- verain seigneur, monseigneur le duc de Bourgoingne, monseigneur le comte de Charolois, monseigneur le comte d'Es- tampes, voisent et entreprengnent de aler ou saint voiage sur les infidèles, eux tous ensamble, ou les deux, ou l'un seulement, je yray avec eux, à leur bon plaisir et les accompaigneray et serviray de corps et de biens, se toutes voyes evident ensenne de maladie je n'avoie et durant ce qu'ilz seront ou dit voiage, et ou cas que nul des trois n'y alast et leur plaisir fut d'y envoier gens, je iray à leur dit plaisir et obeiray aux commis d'eulx, comme se eulx meismes en personne y estoient ; et si mondit seigneur d'Estampes mon maistre me volait de sa grâce faire cet honneur d'estre du nombre des cinq ou des quatres qu'il a intencion de furnir, se le cas y eschiet, je seray volentiers de l'un de ceulx du dit nombre et luy en supplie très humblement. Et se plaisir de

mondit seigneur d'Estampes n'est, que je soye en sa compaignie, comprins ou dit nombre, il ne tenra pas à moy que je ne combatte ung des dis infidèles, moy seul, soit par lui en requérir ou autrement, au lieu que je porroy, au plaisir de Dieu et de Nostre Dame. Et pour ce que mondit sei gneur ordonna le jour de hier XVIIe jour de février, mil CCCCLIII, que ung chacun qui averoit volonté de faire veu, j'ay mis par escript en ce briesvet toute ma volente, tesmoing mon seing manuel cy mis le XVIIIe jour de février ou dit an ". En 1466 Antoine rendit hommage au comte de Nevers pour Châtillon-en-Bazois. Il transigea avec le comte Jean de Nevers le 10 novembre 1469. Celui-ci prétendait que lors du mariage de sa nièce, Adrienne de Nevers, fille du feu comte Charles, avec Claude, fils de Guillaume de Rochefort, sire de Châtillon-en-Bazois, il avait été convenu que Châtillon reviendrait au comte, si sa nièce mourait sans enfant. Antoine disait au contraire que Châtillon devait lui appartenir comme héritier seul et pour le tout, de feu son frère Guillaume, et de feu son neveu Claude. Le comte dut abandonner ses prétentions. Antoine de Rochefort avait suivi le parti du duc de Bourgogne contre Louis XI. Le roi confisqua Châtillon. Marolles, dans son Inventaire, donne un résumé, malheureusement trop sommaire, des pièces relatives à cette affaire : « Don de la seigneurie de Châtillon-en- Bazois à Philibert Boutillac, trésorier de France et bailli de Nivernois ; la dite seigneurie échue au roi Louis XI par confiscation, d'autant que Anthoine de Rochefort, naguère seigneur de la dite terre avait tenu le parti du duc de Bourgogne rebelle à Sa Majesté. — Actes et jugements avec lettres de provision et de prise de possession de la terre et seigneurie de Châtillon confisquée par le Roi, pour crime de forfaiture et désobéissance commises » par Anthoine de Rochefort qui avait servi le parti du duc de Bourgogne, la dite terre et seigneurie ayant été octroyée par le Roi à Philibert Boutillac, bailli de Nivernois. — 1474». Boutillac ne jouit pas en paix du don de Louis XI, car en 1475 les Bourguignons, après avoir pris Château-Chinon, s'emparèrent de Châtillon ; il est vrai que le roi le reprit la même année. Quoi qu'il en soit, Boutillac ne posséda pas longtemps sa seigneurie, car Antoine rentra bientôt en grâce auprès du roi, et dès 1477 reprenait le titre de seigneur de Châtillon-en-Bazois, pour lequel il rendait hommage au comte de Nevers peu après.Antoine de Rochefort n'eut que deux filles :l'aînée, Jeanne, épousa Jean de Chandio, et lui apporta Châtillon en dot ; la seconde, nommée aussi Jeanne ou Jeannette, épousa Georges de Chandio, frère de Jean

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IBID. 1454 (n. s.). Le faisan et le paon se servaient en grande cérémonie dans les banquets, et les chevaliers juraient sur ces oiseaux nobles d'accomplir certaines entreprises. Chronique de Mathieu d'Escouchy. MAROLLES. Archives de la Société nivernaise. &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&


De CHANDIO

Héraldique [2]

D'hermines à la fasce de gueules.


JEAN DE CHANDIO, seigneur de Vaulx et d'Origny, sire de Châtillon-en-Bazois, par sa femme, Jeanne de Rochefort, était d'illustre naissance. D'après un chroniqueur du XVIe siècle, la Maison de Chandio était issue d'une juveigneur des ducs de Bretagne, qui, ayant tué son frère aîné, était venu s'établir en Nivernais au XIIIe siècle. Il y fit construire un château qu'il appela Chandio, du nom d'une de ses seigneuries dans son pays. En souvenir de son origine, il conserva les armes de Bretagne, qu'il brisa d'une fasce de gueules.

Le chevalier breton fut accueilli avec bienveillance par le comte de Nevers, et les Chandio occupèrent un rang important dans la noblesse du Nivernais et de la Bourgogne.

Pierre de Chandio, oncle de Jean, assista en 1449 au pas d'armes de la Fontaine des Pleurs ; un témoin oculaire raconte en détail dans ses Mémoires les brillantes performances de ce tournoi :

« Celui jour (qui fut le treizième jour de septembre), la lice fut préparée et la maison du juge et les pavillons tendus pour les champions ; et fut celuy de messire Jacques de Lalain, de satin blanc semé de larmes bleues et celui de Chandios, de soye vermeille, armoyé de ses armes, par les gouttières, et vint le jour en place... Par dessus le grand pont de Chalon s'apparut le dict Pierre Chandios qui venoit à cheval armé de toutes armes, le bacinet en teste et la cotte d'armes au dos ; et à la vérité

c'estoit un des grans et puissans escuyers qui fust en Bourgongne, n'en Nivernois et pouvoit avoir trente et un ans ou environ d'aige. Il estoit accompagné des seigneurs de Mirebeau, de Charny et de Seyl, ses oncles, et de la signeurie et noblesse de Bourgongne si largement, que je puis estimer la compaignie plus de quatre cens hommes nobles. Le dict de Chandios entra dedans la lice sur un cheval armoyé de ses armes, et l'adextra le signeur de Charny, jusques devant le juge... ».

Le contrat de mariage de Jean de Chandio et de Jeanne de Rochefort fut signé le 16 juillet 1477…

« Item, vueilz et consens je led. sr de Rochefort, que après mon trespas, en tant que je morrai sans hoirs masle, que led. Jehan de Champdeo puisse porter le nom et les armes de Rochefort et de Châtillon ».

Antoine de Rochefort avait vendu la seigneurie de Rochefort sur Armançon à Jacques Coictier, le célèbre médecin de Louis XI. Jean et Georges de Champdio firent en 1487 une déclaration relative à l'emploi de 10.490 livres, prix de la vente. Le 10 novembre 1494, à la suite d'une transaction entre lui et son gendre, Antoine de Rochefort déclarait :

« Qu'en considération des services que Jean de Champdiou lui a toujours rendus, il lui donne son nom, ses armes et ses chatellenies, à la condition qu'il paiera la somme de 7.000 francs à Georges de Champdiou son frère, et à Jehanne de Rochefort, femme dudit Georges, et fille cadette dudit Antoine de Rochefort ».

Le 31 décembre 1499, Jean de Chandio concédait divers droits d'usage à Châtillon ;se conformant aux volontés de son beau-père, il prend dans l'acte le nom de Rochefort. 108 Jean de Chandio n'eut qu'une fille nommée Chrestienne, connue sous le nom de Chrestienne de Rochefort. Elle épousa Claude de Pontaillier, auquel elle apporta en dot la seigneurie de Châtillon-en-Bazois.

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SAINT-JULLIEN DE BALLEURE. Chaudes, Chandios, Champdio, Champdiou. OLIVIER DE LA MARCHE Archives de la Société nivernaise Archives de la Côte-d'Or. Archives de la Nièvre. Idem. &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&


De PONTAILLIER

Héraldique:[3]

De gueules au lion d'or, couronné de même,armé et lampassé d'azur.

L ES PONTAILLIER, qui succédaient aux Rochefort et aux Chandio comme seigneurs de Châtillon-en-Bazois, étaient un rameau de la maison de Champlitte, issue elle-même de Guillaume, fils puîné d'Eudes,comte de Champagne au XIIe siècle. L ES PONTAILLIER, qui succédaient aux Rochefort et aux Chandio comme seigneurs de Châtillon-en-Bazois, étaient un rameau de la maison de Champlitte, issue elle-même de Guillaume, fils puîné d'Eudes,comte de Champagne au XIIe siècle.

I

CLAUDE DE PONTAILLIER, baron de Talmay, sire de Châtillon-en-Bazois, mari de Chrestienne

de Chandio, dite de Rochefort, était fils de Paul de Pontaillier et d'Antoinette de Vergy. Paul de Pontaillier épousa en secondes noces la belle-mère de son fils, Jeanne de

Rochefort, veuve de Jean de Chandio, et porta le titre de seigneur de Châtillon.

Claude mourut en 1549, laissant une fille nommée Claude, comme lui, et un fils, Paul,

qui suit.

II

PAUL DE PONTAILLIER, sire de Châtillon-en-Bazois, baron de Talmay, gouverneur de Metz, épousa, par contrat du 6 février 1554, Humberte de Grammont, et en secondes noces, par contrat du 10 octobre 1558, Jacquette de Veilhan. Du premier mariage est issu :

III

ANATOLE-LOUIS DE PONTAILLIER, sire de Châtillon-en-Bazois. Il épousa, le 1er mars 1578,

Antoinette de Chastellux, fille de Louis et d'Anne des Loges. Il se remaria avec Françoise de Gimel, le 13 août 1588.

Du premier lit, il n'y eut qu'une fille, Jacqueline-Philippe, et du second, trois : Edmée, Françoise et Claude. Ces deux dernières furent religieuses de Notre-Dame de

Nevers. Jacqueline-Philippe, dame de Châtillon-en Bazois en partie, épousa Edmée de Rochefort.

Edmée se maria, le 1er juillet 1606, avec Pierre de Saint-Chamans, baron de Gimel.

Châtillon était encore une fois tombé en quenouille.


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Famille d'ancienne noblesse du bas Limousin,connue dès le XIe siècle. Pierre avait servi de second à son père dans son duel avec MM. de Mies et de Lostanges. Il tua son adversaire et obtint des lettres d'abolition en 1606.


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De ROCHEFORT

Héraldique: [4]

D'azur semé de billettes d'or, au chef d'argent chargé

d'un lion passant de gueules.

I

EDME DE ROCHEFORT, sire de Châtillon-en-Bazois, marquis de Pluvault et de la Boulaye,

lieutenant général de Nivernois et Donziois, gentilhomme ordinaire du Roi, gouverneur de Mâcon, avait épousé Jacqueline-Philippe de Pontaillier, par contrat du 5 août 1588. Le château de Châtillon et le fief principal lui appartenaient ; une autre partie du domaine était possédée par sa demi-soeur, Edmée, femme de Pierre de Saint-Chamans ; celui-ci prit quelquefois le titre de seigneur de Châtillon.

Après la mort de Jacqueline, la terre de Châtillon fut vendue par décret, en 1630, et rachetée par Roger de Rochefort, fils aîné de Jacqueline.

Edme de Rochefort avait pour trisaïeul Guy de Rochefort, chancelier de France en 1497,frère de Guillaume, aussi chancelier avant lui.

II

ROGER DE ROCHEFORT, sire de Châtillon-en-Bazois, marquis de la Boulaye, mestre de camp, fut tué au siège de Philippsbourg, le 2 septembre 1644. Il ne s'était point marié, et

ses biens passèrent à son frère François.

III

FRANÇOIS DE ROCHEFORT, sire de Châtillon-en-Bazois, marquis de la Boulaye, épousa, par

contrat du 11 août 1658, Madeleine Fouquet, fille de Christophe, comte de Chalain. Ils n'eurent qu'une fille, mariée à Nicolas de Changy, comte de Roussillon en 1681, et qui mourut le 12 avril 1690 sans postérité.

François de Rochefort mourut le 12 mars 1667 ; avant sa mort, Châtillon avait changé de maître, il l'avait vendu à Cornille d'Aerssens, marquis de Sommelsduck, mari de Marguerite du Puy-Montbrun, moyennant 184.500 livres.


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La famille des Chanceliers, originaire du comté de Bourgogne, tirait son nom de la seigneurie de Rochefort dans le Jura, près de Dôle, et n'a rien de commun avec les Rochefort du duché de Bourgogne, qui furent seigneurs de Châtillon-en-Bazois, aux XIVe et XVe siècles.

(Voir plus loin les notes sur ces deux familles).


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De SOMMELSDUCK

D'or à la fasce de sable, au sautoir échiqueté

de sable et d'argent.


CORNILLE D'AERSSENS, marquis de Sommelsduck, sire de Châtillon-en-Bazois, gentilhomme

hollandais, gouverneur de Surinam, où il fut tué, avait épousé, en 1644, Marguerite du Puy-Montbrun, fille du célèbre Alexandre du Puy-Montbrun, marquis de Saint-André,lieutenant général des armées du Roi, et gouverneur du Nivernais, généralissime de la République de Venise, à Candie.

Pour se conformer aux clauses de son contrat de mariage, le marquis de Sommelsduck dut employer la dot de sa femme « en terres de France ». Il acheta donc la seigneurie de Châtillon-en-Bazois à François de Rochefort, comme on l'a vu plus haut.

Le mariage ne fut pas heureux, car la marquise de Sommelsduck adressait en 1671 une requête au Parlement, exposant que son mari s'était retiré en Hollande, et demandait les pouvoirs nécessaires pour administrer ses biens.

Marguerite fit aveu, le 15 avril 1684,113 pour la seigneurie de Châtillon et la baronnie de Bernière ; elle est dite dans l'acte épouse séparée de biens. Elle mourut peu de temps après son mari, laissant plusieurs enfants, notamment François et Lucrèce. François d'Aerssens, marquis de Sommelsduck,

sire de Châtillon-en-Bazois, était, en 1699, tuteur de ses frères et sœurs. 114 Le 14 juin 1708, en rade de Portsmouth, sur le vaisseau des États de Hollande, La Ville-de-Gouda, qu'il commandait, il donna un certificat constatant que la terre de Châtillonen- Bazois était échue en partage à sa soeur

Lucrèce, épouse de Vincent-Gédéon-Henri de Cheusses (ou Chuisses), lieutenant-colonel des

gardes-du-corps de S. M. le roi de Danemark.

En 1706, Lucrèce de Sommelsduck adressait au roi une réclamation contre la saisie de la terre de Châtillon, qui avait été donnée au comte d'Auvergne « par confiscation à cause de la guerre, sur son frère, qui est Hollandais, et les revenus confisqués donnés audit comte d'Auvergne par S. M. », alléguant que son mari, le sieur de Chuisses, sert un prince neutre... Le roi accueillit favorablement cette requête et, par un édit du 13 juillet de la même année, ordonna que la seigneurie de Châtillon fût rendue à Lucrèce.

Le 2 octobre 1706, procès-verbal fut dressé de la levée des scellés royaux apposés à la porte de la chambre du trésor du château de Châtillon-en-Bazois.

Lucrèce mourut sans enfant, et le 20 octobre 1716, son frère, François d'Aerssens de Sommelsduck,

vice-amiral de Hollande, prit possession 118 de la terre et baronnie de Châtillon- en-Bazois, qu'il vendit, quelques années plus tard, aux Béthune.


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Archives de la Société nivernaise. — Communication de M. de Flamare. Archives de la Société nivernaise. Archives de Châtillon. Archives de la Société nivernaise. Archives de la Société nivernaise. Idem. Idem. Idem. &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&


De BÉTHUNE

Heraldique: [5]

D'argent à la fasce de gueules.


Louis DE BÉTHUNE, marquis de Chabris, mestre de camp de cavalerie, avait épousé, par

contrat du 29 juin 1707, Marie-Thérèse Martin, fille de Jean-Louis, seigneur d'Auzielle.

La marquise de Béthune, dame de Châtillon en-Bazois, est dite épouse séparée de biens, dans un jugement du 12 mai 1727.

Le marquis de Béthune mourut à Paris, le 29 février 1728, et sa veuve vendit Châtillon et Bernières, le 6 juillet 1735, à Léonor-Armand, marquis de Pracomtal, par acte devant Hachette et Pattu,

notaires à Paris.


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De PRACOMTAL

Héraldique: [6]

D'or, au chef d azur chargé de trois fleurs de lys d'or

Ancienne maison chevaleresque, qui possédait au Moyen âge, sur les bords du Roubion, près de Montélimar, un château nommé autrefois Château Sablier, et depuis Pracomtal. Montélimar était la capitale des petits États indépendants des Adhémar, ses anciens souverains, qui les ont conservés jusqu'à la fin du XIVe siècle, époque à laquelle le comte de Valentinois et le pape Benoît XII en firent l'acquisition.

Les comtes de Valentinois possédaient déjà quelques biens à Montélimar, au XIe siècle, et notamment un pré, nommé d'après eux « Pratum comitale (le pré comtal) ». Il avait une certaine importance pour les gens de la ville, car une rue y conduisait et s'appelait « Carreria

Pratum Comitalium ». Un terrain acquis dans son voisinage par Guillaume de Pracomtal,

en 1290, est désigné comme se trouvant « Versus Pratum Comitale ».

Ce nom de Pracomtal fut substitué, pour le château, à celui de Château Sablier, à une époque fort reculée, qu'il est impossible de préciser. Une charte du 20 juin 1385 constate

le fait ; elle mentionne « l'hôtel appelé anciennement Château Sablier, et nommé depuis Pracomtal — quod dictus nobilis Johannes de Pratocomitali permutaverit et tradiderit dicto nobilji Guillelmo de Prato- comitali fratre Asus, partem ejusdam hospicii vocati Castro Sabler antiquitus, nunc vero

» vocati turrim Pratocomitali ».

Les Pracomtal sont-ils issus des anciens seigneurs de Château-Sablier, et ont-ils pris plus tard pour eux et leur château le nom de Pracomtal, par suite de l'inféodation que le comte de Valentinois leur aurait faite du Pratum Comitale ? Ou bien le comté a-t-il donné ce pré en fief à un puîné d'une famille du pays qui en aurait pris le nom, comme c'était l'usage à cette époque ? Devenu plus tard propriétaire de Château Sablier, par alliance ou autrement, il lui aurait donné le nom de Tour de Pracomtal ? Cette question paraît devoir rester insoluble.

Ces changements sont fréquents au Moyen âge ; on se préoccupait alors fort peu de l'hérédité des noms et on voit souvent lesseigneurs possesseurs de plusieurs fiefs laisser de côté leur nom habituel, pour prendre, dans leurs transactions, celui du château ou de la terre où les actes étaient passés. Quoi qu'il en soit, cette substitution doitavoir eu lieu de toute ancienneté, puisqu'on voit, dès 1191, un Foulques de Pracomtal aux Croisades.


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Original. Archives de Montélimar. Original. Archives de Châtillon. Idem. La présente Notice n'ayant pour objet que d'établir la suite chronologique des Sires de Châtillon-en-Bazois, on ne s'occupera ici des Pracomtal qu'à partir de l'époque où ils ont acquis cette terre. D'ailleurs, la généalogie complète de cette famille a été publiée par d'Hozier, au XVIIIe siècle ; il établit une filiation régulière depuis le XIIIe siècle. Les titres originaux sur lesquels il s'est appuyé sont conservés dans les archives de Châtillon.

On joindra seulement

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I

Juin 1209

Eudes de Châtillon fait savoir que Robert de Châtillon, son frère, lui ayant donné l'étang de Rouy avec ses droits sur le moulin, le tout, tel que cela avait appartenu autrefois à leur père et à leurs ancêtres, il abandonne la totalité à l'abbaye de Bellevaux, pour le salut de son âme, du consentement de ses frères Robert et Guillaume et de son épouse A. L'abbaye lui abandonne en retour le droit de pêche qu'elle avait sur l'étang de Châtillon et le tient quitte d'une rente annuelle de dix livres dont il était redevable pour le repos de l'âme de sa mère Hélisabeth. Ego, Odo, dominus de Castellione, notum facio presentibus et futuris, quod, cum Robertus de

Castellione, miles, frater meus, stagnum de Roy et totum jus illud quod habebat in molendinum de Roy, michi dedisset libere et quiestasset cum universis pertinenciis suis, ego, Odo, dominus de

Castellione, pro salute anime mee, necnon et antecessorum meorum, laudentibus et concedentibus

fratribus meis Guillelmo et Roberto militibus et A. uxore mee, dedi et concessi abbacie Bellevallis in elemosinam, stagnum et totum jus illud quod habebam in molendino de

Roy cum universis pertinenciis sui sin ea intrigante perfecta et potestate, sicut pater meus et

antecessores mei ea tenere solebant, pace perpetua possidenda. Venerabilis vero Odo abbas et

frater Rocl (anus), totus que conventus Bellevallis quietaverunt michi et successoribus in perpetuum, piscaturam quam habebant in stagnum de Castellione ; quietaverunt etiam mihi decem

libras redditum annuales quas pro salute anime pie memorie Helisabeth, matris mee assignare

debebam. Actum publice Nivernis in turre comitis, presentibus et audientibus, venerabili patre et domino Willelmo, Nivernensi episcopo, Odono, abbate Bellivallis, fratre Roclano, seguino de Verreriaco, Willelmo Guerriero et Hugone de Blanzi et Gaufrido Rosci, militibus et pluribus aliis. Quod ut ratum habeatur in futurum et stabile, presentem paginam sigilli mei munimineroboravi. Actum anno Domini millesimo ducentesimo nono, mense Junio.

(Vidimus du 10 octobre 1470. — Archives de la Nièvre,communiqué par M. de Flamare).


II


Avril 1220

Compromis entre Guillaume de Châtillon, seigneur de Rouy, et l'abbaye de Bellevaux, au sujet de l'étang et du moulin de Rouy

munimine roborari. Actum anno gratie millesimo CC° vicesimo, mense Aprili.

(Vidimus de la prévôté de Châtillon-en-Bazois, le

samedi après la Toussaint, 1386. — Archives nationales, L. 998. Chartes de Bellevaux).


III


Août 1233

TESTAMENT D'ALIX DE GLANE

Ego, Aaliz, domina Glane, notum facio universis presentes litteras inspecturis, quod legatum meum ita ordinavi de assensu Odonis, domini Castellionis, filii mei, videlicet, quod pro remedio anime mee, parentum que meorum, legavi ecclesie de Firmitate decem libras annui redditus ; scilicit pro aniversario meo annis singulis faciendo. Item legavi ecclesie Bellevallis centum solidos annui redditus ; ecclesie Sanctorum Sanctorum Nazarii et Lazarii Eduensis, III libras ; ecclesie Sancti Martini Eduensis, XL solidos ; ...ecclesie de Verreriis, 11 s. ; ecclesie de Glane, V s. ; ...ecclesie de Milai, 11 s. ; ecclesie de Poil, 11 s. ; ...hec omnia predictis ecclesiis legavi pro aniversario meo, parentum que meorum anno singulis faciendo.Volo etiam ut in terra de Cuce VIII libre assignantur et XVI in terris Rupe et Glane. Quodut ratum et firmatum habeatur, nos L. abbas Bellevallis et ego, Aaliz, domina Glane, et ego, Odo, dominus Castellionis, presentes litteras sigillorum nostrorum munimine roboravimus.

Actum anno Domini M°. CC°. XXX III°, mense Augusto apud Glanam.

(Original. — Archives de la cathédrale d'Autun. Cartulaire

d'Autun, publié par M. DE CHARMASSE).


IV


Mars 1236


Eudes, sire de Châtillon et de Glane, fait donation de cinq sols de rente, sur les foires duBeuvray, à l'église Saint-Lazare d'Autun, pour le repos de l'âme de Guillaume, son vassal, qui y avait été inhumé.


Ego, Odo, dominus Castellionis et Glane, notum facio presentibus et futuris, quod ego dedi

et concessi ecclesie beati Lazari Eduensis, in perpetuam elemosinam, quinque solidos censuales

persolvendos annuatim in nundinis Biffracti de moneta currente in ipsis nundinis

pro remedio anime Wilelmi servientri mei qui jacet in cimiterio dicte ecclesie. Volo concedo et

etiam prsecipuo quod servientes mei vel ser100 vientes heredum meorum qui pro me vel

heredibus meis recipient redditus meos dictarum nundinarum persolvant annuatim dicte

ecclesie vel ejus certo nuntio dictos quinque solidos in nundinis supradictos. In cujus rei

testimonium Capitulo Eduensi praesentes litteras tradidi sigilli mei munimine roboratas. Datum

anni Domini M°. CC°. XXX°. sexto, menseMartio.

(Original. — Archives d'Autun. Cartulaire d'Autun,

publié par M. DE CHARMASSE).


V

Juin 1236


Eudes de Châtillon donne à l'abbaye de Bellevaux cent sols forts nivernais, sur ses redevancesde la foire du Beuvray, pour l'anniversaire desa mère A.


Ego, Odo, dominus Castellione, omnibus notum facio tam presentes quam futuris, quod, pro aniversario bone memorie A, matris mee, in ecclesia Bellevallis, annis singulis faciendo,

eidem ecclesie Bellevallis, assignavi centum solidos fortium nivernensium de redditibus meisin nundinis de Beuvray annuatim percipiendos. Volo siquidem et precipio ut dominus episcopus

Eduensis. Qui pro tempore erit, ponat sentencias excomunicationis in personam heredis aut successoris mei, necnon et in detentores et perturbatores diste elemosine et interdicti in terram

ipsorum, si contra donum istud vie attemptaverint ullo modo, nec ipsius relaxet quousque dicte ecclesie de dicto redditu ad plenum fuerit satisfactum. Quod ut ratum permaneat, presentes

litteras feci sigilli mei munimine roborari. Actum anno Domini millesimo ducentesimo

tricesimo sexto, mense Junio.

(Vidimus du 4 mai 1426. — Archives de la Société nivernaise, communiqué par M. de Flamare).


VI


Août 1245


Eudes de Châtillon en Bazois cède au duc de Bourgogne ses droits sur le minage de Dijon.

Sid, Hue, sire de Chastoillon en Bazois et de Glenne, faiz à savoir à toz ces qui liront ces lettres, que je, por moi et por mes hoirs, ai donne et quitte de ma bonne volonté à mon chier seignor Hugon, duc de Bourgoigne et à ses hoirs perpétuellement, ce que je avoie ou devoie avoir et pooie en la menaige de Dijon, laquel chose je tenoie dudict duc mon seignor et li Sires de Marrigne devoit tenir de moi et li ai quitté toz mes droiz et les convenances que je avoie ou poie avoir et devoie ou dit aminage et totes les raisons que je pooie avoir por chie doudit aminage et de ces devant dites choses, je por moi etpor les miens me suis devestuz et le dit duc mon seignor en ai vestu ou tesmoignage de laquel chose, je ai fait mettre en ces présentes lettres mon seaul en l'an de l'Incarnation Notre Seignor, mil deux cent et quarante cinq au mois d'aoust.

(Bibliothèque nationale. Collection de Bourgogne. —PÉRARD).


VII


Juin 1253

Réparation de la violation des franchises du cloître d'Autun par Jean, seigneur de Châtillonen-Bazois et de la Roche Milay.


Nos, Ansellus, Dei gratia Eduensis episcopus, et Guido, prime Lugdensis, ecclesie archidiaconis,

universibus presentibus et futuris, notum facimus quod quod, cum discordia verteretur inter venerabilis viros decanum et capitulum Eduense, ex una parte, et nobilem virum Johannem, dominum Castellionis an Bazois et Roche de Mila, ex altera, super hoc quod idem Johannes fregeret claustrum Eduense, capiendo et extrahendo de dicto claustro per violentiam et

cum armis Guidonem de Perrerio, domicellum et quosdam alios nobiles socios ejusdem

Guidonis, cum armis et equitaturis eorum, tandem per nos et de consilio bonorum virorumde dicta fractione et emenda super hoc facienda, inter partes in hune modum extitit concordatum:

Videlicet, quod dictus Johannes pro emenda dicti claustri accepit in feudum et casamentum

a prefatis decano et capitulo, viginti libras terre, sitas inter castrum de Rocha et Villam de

Montequot et super hocidem Johannes fecit hommagium de suis manibus et fidelitatem

decano ecclesie memorate, quas vigenti libratas terre idem Johannes et successores ejus qui pro

tempore fuerunt domini Roche a supradicto decano et capitulo tenebunt in perpetuum feudum

et casamentum et decanis Eduensibus, qui pro tempore fuerunt homagium facient nomina

capituli Eduensis de dictis vigenti libratis terre, sicut idem Johannes fecit decano superius

nominato et dictas vigenti libratas terre quicumque fuerit dominus Roche in perpetuum

tenebit, nec a dicto castro et dominio ipsius castri poterunt separari.

Item, tenetur dictus Johannes pro emenda fractionis dicti claustri, ire nudus, in camisia et bracis cum quinque de complicibus suis nobilibus qui cum eo interfuerunl fractioni dicti

claustri ad unam processionem in prima Lugdu104 nensi ecclesia et in aliis ecclesiis cum omnibus

complicibus suis qui interfuerunt fractioni dicti claustri, videlicet in Eduensi, Lingonensi,

Matisconensi, Cabilonensi et etiam Nivernensi, in diebus sollempnibus, cum a dictis decano et

capitulo Eduensi super hoc fuerit requisitus, sitamen ad dictas ecclesias possit ire secure etsi

forte non possit ire secure ad unam dictarum ecclesiarum, iret ad alteram loco ipsius ad

requisitionem dictorum decani et capituli. Item, tenetur restituere dicto claustro prefatum

Guidonem de Perreria et socios ejus qui cum ipso capti fuerunt in dicto claustro, cum armis

et equitaturis eorumdem secundum posse suum ; etsi quosdam de ipsis haberet non posset,

tenetur totidem nobiles equalis vel majoris valoris loco ipsorum restituere dicto claustro.Etsi dictus Guido, vel socii, vel aliqui nomine eorumdem occasione dicte captionis, inquietarent

prefatos decanum et capitulum, per placitum, vel per guerram, idem Johannes, tenetur dictos decanum et capitulum juvare et a dicta inquietatione secundum posse suum liberare per

placitum vel per guerram, cum propriis sumptibus ipsius Johannis, prout a prefatis decano et

capitulo fuerit requisitus. Item, tenetur idem Johannes, pro dicta emenda se et omnes illos qui interfuerunt fractioni dicti claustri reddere in prisionem dictorum decani et capituli infra claustrum Eduense et tamdiu ibi demorare quod usque a dicto decano vel archidiacono Eduensi fuerint licenciait Et hec omnia predicta et singula idem Johannes ui nostra presentia, tactis sacrosanctis

evangeliis propria manu firmavit se firmiter facere, adimplere et inviolabiliter observare.

In cujus rei testimonium ad preces et instantiam omnium predictorum, presentibus litteris

sigilla nostra duximus apponenda. Actum anno gratie M° CC° quinquagesimo tertio, mense

Junio.

(Cartulaire d'Autun, op. cit.).


VIII


1260


Jean de Châtillon en Bazois rend hommage à l'abbé de Saint-Martin, et comme il n'a pas son propre sceau, il se sert de celui de son oncle,Jean de Roussillon.

Ego, Johannes, dominus de Castellione

Embazeio, notum facio quod ego in feodum ab abbate et ecclesie Sancti Martini Eduensis, salvamenta de vallibus Cellse et Somantii et de ipsis salvamentis feci hommagium et fidelitatem

prout debeo et possum. Et quia sigillum meum proprium non habeo, sigillum nobilis viri dilecti

avunculi mei Johannis de Rossilon, praesentibus litteris feci apponi. Actum anno Domini

M°. CC°. LX°

(BAUDIAU, Histoire du Morvand, et BULLIOT, Histoire de l'Abbaye de Saint-Martin).

IX

Avril 1271

Accord entre Guillaume de Jaligny, chantre d'Auxerre, exécuteur testamentaire de défunt Jean (II) de Châtillon en Bazois, d'une part ; et l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre, à cause de son prieuré de Châtillon-en-Bazois, d'autre part. Le prieur se plaignait que ses terres et celles de ses vassaux avaient à souffrir d'inondations fréquentes causées par les eaux de l'étang de Châtillon-en-Bazois ; en compensation de ces dommages, Guillaume cède au prieuré plusieurs familles de serfs avec leurs biens.

Omnibus présentes litteras inspecturis, frater Johannes, humilis abbas Sancti Germant Antissiodorensis, totusque conventus ejusdem loci, salutem in Domino. Notum facimus universis

quod cum jamdiu orta esset contentio inter nos ex una porte, nomine et ratione prioratus nostri de Castellione in Bazeyo, et nobilem virum defunctum Johannem, dominum de Castellione, quondam, ex altera, super eo quod dicebamus quod stagnum de Castellione et aqua dicti stagni, in magnum dampnum et prejudicium dicti prioratus nostri occupabat et per longum tempus occupaverat quoddam pratum dicti prioratus situm retro domum dicti prioratus ; item, quoddam aliud pratum quod vocatur Pratum Putei ; item, pratum dicti Mercerii, de quo debebantur duo solidi censuales

priori de Castellione ; item, oschiam Guillelmi Asinarii, hominis prioris ; item, domum Audinesi

Carnificis, que debebat predicto prioratui quatuor denarios censuales ; item, domumdicti Panduef, hominis dicti prioratus ; item, pratum Domus Dei, quod est in censiva dicti prioratus ; item, introïtum vinearum dicti prioratus ; item, oschias que sunt desultus perreriam de Crisangy et quicquid occupaverat aqua stagni, quod nostrum sit vel hominum nostrorum, vel de censiva nostra : tandem inter nos pro dicto prioratu nostro et venerabilem virum Guillelmum de Jailligniaco, cantorem ecclesie Autissiodorensis, executorem testamenti predicti defuncti Johannis quondam domini de Castellione, habentem potestatem ex viribus testamenti complendi et faciendi infra scriptapro dicto defuncto et remedio anime ejus et pro heredibus super suis super omnibus premissis

dampnis et injuriis, compositum extitit in modum qui sequitur :Videlicet, quod dictus cantor, nomine executorio et ex potestate sibi data a dicto defuncto ut dictum est, in recumpensationem omnium predictorum, dedit et concessit nobis et prioratui nostro de Castellione predicto, in perpetuum et sinespe revocandi, res et homines inferius nominandos.Videlicet, dictum Seguit, de Dramelay, cum heredibus et tenamentis suis ; Hugueninum fratrem ejus, cum suis heredibus similiter et tenamentis ; liberos domini Johannis de Prato Longo ; scilicet Robertum, Petrum, Regnaudum et alios liberos et heredes dicti Johannis, cum omnibus tenamentis eorum ; item, uxorem Johannis et liberos ejus cum omnibus tenamentis ; item apud Mont, dictum Le Limosyn, cum heredibus, mansis et tenamentis suis ;dictum Font en Paile et fratres ejus, cum omnibus heredibus et tenamentis suis ; Seguinum Pelliparium similiter cum heredibus et tenamentis suis ; item, mansum et tenamenta defuncti Robini ; item, Radulfum filium Presbiteri, qui partitur cum dicto Lou Limosyn, cum heredibus et tenamentis suis ; et hec omnia libéra ab omni feodo, costuma, censiva et alia servitude, dictus cantor, nomine executorio ex potestate sibi data a dicto defuncto pro ipso defuncto et heredibus suis, assedit nobis et prioratui nostro predicto in recumpensationem

dampnorum in predictis rébus superius nominatis nobis et prioratui illatorum, cum omni jure,

emolumento, justitia quod vel que predictus defunctus dominus de Castellione, vel heredes ipsius defuncti, voluit dictus cantor in predictishominibus et rebus remanere. Nos vero omnia superius nominata ab aqua stagni occupata et dampna propter occupationem dicte aque, nobis hominibus ve nostris seu rebus illate dicto cantori et precipue dicto defuncto et heredibus suis remisimus et quitavimus in perpetuum, et dictum defunctum de eisdem absolvimus, hoc tamen salvo quod de prato quod est rétro domum prioratus nostri prope fossata, nobis et prioratui nostro remaneat usque ad metas positas in dicto prato per fratrem Amaurricum, priorem de Sessyaco et SymonemYsambardi, burgensem Vergeliacensem, ad hoc faciendum, de consensu partium, specialiter institutos. Et hanc compositionem promittimus bonâ fide illesam et illibatam

perpetuo custodire et nullatenus contraire. In cujus rei testimonium, presentibus litterissigilla duximus apponenda. Actum fuit hoc anno Domini millesimo ducentesimo septuagesimo

primo, mense Aprilis.

(Original parchemin. — Archives de la Société nivernaise.Communiqué par M. de Flamare).

t à ce travail cinq chartes originales dont d'Hozier n'a pas eu connaissance : Pièces justificatives XI, XII, XIII, XIV, XV.

Généalogie[modifier | modifier le wikicode] Renaud de CHÂTILLON :1112-1200. Fils de,Henry de Châtillon, Écuyer, Seigneur de Châtillon en Bazois, marié avec : Isabelle de CHAUMONT, fille de Hugues d’AMBOISE

Génération 1 :

Guillaume de CHÂTILLON en BAZOIS :??-1219, Seigneur de Châtillon en Bazois, marié avec : Elisabeth de CORBIGNY' :Dame de Corbigny fille de Enguerrand III de CORBIGNY

RENAUD, sire de Châtillon-en-Bazois, avait épousé Elisabeth de Chaumont, de la maison des seigneurs d'Amboise, héritière de la seigneurie de Jaligny. Aux origines de la féodalité, Châtillon-en-Bazois appartenait aux Comtes de Nevers Landry, comte de Nevers et d'Auxerre en 972, détacha ce fief de son comté, pour le donneren apanage à son quatrième fils, Robert. Celui-ci prit le nom de son nouveau domaine, et fut la tige des Sires de Châtillon-en-Bazois. Cette puissante famille, si l'on en juge par son origine, ses alliances, le nombre et l'étendue de ses seigneuries, a dû jouer, autrefois, un rôle considérable dans la contrée, mais les anciens historiens de la province ne la mentionnent que rarement dans leurs annales. On ne peut donc retrouver quelques traces de son existence que dans les chartes du Moyen âge. Malheureusement, les documents originaux du xie siècle sont fort rares, surtout pour le Nivernais ; les magnifiques archives des comtes et des ducs de Nevers n'ont pas échappé à la stupide fureur de destruction des révolutionnaires, et ont été presqu'entièrement détruites Génération 2 :

Jean 1er (de Roussillon en Morvan) de CHÂTILLON en BAZOIS:1154-1220, Écuyer, seigneur de Chatillon en Bazois, marié vers 1184 à :Alix de GLENNE :??-1220,Dame de L’Aubespin, fille de Renaud de GLENNE'.

  • 'Jean 1er devint, par elle, seigneur de Glane, de la Roche Milay et de Roussillon,

Génération 3 :

Robert II de CHÂTILLON en BAZOIS : 1170/1180-1209

Guillaume de CHÂTILLON en BAZOIS : 1170/1180-1220

Eudes 1er de CHÂTILLON en BAZOIS : 1185-<1233, Chevalier, Seigneur de Châtillon en Bazois, de Glanne, de Vaux et de Roux, marié à : Alix (d’AMBOISE) de CHAUMONT:1196-1223, Dame de Jaligny, fille de Hugues IV d'AMBOISE. *Eudes Ier de Châtillon-en-Bazois prit part à la cinquième croisade. Jacques de Vitry, évêque d'Acre, dans son épître sur la prise de Damiette par les Sarrasins, le cite parmi les prisonniers qu'ils firent dans le combat du 29 août 1219. Pendant sa captivité, sa femme Alix « administrant les biens de son mari, par sa volonté expresse, pendant qu'il est outre mer , régla une difficulté entre Etienne de Brécon, prieur de Jaligny, et les baillis du château de Jaligny, en l'année 1220.

  • Marié avant 1210 à : Alix dite de Glenne de LA ROCHE de MILLAY : 1187/1210, Dame de la Roche de Millay et de Chiddes, fille de Gaucher de la ROCHE de MILLAY

Génération 4 :

Eudes II de CHÂTILLON en BAZOIS:1203-1250, Seigneur de Glenne,marié à : Blandine de CRUX:1210-1271,fille de Gauthier de CRUX *EUDES II, sire de Châtillon-en-Bazois, seigneur de Glane, la Roche Milay, Villapourçon,etc., fut un des principaux seigneurs qui prirent part à la fameuse ligue qu'Erart de Braine forma contre le comte de Champagne; il est nommé Odo de Castellione en Bazois, dans la bulle d'excommunication que le pape Honorius III lança, le 2 février 1218, contre Erart et ses alliés.

Jean de CHÂTILLON en BAZOIS de JALIGNY : 1210-1277, Chevalier Croisé en 1267, Seigneur de Châtillon et de Tamnay, marié à : Henriette de CRUX:1218-1269, fille de Gauthier de CRUX

Hugues I de CHÂTILLON en BAZOIS : 1220-1268, marié à : Isabeau de MELLO:1222-1278, fille de Guillaume 1er le Jeune de MELLO *Jean eut en partage la seigneurie de Roussillon et Hugues celle de Jaligny comme héritier de son oncle, Eudes Ier, mort sans postérité. Ils formèrent les branches de Roussillon et de Jaligny, qui seront rapportées plus loin. Guillaume de CHÂTILLON en BAZOIS: ??-1285, Chantre d'Auxerre, Évêque pair de Laon 1280-1285

Dreux de CHÂTILLON en BAZOIS :

Jean Ier de CHÂTILLON en BAZOIS : ??-1227, Seigneur de Chissey , Seigneur de Villars, Seigneur de Roussillon, marié à : Isabelle de THIANGES :??-1277, fille de 'Guillaume II de THIANGES'

Génération 5 :

Hugues II (De Jaligny) de CHÂTILLON en BAZOIS :1240 -1296, Seigneur de Jaligny, Seigneur de La Montagne, marié à : Éléonore de LORMES:1245-1289, fille de Seguin de LORMES * HUGUES II DE JALIGNY, seigneur de la Montagne, rendit hommage avec son père, Hugues Ier, à la comtesse Mahaut, pour leur fief de la Montagne, en 1251. Hugues avait déjà reconnu, en 1241, que son château de la Montagne était « jurable et rendable à grande » et petite force » de la comtesse Mahaut.

Jean de JALIGNY :

Isabelle de CHÂTILLON en BAZOIS : ??-1255,mariée à :

Robert de MONTGASCON :1235-1255

  • ISABELLE de Châtillon-en-Bazois (après 1255). Son mariage et son origine familiale sont confirmés par le testament de «Robertus dominus Montisgasconis», en date du mois de mai 1255, qui accorde «un castris meis de Montredunt et de Grangiis et une villa de Anaziaco et de Chapas et de Jozan à n'importe quel fils Qui pourrait naître à titre posthume à "Ysabellis uxor mea filia domini de Jaliniaco" qui était enceinte à l'époque [3275]. La chronologie de la vie d'Isabelle de Jaligny, fille de Hugues qui s'est mariée d'abord Guy de Châteauvillain (voir ci-dessous) montre l'improbabilité d'être la même personne que la fille de Hugues qui épousa Robert Seigneur de Montgascon. Il est probable que l'ancienne Isabelle est morte peu de temps après son mari et que la jeune Isabelle est née peu de temps après. Comme deuxième épouse, ROBERT seigneur de Montgascon, fils de --- (après mai 1255).


Eudes de CHÂTILLON en BAZOIS (de ROUSSILLON) ;??-<1301, marié à : Béatrix de Digoine

  • marié à : Alix de Frolois
  • EUDES DE ROUSSILLON épousa en premières noces Béatrix de Digoine et ensuite Alix de Frolois. En 1293, il reconnut tenir en fief du comte de Nevers tout ce que son père, Jean de Roussillon, possédait à Villiers et à Liernois. Cet acte était scellé de son sceau portant un écu losangé avec un lambel de cinq pièces

Guy de CHÂTILLON en BAZOIS (de ROUSSILLON) : Prieur de Saint-Saulge

Hugues de CHÂTILLON en BAZOIS (de ROUSSILLON) : Seigneur de Chissay

Jean II de ROUSSILLON : Seigneur de Chissay : ??-1271 : marié à : Nn de TOUVY , Dame de Morache, fille de Ancéric de TOUCY *Décédé sans postérité, ses biens (ceux de Eudes) passèrent aux enfants de son frère Jean de Châtillon, seigneur en partie de Roussillon: Pernette, femme de Jean de Sancerre, qui vendit sa part au duc Hugues V de Bourgogne, en 1309, pour la somme de 1600 livres ;Jean qui vendit la sienne en 1317, au duc Eudes IV de Bourgogne, frère du précédent, pour 1200 livres5 etOdinet en 1321. C'est ainsi que les trois cinquièmes de la châtellenie sortirent de la Maison de ses possesseurs d'origine. Le seigneur de Chissey, conserva son cinquième qui passa par alliance, dans la Maison de Chaulgy.

Blanche de CHÂTILLON en BAZOIS : mariée à :Jean d'USIES

Marguerite de CHÂTILLON en BAZOIS : mariée à: Hugues NN

Jean II de CHÂTILLON en BAZOIS:1230-1271, Seigneur de La Roche-Millay et de Villaine,il épouse vers 1256, Dauphine (De Saint-Bonnet) de LAVIEU

1222-1287,fille de Jocerand de LAVIEU * Héritier des droits féodaux de ses aïeux maternels, les puissants seigneurs de Glane, Jean II de Châtillon, comme seigneur de la Roche Milay, percevait d'importantes redevances sur les transactions de la foire du Beuvray. Il ne manquait donc point d'y assister, tant pour présider cette nombreuse assemblée que pour surveiller ses intérêts et recevoir les hommages et les doléances des vassaux de ses soixante seigneuries, qu'il passait pour ainsi dire en revue sur l'immense plateau du Beuvray.

Isabelle de ROUSSILLON de JALIGNY : 1246-1292,mariée à : Guy III de BEAUVOIR de MONTRÉAL:12305-1306

Génération 6 :

Alix Flandrine Marguerite de CHÂTILLON en BAZOIS : 1260- ??, mariée en 1290 à Pierre I de FLOTTE:1250-08/07/1302 à Coutray, Seigneur de Revel, Vice -Chancelier de France, fils de Raimbaut 1er de FLOTTE

Isabelle de CHÂTILLON en BAZOIS : 1255-1297, Dame de Jalgny, Dame de la Montagne, mariée en 1284 avec : à Guy de CHÂTEAUVILAIN : 1255-1287,Seigneur de Bourbon-Lancy, de Luzy, de Semur-en-Brionnais,et d'Huchon,, fils de Jean 1er l’Aveugle de CHÂTEAUVILAIN. *Mariée à : Robert III de CLERMONT:1250-1324,,Dauphin d'Auvergne Comte de Clermont

fils de Robert II de CLERMONT

Pernette de ROUSSILLON :

Odinet de ROUSSILLON :

Jean III de ROUSSILLON : 1290-1346,Seigneur de Roussillon-en-Morvan , Seigneur de Chissey-en-Morvan, Seigneur de Clomot , marié à Jeanne dite Dameron de SÉMUR : 1300-1334, Dame de Cussy-en-Morvan, fille de Jean de SÉMUR en BRIONNAIS

Alissant de CHÂTILLON en BAZOIS : ??- 1289, Dame de Villaine Dame de Glaîne (63, mariée à : Hugues III "Geoffroy" de SAINT-VÉRAIN : 1255-1289,Seigneur de La Celle sur Loire (63),fils de Hugues II De SAINT- VÉRAIN

Henri de CHÂTILLON en BAZOIS : 1262-1307

Jean III de CHÂTILLON en BAZOIS : ??-1302, Châtelain de Laygnes, marié à : Agnès de CHAUSSIN : ??-1302,Dame de Bussy-en-Auxois, fille de Mathieu de CHAUSSIN *Pour mettre fin à des contestations continuelles, Jean et l'abbaye de Bellevaux firent, le 16 mai 1284, un accord de délimitation des justices de Châtillon et de Bellevaux. Henri de CHÂTILLON en BAZOIS : 1260-1307, Seigneur de la Roche Millay, marié à : Agnès de SAINT FLORENTIN:1245-1313, André de SAINT FLORENTIN

Hugues de CHÂTILLON en BAZOIS : Chanoine, Évêque de Laon

Jean II de BEAUVOIR de MONTRÉAL : 1276-1351, marié à : Jacquette de BORDEAUX de CUISEAUX en AUTUN : 1309-1350, file de Guillaume II de BORDEAUX de CUISEAUX

Génération 7 :

Robert IV le Sage de CLERMONT : 1290-1330

Marie de CHÂTEAUVILAIN' : 1288-1335 : mariée vers 1311 à : Guillaume II de MELLO: 1275/1280-1326, Seigneur d'Epoisses Seigneur de Givry, fils de Guillaume Ier

de MELLO *mariée à Guillaume III de MELLO : ??-1395, Seigneur d'Epoisses Seigneur de Givry

Isabelle de ROUSSILLON : mariée à Jean II MIGLET de CHAUGY : 1315-1365,Seigneur de Chaugy Seigneur de Chenay, fils de Jean Ier MIGLET de CHAUGY

Robert III de CHÂTILLON en BAZOIS : ??- >17/05/1353, Baron de Châtillon-en-Bazois , marié à : Marguerite de COURTENAY:1294-1335, Dame de Buxy, fille de Jean de COURTENAY

Marguerite de CHÂTILLON en BAZOIS : ??-1382,mariée à : Guy III de TOUCY : ??-1308, fils de Guy II de TOUCY

Gérard de CHÂTILLON en BAZOIS:1284-1334, Seigneur de la Roche Millay, marié à : Guillemette de COUCHES : 1290-1315, fille de Jean de BAUFFREMONT

Philibert de BEAUVOIR : ?-1350

Isabelle de BEAUVOIR : ?-1399

Marie dite "de Chéstellux de BEAUVOIR : 1327- ??,mariée à, Philippe de MORVILLIERS : 1310-1374,

Guillaume dit "de Chéstellux" de BEAUVOIR : 1350-1408,Conseiller, Chambellan., marié à : Jeanne de SAINT-VÉRAIN, fille de Gibaut IV de SAINT-VÉRAIN

Génération 8 :

Alix Elips de MELLO : 1310-1329, Dame d'Epoisses, mariée en 1329 à Guillaume de FLOTTE de REVEL : 1290-1365, Seigneur de Revel Seigneur d'Escolle

Jean Ier dit de Givry de MELLO : ??→1351,

Seigneur de Givry Dreu de MELLO : Seigneur de Saint Bris

Guy de MELLO : 1325-1370,

Seigneur de Givry, marié à : Anne Agnès de CLEREY , Dame de Clérey , de Chézelle,de Creney, de Chéu, de Rouvay, fille de Geoffroy de CLEREY

Gibau de MELLO : ??-< 1383, Seigneur d'Epoisses , Seigneur de Bourbon-Lancy, Seigneur d'Uchon, marié à : Marie De PACY

  • Marié à : Isabeau de la TOUR Jean II dit de Givry de MELLO :

Seigneur de Givry , Évêque de Châlon (1354-1357), Évêque de Clermont (1357-1375)

Guichard VIII de BEAUJEU : 1323-1356, Chevalier,Seigneur de Perreux, de Luzy, d'Arcinges et de Semur en Brionnais, marié en 1343 à Marguerite de POITIERS VALENTINOIS : 1325-1380, files de Louis de POITIERS VALENTINOIS

Guillaume de BEAUJEU : 1325-1406, marié à :

Marguerite de

GORCE ; 1360- ??

Jean III de CHAUGY : 1345-1443,

Seigneur de Chissey , Seigneur de Roussillon, Écuyer, marié en 1368 à ; Marguerite de DIGOINE : 1345-1306, fille de Hugues de DIGOINE

Jeanne de SAINT-VÉRAIN : mariée à Guillaume dit "de Chéstellux" de BEAUVOIR:1355-1408, Conseiller, Chambellan. , fils de Jean II de BEAUVOIR de MONTRÉAL

Gibaut V de SAINT-VÉRAIN : 1295- ??,

Seigneur de la Celle sur Loire, marié à : Jeanne de COURCELLES : 1310

, fille de Henri

de COURCELLES

Jean IV de CHÂTILLON en BAZOIS : ??-1368/1371, Vicomte de Clamecy Seigneur de Châtillon-en-Bazois, marié à : Guie de JUSSE

  • Marié à : Marguerite de FROLOIS : ??-1401
  • JEAN IV, sire de Châtillon-en-Bazois, vicomte de Clamecy, fils aîné de Robert III et de Marguerite de Courtenay, épousa en premières noces Guie de Jussé, dont il eut une fille, Guillemette, qui épousa Jehan de Balaon. Dans leur contrat de mariage qui fut passé le 16 novembre 1341, en l'abbaye de Mores, Jean de Châtillon et sa femme Guie de Jussé sont mentionnés comme n'ayant pas de « fil masle ».

Robert de CHÂTILLON en BAZOIS

Agnès de CHÂTILLON en BAZOIS : Dame de Rochefort , mariée à : Olivier de JUSSEY : ??-1389,

Seigneur de Rochefort-sur-Brevon

Mariée en 1325 à : Pierre II de ROCHEFORT : Seigneur de Rochefort-sur-Brevon , Seigneur de Bragellonne, Seigneur de Villon

  • La lignée des premiers sires de Châtillon-en-Bazois était éteinte ; leur seigneurie passa aux Rochefort par le mariage d'Agnès de Châtillon-en-Bazois, soeur et héritière de Jean IV, avec Pierre de Rochefort.

Jeanne de CHÂTILLON en BAZOIS :

Jean de THIANGES

Catherine de CHÂTILLON en BAZOIS :

Nn de SAINT-ARMAND

Henry de CHÂTILLON en BAZOIS : 1305-1328, Seigneur de la Roche Millay Seigneur de la Montagne, marié en 1318 à : Isabeau Jeanne de CHATELPERRON : 1305-1355,

Dame de la Ferté-Chaudron , Dame de Jaligny (03), Dame de Précy, Dame d'Azy le Vifet de Parenche , fille de Hugues de CHATELPERRON

Blanche de CHÂTILLON en BAZOIS : mariée à Erard D'ARCIE

Béatrice de CHÂTILLON en BAZOIS :

Jeanne de CHÂTILLON en BAZOIS : mariée à Richard de MONTBELLET

Raoul de MORVILLIERS : 1341-1409,

Seigneur du Hamel, marié à : Isabelle de SAINT-FUSCIEN : 1354-1408, Dame de Sains en Amiénois. Fille de Jean dit "Des Rouges Capperons" de SAINT-FUSCIEN

Claude de BEAUVOIR : 1385-1483,

Seigneur de Chéstellux Maréchal de France, marié à, Alix de TOUCY

  • Marié en1427 à ; Jeanne de LONGWY
  • Marié en 1435 à : Marie de SAVOISY

Laure (Lorette) de BEAUVOIR de MONTRÉAL : ??-1421, mariée à : Guillaume de GRANCEY : ??-1432

Génération 9:

Nn de FLOTTE de REVEL : mariée à :

Renaud

V de PONS : ??-1356

Pierre Ier de FLOTTE de REVEL : ??-1350,Amiral de France, marié en 1290 à : Alix Flandrine Marguerite de CHÂTILLON en BAZOIS : 1260- ?? , fille de Hugues II (De Jaligny) de CHÂTILLON en BAZOIS

Guillaume IV de MELLO : 1350-1396,

Seigneur d'Epoisses , Seigneur de Givry, Seigneur de Chezelle, Seigneur de La Roche Milay et Vitry, marié à : Isabeau de BOURBON-CLESSY:1345- ?? , Dame de Vitry , Dame de la Roche-Millay, Dame de la Ferté-Chaudron fille de Girard de BOURBON-CLESSY

Jeanne de MELLO : Dame de Clérey , Dame de Chappes , Dame de Saint-Amand , Dame de Polisy ,mariée à :

Pierre

II Le Hutin d'AUMONT:1350-1413,

Chevalier , Seigneur d’Aumont, Seigneur de Cramoisy, file de Pierre 1er Le Hutin d'AUMONT

Marie de MELLO : Dame d'Epoisses, Dame de Bourbon-Lancy, Dame d’Uchon , mariée à Guillaume de la TREMOLLE : ??-1397, Maréchal de Bourgogne,

Marie de BEAUJEU : 1345-1046,

Dame de Bossy.

Jeanne de BEAUJEU : 1344- ??

Edouard de BEAUJEU : 1346-1400,

Seigneur de Perreux-en-Beaujolais et de Beaujeu

Blanche de BEAUJEU : 1349- ??

Alix de BEAUJEU : 1354-1419

Jean IV de CHAUGY:1370-1443 , Seigneur de Chenay Seigneur de Chaugy : marié à,Guillemette de MONTAIGU-le-BLAN : 1385-1450,

CLAUDE de BEAUVOIR : 1385-1443, Seigneur de Chastellux Maréchal de France , marié à Alix de TOUCY :??- *Marié en 1427 à : Jeanne de LONGWY ; ??-1434

  • Marié en 1435 à : Marie de SAVOISY : 1410- 1472, fille de Charles de SAVOISY Laure (Lorette) de BEAUVOIR de MONTRÉAL : ??-1421, mariée à Guillaume de GRANCEY :??-1432

Marguerite de SAINT-VERAIN : 1330- ??, Mariée en 1352 à : Dreux de MELLO : 1320-1372, Seigneur de Saint Bris , de Chitry, de Bleigny le Carreau, de Briare et de Jussy fils de Mathieu (Mathias) de MELLO

Guillemette de CHÂTILLON en BAZOIS : mariée à Jehan de BALAON

 Jeanne

de CHÂTILLON en BAZOIS : 1325- ??, mariée à : Girard de BOURBON-CLESSY

Marie de CHÂTILLON en BAZOIS : mariée à : Jean Ier d'Arc L'Aveugle de CHÂTEUVILLAIN : 1235-1313,

Seigneur de Châteauvillain, fils de Simon de CHÂTEUVILLAIN

Jeanne D'ARCIE : mariée en 1390 à : Guillaume II de GRANCEY

Philippe II de MORVILLIERS : 1378-1438,

Seigneur de Clairy Saulchoy de Morvillers et de Charenton , marié à,Jeanne du DRAC : 1382-1436

Agnès de BEAUVOIR :

Jean de BEAUVOIR : ??-1490,

Chevalier, Sire de Chastelus, vicomte d'Avallon, seigneur de Baserne et de Coulanges

Claude de BEAUVOIR : ?? -1472, Écuyer, Seigneur de Baserne, de Coulange-les-Vineuses et de Basoches

Catherine de BEAUVOIR : ??-1472, Dame de Mocques, Cones, Villeberne, Bourdoiseaul, le Saulay, Villardeau, les Barres

Perrette de BEAUVOIR : ??-1486, Abbesse de N.D. de Nevers en 1468, de St-Julien-les-Auxerre en 1486

Marguerite de GRANCEY : ??-1466, mariée à

Erard de DEUILLY de LORRAINE

Héraldique

Losangé d'or et d'azur Nivernais (originaire), Bourbonnais, Forez, Auvergne.

Référence.png Notes et références

  1. Géographie.
  2. Dom VIOLE, Histoire ms. des abbés de Saint-Germain. CHARLEUF, — GUENEAU, — BAUDIAU, Histoire du Morvand. Cartulaire de l'abbaye de La Charité-sur-Loire, publié par M. RENÉ DE LESPINASSE. Voir la note sur le prieuré.
  3. Commune de Saint-Saulge, à 9 kilomètres de Châtillon Abbaye de Prémontrés, à 6 kilomètres de Châtillon. Pièces justificatives. — I. Dom MARTÈNE, Amplissima Pièces justificatives. — II. Tiltre de 1220, dont l'original est au Mostier du Saint-Sépulcre des Jaligny... Ego, Alix, domina de Castellione, (administrationem negociorum mariti mei gerens, voluntate ipsius in transmarinis partibus existentis...(Du CHESNE, Histoire de la Maison de Châtillon-sur-Marne ; notes sur les autres familles du nom de Châtillon).
  4. Commune de Saint-Honoré, arrondissement de Château-Chinon (Nièvre). Lieu détruit ; commune de la Grande-Verrière, canton de Saint-Léger-sous-Beuvray (Saône-et-Loire). Canton de Luzy (Nièvre). Canton de Lucenay (Saône-et-Loire). BAUDIAU, Histoire du Morvand. Terrier de la Roche Milay. Abbaye de l'ordre de Citeaux, arrondissement de Moulins (Allier). La litte était un terme général applicable à toutes sortes de péages ; c'était le droit de place sur toutes les marchandisesvendues dans les foires. Prieuré de La Fermeté, canton de Saint-Benind'Azy (Nièvre). Pièces justificatives.III.
  5. Archives nationales. Layettes du trésor des chartes. L'abbé de Marolles fit, en 1638, un inventaire détaillé des titres de la Maison de Nevers. Ce travail inestimable est à peu près tout ce qui reste des archives des comtes et des ducs de Nevers, qui ont été détruites à la Révolution. Le manuscrit de Marolles, en 6 gros volumes, se trouve à la Bibliothèque nationale ; il a été publié en 1873 par le comte de Soultrait. Archives nationales, trésor des chartes. J. 256, n° 94. Pièces justificatives. — V. Pièces justificatives. — IV. Arrondissement de Clamecy (Nièvre). Dom VILLEVIEILLE, Cartulaire de l’évêché d'Auxerre. BAUDIAU, Histoire du Morvand. Le minage était un droit perçu par le seigneur féodal sur le mesurage des grains. On ne pouvait se servir que des mines ou mesures du seigneur, ou de mesures contrôlées par ses agents. Les revenus du minage constituaient parfois un fief particulier concédé par le seigneur suzerain. Pièces justificatives. VI.
  6. MAROLLES, Chambre des Comptes de Nevers. Pièces justificatives. — VII. Cartulaire d'Autun, publié par M. DE CHARMASSE. Urcey, commune de Maux, canton de Moulins-Engilbert (Nièvre). BULLIOT, Histoire de l'abbaye de Saint-Martin. Cartulaire d'Autun. La Selle, Sommant, canton de Lucenay (Saône et-Loire). Pièces justificatives. — VIII. Archives de la Côte-d'Or. B. 564. La plupart des historiens font mourir Guy de Baugé en 1268 ! Garreau, dans son Histoire de Bourgogne, donne la date de 1258, qui est vraisemblablement la bonne. Pièces justificatives. — IX.
  7. Février 1284 (n. s.). — (Archives de la Côte-d'Or, B. 10483).Vidimus du 7 novembre 1370. (Arch. de la Société nivernaise. — Tous les documents de cette provenance ont été relevéset communiqués avec une extrême obligeance par M. de Flamare, archiviste de la Nièvre). Dauphine de Lavieu, mariée en cinquièmes noces avec un sire de Frolois. MAROLLES. — C'est toujours Dauphine de Lavieu, dame de Saint-Bonnet, Miribel, Saint-Dominique, Laignieu, Montarcher,etc. Cartulaire d'Autun. MAROLLES.
  8. Vidimus du 5 novembre 1309. (Arch. de la Société nivernaise). Communiqué par M. de Flamare. Bibl. nat. Coll. de Bourgogne. La Roche Milay. Gérard est souvent nommé sire de la Roche. Dom VILLEVIEILLE. MAROLLES. Dom VILLEVIEILLE, Trésor des chartes. Charte originale. Bibl. nat. MAROLLES. Original parchemin. Société nivernaise. Bibl. nat. Collection de Bourgogne. Archives de la Côte-d'Or. B. 5051 bis. Original. Archives du Doubs. Original parchemin. Arch. de la Société nivernaise. Archives nationales. JJ. 80.

[par le Ms de Corberon]http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55028292/f12.image#Bibliographie

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