Famille de Capellis

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La famille de Capellis est une famille éteinte du Comtat Venaissin (département du Vaucluse).

Bibliographie ou Sources à compléter

Histoire

La famille Capelli, appelée en France de Capellis, appartenait à la noblesse de la ville de Modène (Italie) depuis l’an 1171 [réf. nécessaire] .

Famille originaire de Modène (Italie), établie à Pernes (Comtat Venaissin) au XVIe siècle. Filiation fin XIIe siècle. Éteinte dans les mâles en 1813. Marquis (début XVIIIe siècle), Comtes palatins (fin XVIIIe siècle)[1].

C’est des Capellis que venaient les fermes de la Nesquière et de la Capellis.

Georges de Ginestous, baron de la Liquisse possède les portraits de tous les Capellis des XVIe siècle et XVIIIe siècle.

Généalogie

Première filiation

I/ Gilbert Capelli, originaire de Venise, s’établit à Modène et fut agrégé à la noblesse de cette ville au mois de mars 1171. II/ Rodolfo Capelli, patrice de Modène, cité en 1195, teste à Modène en ou avant 1238. III/ Pierre Capelli (vers 1220 † avant 1279), patrice de Modène, co-héritier de son père en 1238. IV/ Rodolfo Capelli, patrice de Modène, co-héritier de son père en 1276 V/ Marc Capelli, patrice de Modène, cité entre 1306 et 1323, VI/ Jean Capelli, patrice de Modène, cité entre 1331 et 1348 VII/ François Capelli, patrice de Modène, docteur es Droit, podestat de Bologne (1371), gouverneur de la ville et commandant des troupes, Marié le 27 septembre 1367 à Madeleine PÉDRÉZANI (ou Petrezanis), fille de Jacques.


Seconde filiation

I/ François Capelli (? † avant 1431), patrice de Modène, Marié vers 1420 à Antoinette VIVIANI, fille de Bernard, qui avait la garde noble de Nicolas, son fils, en 1431. D’après une généalogie, ce François CAPELLI serait le même que le podestat de Bologne cité plus haut, qui aurait épousé en secondes noces Antoinette VIVIANI. Il semble toutefois y avoir incompatibilité de dates.


II/ Nicolas Capelli, né vers 1420, patrice de Modène, notaire à Modène, fut conservateur de Modène de 1459 à 1472, c'est-à-dire inspecteur général de la police et des finances. Marié à Barthelemia Alberghetis. D’où :


III/ François Capelli (né vers 1450 † avant ou en janvier 1539), patrice de Modène, conservateur de Modène de 1482 à 1508 Dès 1472 il choisit, sur commission du Sénat, l’exacteur des impôts de Modène. Il épouse Mademoiselle COLUMBI, sœur d’Antoine COLUMBI, conservateur de Modène (qui teste en 1528). En 1510, le pape Jules II (? † 1513) bat le duc Alphonse 1er d’Este et s’empare de Modène En 1516, le pape Léon X nomme Francesco Guicciardini gouverneur de Modène, fonction qu’il occupe jusqu’en 1523. François Capelli eut quatre fils :

1/ Jean Marc Capelli, qui suivra ;

2/ Annibal Capelli (né vers 1500 † Pernes entre septembre 1568 et mai 1569), officier au service du Pape, suivit le Pape à Marseille, à l’occasion du mariage de Marie de Médicis en 1533, à cette occasion, passa à Carpentras pour y rencontrer son compatriote Jacques SADOLET, évêque du lieu, s’établit alors dans le Comtat, à Carpentras puis Pernes, marié 1/ à Carpentras à Catherine de MéNéRODE († en ou après 1542), veuve de Paul de CENDRO, général des armées de la République de Florence, fonda avec sa femme une chapelle dans l’église de Pernes en 1537, rendit aveu à l’archevêque d’Avignon en 1538 pour une maison qu’il avait en cette ville, hérita de sa femme (selon testament de 1542), SP 2/ à Pernes le 29 avril 1546, Catherine de GUAST, fit donation de ses biens à son neveu Marc Antoine en 1562, puis testa à Pernes le 10 septembre 1568, léguant à son frère Nicolas ses biens de Modène. SP

3/ Nicolas Capelli (né vers 1500 † Pernes ap. mai 1569), patrice de Modène, conservateur de Modène en 1543, plus tard établi en Comtat Venaissin, à Pernes, testa à Pernes le 23 décembre 1568, en faveur de ses neveux fils de Jean Marc (sauf une maison à Modène léguée à son frère Jean Louis). Transigea à Pernes le 9 mai 1569 avec son neveu Marc Antoine, après la mort D’Annibal. SP et

4/ Jean Louis Capelli, conservateur de Modène de 1560 à 1569. Il laisse comme héritier universel son neveu Antoine. Nota : un Francesco Cappelli (1511 † 1570) est très connu à Modène. Il pourrait s’agir de l’un des fils de François (= erreur de prénom d’usage dans la généalogie ? ?).


IV/ (Jean) Marc Capelli (né vers 1490/ 1500), notaire à Modène, député par le Sénat de Modène pour dresser de nouveaux statuts municipaux de la ville (1523), conservateur de Modène de 1524 à 1548, testa en 1550 Épouse à Modène le 29 août 1525 Élisabeth OCCHI, fille de Jean OCCHI et de Marie FANI-CAMPIOLI, Co-héritier de son père le 13 janvier 1539 En 1527, Alphonse 1er d’Este reconquit la ville de Modène D’où :

1/ Marc Antoine Capelli, qui suit ;

2/ Antonin Capelli (? † après le 5 janvier 1584), DP à Modène, notamment, vers 1740, Maximilien CAPELLI, grand veneur et maître des eaux et chemins du Duché de Modène.


V/ Marc Antoine Capelli (1526, Modène † Pernes le 24 décembre 1574, à 48 ans environ), patrice de Modène, s’établit dans le Comtat vers 1560, s’y maria le 18 janvier 1562 à Jeanne de FAUCHER, d’Arles, fille de noble André de Faucher, et d’Honorée de BOVIS ; citée comme veuve le 4 juin 1575. Les Faucher sont originaires de La Bastide-d’Engras (Gard). Ils vinrent s’installer en Comtat Venaissin, à Bollène, vers 1432, où ils ne tardèrent pas à occuper des charges consulaires et militaires importantes. Ils furent anoblis vers 1540. Marc Antoine Capelli hérita de ses oncles Annibal et Nicolas en 1568-1569 (succession recueillie en 1570). Sa veuve, Jeanne de Faucher fonda dans sa maison d’Avignon un couvent de religieuses, dont elle fut la première supérieure (20 août 1609), sous la direction de César de BUS, instituteur des clercs de la doctrine chrétienne. D’où :

1/ André de Capellis, qui suit ; 2/ Jeanne de Capellis, née en 1569, mariée en 1592 à César de CHEILUS.


VI/ André de Capellis (Avignon 1569 ou 1574 † 25 mars 1667, « dans la 98e année de son âge »), premier Capellis né en Comtat, vécut jusqu’à 92 ou 93 ans. Il se rend à Modène en 1597 pour un accord de succession Il avait épousé le 3 ou 9 février 1598, Catherine de GUILHENS de PUY-LAVAL, fille de Philippe de Guilhens, seigneur de Puy-Laval, et de Françoise de BELLIS. Cette famille de Guilhens, connue à partir de la seconde moitié du XVe siècle, est originaire de Lyon. Une branche s’installa en Languedoc où elle possédait notamment la seigneurie de Puylaval. André de Capellis teste le 11 octobre 1649 à Pernes. D’où :

1/ Esprit de Capellis, né vers 1600, ecclésiastique, teste à Carpentras le 28 novembre 1667,

2/ Pierre de Capellis, qui suit ;

3/ Thomas de Capellis, auteur de la branche de Carpentras, A/ Joseph François de Capellis, chevalier de Malte (1678), marié à Mademoiselle RAVAZI, d’où : - Barthélémi, abbé de Capellis, - Joseph de Capellis, officier d’infanterie, B/ François de Capellis, officier de vaisseau.


VII/ Pierre de Capellis (16 novembre 1602 ou 1612 † Pernes 18 février 1679 ou 1676) se maria sur le tard, à Pernes par contrat du 8 ou 28 avril 1653 et le 20 avril 1653, à Anne d’ALLEMAN(S) de CHATEAUNEUF (vers 1625/ 30 + 12 octobre 1682), fille d’Esprit d’Allemans, seigneur de Chateauneuf, et de Françoise de CHEYLUS. Famille originaire de Beaucaire (Gard), où elle est connue depuis le XIIIe siècle. Elle s’établit en Comtat Venaissin vers le XVe siècle. Pierre de Capellis testa à Pernes le 16 février 1679. D’où[2] : 1/ Esprit de Capellis, qui suit,

2/ Louis de Capellis (1659 † 1680, tué), reçu chevalier de Saint Jean de Jérusalem (= de Malte) le 4 mai 1678, défaut de formalité, preuves recommencées (7 octobre 1679), « mort avant qu’elles ne fussent achevées, à Zante, sur les côtes de Barbarie, au service des vénitiens, dans le régiment de CAPELLO. »,

3/ Jeanne de Capellis (vers 1660 † 1730), mariée à Louis François de LOPEZ, seigneur de La FARE, 4/ Claire de Capellis, mariée en 1686 à François FOURNIER, seigneur d’AULTANE, capitaine commandant de la compagnie des chevaux légers du Pape à Avignon et Maréchal de camp. 5/ un autre chevalier de Malte, reçu après 1678.


VIII/ Esprit de Capellis (20 août 1654 † Paris 9 novembre 1700, « âgé de 46 ans »), Habitant Avignon (cf. Vogué, « Une famille vicaroise, tome II page 32), propriétaire à Pernes marié à Montelimart (contrat) le 13 juin 1678 à Marie Anne de VOGUE (née vers 1655), fille de Georges, comte de Vogué, grand bailli du haut et bas Vivarais, Valentinois et Diois, mestre de camp de cavalerie, et de Françoise de BEAUVOIR de GRIMOARD du ROURE (mariés le 1er octobre 1635). Esprit de Capellis testa à Pernes dès le 26 novembre 1684. D’où un fils unique :


IX/ François Elzéar de Capellis (9 mars 1685 † ap. 1736), appelé le marquis de Capellis, épousa à Pernes, contrat passé à Avignon le 27 avril 1707, Jeanne Marie (de) FONSECA (vers 1690 + 1765), fille de (Pierre) Paul Fonseca, patrice romain, officier de la compagnie des chevau-légers de la garde du Pape à Avignon, capitaine et gouverneur de plusieurs places fortes en Comtat (châteaux de Brantes, Saint Léger et Savoillans), et de (Catherine) Marguerite de FOUGASSE de FELEON, dame de la Barthalasse, Taillades et Beaulieu. Jeanne Marie était sœur du marquis de Taillades (Comtat), conservateur du peuple romain en 1726, et d’Antoine Fonséca, évêque de Geri dans la marche d’Ancone. Nièce d’Antoine Fonséca, évêque de Tivoli. Jeanne Marie était petite-fille : de Simon Fonseca, patrice et conservateur de Rome en 1641, et de Diane LEONINI, de Tivoli. de Jean Pierre de Fougasse de Féléon et de Jeanne de la BAUME-SUZE. D’où : 1/ François de Capellis, qui suit, et

2/ Louis de Capellis, chevalier de Malte, reçu en 1739.

3/ Marie Anne Françoise de Paule de Capellis, religieuse bénédictine en l’abbaye de Saint Laurent d’Avignon. 4/ Gabrielle Françoise Catherine Marguerite de Capellis, religieuse augustine au monastère du Verbe Incarné, à Avignon. 5/ Marie Anne Lucrèce de Capellis (? † 1735), religieuse ursuline à Carpentras. 6/ Marthe de Capellis, religieuse ursuline au même monastère.


X/ Jean Antoine Nicolas François de Capellis (24 septembre 1711, Avignon ; le 26, Pernes † 14 juin 1772, Toulon), 2ème marquis de Capellis, Officier d’infanterie, passé sur le tard dans la marine, capitaine de brûlot le 19 octobre 1756, à Brest, embarqué sur « le Vaillant » (1756), sur « le Superbe » (1757), « le Défenseur » (1758), puis « l’Opale » (1761), lieutenant de vaisseau et capitaine d’artillerie le 15 janvier 1762, capitaine de frégate (1er octobre 1764), étant âgé de 53 ans, puis capitaine de vaisseau le 18 février 1771, à Toulon, capitaine commandant le 1er bataillon du régiment de Toulon (1er mai 1772), chevalier de Saint Louis, marié le 16 et le 18 juin 1740, au château du Fort (Nautin), à Marie Louise de Beaumont de Gibaud (née vers 1724), dame du Fort (alias du Fors), titrée marquise du Fort, fille d’Henry Joseph de Beaumont de Gibaud (? † 1749), capitaine de vaisseau, et de Marguerite de Pujol de Beaufort (ou Victoire de Gabaret ??) - Petite-fille d’Henri de Beaumont (+ 14 novembre 1691), seigneur de Gibaud, marié en 1655 à Marie de Salignac. En 1768, il fut présenté à S.A.R. le duc de Parme par le baron de La Houze, ministre plénipotentiaire. (Gazette, 23 mai et 17 octobre 1768). Promu capitaine de vaisseau en 1771, il mourut étant en poste à Toulon. D’où : 1/ Hippolyte de Capellis, et

2/ Jean Louis Gabriel, chevalier de Capellis (24 septembre 1752 † en mer 1779), Garde de la Marine le 22 avril 1770, à Toulon, embarqué sur « l’Atolante » (177.), chevalier de Malte (7 juin 1771), enseigne de vaisseau le 21 avril 1772, à Toulon, fait ses « caravanes » à Malte (1772-1774), de nouveau embarqué sur « l’Atolante » (1774-1775), puis sur « la Pléiade » (1776), « la F…. » (1777), « la Belle Poule » (1778), lieutenant de vaisseau le 6 juillet 1778, à Brest. En septembre 1778 il commandait le cutter de 14 canons « L’Alerte », appartenant à la flotte de Toulon (en 1779, dans la mer des Antilles « le chevalier de Capellis et M. de Barras cherchent à capturer une mouche anglaise, etc… »).

3/ Marie Antoinette Félicité de Capellis (1749 † Rochegude 15 octobre 1771, à 22 ans), mariée à Avignon, en 1770, à Louis Joseph Jean Marie Dominique de Robert d’Aquéria (1734 + juin 1790), 2e marquis de Rochegude


XI/ Hippolyte Louis Antoine Guy (13 août 1744, Pernes † 7 janvier 1813, Avignon), comte puis 3ème marquis de Capellis, comte palatin, comte de Vernières, seigneur et marquis du Fort, capitaine de vaisseau (1786) et chevalier de Saint Louis. Hippolyte fut reçu garde de la marine en 1758, à Brest, à l’âge de 14 ans, embarqué sur « la Valeur », sur « l’Opale » (1761-1762), puis sur « la Folle » (1762). Enseigne de vaisseau le 1er février 1770, toujours à Brest, embarqué sur « la Dorade » (1770) puis sur « la Flore » (1771-1772). Lieutenant au 2e bataillon du régiment de Bordeaux, le 1er mai 1772, embarqué sur « la Provence » (1776), puis sur « le César » (1777). Lieutenant de vaisseau le 14 février 1778., embarqué sur la frégate « la Belle Poule ». Commandant la batterie de ce bâtiment il fut blessé dans le fameux combat de « la Belle Poule » contre une frégate anglaise, l’« Aréthuse », le 17 juin 1778. (Gazette du 26). Ce combat marqua le début des hostilités entre Paris et Londres. Embarqué ensuite sur « l’Iphigénie ». En septembre 1778 Capellis reçoit le commandement de la corvette de 16 canons « L’Epervier », appartenant à la flotte de Toulon. C’est comme commandant de l’« Epervier » qu’il contribua fortement à la conquête du Sénégal le 28-30 janvier 1779, faisant partie de l’expédition contre les forts de Gambie et de Sierra Leone. Il s’empara du Fort James, sur la Gambie, au Sénégal, en 1779, et apporta au Roi la nouvelle du succès de cette expédition (juillet 1779). (Gazette des 23 mars et 13 juillet 1779). Chevalier de Saint Louis le 2 juillet 1779 (ou 10 octobre ?) à l’âge de 35 ans, et honoré d’une gratification du Roi de 800 £ (1779). En 1780, Capellis, embarqué comme lieutenant en second sur le vaisseau « le Duc de Bourgogne », appartient à l’armée navale de l’amiral comte de Guichen. Il participe à la bataille du 17 avril, puis à celles des 15 et 19 mai 1780. Il sert comme aide-major du chef d’escadre de Ternay (1780) à Newport, fonction qu’il occupera de nouveau à Newport sous les ordres du chef d’escadre des Touches en 1781-1782. En janvier 1781, il reçoit le commandement la frégate l’« Ariel » (ou l’« Arielle »), appartenant à un groupe de frégates arrivé à Boston depuis peu, qui comprenait également « l’Astrée (La Pérouse), « La Concorde » (Tanouarn) et « Le Sapittaire » (Montluc). (cf. Mémoires du comte de Moré, pages 106-107). Le 16 mars 1781 il participe au combat naval de la Chesapeake, sous les ordres du chevalier Destouches. Capellis est l’un des neuf officiers dont l’amiral comte de Barras demande la promotion au grade de capitaine de vaisseau, appuyant un rapport du chevalier Destouches du 11 avril : « Je ne saurais trop vous dire combien sont importants kes services que M de Capellis, lieutenant de vaisseau, a rendus et rend tous les jours à l’escadre du roi. Cet officier, qui est rempli d’activité et d’intelligence, est chargé du magasin général de l’escadre… ». Appartenant à l’escadre de Grasse, il participe au combat du 5 septembre 1781 en vue de la Chesapeak. « M. de Capellis, officier de marine très distingué, écrira en 1781, dans un rapport, après le départ de l’armée française pour la Virginie. « Je puis me tromper, mais je ne crois pas que nous devions regretter New-Port ; la facilité d’avoir tout ce dont on avait besoin a fait passer sur les inconvénients du local.» Le 26 novembre 1781 le Roi le gratifie d’une pension de 600 £. En décembre 1781, il commande la frégate la « Danaé » : « M. de Capellis, arrivant de France avec « La Danaé », la voit échouer par la maladresse du pilote. Il coupe ses mats, jette ses canons à la mer, s’allège du trésor qu’elle porte et que Rochambeau envoie chercher par terre. Enfin il déploie une telle activité qu’il parvient à relever sa frégate et la remonte jusqu’à Philadelphie. » En 1782 le roi l’honore d’une gratification de 3.000 £. février et mars 1783 Sous les ordres du chevalier de Vallongue : « La Gloire » et « La Danaé » croisent dans la Delaware, face à une division anglaise participe au transport des hommes de Lauzun vers la France « La Gloire », « La Danaé » et « L’Astrée » mettent à la voile, sortent de Wilmington sur la Delaware, le 11 mai, et mouillent, le 11 juin, à deux heures du matin, dans la rade de Brest, amenant à bon port les 307 hommes qui leur étaient confiés. » Il commande ensuite « la Tamproie » (1784). Le Roi l’honore d’une gratification de 1.200 £ (1784). Admis aux honneurs de la Cour (29 janvier 1785). Il fut promu capitaine de vaisseau le 1er mai 1786, à 42 ans. Affecté à la 1ere escadre de Brest. Marié 1°/ en 1775 à Cécile de CHEYLUS ou de CHARLUS (+ 1783), D’où peut-être un fils, Jean Louis Gabriel de Capellis, mais il s’agit à priori d’une confusion avec le frère de l’amiral, prénommé de cette façon, reçu chevalier de Malte de minorité le 7 juin 1771 et mort jeune.

2°/ en novembre 1784 à Paris, à Marie Alexandre Félicité de FLAHAUT de La BILLARDERIE (Paris, Saint Sulpice, 26 et 29 septembre 1766 † Versailles, 21 mars 1829), Fille cadette d’Auguste Charles César de FLAHAUT (172. † Angiviller après 1806), appelé le marquis de La BILLARDERIE, seigneur de Saint Rémy-sur-l’Eau en Beauvaisis (Oise), et de la Fresnoye en Bourbonnais, brigadier d’infanterie (ou maréchal de camp ?), chevalier (ou commandeur ?) de Saint Louis, gouverneur de Saint (? ?), et de Marie-Jeanne Françoise Richard de Pichon (1724 † 177.).

Famille de Marie de Flahaut de la Billarderie (1766 † 1829), marquise de Capellis (1784) : - Sœur de la marquise de La Valette. - Petite-fille de Charles César de Flahaut (1669 + Wissembourg 1743), marquis de la Billarderie, lieutenant général des armées du roi (1734), Grand Croix de Saint Louis (1722), marié le 18 janvier 1723 à Odile Coeuret de Nesle. - Petite fille de M. Richard de Pichon, fermier général. - Nièce de Charles Claude de Flahaut, comte d’Angivillers (1730 † 1810), maréchal de camp, directeur (alias intendant) des Bâtiments et jardins du roi (succédant au marquis de Marigny), membre de l’Académie des Sciences, commandeur de Saint Louis, “ministre de la culture” de Louis XVI et fondateur du musée du Louvre, marié à Mlle de Laborde (fille du fermier général). SP - Nièce de Charles François, comte de la Billarderie (1726 † guillotiné 1794), appelé le comte de Flahaut, maréchal de camp, puis intendant du Jardin du Roi (succédant à Buffon), commandeur de Saint Louis, marié à Françoise-Louise Poisson (1724 † vers 1775), sœur de la marquise de POMPADOUR et du marquis de Marigny, puis, le 30 novembre 1779, à Adélaïde Filleul (1761 + 1836). Cette dernière, mère du fameux Charles de Flahaut (1785 † 1870), fils naturel de Talleyrand et amant de la Reine Hortense, comte de l’Empire (1813), général de division (1814), ambassadeur de France, grand croix de la Légion d’Honneur.

- Petite-nièce de Jérôme François Flahaut (vers 1672 † Paris, 27 octobre 1761, dans sa 90e année), comte de la Billarderie, lieutenant-général des armées du Roi (1734), grand-croix de l’ordre de St Louis (1738), gouverneur des ville et château de St Quentin, major des gardes du corps. - Arrière petite-fille de César Flahaut, seigneur de la Billarderie, lieutenant-colonel, marié en 1665 à Françoise de Gaude de Martaigneville. Armes Flahaut : D’argent à trois merlettes de sable, deux et un, famille du Boulonnais. Citée en 1393, filiation depuis Guillot Flahaut, seigneur de la Billarderie (vers 1524), marié à Marguerite de Blaisel († avant 1554).

Jusqu’à leur émigration en Allemagne (après novembre 1789, sap), à Hambourg, puis en Russie, les parents de Joséphine étaient très liés à leur jeune tante par alliance et contemporaine, Adélaïde Filleul (1761 † 1836), comtesse de Flahaut. Les Capellis et Flahaut habitaient des appartements voisins au Louvre et fréquentaient le même cercle d’amis, notamment Talleyrand (amant “ de cœur ” de Madame de Flahaut), Necker et, à partir du printemps 1789, Gouverneur Morris (1752 + 1816), ambassadeur des Etats-Unis à Paris. La jeune comtesse de Flahaut fut mère de Charles de Flahaut (1785 + 1870, général (1812), aide de camp de Napoléon (1813), très apprécié de l’Empereur. “ Le beau Flahaut ”, amant de la reine Hortense et père du duc de Morny (1811 + 1865), devint ambassadeur de France (à Berlin puis Vienne sous la monarchie de Juillet, et à Londres sous le second Empire), et finalement grand chancelier de la légion d’honneur. Joséphine de Capellis était contemporaine de cet "oncle" Flahaut, politiquement aux antipodes du milieu légitimiste Capellis-Rochegude et, qui plus est, probable fils naturel de Talleyrand. - FLAHAUT, Picardie (Boulonnais), D’argent à trois merlettes de sable, deux et un, seigneurs de la Billarderie (début XVIe siècle). Des lettres de la marquise de la Billarderie, née Marie-Jeanne Richard de Pichon, ont été publiées dans la « Revue hebdomadaire » du 15 janvier 1916, pages 380 et suivantes, sous le titre Un jeune ménage d’autrefois, par leur descendante Madame M. Ricard, née Rochegude.

Le marquis et la marquise de Capellis furent admis aux honneurs de la Cour. Ils montèrent dans les carrosses du roi le 29 janvier 1785 et furent présentés à Leurs Majestés le 27 février 1785. (Gazette du 4 mars) Hippolyte et sa femme étaient très liés à leur tante par alliance et contemporaine, Adélaïde, comtesse de Flahaut. Jusqu’à leur émigration en Allemagne (après novembre 1789, sap) le ménage Capellis était presque chaque jour avec la jeune comtesse de Flahaut. En effet, les Capellis et Flahaut habitaient des appartements voisins au Louvre et fréquentaient le même cercle d’amis, notamment Talleyrand (amant “ de cœur ” de Madame de Flahaut), Necker et, à partir du printemps 1789, Gouverneur Morris (1752 † 1816), ambassadeur des Etats-Unis en France de 1789 à 1793. Adélaïde de Flahaut devint la maîtresse de Talleyrand et fut mère de Charles de Flahaut (1785 † 1870), général (1812), aide de camp de Napoléon (1813), très apprécié de l’Empereur. "Le beau Flahaut", amant de la reine Hortense et père du duc de MORNY (1811 † 1865), devint ambassadeur de France (à Berlin puis Vienne sous la monarchie de Juillet, et à Londres sous le second Empire), et finalement grand chancelier de la légion d’honneur.

Émigré en 1791 (ou plutôt 1792 ?), à Hambourg, Hippolyte passa au service du tsar de Russie (1796), commanda une escadre en Mer Noire contre les turcs ; il « contint les Turcs par l’habilité de ses manœuvres », puis fut nommé contre-amiral et gouverneur de Cronstadt (1799-1801, ou 1796-1800 ?). Chevalier de Sainte Anne en 1799 (ou de Saint André ?). Retiré du service en 1800 (ou 1801 ?). Le comte d’Angiviller, très sévère avec sa belle-sœur Adélaïde de Flahaut, décrit au contraire sa nièce Capellis comme une « femme vertueuse, douce et tendre ». Il choisit de rentrer avec sa famille en France en 1801 et se retira en Comtat.

Quatre filles élevées enfants à Saint Petersbourg.


1/ Auguste Marie Élisabeth Thérèse Henriette de Capellis (Paris 14 novembre 1786 † Versailles 18 mars 1873), mariée le 9 octobre 1804 (17 vendémiaire an XIII) à François Louis Hippolyte Huchet, comte de Cintré (3 août 1764 † 26 janvier 1817), veuf avec postérité d’Anne Élisabeth Marie Alexise Henriette de Couesp(? ?). D’où : A/ Ange Marie Joseph de Cintré (née au château de Couesby, près de Josselin, Morbihan, 24 février 1811), mariée en 1836 à Charles Nicolas Théodore (ou Théodines) de Vaudrimey d’Avout (1802 + 1881), officier, général de brigade (12 août 1857), grand officier de la Légion d’honneur (22 janvier 1879 ?), créé comte romain par bref du pape Pie IX du 3 avril 1867. A participé comme colonel à l’intervention de Rome (1849) puis à la guerre de Crimée. Était chef d’état-major du corps d’armée de réserve en septembre 1855. Son fils cadet a relevé le nom de Capellis par décret présidentiel du 12 février 1878. Appelé le marquis de Capellis-Vaudrimey, il habitait le château de Saint Rémy-sur-l’Eau (ou en l’Eau ?), près de Saint Just-en-Chaussée (Oise), propriété venant des Flahaut de la Billarderie. Pierre, marquis de Capellis-Vaudrimey, marié vers 1875 à Mlle de Barbançois. D’où le dernier Marquis de Capellis-Vaudrimey, croix de guerre 1914-1918, marié à Agnès de Frohard de Lamette (? † 1984), qui a laissé une fille, Bernadette de Capellis-Vaudrimey, mariée vers 1960 à Christian Fouché. DP La sœur du dernier marquis, Simone de Capellis-Vaudrimey, habitait le château de Saint Rémy-en-l’Eau.

2/ (Aglaé Delphine Félicité Joséphine) Louise de Capellis (Paris, palais du Louvre, 1788 ou 87 + Paris, 20 avril 1868, à 90 ans), Née au palais du Louvre (appartement de son oncle d’Angiviller), puis élevée en émigration, d’abord en Allemagne (Hambourg), puis en Russie, à l’institut Sainte Catherine, avec ses sœurs jusqu’en 1801. Ses parents fréquentaient la cour de Russie. mariée à Paris ou Avignon en 1808 à son parent Armand Joseph Marie de Robert d’Aquéria (1782 † Avignon, 21 mars 1865), marquis de Rochegude, chef de bataillon d’infanterie (1826), puis député légitimiste du Vaucluse (1827-1830, dem.), chevalier de la Légion d’honneur. Elle lui apporta en dot la propriété de la Nesquière, comprenant la ferme dite la Capellis. Louise de Capellis était contemporaine de son "oncle" Charles de Flahaut (1785 + 1870), le général comte de Flahaut, politiquement aux antipodes du milieu légitimiste Capellis-Rochegude et, qui plus est, probable fils naturel de Talleyrand. Louise de Capellis hérita de son arrière-cousine, Mlle Françoise Rose d’Arnaud de Lestand d’Ypres (? † Carpentras 7 novembre 1842), dont la mère était née d’Alleman de Châteauneuf, un hôtel à Carpentras et les anciennes seigneuries de Châteauneuf de Redortier (château vendu à M. de Tourreau) et de la Fenouillette. Après la mort de son mari, elle céda l'hôtel de Rochegude d’Avignon, en 1870 ?, à son gendre Joseph Louis de Guilhermier[3].

3/ Marie Gabrielle de Capellis (née vers 1790 + 18..), mariée à Paris le 23 mars 1819, à François, comte de MONTSAULNIN (Bourges, 4 janvier 1771 † Bourges, 26 janvier 1846), baron de Fontenay, pensionnaire de l’Ecole royale militaire (1786-87), sous-lieutenant au régiment de mestre de camp général, dragons, émigré, officier de l’armée de Condé et des hussards de Rohan, rentré en France en 1800, organisa les gardes nationales du Cher pendant vingt ans, commandant de la garde nationale de Grenoble en 1814, maréchal de camp sous la restauration, député du Cher (1827-1831). Acheta en 1790 les domaines du Petit-Bernay et du champ Vellust, l’abbaye de Fontmorigny et des biens à Cormusse, dépendant de l’archevêché de Bourges. Veuf avec un fils de Charlotte Ducrest de Chigy (épousée le 23 juillet 1803 ?). D’où : A/ Pauline de MONTSAULNIN, mariée au baron de MAISTRE.

4/ Marie Amélie Thérèse Pauline de Capellis (1791 + Rochecorbon, Indre-et-Loire, 3 octobre 1867), chanoinesse-comtesse du chapitre de Sainte Anne de Bavière en 1836.

Personnalités

  • Hippolyte (1744-1813), marquis de Capellis, comte palatin, capitaine de vaisseau (1786), émigré (1791), contre-amiral russe, gouverneur de Cronstadt (1799-1801), chevalier de Saint Louis (1779), de Cincinnati (1784) et de Saint André (Russie)
  • Aglaé Delphine Félicité Joséphine Louise de Capellis (Paris 1787 ou 1788 - Paris 20 avril 1868), fille d'Hippolyte et de Louise Marie de Flahaut de La Billarderie, née au palais du Louvre puis élevée à la cour de Russie jusqu’en 1801, épousa à Paris ou Avignon, en 1808, Armand de Rochegude, son parent

Armes

  • de Capellis : D’argent, à un chapeau d’évêque de sable, les cordons liés et passés en sautoir à six houppettes de gueules (ou de sable) Alias D’azur au chapeau de sable, garni d’un cordon de même, lié et passé en sautoir

Référence.png Notes et références

  1. Pithon-Curt, Nobiliaire du Comtat.
  2. Pithon-Curt, page 259.
  3. Voir Note Robert d’Aquéria de Rochegude.

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Pithon-Curt, Nobiliaire du Comtat, achevé vers 1740 (tome 1)
  • Woelmont de Brumagne (1), idem (additions et corrections, 19, 211, 430)
  • Jougla de Morenas (2), Saffroy (bibliographie généalogique, 37718)
  • 20 septembre 1778, Département de Toulon : Capellis aîné, commandant la corvette de 16 canons L’Épervier ; Capellis cadet, commandant le cutter de 14 canons L’Alerte, (Cf. vicomte de Noailles, Marins et soldats français en Amérique), Archives nationales, Marine, B4 183-239