Famille de Brosse (Berry)

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Cet article étudie l'histoire et la généalogie la famille de Brosse, originaire du Berry. Cette famille est éteinte depuis le XVIe siècle[1].

Origines

Étymologiquement "Brosse" désignait un lieu planté de broussailles et par extension des fagots de broussaille, d'où les armes d'origine.

Possessions

Personnalités

Au XIe siècle

  • Gui de Brosse, chevalier croisé, baron de la seigneurie de Brosse dans le Velay. Il fit partie du corps d'armée sous les ordres de Raymond de St Gilles, comte de Toulouse lors de la première croisade en 1096. De retour de croisade, il installa sa famille (Aspaïde de Grimoard son épouse, Géraud II, Fédol et Garnier ses fils) dans la province du Languedoc. Une charte, déposée dans les archives de l'abbaye des Prés Benoît en Berry, porte que Gui de Brosse avait fait une donation à cette abbaye des biens qu'il possédait dans les environs.

Au XIIIe siècle et XIVe siècle

  • Pierre II de Broce, chevalier, sénéchal de Nîmes et Beaucaire, marié en janvier 1310 à Pont-Saint-Esprit, avec Rixendre de Bellemanière. Ses armes étaient sculptées dans une des salles du Palais de la sénéchaussée de Nîmes "Trois gerbes d'or, liées de gueules et posées 2 et 1, sur champ d'azur". Le roi Philippe le Bel, l'an 1308, lui donna ordre de se rendre à Avignon pour y poursuivre auprès du pape, au nom du roi, la condamnation de la mémoire du feu pape Boniface VIII, à cause des démêlés qu'il avait eus avec ce Pontife.
  • Guillaume de Broce, frère du précédent, était doyen de Bourges, évêque de Rieux en 1317 lors de l'érection de cet évêché par le pape Jean XXII. Gallica

Au XVe siècle

  • Gui de Brosse, de Broce ou de Broche, moine bénédictin du prieuré de Saint Pierre de Pont-Saint-Esprit et sacristain de ce prieuré en 1416-1419 GallicaIsabelle de Bavière, reine de France, prétendant avoir seule, à l'exclusion de Charles Dauphin son fils le gouvernement et l'administration du royaume, au nom du roi Charles VI tombé en démence, se lie pour accomplir son pernicieux dessein, avec le duc de Bourgogne, ennemi du roi et du dauphin. Isabelle, pour amener le peuple à son parti, fait passer des émissaires dans toutes les provinces, particulièrement en Languedoc où on avait tant à se plaindre du gouvernement du duc de Berri ; et pour y mieux réussir, elle fit publier partout, qu'on ne paierait plus de subsides.
La ville de Pont-Saint-Esprit, influencée par Gui de Brosse, de Broce ou de Broche, moine bénédictin du prieuré de Saint Pierre , fut la première de la province qui ouvrit ses portes au parti bourguignon, et reçut dans ses murs, en 1418, les délégués de la reine et du duc de Bourgogne pour gouverner, au nom du roi dans tout le Languedoc. Gui de Brosse, appelé par le roi Charles VI à Troyes, en Champagne où sa majesté résidait avec sa cour, fut admis auprès de son souverain qui, à l'instigation de la reine, l'avait choisi pour remplir une mission importante dans le midi, et après qu'il lui eut donné audience, Charles VI, le chargea d'aller trouver, de sa part, le comte de Foix, son lieutenant en Languedoc, et de lui déclarer, de par le roi, ainsi qu'aux gens d'église, aux nobles et aux communes de sa province, sa résolution de défendre qu'on rendit aucune sorte d'obéissance à celui qui se dit le régent du royaume. Cinq jours après (18 novembre 1419), le roi donna les instructions par écrit à Gui de Brosse qui prit congé de sa Majesté, et se rendit diligemment à Béziers où le comte de Foix, gouverneur du Languedoc tenait l'assemblée générale des trois ordres de la province. On dit à ce sujet que le gouverneur avait secrètement l'intention de faire déclarer tout le pays en faveur du dauphin en sa qualité de régent du royaume ; mais Gui de Brosse présentant au comte de Foix, l'ordre formel du roi le fit changer de résolution et l'amena au parti de la reine et du duc de Bourgogne. Gui eut le même succès auprès des Grands et du peuple, si bien que l'archevêque de Toulouse, le clergé en général et le plus grand nombre des communes, enfin tout le Languedoc, à l'exception de la ville de Beaucaire et de son sénéchal, des villes de Roquemaure, Fourques, Saint André lès Avignon ; tout le pays, à cette exception près, embrassa le parti de la reine Isabelle, gouvernant au nom du roi, malade et en démence. Cependant, l'année suivante, le dauphin reconquit le Languedoc et Gui de Brosse fut emprisonné à Avignon puis remis à son supérieur hiérarchique, le cardinal de Cambray grâce à qui il se retrouva sain et sauf dans son cloître.

Alliances

Les principales alliances de ces familles sont : 1269 de St Just, 1238 de Cavaillon, 1202 de Banne, de Laudun, 1140 de Ripert, de Grimoard, de Liveras.

Armes

  • D'azur, à trois gerbes de blé (ou brosses) d'or, liées de gueules, qui sont aussi celles de la famille de Broche du Languedoc (Rietstap-Rolland livre 8 Broche ou Broce (de)).

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Histoire de la ville de Pont st Esprit, Marcel Gouron, p 314, 64-65-66
  • Mémoire historique du prieuré et de la ville de St Saturnin du Port, Pinière de Clavin
  • Dom Vaissette, Histoire générale de Languedoc, tome 8, page 12
  • Dom Vaissette, Histoire générale de Languedoc, tome 7, page 52
  • Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 7, pages 197 et suivantes Les différentes familles de Brosse
  • Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, page 51, Brosse (de)

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Référence.png Notes et références

  1. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 7, pages 197 et suivantes Les différentes familles de Brosse.