Famille de Broche

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La famille de Broche est une famille française originaire de l'actuel département du Gard.

Origines

La famille de Broche a pour origine la province du Languedoc et plus particulièrement le département du Gard.

Histoire

La famille de Broche est subsistante avec une vingtaine de descendants sous le nom de "de Broche des Combes". Branche de Pont-Saint-Esprit (Gard) : de Broche des Combes ; de Broche-Vallongue ; de Broche de Vaux. Branche protestante des Cévennes : de Broche de Saint André ; de Broche de Méjanes ; de Broche-Cruviers.

Florentin Benoit d'Entrevaux rapporte que Joseph-Charles-Régis de Broche des Combes dans son "Livre de raison" écrit que cette famille est issue d'une famille de Brosse[1] mais cette opinion n'est pas partagée par Gustave Chaix d'Est-Ange[2]. Ce dernier écrit que la famille de Broche est originaire de la ville d'Uzès en Languedoc et il débute la filiation à noble et vénérable homme Jean Broche, de la ville d'Uzès, licencié ès lois, qui vivait au début du XVIe siècle. Il ajoute que selon Haag il aurait été viguier pour le roi de la ville de Pont-Saint-Esprit. Il rapporte que cette famille est composée de quatre branches, à savoir : la branche aînée dite des seigneurs de Vaulx (présumée éteinte), maintenus de noblesse du 10/01/1671 M. de Bezons et 18/02/1700 M. Lamoignon ; la seconde branche dite des seigneurs des Combes, qui n'a pas fait l'objet d'un jugement de maintenue en la noblesse (subsistante) ; la troisième branche qui après avoir été condamnée fut maintenue noble sur preuves de 1605 (encore subsistante au début du XXe siècle) ; la quatrième branche qui n'a pas fait l'objet d'un jugement de maintenue en la noblesse (éteinte au XVIIIe siècle)[2]. Il est enfin à noter que cette famille est mentionnée dans l'ouvrage de Régis Valette Catalogue de la noblesse française catalogue provincial en 1789 mais pas dans le catalogue général des familles subsistantes au XXIe siècle.

Possessions

  • Le domaine de Cruviers-Larnac à côté d'Uzès (Gard), branche des de Broche-Cruviers
  • Le domaine de la Roquette à Bollène (Vaucluse), branche des de Broche des Combes
  • L'île de la Brosse sur le territoire de Pont-saint-Esprit (reproduction sur soie au musée d'art sacré de pont-saint-Esprit)
  • Le domaine de Graissac sur le territoire de Verfeuil, branche des de Broche de Vaux (Revue Rhodanie)

Personnalités

XVIe siècle

-Pierre de Broche, fils de Jean Broche, marié en 1535 à Uzès avec Marguerite de Vaux. Il écartela ses armes Trois gerbes d'or liées de gueules sur champ d'azur, (de Broche ancien) de celles de sa femme, trois têtes d'ours arrachées de sable muselées d'or sur champ d'argent (de Vaux). Cette branche posséda pendant plusieurs siècles et de temps immémorial, l'île de la Brosse sur le Rhône, territoire du Pont-Saint-Esprit qui était de taille considérable.

-Antoine de Broche, docteur en droit, 1er consul et député pour la ville de Saint-Esprit, leva en 1562, alors que la ville de Pont-saint-Esprit est prise et pillée par le baron des Adrets, une compagnie d'hommes d'armes qu'il commandait dans cette ville. Ceci se reproduisit une seconde fois en 1567, mais l'année suivante (1568), Antoine de Broche contribua puissamment à le faire rentrer sous l'obéissance du roi. En 1576, Antoine de Broche seconda, avec le même succès, l'entreprise du capitaine de Luynes, qui sur la révélation à lui faite des menées secrètes du maréchal de Damville-Montmorency, gouverneur commandant de la province du Languedoc, tendant à remettre les protestants en possession de Pont-Saint-Esprit, fit arrêter le frère du maréchal furtivement introduit dans la place pendant la nuit pour y fomenter la révolte. En récompense, Henri III nomma Luynes, gouverneur du Pont-Saint-Esprit et adressa une lettre autographe à Antoine de Broche, datée de Blois, le 10 mars 1577

-Guillaume de Broche, neveu de Pierre de Broche, il est à l'origine de la branche protestante des Cévennes, il épousa damoiselle Gandiose de Lapeyre et de sa branche, représentée en 1846 par Raoul de Broche de Saint André, sortit celle des Broche, seigneurs de Cruviers Larnac, éteinte par la mort du chevalier de Broche, décédé célibataire dans son château de Larnac le 28 mai 1843 ; avant lui, son frére aîné et son oncle, le comte de Broche de la Fayolle, chevalier de Saint Louis, colonel du régiment de Boulonnais, étaient aussi décédés célibataires ; à la branche de Guillaume, appartenaient Paul de Broche de Méjanes, lieutenant de bailliage en Languedoc et Daniel de Broche, son petit-fils, habitant leur château des Barbuts à Saint André de Valborgne.


XVIIe siècle et XVIIIe siècle

-Estiène de Broche de Méjanes, pasteur de l'église réformée. Formé à Nîmes, reçu pasteur en 1644, il prononce le sermon d'ouverture du Synode national de Loudun en 1654. À plusieurs reprises, il prend des positions contraires à la politique royale et est cité à comparaître devant le conseil du roi. Après un dernier poste à St Romain de Touques, il est contraint de s'exiler en Suisse en 1684.

-Charles de Broche, commandant [réf. nécessaire] , conseiller du roi à la viguerie royale de Pont-Saint-Esprit, receveur des deniers du Petit Blanc de la ville du St Esprit. né en 1645, décédé en 1730, marié le 18 août 1691 à Pont-Saint-Esprit avec Marie de Plantin de Villeperdrix. Il portait les armes suivantes : D'azur, à un oranger d'or dans une caisse du même posée sur une terrasse de sable ; au chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles d'or (1696 d'Hozier).

-Pierre IV de Broche de Vaux, seigneur de la Roque et de Miémard, il fut gouverneur pour le prince de Conti, des villes, comtés et baronnies de Pèzenas et de Bagnols, gentilhomme de ce prince et de son altesse sérénissime Marie-Anne de Bourbon, princesse douairière de Conti. Il fut ensuite nommé capitaine de son régiment en date du 20 novembre 1667. Par la suite, il fut appelé à Chantilly, auprès du grand Condé qui lui remit les princes de Conti et de la Roche-sur-Yon, ses neveux afin que "le seigneur de Miémard les instruisit de l'art de la guerre" [réf. nécessaire] Maintenus de noblesse du 10/01/1671 M. de Bezons et 18/02/1700 M. Lamoignon.

-Charles de Broche de Béringuier, arrière-petit-fils de Guillaume, né en 1680, décédé en 1750 et inhumé dans son jardin du château des Barbuts à Saint André de Valborgne après avoir embrassé le protestantisme.

Extrait de l'histoire des églises du désert chez les protestants de France depuis la fin du règne de Louis XIV de Charles-Augustin Coquerel 1841

"...Après cette supplique énergique et touchante, allons citer, avec peu de réflexions, quelques uns des actes de gouvernement, émanés du conseil de Versailles et du comte de Saint-Florentin, dans cette même année 1750 ; nous les avons extraits textuellement des registres des secrétaires d'État. Ces ordres sont encore adressés à l'intendant Lenain, dont nous avons déjà décrit la funeste activité contre les fidèles du désert. Notre première citation montre que le ministre de Louis XV songeait aussi à poursuivre les protestants jusque dans la tombe. Monsieur Lenain, «  Le roi est informé, Monsieur, que le sieur de Broches des Barbuts est mort à Saint-André-de-Val- borgne le mois dernier, dans un attachement opiniâtre à la R. P. R., quoiqu'il eût vécu fort longtemps en catholique, et que sa catholicité même lui eût procuré la succession d'un de ses oncles, décédé chanoine de Nancy. Sa Majesté a aussi été informée que son corps a été transféré à Saint-André, à son château des Barbuts, où il a été enterré dans son jardin, et qu'il a été accompagné d'un grand nombre de bourgeois et paysans, convoqués à cette cérémonie, qui se fit à l'heure du sermon. J'ai reçu ordre de vous écrire pour vérifier plus particulièrement ces faits, et pour voir s'il n'y a pas lieu de faire le procès à la mémoire de ce gentilhomme, qui, durant une indisposition de cinq ans, a constamment refusé d'entendre aucun ecclésiastique ; l'intention de Sa Majesté est aussi que vous vous fassiez rendre compte des personnes qui ont été invitées au convoi, de celles qui y ont pris la plus grande part, et des principales qui y ont assisté, et que vous me marquiez les peines qu'il sera le plus à propos de leur infliger. Vous me ferez plaisir d'accélérer afin que ce mauvais exemple ne fasse point des progrès, qu'il serait ensuite plus difficile de réprimer. » (Dépêches du 26 avril 1750)."


XVIIIe siècle et XIXe siècle

-Mathieu de Broche de Saint André, né le 18 mars 1760, décédé le 27 septembre 1815 à Aulas, chevalier, maire de Saint André de Valborgne élu le 16/12/1792 et président du Conseil cantonal.

Extrait de la revue du midi de 1901

"...Un banquet réunit, le soir de l'adresse, le citoyen Frigoulier, de Sommières, envoyé par le représentant Borie pour présider à l'autodafé, le maire M. de Broche, et les membres du conseil. Pendant Ie repas, Frigoulier, après avoir dépouillé de son enveloppe charnue un os de poulet, le jette dans l'assiette du maire en lui disant en patois, d'un ton méprisant : « Tiens, achève cela ! » M. de Broche, bien que vexé et humilié, eut assez de puissance sur lui-même pour se contenir et répondre à cet affront par un sourire indifférent. Cette anecdote[4] prouve, en mème temps que l'impolitesse de l'envoyé du représentant de la Convention, son mépris affecté pour les nobles. Après cet incident, M. de Broche, sans doute parce qu'il a déplu à Frigoulier, semble ne plus contenter la population : aussi, sans égard pour le certificat de civisme à lui délivré le 4 germinal, on le remplace à la mairie, le 3 prairial, par le citoyen Boudon. L'ex maire est ensuite envoyé à Saint- Hippolyte-du-Fort où on l'emprisonne comme suspect."[5]

-André-François de Broche des Combes, seigneur des Combes, capitaine puis juge militaire, chevalier de Saint Louis né en 1739 à Pont-saint-Esprit, lieutenant dans le régiment de Talaru, par lettre du roi du 19 décembre 1753 et du 1er mars 1756, le seigneur des Combes fît dans ce corps la guerre de 7 ans ; il se trouva au siège de Mahon en 1756, à la retraite d'Unower en 1757, à la bataille de Creuvel et l'affaire de Schonest en 1758 et à la bataille de Minden le 1er août 1759 Il fut si grièvement blessé de plusieurs coups de sabre sur la tête et aux jambes qu'il resta pour mort et fut mis dans les listes des morts des journeaux de ce temps. Puis on le trouve à la bataille de Warbourg en 1760, et à la campagne de Portugal en 1761. Rentré en fin chez lui, il fut nommé officier dans le régiment d'Anduze, par brevet du roi en date du 1er mai 1773, devint capitaine, reçut la croix de Saint Louis en 1785 des mains du marquis de Lespinasse-Langeac. Enfin il fut nommé juge militaire de la 9°division (Ardèche) en septembre 1791. En 1793, il fut arrêté à Nîmes, jeté dans la prison du Fort et n'en sortit que pour porter sa tête sur l'échafaud, condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de cette ville, le 14 thermidor An II (1er août 1794) c'était le dernier jugement 5 jours après la chute de Robespierre mais le retard dans les missives ne lui a pas permis d'être épargné.

-Charles Régis Claire de Broche des Combes, chevalier des Combes fils du précédent, suivit immédiatement les Princes en émigration et reçut le commandement de la légion de Mirabeau. Il se trouva à toutes les campagnes de 1793, fut blessé à la brillante affaire de Berstein où les trois Condé illustrèrent de leur sang la noble cause qu'ils défendaient, il succomba à l'ambulance et fut inhumé au cimetière de Waldmessingen dans la forêt noire le 25 janvier 1794.

-Pierre-Charles-Louis-Victor de Broche-Vallongue, sous officier dans le 9° régiment de ligne en 1805, décoré de la croix de la Légion d'honneur sur le champ de bataille de Wagram le 4 juillet 1809 ; blessé sur le Tyrol puis grièvement par les russes à Smolensk, promu capitaine au 84° de ligne, enfin tué dans la campagne de Russie en 1812. Il sera désigné comme un des 4 sous-officiers pour assister au sacre de Napoleon[6][7].

-Joseph Charles Régis de Broche des Combes, seigneur des Combes, frère du précédent, né en 1767, capitaine d'infanterie puis juge de paix du canton de Remoulins (1824), chevalier de Saint Louis le 31/10/1815, marié le 9 août 1795 à Saint Paul trois châteaux (Drôme), avec Rose-Constance de Benoit. Sous-lieutenant au bataillon de garnison du Languedoc dès l'âge de 13 ans, puis lieutenant au régiment de Beauce. Il s'embarque pour la Martinique sous les ordres du lieutenant général comte de Behague. Le 17 juillet 1791, il revient en France, il rejoint l'armée des Princes dans l'électorat de Trêves où il sert, dans la compagnie de Beauce, sous le commandement du duc de Bourbon. Rentré après thermidor, rallié à l'Empereur, membre du collège électoral en 1811. Mais en 1815, il combat dans la Drôme comme commandant d'une compagnie que lui donne le général de Barre sous l'autorité d'Henri de Bernis ; à la fin de la même année, le général comte de Vogüé l'envoie comme capitaine dans les Cévennes, où le général Bianchi vient de réprimer une émeute des autrichiens. En récompense de ses services il reçoit la croix de chevalier de Saint Louis.

Alliances

Les principales alliances de la famille de Broche sont[2] : 1552 de Calvière, 1656 de Ginestous, 1674 de Trémolet, 1790 de Quatrefages, Martin, 1816 d'Albert des Essarts, 1636 d'André, 1667de Barruel, 1657 de Bellegarde, 1795 de Benoît,1443 de Budos, 1772 de Calameau, de Canal, 1437 de Chalons, 1643 et 1677 de Chansiergues, 1658 de Chazelles, 1421 de Clerc, 1379 de Convert, 1686 de Cornet, 1625 de Beauvoir du Roure, de Guillaumont, de Magnin-Valerian, 1651 de Panisse, 1369 de Peyre, 1655 de Piolenc, 1691 de Plantin de Villeprerdrix, 1687 de Prat, 1345 de Prie, de Restaurand, 1607 de Ripert, de Roch, de Sorbier d'Isnard, de Vanel de lisleroy, 1535 de Vaux, 1595 de Vèze, 1369 de Villaine, etc.

Armes

  • de Broche : D'azur à un oranger d'or planté dans une caisse de même posée sur une terrasse de sable ; au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d'or (d'après l'armorial général de 1696)[2] Alias D'azur à un chevron d'or accompagné en chef de deux étoiles de même et en pointe d'un lion de sinople ; au chef cousu de sable chargé d'un croissant d'argent (d'après la France protestante de Haag)[2]

Référence.png Notes et références

  1. Mémoire historique et généalogique de la maison de Brosse (alias de Broche).
  2. 2,0, 2,1, 2,2, 2,3 et 2,4 Broche de Saint-André, de Méjanes, des Combes, etc. (de).
  3. Saint-André de Valborgne.
  4. Je la tiens de feu M. Adolphe Chabbal, de son vivant, propriétaire et licencié en droit, à Saint-André-de-Valborgne, dont le propre grand'père avait été témoin de la chose. Les sans-culottes du pays composent à cette occasion une chanson dont le refrain : « De Broche, ton temps s'approche ! obtient un vif succès. De Broche n'est pourtant pas exécuté, mais, au contraire, rendu à Ia liberté, vers le 30 vendémiaire, an III, à la suite d'une pétition, adressée par la société populaire de Saint André aux représentants du peuple.
  5. Archives communales de Saint-André-de-Valborgne. Reg. des délibérations communales, série D, tome VIII.
  6. Pierre de Broche-Vallongue.
  7. Pierre-Charles-Louis-Victor de Broche-Vallongue sur le site Geneanet.

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Grands notables du Ier Empire, éditions du CNRS, page 15
  • Catalogue de la noblesse française, Régis Valette, 1989, catalogue provincial, Languedoc, Louis XVI, p 311
  • Les préfets de Gambetta, Vincent Wright p 267 et 269
  • 9° brigade d'infanterie de ligne 1803-1805, Mémoire des hommes, page 252
  • Testaments et documents familiaux (procès Ile de la Brosse, lettres de Victor de Broche Vallongue...)

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