Famille de Bornier

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La famille de Bornier est une famille de la noblesse française qui s'est éteinte le 28 janvier 1901 avec l'académicien Henri de Bornier[1].

Origines

La famille de Bornier était originaire du Languedoc (ville de Montpellier dans le département de l'Hérault).

Noblesse

La famille de Bornier a été anoblie par charge de conseiller en la Cour des comptes de Montpellier le 15 novembre 1589.

Louis de La Roque écrit au sujet de cette famille : « Cette famille, une des plus anciennes parmi les familles de robe de la province de Languedoc, a produit, depuis la fin du XVIII° siècle, des officiers distingués et huit chevaliers de Saint-Louis. Philippe de Bornier, né à Montpellier en 1634 et mort en 1711, conseiller du roi et lieutenant principal au siège présidial de cette ville, fut un des commissaires nommés par M de Bezons pour être rapporteur dans les jugements de noblesse du diocèse de Béziers, Carcassonne et Saint Pons, lors de la vérification. C'est peut-être à cette circonstance qu'il dut l'exemption de justifier de sa noblesse. Il fut choisi par le roi pour présider aux assemblées synodales qui se tenaient en Languedoc jusqu'à la révocation de l'édit de Nantes. Il publia plusieurs livres de jurisprudence qui sont restés classiques jusqu'au milieu du dernier siècle. La Conférence des Ordonnances de Louis XIV eut six éditions du vivant de l'auteur. Son fils aîné, Philippe, était établi en Prusse en 1715 ; N..., son fils puîné, fut président du sénéchal et lieutenant général criminel à Montpellier 1725. »[2]

Possessions

Teillan, Héran (vicomté), Ribalte, Saint-Jean de Nozé, etc.

Généalogie

  • Philippe de Bornier, il épouse Marguerite de Farges, il est d'abord conseiller à la Cour des comptes de Montpellier puis président à la même Cour en 1589 fonction qui lui donne la noblesse, le couple a pour enfant :
  • Louis de Bornier, écuyer, seigneur de Teillan, conseiller à la Cour des comptes de Montpellier, conseiller d'État en 1646, vicomte d'Héran par lettres de 1646, marié en 1627 à Isabeau de Moynier, dont il eut trois fils qui furent maintenus dans leur noblesse le 24 septembre 1668[3] :
    • Pierre, seigneur de Teillan, vicomte d'Héran, capitaine au régiment de Calvisson, il a une fille unique qui épouse en 1695 Théophile de Montolieu
    • Jean, qui suit
    • Charles-René
  • Jean de Bornier, seigneur de Ribalte, il épouse en 1682 Marie de Bonafous, dont trois fils officiers de mérite et chevalier de Saint-Louis
  • Jean de Bornier (plus jeune fils de Jean de Bornier qui précède), seigneur de Ribalte et de Saint-Jean de Nozé, il épouse en 1741 Madeleine Paradis, dont :
    • Étienne-Charles de Bornier de Ribalte, capitaine au régiment de Beaujolais, lieutenant des maréchaux de France, chevalier de Saint-Louis, prend part en 1789 aux assemblées de la noblesse tenues à Montpellier
    • Louis-Charles de Bornier de Ribalte, capitaine commandant au régiment de Beaujolais, chevalier de Saint-Louis, prend part en 1789 aux assemblées de la noblesse tenues à Montpellier, il épouse mademoiselle de Trotignon, pour enfants :
      • Étienne-Frédéric de Bornier de Ribalte, chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'honneur, il épouse en 1826 mademoiselle de Barbeyrac de Saint-Maurice, sans enfant
      • Eugène-Simon de Bornier, il épouse mademoiselle du Ranc de Vibrac, pour enfant :
        • Henri de Bornier (1825 † 1901), poète et académicien, il épouse mademoiselle Gouilly dont il aura Ernestine de Bornier qui épousera en 1884 Eugène Magnan[4] (famille du maréchal Magnan). Henri de Bornier fut le dernier membre de sa famille en ligne masculine.

Autre branche

  • Philippe de Bornier, né en 1634, jurisconsulte, auteur de la Conférence des ordonnances de Louis XIV, l'un des commissaires rapporteurs pour les preuves de noblesse lors des grandes recherches du règne de Louis XIV pour des diocèses de Béziers, Carcassonne, Saint-Pons. Philippe de Bornier aura plusieurs fils dont l'aîné prénommé Philippe comme son père s'établira en Prusse et le fils puîné qui en 1725 était président du sénéchal et lieutenant-général criminel à Montpellier

Alliances

Les principales alliances de la famille de Bornier sont : XVIe siècle de Farges, 1627 de Moynier, 1653 de Cadolle, 1693 de Vedel, 1826 et 1863 de Barbeyrac de Saint-Maurice, du Ranc de Vibrac, 1884 Magnan, etc.

Personnalités

  • Henri de Bornier (1825-1901), auteur dramatique, poète, romancier et critique théâtral français, membre de l'Académie française en 1893

Armes, titres

  • de Bornier : D'azur, à une borne d'argent posée sur une terrasse de sable et accostée de deux épis d'or au chef cousu de gueules, chargé d'un soleil d'or accosté de deux étoiles du même[1]
  • Titre de noblesse : vicomte d'Héran (date d'érection et d'enregistrement 1646, 1656, 1659), titre éteint à la deuxième génération

Souvenirs de la famille de Bornier

  • Rue Henri-de-Bornier

Le patronyme de la famille de Bornier relevé par la famille Magnan

Par décret du 11 mai 1919, la famille Magnan (non noble) a été autorisée à changer son nom en Magnan de Bornier[1][5].

Référence.png Notes et références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 É. de Séréville, F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975, page 204.
  2. Louis de La Roque, Armorial de la noblesse de Languedoc généralité de Montpellier, Volume 1, Seguin, 1860, page 93..
  3. Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, tome 2, page 192.
  4. Eugène Magnan sera autorisé à relever le nom de la famille de Bornier.
  5. Pierre Marie Dioudonnat, Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence, Volumes 1 à 2, Sedopols, 1994, page 463.

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 5, pages 351 à 352 Bornier (de)
  • Heraldica par Prosper Falgairolle en 1922 [1]
  • Il y a d'autres membres de la famille de Bornier qui ont laissé des traces : les deux Philippe de Bornier, présents dans le dictionnaire de Louis Moréri ; cf. aussi l’Histoire de la ville de Montpellier de Charles d'Aigrefeuille, t. II, p. 373. Il est souvent question des Bornier à propos du château de Teillan et de la collection lapidaire qui y avait été réunie par Simon de Bornier. L'ouvrage de Nancy Stewart, La vie et l'œuvre d'Henri de Bornier (1935), fait l'histoire de la famille dans les premières pages.