Famille d'Argent

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La famille d'Argent de Deux-Fontaines, maintenue noble en 1641 et 1775 est une famille subsistante de la noblesse française.

La filiation prouvée de cette famille remonte au XVIe siècle en Champagne.

Histoire

Les sources ne sont pas consensuelles sur l'origine de cette famille qui serait originaire soit du Hainaut[1] soit de Champagne[2][3]. Nous remarquons toutefois que la généalogie prouvée ne débute qu'en Champagne.

Gustave Chaix d'Est-Ange écrit que cette famille est mentionnée depuis le milieu du XVIe siècle et que dans les Dossiers bleus au Cabinet des titres elle est enregistrée sous le patronyme Dargent. Il indique également qu'une branche passée sous silence par certains travaux, subsista à Vesoul en Franche-Comté jusque sous Louis XIV sous le nom Argent sans particule. Elle occupait des emplois de robe avec la qualification de bourgeois de la ville[4][5][6].

D'après les Dossiers bleus, le Nouveau d'Hozier et le Nobiliaire de Franche-Comté, la filiation de cette famille remonte à Louis d'Argent, écuyer, seigneur de Deux-Fontaines au diocèse de Reims, qui vers le milieu du XVIe siècle résidait à Vesoul avec son épouse Élisabeth de Serpes, et qui assista le 10 avril 1566 au baptême de son fils François[7].

D’après l'Armorial de la noblesse de France (1855) de Frédéric Combes d’Auriac, François d'Argent, baptisé en 1566, aurait été le fils d'un autre François d'Argent, seigneur de Deux-Fontaines, né à Fourmies (Nord) en 1506, marié à Anne du Tronchois et le petit-fils d'un Louis d'Argent, seigneur de Deux-Fontaines et en partie de Fréty, en Hainaut, marié à Élisabeth de Serpes, qui vendit, le 10 juin 1496, les droits qu'il avait sur la seigneurie de Fréty[7].

Roger de Lurion dans le Nobiliaire de Franche-Comté (1890) écrit que Louis d'Argent, seigneur de Deux-Fontaines en Champagne, vivait à Vesoul « avant 1550 avec sa femme Élisabeth de Serpes »[6].

Albert Révérend dans Les familles titrées et anoblies au XIXe siècle (1901) écrit que la famille d'Argent établit sa filiation depuis Louis d'Argent, seigneur de Deux-Fontaines, marié à Élisabeth de Serpes et vivant en 1566[1].

Noblesse

Roger de Lurion dans le Nobiliaire de Franche-Comté (1890) écrit sur cette famille : « Il est peu probable qu'elle fut noble de nom et d'armes, mais elle jouit toujours du rang et des privilèges de la noblesse. »[6].

Gustave Chaix d'Est-Ange indique : « Bien que la situation nobiliaire de la famille d'Argent n'ait jamais été contestée, on ne voit pas que ses représentants aient fait reconnaitre leur noblesse lors des diverses recherches ordonnées par Louis XIV. »[8].

  • Arnould d'Argent, seigneur de Deux-Fontaines, capitaine d'une compagnie d'infanterie fut maintenu noble le 4 avril 1641 par jugement de M. Bretel de Gremonville, intendant de Champagne[8].
  • La famille d'Argent fut maintenue dans sa noblesse le 18 août 1775 par arrêt de Cour des Aides[8].

Louis Pierre d'Hozier dans son Armorial General de la France (1738) précise que Charles Antoine d'Argent, écuyer, seigneur de Deux-Fontaines, mousquetaire du roi « a justifié sa noblesse depuis Louis d'Argent, son trisaïeul, seigneur de Deux-Fontaines, vivant avec Elisabeth de Serpes, sa femme, avant l'an 1566. » [9].

Armes

  • N. Argent, bourgeois de la ville de Vesoul, eut son blason enregistré en 1696 à l'Armorial général avec les armes : d'argent à une fasce de gueules chargée de trois besants d'argent[4].
  • d'Azur au lion d'argent, au chef d'or chargé de trois étoiles de gueules, par règlement d'armoiries du 28 janvier 1826[1].

Titres

  • Baron par lettres patentes du roi Charles X en date du 28 janvier 1826 en faveur de Charles Marie d'Argent de Deux-Fontaines (1789-1852)[4][10] avec institution de majorat sur la terre et le château de Bouville apportés en dot par son épouse Angélique-Charlotte Celier de Bouville[11], majorat qui fut dissous par ordonnance du 14 avril 1839[12].

Personnalités familiales

  • Charles Marie d'Argent de Deux-Fontaines dit le marquis d'Argent de Deux-Fontaines[13] [10] (1789-1852), conseiller général d'Eure-et-Loir en 1845, député d'Eure-et-Loir du 29 février 1852 au 8 octobre 1852.

Alliances

Les alliances de la filiation certaine de la famille d'Argent sont : de Serpes (avant 1550), Chedet (1733), de Chazelle (1772), de Proizy d'Eppe, de Belchamps (1777), Cellier de Bouville, Deherain (1846), Loiseau de Lavesvre (1873), etc.

Référence.png Notes et références

  1. 1,0 1,1 et 1,2 Albert Révérend, Les familles titrées et anoblies au XIXe siècle : titres, anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830, tome 1, 1901, page 54.
  2. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, Robert Laffont, 2007, page 31.
  3. Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome , 1939, page 225 : notice sur la famille d'Argent de Deux-Fontaines.
  4. 4,0 4,1 et 4,2 Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome XII, 1913, page 420.
  5. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome I, 1903, page 305.
  6. 6,0 6,1 et 6,2 [Roger de Lurion, Nobiliaire de Franche-Comté, 1890, page 24.
  7. 7,0 et 7,1 Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome XII, 1913, page 418.
  8. 8,0 8,1 et 8,2 Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome XII, 1913, page 418.
  9. Louis Pierre d'Hozier,Armorial General de la France, 1738, volume 1er, page 26.
  10. 10,0 et 10,1 Charondas, A quel titre ?, volume 36, 1970.
  11. Bulletin des lois du Royaume de France, 1826, page 98.
  12. Bulletin des lois de la République française, Numéros 408 à 438, 1839, page 517.
  13. Albert Révérend, Jean Tulard, Anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830, H. Champion, 1974, page 55.

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie