Famille Stackler

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La famille Stackler est originaire du Tyrol.

Bibliographie ou Sources à compléter

Histoire

Une très ancienne famille du Tyrol dont les formes primitives du nom sont, indistinctement, orthographiées : STACKHLER / STÄKKELER / STAGGLER / STACKL / STÖCKL. L'étymologie de ce surnom provient du vieil haut-allemand stachilla, c'est-à-dire : zugespitzter Stab / bâton dont l'une des extrémités est taillée en pointe. En dialecte tyrolien, il est appelé le Stackl.

A very old family from Tyrol whose name was originally spelt phonetically : STACKHLER / STÄKKELER / STAGGLER / STACKL / STÖCKL. The etymology of this last name comes from the old High German stachilla, i.e. : zugespitzter Stab / sharpened stick. In Tyrolian dialect, it is called a Stackl.

Origines

Le premier cité, autour de 1190, est Enricus Stokelinus, à Bozen / Bolzano, localité toute proche Meran / Merano, établie sur le versant italien du Col du Brenner et alors capitale du Tyrol. Puis, le second cité, en 1266, est Herr Stokelinus de Materei - aujourd'hui Matrei-am-Brenner - sur le versant tyrolien de ce même col, la vallée de Wipp. D'autres suivent : Wernher Staechel en 1307, Peter des Staechellers / Stagglers en 1369, Hans Stakeler / Stäkkeler en 1401 ... dans la vallée du Stubai, importante vallée glaciaire aux versants réguliers tapissés de mélèzes, affluente de celle de Wipp.

En 1432, à la demande de Frédéric IV de Habsbourg dit "à la bourse plate", est achevé le premier Recensement des habitants de la vallée du Stubai, dans lequel figure la famille Stackler. Un second recensement intervient en 1775, sous le règne de l'impératrice Marie Thérèse de Habsbourg, mentionnant toujours les Stackler qui se perpétuent de nos jours, dans cette même vallée et ses alentours.

The first documented Stackler is Enricus Stokelinus' who lived c.1190 in Bozen / Bolzano, a locality close to Meran / Merano, on the Italian side of the Brenner pass, and then capital of Tyrol. In 1266, another Stackler is mentioned : Herr Stokelinus of Materei – now Matrei-am-Brenner – on the Tyrolian side of that same mountain, namely in the Wipp valley. Other documented members of the Stackler family include: Wernher Staechel in 1307, Peter des Staechellers / Stagglers in 1369, Hans Stakeler / Stäkkeler in 1401 ... in the Stubai valley, a large glacial valley whose slopes are covered with larch trees and that is tributary to the one of Wipp. In 1432, Frederick IV of Habsbourg ordered the first census of the inhabitants of the Stubai valley, in which the Stackler family is mentioned. A second census occurred in 1775, under the reign of empress Maria Theresa of Habsbourg, in which the Stackler family is still listed. Some of them still live in that very valley nowadays.

Lieux éponymes

La Charte de Meinhard II, comte de Görtz Tyrol (1258+1295) mentionne, dès 1288, le Schwaighof ze Stekkel, importante cour fermière d'élevage de bétail, construite à près de 1.600 mètres d'altitude dans cette même vallée du Stubai. Il n'en reste aujourd'hui qu'un important alpage, le Stöcklenalm, attesté depuis 1765.

Une autre édification, sans doute postérieure, située en aval à environ 1.200 mètres d'altitude, le Stacklerhof, est divisée en Oberen- et Unteren-Stacklerhof, vers l'an 1600. L'augmentation du nombre des habitants de cet ensemble conduit à un morcellement supplémentaire en 1627. En ce début de XXI ème siècle, ce lieu est un hameau appelé Stackler où s'élèvent une douzaine de maisons et un hôtel, à l'enseigne du Stacklerhof. Ce hameau fait partie de la commune de Neustift-im-Stubaital, la seconde commune la plus importante du Tyrol en termes de superficie, distante de 25 kilomètres d'Innsbruck, capitale de la province.

The charter of Meinhard II, Earl of Görtz Tyrol (1258+1295) mentions, as of 1288, the Schwaighof ze Stekkel, a big cattling farm in that same Stubai valley at an altitude of c.1600m. A big mountain hut remains there nowadays : the Stöcklenalm, that was already documented in 1765. Another building, the Stacklerhof, was probably edificated later : it is located downstream (c.1200m) and was divided into Oberen- and Unteren-Stacklerhof c.1600. The rising number of its inhabitants eventually led to a parcelling out in 1627. There are now a dozen houses and a hotel called « Stacklerhof ». This hamlet is part of the « Neustift-im-Stubaital » entity, which is the second largest municipality of Tyrol in area and is located 25km away from Innsbruck, the province’s capital.

Dans les pays antérieurs autrichiens

De sinople au lion d'or lampassé de gueules

Le premier dont la mention subsiste à ce jour dans les actes alsaciens est Heinrich Stackhler. Il est Prévôt de Battenheim. L'appartenance du village de Battenheim aux Habsbourg est rappelée dans ses armoiries : "de gueules à la fasce d'argent (qui est Autriche), au fer de cheval d'or brochant sur le tout". Sous les lys, l'Armorial Général de France les enregistrera ainsi modifiées : "d'argent à un fer de cheval de sable". Henri meurt le 21 janvier 1646 à Ensisheim, capitale des Pays antérieurs autrichiens. Sa descendance, toujours représentée, conserve la charge de Prévôt de Battenheim jusqu'à la Révolution de 1789 et reste, longtemps, essentiellement implantée aux environs de ce village.

Elle est archétypique, dans un temps situé entre le Traité de Westphalie et la fin des institutions de l'Ancien Régime, d'un milieu social alsacien dont les alliances successives forment un groupe homogène se transmettant, de père en fils ou d'oncle à neveu, les fonctions locales de pouvoir et de justice. Au XIXème et au XXème siècle, de nombreux descendants assument cette hérédité en exerçant des fonctions édilitaires.

The oldest Stackler whose name has been substantiated in Alsacian deeds that are still available to consult is Heinrich Stackhler, Provost of Battenheim. The fact that this latter village belonged to the Habsbourg family was obvious in its coat of arms, which embedded the Habsburgs’ one. Later on, when the Alsace became part of the French kingdom, that Austrian reference was removed and a slightly modified version of the village’s coat of arms was registered under the Armorial Général de France. Henri died on January 21st 1646 in Ensisheim, which was then the capital of Further Austria. His descent, that is still represented, settled in the area and kept his office of Provost of Battenheim until the French revolution in 1789. This family is a very good example of an Alsacian circle whose successive alliances enabled it to constitute a rather homogeneous social group that kept on carrying local offices of power and justice (that were inherited from father to son or from uncle to nephew), in a time situated between the Westphalia Treaty and the eventual collapse of the French old regime.

Généalogie

La lignée des prévôts de Battenheim

Henri laisse deux fils survivants / had two surviving sons:

  1. Samuel, Prévôt de / Provost of Battenheim,
  2. Michel.

Parmi les enfants de Michel, Madlen épouse, vers 1670, Jean Conrad Hoffmann, Prévôt de Rumerheim-le-Haut. Dans leur descendance, signalons: Victor Schoelcher (1804 + 1893, inhumé au Panthéon, à Paris en 1949). Sous-Secrétaire d'Etat au Ministère de la Marine du gouvernement provisoire de la République, il présente, le 27-4-1848, le décret portant abolition de l'esclavage dans les colonies françaises.

Among Michel’s children, Madlen married Jean Conrad Hoffmann, Provost of Rumerheim-le-Haut c.1670. In their progeny, Victor Schoelcher (1804 + 1893, and later interred in the Panthéon, in Paris in 1949) is to be mentioned in particular : he worked in the French government of his time and introduced the decree that abolished slavery in French colonies on April 27th 1848.


Parmi les petits-enfants de Michel : Christophe III a notamment deux enfants : Among Michel’s grandsons, Christophe III had notably two children ;

  1. Jean Michel, Garde général de la forêt royale de la Harth, de la Maîtrise des Eaux et Forêts d'Ensisheim, qui épouse, en 1732, Marie Anne Reymann, fille du Prévôt de Munchhouse. (He had a royal charge and married the daughter of the Provost of Munchhouse in 1732.)
  2. Anne Marie qui épouse, en 1720 à Feldkirch, Richard Pfulb (°1682 +1761). Elle meurt en 1734. Sa pierre tombale est toujours conservée au cimetière de Feldkirch. (Cf. Thiébaut Walter - Alsatia superior sepulta) Sa fille Marguerite P. épouse, en 1742 à Feldkirch, son cousin issu de germain François André Ernst, Prévôt de Feldkirch. (She married in 1720, died in 1734 and her daughter married her cousin who was Provost of Feldkirch.)

Né vers 1615, Samuel épouse Elisabeth Schrott / Schrotter-in, fille de Jacques, Prévôt de Wittenheim. Succédant à son père comme Prévôt de Battenheim, il apparaît, dès 1659 comme un personnage important, souvent sollicité pour être parrain lors de baptêmes ou témoin lors de mariages. En juillet 1662, il figure dans une correspondance échangée entre Mulhouse et Battenheim au sujet du moulin de Modenheim, tenu par Jean Ulrich Reinhard (Cf. Archives de la Ville de Mulhouse). Sa succession est réalisée entre ses cinq enfants survivants :

  1. Anne Marie qui épouse Jean Ottmar Brodhag, Prévôt d'Ottmarsheim
  2. Christophe, Prévôt de Battenheim
  3. Barthélemy, Conseiller de Battenheim
  4. Jean Henri
  5. Marie Christine qui épouse Jean François Rossé, Prévôt de Zillisheim.


Born in 1615, Samuel married Elisabeth Schrott / Schrotter-in, daughter of Jacques, Provost of Wittenheim. Samuel succeeded his father as Provost of Battenheim. He seemed to be a local figure of his time and, as of 1659, he is often mentioned as godfather or best man in local registers. In July 1662, his name also appears in some letters that were exchanged between Mulhouse and Battenheim about the mill of Modenheim, which was then ran by Jean Ulrich Reinhard (see archives of Mulhouse city). His inheritance was divided between his 5 surviving children :

  1. Anne Marie who married Jean Ottmar Brodhag, Provost of Ottmarsheim
  2. Christophe, Provost of Battenheim
  3. Barthélemy, member of the Council of Battenheim
  4. Jean Henri
  5. Marie Christine who married Jean François Rossé, Provost of Zillisheim.


En sa qualité d'aîné, Christophe, qui possède alors la charge de Lieutenant des Chasses du Roi, fait enregistrer en 1697 les armes de sa famille : " De sinople au lion d'or lampassé de gueules " dans l'Armorial Général de France dressé par Charles d'Hozier sur l'ordre du roi Louis XIV. Le document original attestant l'enregistrement du blason est toujours conservé dans les archives familiales. Son nom est orthographié Stacker dans ce manuscrit qui est l'armorial français le plus ancien traitant de la Province d'Alsace. De telles erreurs de transcription par l'administration française des noms germaniques y sont, d'ailleurs, si nombreuses qu'elles feront l'objet d'un ouvrage rectificatif, publié au XIXème siècle.

As the eldest child, Christophe, then holder of a royal forest warden office, registered his family coat of arms in 1697 in the first ever nation-wide effort to record all French coats of arms, "id est" in the Armorial Général de France that was compiled by Charles d'Hozier upon Louis XIV's request. The original document that was given to Christophe at the time of the recording is still conservated in family archives. His name was spelt Stacker in this manuscript that is the oldest compilation of Alsacian coat of arms. Such mistaken transcriptions of Germanic names by the French administration were so common that a corrective version was published in the 19th century.

Extrait de l'armorial d'Hozier


Succédant à son père, en 1698, comme Prévôt de Battenheim, Christophe figure, en 1700, avec son frère Barthélemy, parmi les créanciers des frères Jacques et Michel Mensch, de Ruelisheim dont la dette contractée, afin d'acquérir une ferme à Ruelisheim, s'élève à plus de 2.000 livres bâloises. (Cf. BERGHA 66). En 1702, il représente la communauté villageoise lors de la rédaction d'un bail emphytéotique portant sur un pré situé près du moulin de Battenheim dont le locataire est le meunier Georges Dietsch (Cf. BERGHA 50). A Battenheim, il possède plusieurs propriétés dont celle qu'il habite : "zuem Leüwen". A Rixheim, une autre propriété lui appartient également, avec maison d'habitation, grange, pressoir, jardin et dépendances, ainsi qu'une maison "située au milieu de la ville d'Ensisheim". Christophe meurt le 25 octobre 1708, à Rixheim. Il laisse cinq enfants de son premier mariage avec Veronica Ebel / Ebelin, fille de Jean, Prévôt de Hirtzfelden, parmi lesquels :

In 1698 Christophe took over from his father as Provost of Battenheim. His brother Barthélémy and he are mentioned among the creditors of the Jacques and Michel Mensch brothers, from Ruelisheim, who went into debt in order to acquire a farm in their home village (see BERHGA 66). In 1702, Christophe represented the villagers’ community concerning an emphyteutic lease on a plot of land located near the Battenheim mill, whose tenant was the miller, Georges Dietsch (see BERGHA 50). In Battenheim, Christophe did own several properties, including his home, zuem Leüwen. He owned another property in Rixheim, complete with a house, a barn, a press, a garden and some outhouses, as well as a house in the middle of Ensisheim. Christophe died on October 25th, 1708, in Rixheim. He left five children from his initial wedding with Veronica Ebel / Ebelin, daughter of Jean, Provost of Hirtzfelden, notably:


  1. Christophe II qui, succédant à son père, en 1708, comme Prévôt de Battenheim, habite également la propriété "zuem Lewen", avec son épouse Marie Barbara Schoof, fille du Bailli de Rixheim et belle-sœur du Prévôt de Rumersheim (Christophe II took over from his father as Provost of Battenheim and inhabited zuem Lewen in turn, with his wife Maria Barbara Schoof, daughter of the Bailiff of Rixheim and sister in law of the Provost of Rumersheim).
  2. Imier, ainsi prénommé en l'honneur du saint auquel l'église de Battenheim est dédiée, ordonné prêtre en 1710, curé de Bergholtz, Oderen et Hésingue où il décède en 1746 (Imier, who was called after the patron of the church of Battenheim and who was ordained a priest in 1710. He was the vicar of Bergholtz, Oderen and 'Hesingue, where he died in 1746). (Cf./See Kammerer, Répertoire du Clergé d'Alsace)
  3. Anne Marie qui épouse François Hertzog, Prévôt de Bartenheim (Anne-Marie, who married François Hertzog, Provost of Bartenheim).

Christophe eut également cinq autres enfants de son second mariage avec Anne Marie Abbt-in, sœur de Jean-Baptiste Abbt-in, Prévôt et Juge d'Ensisheim, Conseiller du Roi, Greffier de Habsheim et du Baillage de Landser, marié à Anne Marie Weissrock - elle-même fille du Prévôt d'Ensisheim, et alliée à la famille, de robe, de Schwilgué - dont : Christophe also had five other children from his second wedding with Anne Marie Abbt-in, sister of 'Jean-Baptiste Abbt-in, Provost and Judge of Ensisheim, Advisor of the King, Court clerk of Habsheim and of the Landser Bailiwick. (That Jean-Baptiste was married to Anne Marie Weissrock, who was herself the daughter of the Provost of Ensisheim and a cousin of the judiciary nobility family de Schwilgué.) Among those children are to be found :

  1. François Antoine, Jésuite depuis 1712, et Procureur au Collège des Jésuites, à Strasbourg, en 1743 ( François Antoine, a Jesuit).
  2. Marie Anne qui épouse Jean-Jacques de Brobèque, issu d'une famille de robe de Turckheim ( Marie Anne, who married Jean-Jacques de Brobèque, who was from the judiciary nobility of Turckheim ).
  3. François Joseph qui succède à son frère, en 1732, comme Prévôt de Battenheim ( François Joseph, who took over from his brother in 1732 as Provost of Battenheim ).

L'une de ses filles, Marie Anne, épouse Béat-Jacob Muller, Prévôt de Bartenheim. One of his daughter, Marie Anne, married Béat-Jacob Muller, Provost of Bartenheim .

Barthélemy épouse Marie Salomé Burner-in, fille et petite-fille du Prévôt de Flachslanden. Parmi leurs enfants survivants :

Barthélemy married Marie Salomé Burner-in, daughter and grand-daughter of the Provost of Flachslanden. Among their surviving children :

  1. François Antoine II, né en 1696, ordonné prêtre en 1720, chapelain de Steinbrunn-le-haut, curé de Hegenheim y décède en 1730 ( François Antoine II, born in 1696, ordained a priest in 1720, chaplain of Steinbrunnn-le-haut, vicar of Hegenheim, where he died in 1730 ). (Cf. / See Kammerer, opus cit. )


A cette époque, la branche puînée, fondée par Barthélemy, devient l'aînée subsistante. Elle le demeure aujourd'hui. Around that time, the cadet branch (from Barthélémy onwards), became the oldest subsisting. It is still the case nowadays.

A la génération suivante, on trouve les trois frères / At the next generation, there were three brothers :

  1. Jean Imier, Prévôt de / Provost of Balschwiller.
  2. Jean Henri III, Prévôt de / Provost of Battenheim
  3. François Antoine III, Prévôt de / Provost of Meyenheim

Jean Henri III, Prévôt de Battenheim, épouse sa cousine issue de germain, fille du Prévôt d'Ottmarsheim et d'Anne Catherine Ebel-in, petite-fille, nièce et sœur des Prévôts d'Hirtzfelden ( Jean Henri III, Provost of Battenheim, married his first cousin, the daughter of the Provost of Ottmarsheim and of Anne Catherine Ebel-in ; she was also the granddaughter, niece and sister of the Provosts of Hirtzfelden ).

Dont / Of which  :

  1. Jean-Baptiste, auteur du rameau aîné dit de Benfeld, va s'installer en Basse Alsace, à Benfeld, comme Maître des Postes de Benfeld.

Exploitant en même temps un grand train de culture, Jean-Baptiste est une personnalité locale et l'un des plus gros propriétaires fonciers de l'arrondissement. Il est également directeur du dépôt de tabac de Benfeld ( Jean-Baptiste, originator of the older branch called the Benfeld branch, settled in Lower Alsace, in 'Benfeld. He was an important landowner and a local figure ; he was in charge of the village’s postal relay and of its tobacco deposit.). (Cf. / See Nouveau Dictionnaire de Biographie Alsacienne)

Dont / Of which:

  1. François Xavier est l'auteur du rameau puîné dit de Battenheim. Adjoint puis, succédant à son père comme dernier Prévôt de Battenheim, il est également Maître des Postes de Battenheim. Il devient Maire de Battenheim, après la suppression de cette charge lors de la Révolution. Son épouse Marie Anne Heinrich de Wettolsheim est la sœur de Jean Jacques Heinrich, Dominicain, déporté durant la Révolution, et de Marie Félicité Rose Heinrich, Dominicaine au couvent d'Unterlinden à Colmar, expulsée en 1792. ( François Xavier started the cadet branch, called the Battenheim branch. He took over from his father as Provost of Battenheim. He became the Mayor of Battenheim after the Provost office was suppressed during the French revolution. His wife Marie Anne Heinrich of Wettolsheim was the sister of Jean Jacques Heinrich, a Dominican who was deported during the French revolution, as well as the sister of Marie Félicité Rose Heinrich, also a Dominican at the convent of Unterlinden in Colmar, who was expelled from France as such in 1792. )

François Antoine III, auteur de la branche cadette dite de Rouen, Prévôt de Meyenheim, Conseiller du Roi et son Procureur en la Prévôté royale d'Ensisheim, épouse Marie Agathe Richard-in, fille du Prévôt de Bollwiller et de Marie Elisabeth Schmidt / Schmidlin dont le portrait de la mère, Elisabeth Meich (°1668 +1750), est présenté au musée d'Unterlinden, à Colmar. ( François Antoine III started the cadet branch called the Rouen branch. He was the Provost of Meyenheim, Advisor of the King and his Prosecutor in the royal provostship of Ensisheim. He married Marie Agathe Richard-in, daughter of the Provost of Bollwiller and of Marie Elisabeth Schmidt / Schmidlin, whose mother’s portrait is exposed in the Unterlinden museum in Colmar. )

Il laisse trois enfants survivants / He left three surviving children :

  1. Marie Anne Rosine épouse de Louis Vaillant, Conseiller Secrétaire du Roi, Maison et Couronne de France de la Chancellerie établie près le Conseil Souverain d'Alsace et Procureur fiscal du Val d'Orbay. ( Maria Anne Rosine, spouse of Louis Vaillant, an advisor of the King who notably held a prestigious position at the Sovereign Council of Alsace. )
  1. François Antoine IV, qui fréquente le Collège royal de Colmar avant d'entrer au Séminaire de Porrentruy (Jura suisse). Ordonné prêtre, il est nommé Chapelain de Saint Wolfgang, à Orschwihr, puis curé de Neuve-Eglise, dans le Val de Villé. En 1791, il refuse de prêter le serment constitutionnel. En 1793, il émigre à Vitznau, dans le canton suisse de Lucerne. Le 24-12-1795, il rentre dans sa paroisse. Dénoncé au Directoire de Strasbourg, ce dernier décide de l'arrêter. Transféré à Strasbourg, cité devant le Tribunal criminel du Bas-Rhin, il refuse de renier sa foi : son arrêt de mort est prononcé. Le 3-2-1796, il est guillotiné sur l'échafaud dressé Place d'Armes (aujourd’hui Place Kléber dans le plan actuel de Strasbourg). ( François Antoine IV who attended the royal school of Colmar before entering the Porrentruy seminary (Swiss Jura). He was ordained a priest and named chaplain of Saint-Wolfgang in Orschwihr, then vicar of Neuve-Eglise in the 'Val de Villé. In 1791, he refused to take the constitutional oath. In 1793, he emigrated in Vitznau , in the Swiss canton/administrative district of Lucerne. On the eve of Christmas 1795, he returned to his parish. He was denounced to the revolutionary council of Strasbourg, which decided to arrest him. He was then transfered to Strasbourg as a criminal but he refused to recant his Christian faith. Hence he was guillotined on February 3rd, 1796 in the Place d’Armes, that is now called Place Kléber in Strasbourg. ) (Cf. / See N.D.B.A. opus cit.)
  1. François André épouse à Colmar, Henriette de Reiset, fille du Conseiller du Roi, Subdélégué de l'Intendant d'Alsace et Grand-Bailli d'Ensisheim et de Marie Thérèse Carré de Beaudoin. Reçu Avocat au Conseil Souverain d'Alsace, il obtient la charge de Bailli de Schoppenwihr, puis de Greffier de la Ville et Bailliage de Ribeauvillé où il s'établit. Premier Maire de Ribeauvillé en 1790, puis de 1792 à 1793. Il crée une manufacture de siamoises à Sainte-Marie-aux-Mines à partir de 1795 qui devient la plus importante de cette cité sous l'Empire, employant jusqu'à 300 ouvriers. Conseiller Général du Haut-Rhin durant la première Restauration, il est confirmé pendant les Cent-Jours et à nouveau, lors de la seconde Restauration. Juge de paix à Sainte-Marie-aux-Mines, puis à Colmar, il est nommé Juge au Tribunal d'instance de Colmar. Conseiller à la Cour royale de Colmar, il conserve cette fonction à titre honorifique jusqu'en 1849. Décoré de l'Ordre du Lys. ( 'François André, who married Henriette de Reiset, daughter of a King’s advisor, who was also a subdelegate of the Intendant of Alsace and the Grand-Bailiff of Ensisheim with Marie-Thérèse Carré de Beaudoin. He was admitted as a lawyer to the Soverign Council of Alsace and obtained the office of Bailiff of Schoppenwihr, then the one of Court clerk of the city and of the Baillage of Ribeauvillé when he settled there. He became the first mayor of Ribeauvillé in 1790, then, from 1792 to 1793. As of 1795, he created a siamese fabrics factory in Sainte-Marie-aux-Mines, that became the most important of the city during the Empire. He became a Conseiller Général du Haut-Rhin during the first Restoration, was confirmed during the Hundred-day period and again during the second Restoration. He was a justice of the peace in Sainte-Marie-aux-Mines, then at Colmar and kept the title of Advisor at the royal court of Colmar until 1849.) (Cf. / See N.D.B.A. opus cit.)

Lors de la Révolution de 1789, plusieurs personnages émigrent "pour se soustraire aux violences du parti révolutionnaire", tels François Joseph, de Zimmersheim, réfugié en Suisse avec son épouse Catherine Berger et leurs jeunes enfants, ou Antoine, de Baldenheim.

During the French revolution of 1789, several members of the family fled the revolutionary turmoil, like François Joseph from Zimmersheim who went to Switzerland with his spouse Catherine Berger and their young children, or Antoine from Baldenheim .

Au XIXe siècle

> de la branche aînée, rameau aîné dit de Benfeld, issu de Jean-Baptiste / from the older Benfeld branch started by Jean-Baptiste :

  1. François Joseph III épouse sa cousine Marie Henriette Heimburger, fille du Procureur fiscal de Sierentz, Membre du District d'Altkirch (1790) puis Premier Juge de paix du canton de Landser (1791). Veuf, il épouse sa cousine, Marie Adélaïde Rohmer, fille du Maire de Matzenheim et de Marie Anne Herrenberger, issue d'une famille alliée, pendant quatre siècles, aux oligarchies des villes de Basse Alsace où elle s'est illustrée, et sœur de Louis Rohmer, Maire de Benfeld (1830-1831), puis Capitaine Commandant de la Garde nationale de Benfeld (1831), il prend la succession de son père comme Maître des Postes et directeur du dépôt de tabac de Benfeld. En 1828, sa veuve reçoit, dans son relais, le Roi Charles X, lors de sa visite en Alsace. ( François-Joseph II first married his cousin Marie-Henriette Heimburger, daughter of the fiscal Prosecutor of Sierentz. As a widower, he then married his cousin Marie Adélaïde Rohmer, daughter of the mayor of Matzenheim & Marie Anne Herrenberger. It is to be noted that the Herrenbergers had already been marrying into Lower Alsace local oligarchies for four centuries by the time of that alliance. François Joseph II took over from his father asBenfeld mayor from 1830 to 1831. He was also the Captain of the national guards of Benfeld and ran the postal relay as well as the local tobacco deposit. In 1828 his widow welcomed Charles X in her relay ) (Cf./see N.D.B.A. opus cit.)
  1. Sa sœur, Anne Marie Elisabeth épouse son cousin germain François Joseph Bootz, Maire de Rossfeld, fils et petit-fils des Prévôts de Rossfeld. ( His sister, Anne Marie Elisabeth, married her first cousin François Joseph Bootz, mayor of Rossfeld, son and grandson of the Provosts of Rossfled. )
  1. Son autre sœur, Marie Antoinette épouse François Xavier Riegert, Maire de Benfeld (1831-1840). ( His other sister Marie Antoinette married François Xavier Riegert, Mayor of Benfeld from 1831 to 1840. )
  1. Son fils, Jean-Baptiste II est Conseiller municipal de Benfeld (1845-1867) et Conseiller Général du Bas-Rhin (1861-1867). Membre de la Société des Sciences, Agriculture et Arts de la Basse Alsace depuis 1862, du Comité de l'Instruction publique et du Comité de Bienfaisance, directeur du dépôt de tabac à la suite de son père et de son grand-père, il est le dernier Maître des Postes aux chevaux de Benfeld et un agronome distingué qui compte parmi les plus grands propriétaires terriens de l'Arrondissement de Sélestat. (His son Jean-Baptiste II was a Benfeld city council member from 1845 to 1867 and a Lower Rhine Council member from 1861 to 1867. An important landowner and an eminent agronomist, he was a member of several local charities and the last one to look after the Benfeld postal relay.) (Cf./see N.D.B.A.opus cit.)
  1. Son petit-fils, Charles Joseph', vient s'installer à Sedan. Durant la guerre de 1870, capitaine, à vingt-sept ans, d'un bataillon de mobiles crée par lui-même, il est fait prisonnier mais s'évade. A la fin des hostilités, il fonde une manufacture de draperie et deviendra l'une des figures les plus écoutées de la draperie sedanaise. Maire de Sedan (1896-1903), Président de la Chambre de Commerce. Chevalier de la Légion d'Honneur à titre militaire (Cf./see N.D.B.A.opus cit.). Une avenue de Sedan perpétue, aujourd'hui, le nom de Stackler. ( His grandson Charles Joseph settled in Sedan. During the 1870 French-German war, he was 27-year old and the captain of a battalion he had created himself. He was made a prisoner but managed to escape. After the war he founded a drapery factory. He became the Mayor of Sedan from 1896 to 1903 and the Chairman of the local Chamber of Commerce. He was made a Chevalier of la Légion d’Honneur for his military deeds. An avenue in Sedan was called after him and still bears his name nowadays. )


> du rameau puîné dit de Battenheim, issu de François Xavier/from the Battenheim cadet branch started by / from the cadet branch of Battenheim, that was started by François Xavier :

  1. Xavier est reçu Docteur en médecine en 1841. Il va perfectionner ses connaissances à Paris, puis s'établit à Mulhouse à la fin de 1842. Membre de la Société médicale du Haut-Rhin en avril 1843. Médecin-chef de l'Hôpital civil de Mulhouse, son nom deviendra synonyme de droiture et de bonté auprès des humbles. ( Xavier became a doctor in 1841 and went on to head the Mulhouse hospital. He is remembered for its uprightness & kindness with the needy.) (Cf./see N.D.B.A.opus cit.)
  1. Henri' sera également Docteur en médecine. Réfugié avec sa mère à Paris lors de l'Annexion, il y fait ses études. Reçu Interne des Hôpitaux de Paris, il devient Membre de la Société anatomique et de la Société clinique. Il consacre sa vie à effectuer des travaux dans le domaine de la recherche médicale sur les produits antiseptiques solubles et laisse des ouvrages sur ce même sujet (Cf. N.D.B.A.opus cit.). A la fin de la Première Guerre, il retourne en Alsace pour épouser Cécile Laugel, sœur de l'homme politique et mécène Anselme Laugel (°1851 +1928). (Henri also became a doctor. When the Alsace was annexed by Germany, he took shelter with his mother in Paris and studied there. He spent his life researching the soluble antiseptic products area. At the end of the First World War, he came back to Alsace to marry Cécile Laugel, the sister of the political man and sponsor Anselme Laugel. ) (Cf./see N.D.B.A.opus cit.)
  1. Joseph Henri épouse sa cousine Marie Anne Heinrich de Gueberschwihr. Très estimé par ses contemporains, il est le dernier Maître des Postes de Battenheim, Maire de Battenheim, Conseiller Général du Haut-Rhin, Chevalier de la Légion d'Honneur, décoré de la Médaille de Sainte Hélène. Lorsque son seul fils survivant, Jean-Baptiste, meurt sans alliance, Joseph Henri liquide ses affaires et vit retiré du monde. (Joseph-Henri married his cousin Marie Anne Heinrich from Gueberschwihr. He was held in high esteem by his contemporaries and was the last Battenheim postal relay master. He was also Mayor of Battenheim and a member of the Upper Rhine Council. When his last surviving son Jean-Baptiste died without issue, he liquidated all of his assets and businesses and lived a secluded life.) (Cf./see N.D.B.A.opus cit.)
  1. Anne Marie épouse Jean-Baptiste Rudolf, Maire de Battenheim (1881-1893), Conseiller Général du Haut-Rhin et Membre du Landesausschuss (1874-1891). ( Anne Marie married Jean-Baptiste Rudolf, Mayor of Battenheim (1881-1893) and an Upper-Rhine Council member as well as a member of the Landesausschuss (1874-1891). ) (Cf./see N.D.B.A.opus cit.)
  1. Leur fils Henri Joseph R. épouse sa double cousine germaine Marthe R., fille de Jean Louis et de Marie Anne Louise Stackler, sœur d'Anne Marie. Conseiller municipal d'Ensisheim, Conseiller Général du Haut-Rhin (1891-1934), Vice-Président du Conseil Général du Haut-Rhin à plusieurs reprises, Membre fondateur du Landwirtschaftsrat d'Alsace - Lorraine et du Landwirtschaftsrat de l'Empire allemand, Chevalier de la Légion d'Honneur. ( Their son Henri Joseph R. married his double first cousin Marthe R. , daughter of Louis and Marie Anne Louise Stackler, the sister of his mother. He became an Ensisheim City Council member, an Upper-Rhine Council member (1891-1934) and several times the vice-president of the Upper-Rhine Council. ) (Cf./see N.D.B.A.opus cit.)
  1. Leur fille Iphigénie R. épouse Jean-Baptiste Fleurent, issu d'une famille bisontine installée à Colmar depuis 1760. Il succède à Camille Schlumberger comme Maire de Colmar, en 1896. C'est l'une des figures de proue du parti catholique local. Bibliophile de renom, il laisse une importante collection d'alsatiques. ( Their daughter Iphigénie R. married Jean-Baptiste Fleurent, from a family that came from Besançon but had settled in Colmar. He took over from Camille Schlumberger as Mayor of Colmar in 1896. He was a figure of the local Catholic party.) (Cf./see N.D.B.A.opus cit.)
  1. Marie Thérèse, veuve d'André Pfulb de Feldkirch, épouse Auguste Amédée de Laville, Maire de Meyenheim, Conseiller Général du Haut-Rhin (1833-36, 1845-52), Chevalier de la Légion d'Honneur, Lieutenant de Louveterie. ( Marie-Thérèse first married Andre Pfulb from Feldkirhc and then, as a widow, Auguste Amédée de Laville, Mayor of Meyenheim and an Upper-Rhine Council Member.) (Cf. /see Annuaire de la Sté d'Histoire de la Hardt et du Ried No 14, 2001.) (Cf./see N.D.B.A.opus cit.)
  1. Ernest, Inspecteur des Services électriques à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (P.O), l'une des grandes compagnies privées de l'époque, invente un système électrique d'émission de signaux d'annonce destiné à équiper les voies uniques: implanté dans les gares et aux passages à niveau et qui a pour fonction principale d'annoncer le départ d'un train de l'une ou l'autre des gares encadrantes. Ce système prend le nom de relais Stackler et reste en fonction bien au-delà de la fusion des réseaux qui constituent aujourd’hui la S.N.C.F. ( Ernest invented an electrical signalling system for trains called relais Stackler that is still in use by the SNCF in France.)


> de la branche cadette dite de Rouen, issue de François André/ from the cadet branch from Rouen that was started by François André :

  1. Marie Félicité Henriette, épouse son cousin Jean Chrysostome Louis, baron de Muller, fils du Commandant de la place de Lauterbourg guillotiné à Colmar en 1794 et d'Anne Marie Pauline de Rosières. Régisseur général des vivres de l'Armée impériale (1813), Maire de Sainte-Marie-aux-Mines (1816), puis de Maire de Colmar (1817-1830), Président du Conseil Général du Haut-Rhin (1827-1830), Officier de la Légion d'Honneur, Chevalier de Saint Louis, Chevalier de l'Ordre de Léopold d'Autriche. ( Marie Félicité Henriette married her cousin Jean Chrysostome Louis, baron de Muller. A manager of the imperial army supplies (1813), he became Mayor of Sainte-Marie-aux-Mines (1816) then Mayor of Colmar (1817-1830) and President of the Upper Rhine Council. )
  1. Thomas André a pour parrain Thomas Pitt, Lord Camelford, baron de Boconnoc, petit-fils et neveu des ministres anglais. Il épouse sa cousine germaine Marie Anne Marchand de la Martellière, fille de Laurent Marchand, baron de la Martellière, Intendant militaire de l'Hôtel royal des Invalides (1820-1822), Commandeur de la Légion d'Honneur, Chevalier de Saint Louis, Chevalier de l'Ordre de Léopold d'Autriche, et nièce de Louis Auguste Marchand, général baron de Plauzonne, tué à la Bataille de la Moskowa (1812). Thomas André seconde son père dans l'entreprise de siamoises de Sainte-Marie-aux-Mines jusqu'à la liquidation de cet établissement en 1819. Puis il vient créer une importante manufacture d'indiennes près de Rouen, à Saint Aubin-Epinay, où il attire plusieurs chimistes-coloristes alsaciens, comme le Colmarien Edouard Gastard et les Mulhousiens Jean Gerber et Léonard Schwartz. ( Thomas André had Thomas Pitt, Lord Camelford and baron of Boconnoc as a godfather. He married his first cousin Marie Anne Marchand de la Martellière, daughter of Laurent Marchand, baron of la Martellière, who was the quartermaster of les Invalides (1820-1822). Thomas André helped his father out with the siamese fabrics factory in Sainte Marie-aux-mines until it was liquidated in 1819. He then started an indiennes fabrics factory in Saint Aubin-Epinay near Rouen. Several Alsacian chemists-colourists followed him there, like Edouard Gastard from Colmar or Jean Gerber and Léonard Schwartz from Moulhouse. ) (Cf./see N.D.B.A.opus cit.)
  1. Son fils, Henri André, est manufacturier comme son père. Poussé par ses convictions catholiques, il prend d'importantes initiatives charitables, soutient de multiples œuvres, surtout religieuses: école libre, bibliothèque de prêt ... et finance une mutuelle ouvrière : la société philanthropique de Saint Aubin. Vice-Président du Syndicat des indienneurs de Rouen. Maire de Saint Aubin - Epinay (1851-1891). (His son Henri-André was also a factory owner like his father. Out of his catholic social convictions, he led several charitable initiatives in favour of workers such as the creation of a school, of a library and of a mutual fund called The philantropic society of Saint-Aubin. He was the vice-president of the indiennes manufacturers of Rouen and the Mayor of Saint Aubin-Epinay from 1851 to 1891. )

Au XXe siècle

> de la branche aînée de Benfeld, installée à Sedan / from the older Benfeld branch that had settled in Sedan:

  1. Jean Joseph, manufacturier, associé aux affaires de son père, meurt pour la France à Berry-en-Santerre en 1916. Croix de Guerre avec palmes, 4 Citations, Chevalier de la Légion d'Honneur ( Jean Joseph, a factory owner who worked with his father, died for his country in Berry-en-Santerre in 1916 after some courageous fighting. ).
  1. Son fils aîné Ivan représente la troisième génération de manufacturier. Après des études à l'Ecole Supérieure de filature et de tissage de Mulhouse, d'où il sort ingénieur textile, il rejoint l'affaire familiale Stackler et fils afin de poursuivre l'œuvre industrielle. Avec son frère cadet, également ingénieur textile de Mulhouse, Vice-président de la C.C.I. de Sedan, Chevalier de la Légion d'Honneur, ils développent des activités de filature de laine, tissage, teinture, apprêts et emploient jusqu'à 250 ouvriers. En 1973, son fils aîné, représentant de la quatrième génération, vient les seconder. Cependant, compte-tenu de l'évolution de la mode du prêt-à-porter féminin depuis l'après-guerre, Ivan décide d'arrêter la production et de procéder à la dissolution de l'entreprise par liquidation à l'amiable. Il reste encore 110 salariés.Maire-adjoint de Sedan (1941-1944), Vice-président de l'Union syndicale patronale industrielle du textile de France. Croix de Guerre, 1 citation. (' His elder son Ivan was the third generation of factory owners. After some studies at the Spinning & Weaving school of Mulhouse, he joined the family company Stackler & sons. With his smaller bother, they developed the business and employed up to 250 workers in Sedan. In 1973, Ivan’s eledest son joined them as well in the business. But given the evolution of fashion and the rise of the « prêt-à-porter »/ready made clothes in the second half of the 20th century, Ivan decided to stop the factory. )


> du rameau puîné de Battenheim / from the cadet branch of Battenheim :

  1. Joseph est le descendant au 4ème degré du dernier Prévôt de Battenheim. Membre du Conseil municipal de Battenheim pendant 35 ans (1924 -1959), Maire de Battenheim, il est le dernier propriétaire-exploitant du moulin de Battenheim et d'un important train de culture. ( Joseph was a member of Battenheim city council from 1924 to 1959 and the last owner of the Battenheim mill that still operated it. )


> de la branche cadette de Rouen / from the cadet branch of Rouen :

  1. Gustave représente la troisième et dernière génération de manufacturiers de cette branche, l'entreprise disparaissant en 1906. Maire de Saint Aubin - Epinay (1919 -1926), Chevalier de l'Ordre de Léopold de Belgique. ( Gustave was the third and last generation of manufactory owners of this branch, as the business stopped in 1906. He was the Mayor of Saint Aubin-Epinay from 1919 to 1926. )
  1. René est avoué à la Cour d'appel de Rouen. Maire de Saint Aubin - Epinay (1926 -1943), Maire de Rouen (1943 -1944), Maire de Saint Aubin (1947 -1965) A la demande du Cardinal Petit de Julleville, il prend la charge de Président diocésain de la Fédération Nationale de l'Action Catholique des Hommes (F.N.A.C.) pour le diocèse de Rouen pendant 17 ans dont 4 ans de Vice-présidence nationale. Chevalier de la Légion d'Honneur, Commandeur de l'Ordre de Saint Grégoire le Grand. ( René was the Mayor of Saint Aubin-Epinay from 1926 to 1943, Mayor of Rouen from 1943 to 1944 and Mayor of Saint Aubin from 1947 to 1965. )
  1. Anne, est Maire de Saint Aubin de 1971 à 1989. ( Anne was the Mayor of Saint Aubin from 1971 to 1989.)

Hors de France

En Autriche : il reste, à notre époque, une dizaine de foyers porteurs du nom de STACKLER, essentiellement localisés dans la province du Tyrol. (In Austria, there are still some households that bear the name of Stackler, mainly in Tirol.)

En Allemagne : la présence de STACKLER est attestée dès 1617, à Ulm avec le baptême de Gotthart STAEKLER, fils de Pierre. Peut-être en provenance de la vallée tyrolienne du Stubai ? Aujourd'hui, il subsiste, également dans ce pays, une dizaine de foyers, porteurs du patronyme STACKLER / STAECKLER appartenant, sans doute, à des lignées distinctes. Une lignée a pour auteur Pierre STÄCKLER, né vers 1746, près d'Heidelberg. Soulignons qu'une importante propriété a longtemps existé à Sinsheim, près d'Heidelberg également, dont il ne reste, aujourd'hui, que le souvenir perpétré par une rue et une station de tramway appelées : am Stackler. Une autre lignée, dont l'auteur Hubert STACKLER aurait quitté Battenheim à l'époque révolutionnaire, est installée depuis le début du XIXe siècle à Hanovre et à Leipzig. Aujourd'hui, on la trouve également à Berlin. (In Germany, some Stackler are reported as of 1617 in Ulm, with the christening of Gotthart STAEKLER, son Pierre. Maybe from the Stubaï valley as well ? There are a dozen of households called STACKLER/STAECKLER that probably belong to distinct lineages. One lineage was started by Pierre Stäckler, born c.1746 near Heidelberg. There was a property in Sinsheim near Heidelberg, whose souvenir is now perpetrated by a street and a tram stop called am Stackler. Another lineage was supposedly started by Hubert Stackler in Hanover and Leipzig after he had fled Battenheim during the French revolution. Some of his family members are now to be found in Berlin as well. )

Au Canada : dans la province du Québec, le Lac Stackler, proche de Saguenay - Lac Saint Jean, est ainsi appelé en mémoire de deux frères, appartenant à une branche cadette, membres d'une Congrégation catholique missionnaire active dans cette contrée: Charles, Supérieur Général (1903) de l’Ordre des Frères Ouvriers de St François Régis, et Jacques, Maître des Novices de ce même ordre. (In Canada, in the Quebec province, there is a Stackler lake, near Saguenay – Lac Saint Jean. It is called after two Stackler brothers who were both members of a Catholic missionary congregation active in this area. )

Référence.png Notes et références

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • CDHF - Centre Départemental d'Histoire des Familles du Haut-Rhin