Famille Prudhomme de la Boussinière

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La famille de Prudhomme de La Boussinière olim Prudhomme, est originaire de la Sarthe selon la généalogie donnée par Henri Frotier de La Messelière dans les filiations bretonnes.

Une branche éteinte de cette famille fut anoblie par lettres patentes en 1825.

La branche qui subsiste de nos jours est issue de René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière qui acquit en 1782 une charge anoblissante de secrétaire du roi.

Cette famille compte parmi ses membres un échevin de la ville du Mans, un directeur de la société royale d'agriculture du Mans qui fut élu député du tiers état, un président de l'élection du Mans et subdélégué de l'intendant de Touraine, un député du clergé, un évêque, des officiers, etc.

Histoire

Origines

La filiation prouvée de cette famille débute avec Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de Mareil-en-Champagne (Sarthe) en 1674[1].

D'autres sources non retranscrites ici lui donne des origines plus lointaines mais sans preuves à ce jour, elles ne sont donc pas retenues.

Statut social

André Bouton dans Le Maine XVIIe siècle et XVIIIe siècle écrit qu'à la fin du XVIIIe siècle la famille Prudhomme faisait partie « de cette bourgeoisie riche et libérale qui n'aspirait qu'à monter... Les Prudhomme, disait la malice populaire, avaient toujours su tirer parti de la gestion des affaires d'autrui. »[2]. « Cette bourgeoisie montante des Prudhomme ne pouvait voir qu'avec faveur la réforme de l'Ancien Régime »[3].

Les auteurs de Histoire des Évêques du Mans écrivent : « Famille très honorable du Maine. (...) Petite noblesse et milieu de la haute bourgeoisie. (...) Si, de fait, les cloches ont pour fonction majeure « de faire entendre la voix de Dieu et celle de son peuple », elles servaient aussi à exprimer l'identité d'un groupe social, en l'occurence ces bourgeois anoblis aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle par une fonction administrative parmi lesquels figuraient au premier plan, René Prudhomme de La Boussinière et son fils Jacques. » [4]. Cette source semble indiquer que cette famille bourgeoise a ainsi pu accéder au second Ordre, mais qu'en était-il réellement ?

René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière, auteur de la branche subsistante, acheta en 1782, et conserva pendant huit ans jusqu'en 1790 (date de suppression de la noblesse puis des charges anoblissantes), une charge de conseiller-secrétaire du roi près le parlement de Grenoble. Il meurt en 1800.

Sur les conditions d'anoblissement de cette charge nous connaissons différents textes : déclaration de 1669, arrêt de 1689, édit de 1715.

Conseil d'État 27 janvier 1675 : Énoncé de la question posée : « Si pendant la vie des secrétaires du roi qui n’ont pas vingt années de service, leurs enfants sont exempts des impositions des roturiers ». Le Conseil d’État rappel en préambule : « Le roi glorieusement régnant a donné une déclaration du mois d’août 1669 qui porte que les secrétaires du roi n’acqueront la noblesse pour eux et pour leur postérité qu’après vingt années de service »[5].

L'arrêt du Conseil d’Artois du 31 octobre 1689 maintient le fils d'un secrétaire du roi dans le titre de noblesse « tant et si longtemps que son père sera revêtu de la charge de secrétaire du roi, et s'il décède en la fonction d'icelle, ou s’il obtient lettres de vétérance »[6]. De cet arrêt nous pouvons conclure que René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière et ses deux fils jouirent des privilèges de la noblesse donc de 1782 à 1790.

Au mois de juin 1715 un édit royal maintient et confirme dans le privilège de noblesse au premier degré et dans tous les honneurs et avantages dont jouissent les nobles du royaume, les secrétaires du roi et leurs enfants « après vingt années de service, ou en cas qu'ils décèdent revêtus de leurs dits offices »[7].

Cette législation nobiliaire indique au final que René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière et ses deux fils furent nobles de 1782 à 1790 mais qu'à défaut des vingt ans d'exercice ou d'une mort en charge la descendance de cette famille n'a pas de principe de noblesse. Une autre preuve en est que son fils aîné a été anobli en 1825.

Notons enfin que depuis le XIXe siècle le statut des familles qui exerçaient une charge anoblissante interrompue par la Révolution française est interprété de manière divergente. C'est le cas pour la branche subsistante de la famille Prudhomme de la Boussinière[8].

La branche aînée, éteinte de nos jours, a été anoblie par le roi Charles X en 1825 sous la deuxième Restauration.

Patrimoine

La fortune de René François Prudhomme (1701-1788) (père de René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière) fut estimée à plus de 300 000 livres lors de son décès en 1788 (un ouvrier pouvait espérer gagner 1 livre par jour)[4].

Possessions

Le château des Touches à Brain-sur-gée devint la propriété de la famille Prudhomme de la Boussinière qui le fit reconstruire « à la moderne »[9]. Elle posséda également le château de La Boussinière à Tullins (toujours propriété de la famille), le château de Monceaux (dont les terres et le château appartiennent toujours à la famile) ainsi que le château de Bénéhard (dont les terres appartiennent toujours à la famille) et le château de Follet, tout deux dans la Sarthe. Tous subsistent.

Généalogie

  • Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de Mareil-en-Champagne dans la Sarthe, marié à Louise Houdebert, dont Guillaume qui suit[1].
    • Guillaume Prudhomme, notaire royal de Mareil-en-Champagne, né le 19 avril 1674 à Mareil-en-Champagne « fils d'honorable Guillaume Prudhomme, marchand »[10] et mort le 3 septembre 1762, marié à Marie Cryé, fille de René Cryé, syndic de Joué-en-Charnie et de Marguerite Pichard[1] dont :
      • Anne, mariée à Pierre Le Roy sieur de La Valette[11]
      • Louis qui se titrait sieur du Perray qui succéda, dès 1748 à son père, dans sa charge notariale de Mareil[11]
      • Joseph, qui fut notaire à Loué[11]
      • René François Prudhomme, sieur de la Boussinière, sieur des Touches[12], Saint-Christophe, Monceau, la Barberie, la Grande-Buchaille, etc. Né en 1701 et mort à Brains le 13 septembre 1788[13], bourgeois du Mans, procureur du roi au grenier à sel de Loué en 1736, puis conseiller du roi à l'hôtel de ville du Mans, directeur de la société d'agriculture du Mans, marié au Mans le 20 janvier 1727 à Marie-Jeanne Bainville, mort le 19 avril 1743, eut plusieurs enfants dont Jacques-Guillaume René-François (né en 1728) curé du Crucifix puis nommé évêque constitutionnel "de la Sarthe" de mars 1791 à avril 1794[14] et René-Jean-François qui suit[1].
        • René-Jean-François Prudhomme sieur[15]/seigneur de La Boussinière, sieur[12]/seigneur des Touches en Brains[16] (il prétend être co-seigneur de Brains[17]) et d'autres lieux. Conseiller-secrétaire du roi en 1782 en la chancellerie établie près le parlement de Grenoble[18] et à ce titre qualifié écuyer dans un acte de 1789[19]. Il fut conseiller du roi en l'élection du Mans, subdélégué de l'intendance. Marié en 1765 à Françoise Lefebvre[15] ou Lefebvre de la Croix[1], il et mort au Mans le 16 novembre 1800. Il eut deux fils : René-Jean François (1766-1863) auteur d'une branche ainée éteinte anoblie par lettres patentes du 16 avril 1825[15] qui suit, et Jacques François (1773) auteur d'une branche cadette subsistante[1].
Branche ainée éteinte
  • René-Jean-François Prudhomme de la Boussinière, né le 20 octobre 1766 et mort le 8 janvier 1863, marié le 3 décembre 1796 à Élisabeth Burrows[1]. Il fut anobli avec réglement d'armories par lettres patentes du 16 avril 1825[15], dont :
    • Marie-Élisabeth-Françoise de la Boussinière, mariée à Charles du Hardas de Hauteville[1];
    • Adolphe-Jacques-François-Marie Prudhomme de la Boussinière, marié le 25 novembre 1832 à Henriette-Matilde de Lancrau de Bréon, mort sans postérité le 10 février 1885[1];
    • Edouard Prudhomme de la Boussinière, mort en 1886, laissant un fils naturel reconnu[1] [18].
Branche cadette subsistante
  • Jacques-François Prudhomme de la Boussinière, né au Mans le 17 novembre 1773 et mort aux Touches en Brains en 1853, marié 1° le 23 février 1808 à Lucie-Louise-Gabrielle-Marie Goislard; 2° à la Flèche le 29 septembre 1819 à Henriette- Augustine-Marie de Kermel, dont quatre postérité.[1][15]:
    • Olivier Prudhomme de la Boussinière, fils d'Henriette de Kermel, marié à Marie de Kermel, d'où postérité[15];
    • Louis-Ferdinand Prudhomme de la Boussinière (1814-1855), fils de Lucie Goislard, lieutenant-colonel, tué à la bataille de Sébastopol le 18 juin 1855, marié en 1851 à Marie-Léonie Godard de Rivocet, dont une fille[15];
    • Sidonie Prudhomme de la Boussinière[15], fille de Lucie Goislard;
    • Thérèse Prudhomme de la Boussinière[15], fille de Lucie Goislard.

Personnalités

  • René François Prudhomme sieur de La Boussinière (1701-1788), « ayant un sens remarquable des affaires, débuta dans la carrière en 1722, où il se titrait déjà de la Boussinière, comme greffier de la châtellenie de Loué et procureur du grenier à sel de cette petite ville ». Il épousa Jeanne Bainville, fille du contrôleur du grenier à sel de Bonnétable qui avait une belle fortune. Il vint habiter la paroisse de Gourdaine au Mans et devint procureur de la fabrique et y fit bâtir un remarquable hôtel particulier[11]. Bourgeois du Mans, il devint échevin de la ville en 1775 et se vit attribuer le siège de directeur de la société royale d'agriculture du Mans la même année. Il fut élu député du tiers état (ordre de ceux qui ne sont pas membres du clergé et de la noblesse) dans les assemblées provinciales consultatives mises en place par Louis XVI[20].
  • Jacques-Guillaume-René-François Prudhomme de La Boussinière (né Prudhomme)[21] (1728-1812), issu de la bourgeoisie du Mans[22], curé de la paroisse du Crucifix au Mans puis nommé évêque constitutionnel de la Sarthe de mars 1791 à avril 1794[14] [20]. Paul Piolin dans L'église du Mans durant la Révolution  lui consacre un passage et écrit notamment à son sujet : « Dans cette position [curé du Crucifix], il mérita l'estime générale par une conduite intègre et une application constance à son ministère. Il se prononça ouvertement contre les jansénistes. (...) Dès le commencement de 1789, il paraît tout épris des faux principes de la Révolution, il applaudit à la conduite du tiers état, à l'abolition des titres de noblesse, « que l'on prenait, dit-il, comme pour humilier ceux qui ne pouvaient pas en prendre de semblables. » Lui, qui représente d'abord François de Jouffroy-Gonssans comme le prélat le plus régulier et le plus respectable de France, se conduisit avec irrévérence à son égard dans l'assemblée pour l'élection des députés et la rédaction des cahiers »[23]
L’ouvrage « Histoire des évêques du Mans » lui consacre également un chapitre et écrit notamment à son sujet : « Mgr de La Boussinière, foncièrement opposé aux excès révolutionnaires, va s’efforcer de mener sa mission de pasteur avec le même zèle qu’auparavant. (...) Par ailleurs, il convient de rappeler la profonde sincérité de Mgr dans son instruction pastorale et dogmatique présentée, la même année où, après avoir cité Saint-Augustin et s’être justifié de sa conduite, il évoque clairement (...) son ambition d’apprendre à bien tenir « sa rame » dans l’exercice de son pouvoir. (...) Le sauvetage d’objets liturgiques mené discrètement (...) est aussi une preuve que Mgr fit acte, tout au long de sa vie, de fidélité et de respect envers l'église gallicane et envers Rome. Tout comme, lorsqu’il conteste ouvertement la loi sur le divorce, après s’être déjà prononcé contre le mariage des prêtres et toute forme d’irrespect de la religion. »[4]
Le 2 août 1785, lors de la bénédiction des deux cloches de la paroisse de Saint-Christophe-en-Champagne, la grosse, qui pèse 638 kg est nommée « Renée-Françoise-Christophe » par messire René Prudhomme, écuyer et conseiller du roi, et la petite, d'un poids de 446 kg, est nommée « Jacquine-Marie-Christophe » par messire Jacques Prudhomme, curé du crucifix et député du clergé.[24]
  • Dom Pierre Jacques Prudhomme de La Boussinière (1723-1798), religieux à Saint-Vincent du Mans en 1750, en 1771 il devient prieur de Noyers en Touraine puis à Saint-Calais en 1774 et à Vendôme en 1781. Il préside aux destinées de l'église de la Couture de 1783 à 1788. Sous-prieur ensuite, il est incarcéré à Angers en 1792, déporté en Espagne et débarqué à La Corogne le 9 octobre 1792, Il acheva sa vie en exil à Saint-Jacques de Compostelle le 28 septembre 1798. Il s’était totalement désolidarisé de son frère, l’évêque constitutionnel de la Sarthe[25]
  • René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière ( †1800), conseiller-secrétaire du roi près le parlement de Grenoble de 1782 à 1790 et à ce titre qualifié écuyer en 1789[19]. Il fut président de l'élection du Mans et subdélégué de l'intendant de Touraine[20]
  • Edouard Prudhomme de La Boussinière, républicain, Libre Penseur et proscrit de l'empire. Ses obsèques civiles sont célébrées en présence d'une foule nombreuse et de personnalités : Paul d'Estournelle de Constant, député, futur sénateur et prix Nobel de la paix prononce l'éloge funèbre.[26]
  • Louis-Ferdinand Prudhomme de La Boussinière, lieutenant-colonel d'artillerie, officier de la Légion d'honneur[27]
  • Joseph Ollivier Marie Prudhomme de La Boussinière, né en 1864, lieutenant-colonel d'artillerie, diplômé de l'École Polytechnique (X 1884), officier de la Légion d'honneur[28]
  • Christian de Prudhomme de La Boussinière (1890-1973), administrateur de sociétés, chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1914-1918, Croix de guerre des théâtres d'Opérations Extérieures[29]

Alliances

Les principales alliances de la famille Prudhomme de La Boussinière sont : Houdebert, Cryé, Bainville, Aulanier, Richard, de Moucheron, de Froissard, d'Aboville, de Kermel (deux fois), de Sartiges, Le Begue de Germiny, Pavin de Lafarge, du Dresnay, Le Febvre de la Croix, Godart de Rivocet, du Teilhet de Lamothe, d'Hauteville, etc.

Armes

La famille Prudhomme de La Boussinière a successivement porté les armes suivantes :

  • Au XVIIIe siècle les Prudhomme échevins du Mans portaient : "écartelé, aux 1 et 4, d'azur à deux épées posées en sautoir d'argent, pointées en haut, au chef d'argent chargé de trois merlettes de sable (Prudhomme), au 2 et 3 de gueules à la fasce d'or, au chef dentelé de même, et en pointe un chevron accompagné de 3 quintefeuilles d'or posées 2 et 1"[30].
  • Au XIXe siècle la famille Prudhomme de La Boussinière portait : "D'azur à deux épées d'or posées en sautoir, accompagnées de 3 merlettes de même, 2 en flans et 1 en pointe"[30]. (Photos ci-dessous)
  • La famille Prudhomme de La Boussinière subsistante porte désormais "D’azur à deux épées d’argent montées d’or posées en sautoir; au chef d’argent, chargé de trois merlettes de sable"[31]. (Dessin ci-dessous) Ces armes ont été sculptées dans les années 2000 par la famille Prudhomme de La Boussinière sur la façade nord du château de Bénéhard, alors propriété de la famille.

Albert Révérend dans Les familles titrées et anoblies au XIXe siècle (1905) indique que lors de son anoblissement en 1825 René-Jean-François Prudhomme de la Boussinière (de la branche ainée éteinte) se vit concéder les armoiries « d’azur à deux épées d’argent montées d’or posées en sautoir ; au chef d’argent, chargé de trois merlettes de sable »[15]. Ces armes sont identiques à celles accordées à Charles Prudhomme, contrôleur des guerres en Touraine, lors de son anoblissement en janvier 1655 qui donna la famille Prudhomme de Meslay éteinte[30].

Il n'est pas prouvé à ce jour que la famille Prudhomme de La Boussinière ait figuré dans l'Armorial Général de France de d'Hozier dressé en 1696 qui avait pour rôle d'enregistrer toutes les armes portées dans le Royaume. À noter que tout le monde n'alla pas se faire enregistrer, car cela se faisait moyennant finance (la démarche visait à rapporter un total de 7 millions de livres à l'état). Certains se virent même attribuer d'office des armes par zèle financier des agents d'Hozier[32].

Hommages

Une place, une école et une rue ont été nommée en hommage à Édouard de La Boussinière au Mans. Une statue en bronze à son effigie fut également sculptée, mais elle fut fondue par les allemands pendant la seconde guerre mondiale. La stèle comportait l'inscription suivante, devise d'Édouard de la Boussinière : Nous devons tout sacrifier à la République, la République ne nous doit rien[26].

Affaire de la Boussinière

"L'affaire de la Boussinière" (1891) citée dans de nombreux ouvrages de droit (Dalloz etc.) concerne un faux testament olographe d'Adolphe Prudhomme de La Boussinière († 1885) en faveur de son frère Édouard alors que les relations entre les deux frères étaient tendues et qu'Adophe de La Boussinière avait légué sa fortune au comte de Bréon, parent de sa femme. Ce faux testament fut reconnu authentique par des experts avant que le faussaire ne dénonce le notaire Guyard (notaire d'Édouard de La Boussinière) à l'origine de l'escroquerie qui visait à abuser de son client Édouard, a qui il a fait croire la véracité du document. Le notaire fut condamné à dix ans de réclusion et Édouard de La Boussinière dut rendre l'héritage au comte de Bréon, véritable héritier testamentaire d'Adolphe de La Boussinière.[33].

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Jacques Guillaume René François Prudhomme, Discours prononcé par M. Prudhomme, évêque du département de la Sarthe, lors de son installation à la cathédrale du Mans, le dimanche 10 avril 1791 , Le Mans, Imprimerie Monnoyer Fils, coll. « Les archives de la Révolution française », 1791, 10 p.[34]
  • Jacques Guillaume René François Prudhomme, Le catholicisme de l'Assemblée constituante démontré par la discipline des premiers siècles, et les procès-verbaux du clergé ou instruction pastorale dogmatique, de M. l'évêque du département de la Sarthe, au clergé et aux fidèles de son diocèse, sur les contestations qui divisent l'Église de France, Le Mans, Imprimerie Monnoyer Fils, coll. « Les archives de la Révolution française », 1792, 138 p.[35]
  • Jacques Guillaume René François Prudhomme, Lettre pastorale du citoyen évêque du Mans, département de la Sarthe, aux pasteurs & aux fidèles de son diocèse, pour le Saint temps du Carème, Le Mans, Imprimerie Monnoyer Fils, coll. « Les archives de la Révolution française », 1798, 16 p.[36]

Référence.png Notes et références

  1. 1,00 1,01 1,02 1,03 1,04 1,05 1,06 1,07 1,08 1,09 et 1,10 Henri Frotier de la Messelière, Filiations bretonnes. 1650-1912, Tome VI, Paris, 1976, pages 429-430.
  2. André Bouton, Le Maine: XVII et XVIII siècles,Impr. Monnoyer, 1973, page 303.
  3. André Bouton, Le Maine: XVII et XVIII siècles,Impr. Monnoyer, 1973, page 304.
  4. 4,0 4,1 et 4,2 Didier BEOUTIS (Président de l'Académie du Maine), Luc CHANTELOUP (Docteur ès Sciences), René DESPERT (Docteur en Histoire médiévale), Serge MORIN (Rédacteur à La Vie Mancelle et Sarthoise), Alain MORO (Auteur), Sophie RAVARY (Doctorante en Histoire médiévale), Thierry TRIMOREAU (Docteur en Histoire) Histoire des Évêques du Mans - 2018 Siloë Le Mans
  5. Conseil d'État 27 janvier 1675.
  6. Joseph-Nicolas Guyot, Philippe-Antoine Merlin, Traité des droits, fonctions, franchises, exemptions, prérogatives et privilèges annexés en France à chaque dignité, volume 4, 1788, page 299.
  7. Nouveau recueil des édits, déclarations, lettres patentes, arrêts et règlements de Sa Majesté, lesquels ont été enregistrez au Parlement, 1738, page 397 : Edit du roi de juin 1715 confirmant le privilège de noblesse au premier degré aux secrétaires du roi et leurs enfants après 20 années de services ou en cas de mort en charge.
  8. Régis Valette dans Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle mentionne cette famille originaire du Maine et avec pour principe de noblesse : « secrétaire du roi 1782-1790 » (Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, éditions Robert Laffont, page 259.). Joseph Valynseele et Philippe Devillard mentionnent cette famille dans Carnet des familles nobles ou d'apparence 1959 et mettent en face de son nom un symbole qui identifie les « familles appartenant authentiquement à la noblesse française ». Ils annoncent la « naissance de Guénola, fille d'Antoine vicomte Prudhomme de La Boussinière et d'Anne de Sartiges. » et est également mentionnée plus loin pour la naissance de « Catherine » (Joseph Valynseele et Philippe Devillard, Carnet des familles nobles ou d'apparence - 1959, édition Philippe du Puy de Clinchamps.). Cette source qui reporte pour la famille Prudhomme de La Boussinière un titre de fantaisie (Albert Révérend, Annuaire de la noblesse de France, t. 67, 1911, page 2, intro sur les titres de noblesse : titres de fantaisie. Henri Jougla de Morenas et Raoul de Warren, Grand armorial de France, t. VI, 1948, p. 521 : titres de fantaisie.) de « vicomte » (cette famille n'a jamais été titrée) est à considérer avec précaution. F. de Saint-Simon dans le Dictionnaire de la noblesse française écrit : « Anobli en 1655, révoqué en 1664, réanobli en 1699; déroge au XVIIIe siècle, noblesse inachevée par suite d'une charge de secrétaire du roi à la fin du XVIIIe siècle, anobli pour une branche éteinte le 16 avril 1825. » (F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975.) (Cette source mélange la famille Prudhomme de Meslay avec la famille Prudhomme de La Boussinière, pourtant sans preuves d'une origine commune, et la notion de « noblesse inachevée » a été inventée par l'Association d'entraide de la noblesse française (ANF), association loi 1901 créée en 1932.). Pierre-Marie Dioudonnat dans Le simili nobiliaire français écrit : « Anoblie en 1655, anoblissement révoqué en 1664. Rétablie dans sa noblesse en 1699. René Jean François Prudhomme de la Boussinière (1738-1800) est pourvu en 1782 de la charge de secrétaire de conseiller secrétaire du roi en la chancellerie établie près le parlement de Grenoble. La Révolution laisse cette fois la famille en état de noblesse inachevée. Le secrétaire du roi laisse deux fils. Le cadet Jacques François né en 1773, poursuit la descendance. L'aîné est anobli par lettres patentes du 16 avril 1825. Il a deux fils : le premier mourra sans postérité en 1885, tandis que le second décédé en 1886 laissera un fils naturel reconnu » (Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-nobiliaire français, éditions Sedopols, 2002, page 442.) (Cette source mélange la famille Prudhomme de Meslay avec la famille Prudhomme de La Boussinière, pourtant sans preuves d'une origine commune). Arnaud Clément dans Compléments au catalogue de la noblesse française de Régis Valette dans erreurs du Valette : famille considérées comme nobles alors qu'elles ne le sont pas indique : « Prudhomme de la Boussinière : noblesse inachevée » (Arnaud Clément, Compléments au catalogue de la noblesse française de Régis Valette, Academia, 2017 page 40.).
  9. La Province du Maine, 1968, page 149.
  10. Registres paroissiaux et d'état civil de la Sarthe : Mareil-en-Champagne 1673-1741 folio 20/558 19 avril 1774.
  11. 11,0 11,1 11,2 et 11,3 André Bouton, Le Maine : XVII et XVIII siècles, Impr. Monnoyer, 1973, page 303.
  12. 12,0 et 12,1 La Province de Maine, 1960, page 104.
  13. Archives de la Sarthe - p.158
  14. 14,0 et 14,1 [Revue historique et archéologique du Maine, 1910, page 258.
  15. 15,0 15,1 15,2 15,3 15,4 15,5 15,6 15,7 15,8 et 15,9 Les familles titrées et anoblies au XIXe siècle : titres, anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830, Tome 5, Champion, 1905, pages 438-439.
  16. Paysans de L'Ouest, Société, mouvements sociaux et idéologies, 1960, page 362.
  17. Dictionnaire topographique, historique, généalogique et bibliographique de la province et du diocèse du Maine, Volume 1, 1777, page 129.
  18. 18,0 et 18,1 Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-nobiliaire français, éditions Sedopols, 2002, page 442.
  19. 19,0 et 19,1 Archives du mans - Rouez-en-Champagne 1789 p.190
  20. 20,0 20,1 et 20,2 Gérard Blanchard sur le site de la Société d'Agriculture Sciences et Arts de la Sarthe.
  21. Archives départementales de la Sarthe, Registres paroissiaux de Saint-Christophe-en-Champagne : Acte de baptême, cote du document 1MI 1154 R2, BMS 1700-1750 (suite), vue 4 sur 155, page de droite..
  22. François Ménard de La Groye, Correspondance: 1789-1791, Conseil Général de la Sarthe, 1989, page 424.
  23. Paul PiolinL'église du Mans durant la Révolution, Leguicheux-Gallienne, 1868, page 132.
  24. Pierre Renqult : Notice géographique et historique sur la commune de Saint-Christophe-en-Champagne, Leguicheux et Cie, 1885, p.41
  25. La Province du Maine, Société Historique de la Province du Maine, 1981.
  26. 26,0 et 26,1 Républicain, Libre Penseur et proscrit de l'empire : Edouard de la Boussinière (Publié le 3 mai 2009)
  27. Bulletin des lois de la République Française, Volume 11 ; Volume 1855 Lien
  28. Base Léonore
  29. Base Léonore
  30. 30,0 30,1 et 30,2 Revue historique et archéologique du Maine.
  31. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, éditions Robert Laffont, page 259.
  32. Exemple:
  33. L'expertise en écritures et en signatures, pages 17-18, Les éditions du Septentrion, 2000.
  34. Discours prononcé par M. Prudhomme, évêque du département de la Sarthe, lors de son installation à la cathédrale du Mans, le dimanche 10 avril 1791
  35. Le catholicisme de l'Assemblée constituante démontré par la discipline des premiers siècles, et les procès-verbaux du clergé ou instruction pastorale dogmatique, de M. l'évêque du département de la Sarthe, au clergé et aux fidèles de son diocèse, sur les contestations qui divisent l'Église de France
  36. Lettre pastorale du citoyen évêque du Mans.