Famille Noirot (de Tornay)

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La famille de Noirot de Tournay est une famille de la noblesse française subsistante.

Bibliographie ou Sources à compléter

Origines

Originaire de la ville de Langres (Haute-Marne) en Champagne, la famille de Noirot de Tournay appartint à l'ancienne bourgeoisie de robe, avant d'accéder à la noblesse.

On trouve Guillaume Noirot, bourgeois de la ville de Langres, cité dans une charte de l'évêque-duc de 1321, qu'on ne peut rattacher au suivant.

Il en est de même de Monginot Noirot, collecteur de la taille à Langres en août 1452, en décembre 1460 et prévôt fermier de Langres en 1445 dont on n'établit pas le lien avec les degrés assurés de cette famille.

Le Père Vignier (XVIIe siècle), Claude Nicolas Génuyt (XVIIIe siècle), Arthur Daguin (XIXe siècle) et le baron de l'Horme (XXe siècle) s'accordent à remonter la filiation de la famille de Noirot de Tournay à Claude Noirot vivant au XIVe siècle.

Claude Noirot, eut de Jeanne Allard, fille de Guillaume Allard, procureur général des habitants de Langres en 1381 et d'Étiennette Marmier, un fils Jean qui de Jeanne de Lanty est l'auteur de quatre branches.

Noblesse

La famille de Noirot de Tournay a obtenu une décharge de franc-fief en 1694 par les états de Bourgogne et elle fut maintenue noble en 1700[1].

La famille de Noirot de Tournay est membre de l'Association d'entraide de la Noblesse Française (ANF).

Généalogie

La filiation de cette famille est prouvée depuis Jean Noirot, cité avec sa femme, Jeanne de Lanty dans un acte d'acquisition de juin 1474.

Pierre Noirot succède à son père le 26 juin 1495 dans la charge de sergent au bassin de l'évêque de Langres.

Branche aînée

Pierre, fils de Jean et de Jeanne de Lanty épousa Gillette Maillet, d'une ancienne famille de Troyes est l'auteur de la branche aînée subsistante.

Antoine, fils des précédents, avocat en parlement eut de Jeanne Delecey, Robert.

Robert, docteur en droit, avocat en parlement, maître des requêtes de l'Hôtel du roi Henri II, seigneur de Gilley (Haute-Marne) et de Savigny (Haute-Marne) devint conseiller d'État par lettre patentes de 1582.

Rameau aîné

Claude Noirot fut docteur en droit civil de l'Université d'Avignon en 1578.

C'est à compter de l'année 1667, que Robert Noirot agrégea à son patronyme le nom de terre de Tornay (Haute-Marne), dont l'orthographe s'est stabilisée en Tournay.

La moitié de la seigneurie de Tornay dite de Richecourt avait été cédée par Charles de Cicon, chevalier, seigneur de Richecourt et son épouse Anne de Roussy le 10 janvier 1624 à André Varney, écuyer, prévôt des Maréchaux de France, seigneur de Genevrières (Haute-Marne, Bellefond (Côte-d'Or) et son épouse Marguerite Noirot, tante de Robert Noirot.

André Varney et Marguerite Noirot acquérirent le 28 octobre 1632 la seconde moitié de la terre de Tornay de Philiberte d'Aucourt veuve de Charles de Saulx de Tavannes, comte de Brancion.

Rose et Anne Varney, leurs filles, vendirent la seigneurie de Tornay le 28 décembre 1665 à Claire Gironet, veuve de Nicolas Bernon, greffier à Arc-en-Barrois (Haute-Marne).

Robert Noirot, cousin germain des demoiselles Varney, fut rendu propriétaire de la seigneurie de Tornay le 18 mai 1667 par droit de retrait lignager selon une sentence des requêtes du Palais à Paris.

Robert Noirot, fut déchargé du droit de franc-fief sur sa terre de Tornay le 15 mai 1694 par les Élus généraux des États de Bourgogne, attendu sa noblesse (Archives départementales de la Côte-d'Or, C 3558).

Claude Louise Dagonel, veuve de Robert de Noirot de Tornay fut maintenue en sa qualité de veuve de gentilhomme le 16 janvier 1700 par Pomereu, intendant de Champagne.

Rose Girault, veuve d'Henri Noirot de Tornay, fut maintenue dans sa noblesse de race le 2 avril 1700 sur les preuves de son époux remontées à l'année 1535, par l'intendant de Lion, Henri François Lambert d'Herbigny.

Charles Emmanuel Balthazar de Tournay reçut un certificat de noblesse de Louis Pierre d'Hozier le 18 février 1767 pour être admis page de la Dauphine.

Rameau cadet

Le rameau cadet de la branche aînée se termina dans la belle figure de Louis Marie Élisabeth Noirot, file de Claude Bernard, écuyer, seigneur de Vauchonvilliers (Aube) et de Louise Guidot, prêtre vicaire de Noidant-Châtenoy (Haute-Marne), chanoine de Langres de 1788 à 1791, fidèle à l'Église et au Roi, déporté à Cayenne, simple curé de Meures (Haute-Marne) depuis 1807 où il mourut en 1822.

Branche puinée

Branche benjamine à Sens (Yonne)

Simon Noirot, avocat à Sens, épousa Hélène Grassin, fille de Pierre Grassin, lieutenant général de Sens et de Denise de Montigny, dont on ne connaît pas la descendance.

Jean Noirot l'aîné et Jean Noirot le jeune, procureurs au bailliage et présidial de Sens sont convoqués pour la rédaction des coutumes en 1555.

Branche cadette

Richard, dernier fils de Jean Noirot et de Jeanne de Lanty, greffier en l'élection de Langres, fut élu par les bourgeois procureur général des habitants de Langres le 20 mai 1515.

Il épousa Madeleine de Blanlux qui lui donna quatre enfants, parmi lesquels, Christophe, avocat en parlement, successeur de son père dans la charge de greffier en l'élection et qui fut également choisi comme procureur général des habitants de Langres de 1561 à 1570.

Une fille de Christophe, Jeanne se maria avec Pierre Fisseux, médecin des duchesses de Lorraine et de Guise, lieutenant général ducal de Joinville (Haute-Marne), lequel érigea après son décès le 20 janvier 1585 un monument funéraire en la chapelle Sainte-Anne représentant entre autres les armes Noirot.

Par le mariage de sa fille Elisabeth, Christophe devint le beau-père du célèbre maire de Langres Jean Roussat.

Cette branche finit avec les petits enfants de Christophe, par son fils Marc-Antoine, lieutenant général ducal de Langres décédé le 13 mai 1604.

Personnalités

  • Jean Noirot, abbé du Val-des-Escholiers de l'ordre de Sainte Geneviève de Paris en 1588.
  • Robert Noirot, maître des requêtes de l'Hôtel du roi Henri II reçut le 20 novembre 1582 des lettres de provisions de conseiller du roi en ses conseils d'État et privé.
  • Philibert Noirot, chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem et de Malte, reçu le 27 décembre 1581 à La Vallette. Liber Bullarum Ann. 1581-1582, Arch. 440 fol. 281 verso.
  • Claude Noirot, "Ce jurisconsulte distingué par sa famille et ses talents, naquit à Langres, l'an 1570, de Robert Noirot, seigneur de Gilley et de Savigny, maître des requêtes et conseiller d'État sous le roi Henri IV et de Madeleine Plusble. Il fut avocat et juge en la mairie de Langres. Il est l'auteur d'un ouvrage singulier, piquant et rempli d'érudition, intitulé : L'Origine des Masques, Momeries, Bernes et Revanis des jours de caresme prenant, menés sur l'âne à rebours et charrivaris" Langres 1609.
  • Louis Marie Élisabeth Noirot, chanoine de Langres de 1788 à 1791, déporté à Cayenne, par refus du serment à la Constitution Civile du Clergé.

Alliances

Les principales alliances de la famille Noirot (de Tornay) sont :

Armes:

D'azur à trois lévriers d'argent rampants posés 2 et 1, Mémoires de la Société Historique et Archéologique de Langres, tome 3, pages 385, 399.

D'...? à trois lévriers d'...? rampants colletés et bouclés rampants posés 2 et 1, écartelé des armes Roussat, piédestal de grès rose 1552, Musée de Langres.

D'azur à trois levrettes d'argent 2 et 1, Pièces Originales Noirot, Cabinet des titres, Manuscrits occidentaux, Bibliothèque Nationale.

D'azur à trois levrettes d'argent colletées de sable et bouclées d'or, Atlas généalogique de Langres, Xavier de Régel, Bibliothèque municipale de Langres Ms. 202.

Idem, Société Historique et Archéologique de Langres, dossier 16.

D'azur à trois chiens d'argent, Dictionnaire de la noblesse, La Chesnaye-Desbois.

D'...? à trois chiens d'...? passants posés 2 et 1, épitaphe de la famille Fisseux, chapelle de Sainte-Anne, Joinville (Haute-Marne).

Idem, Arthur Daguin, notice Noirot, Archives départementales de la Haute-Marne, 7 J 41.

D'azur à trois lévriers d'argent en pal, le 1 et 3 passants, le 2 contrepassant, Preuves de noblesse de Clotilde Barbe Charlotte Piètrequin de Prangey pour le Chapitre de Dames chanoinesses de l'Ordre de Malte à Saint-Antoine de Vienne (Isère), Bibliothèque municipale de Grenoble R 8515.

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Michel Authier, Alain Galbrun, État de la Noblesse française subsistante volume 26, 1998
  • Briffaud, Histoire de la ville de Fayl-Billot
  • Claude Nicolas Genruyt, Recueil généalogique des anciennes familles de Langres, Jean-Louis Michon (1983)
  • La Chesnaye Desbois, Dictionnaire de la noblesse
  • Patrice de Clinchamps, Dictionnaire et Armorial de la Noblesse, tome 3, 2007
  • Édouard Dessein, Jehan Roussat, 1937
  • La Haute-Marne ancienne et moderne par Émile Jolibois (1858) - ISBN : 2-84178-037-6
  • Baron de L'Horme, notice Noirot, Archives départementales de la Haute-Marne, 22 J 8
  • Liste des Procureurs généraux et maires, des commis et échevins, des maîtres des œuvres de la ville de Langres, Bibliothèque municipale de Langres, Ms. 214
  • Michaud, Dictionnaire biographie universel
  • Pincedé, inventaire, volume 7, pages 319-320, Archives départementales de la Cote d'Or B 12000
  • Abbé Roussel, Le Diocèse de Langres
  • Jean de Vaulchier, Armorial de l'ANF, éditions du Guy, 2004
  • Jacques Vignier, La Décade historique de Langres

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Référence.png Notes et références

  1. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, 2002, page 145.


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