Famille Baguenault (Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, Orléanais)

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La famille Baguenault dont il est question ici est connue depuis le XIVe siècle dans l’Orléanais (ancienne province française dont le centre était l'actuel département du Loiret).

Trois de ses branches ont été anoblies sous l'Ancien Régime.

Origines

La famille Baguenault est issue de l'ancienne bourgeoisie de l'Orléanais. Elle est originaire de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin (au sud-ouest d’Orléans, 7 kms).

Branches

Branche de Beauvais anoblie par charge de conseiller secrétaire du roi vers 1695 [réf. nécessaire]

Branche de Hauterive anoblie de la même façon en 1734 [réf. nécessaire]

Branche de Puchesse et Viéville anoblie par la même charge 1750-1762

Généalogie

I/ Jehan Baguenault (né vers 1360), collecteur des impôts de l’Orléanais, reçut un ordre du roi Charles VI (1405).

II/ Guillaume Baguenault (né vers 1400), participe à la défense d’Orléans, assiégée par les anglais (1428-29).

[Une génération semble manquer.]

III/ Hilaire Baguenault (né vers 1470), habitant Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, où la famille avait des biens ainsi que dans es communes voisines de Mareau-aux-Prés et Saint Pryvé. D’où : 1/ Hilaire Baguenault, SP 2/ Mary Baguenault, célibataire, 3/ Jehan Baguenault, qui suit ;

IV/ Jehan Baguenault (né vers 1510), se fixa à Orléans, paroisse Sainte Catherine, marié à Orléans à Pierrette Juchehors. D’où : 1/ Jehan Baguenault, qui suit ; 2/ Michelle Baguenault, mariée vers 1570 à Jehan Plectus, d’où : a/ Suzanne Plectus (29 septembre 1572, Orléans, Sainte Catherine, baptême) 3/ Ambroise Baguenault (vers 1558 † 28 décembre 1637), testament du 22 septembre 1632 (confie la curatelle de ses deux petites-filles à son neveu Gabriel Baguenault, minutes de Me picard, Orléans), marié à Ne… Vaslin, d’où : a/ Michelle Baguenault († avant le 22 septembre 1632), mariée à Louis Douville, d’où deux petites filles, Mary et Françoise Douville.

V/ Jehan Baguenault (né vers 1540), marié à Orléans à Catherine Thomas. D’où huit enfants : 1/ Hilaire Baguenault, aide fourrier de la maison du roi ; 2/ Michelle Baguenault, mariée à noble homme Pierre Legros, "chevaucheur du service du roi", de Saint Hilaire-Saint-Mesmin ; 3/ Catherine Baguenault, mariée à Étienne Blandin, de Cléry. 4/ Suzanne Baguenault, mariée à Nicolas Granger ; 5/ Potentienne Baguenault, mariée à Fraçis de Troyes, de Saint Hilaire d’Orléans (famille éteinte en 1860). 6/ autre Michelle Baguenault, mariée à Guillaume Meslant. 7/ Marie Baguenault, mariée à Christophe Dupont. 8/ Gabriel Baguenault, qui suit.

VI/ Gabriel Baguenault (né vers 1590), marié 1/ le 14 février 1616 à Orléans à Marguerite Sambrin († avant 1639), fille de Germain Sambrin, et de Magdeleine Alleaume. Petite-file de Jehan Sambrin et Marie de la Saussaye. Petite fille de Noël Alleaume et Marguerite Tranchot. Arrière petite fille de Jacques Alleaume et de Magdeleine Compaing (fille de Jean Compaing et de Guillemette de La Saussaye). Arrière petite-fille de Claude Tranchot, sieur de l’Ardoise. Contrat passé "en l’hôtel de Jacques Alleaume, receveur des deniers communs (= maire) de la ville d’Orléans". 2/ 2 juillet 1639 à Marie Maupoint (SP). D’où (1er lit) : 1/ Anne Baguenault, mariée le 26 février 1645 (contrat, hôtel de Jacques Alleaume) à Etienne Roucellet, fils de Guillaume Roucelet, maire d’Orléans (1607) et député du Tiers aux États généraux de 1614, et de Mlle Chamtereau. Petit-fils de Jean Chamtereau, sieur de Marinvilliers, et de Marie de Loynes. 2/ Catherine Baguenault, mariée le 20 janvier 1655 (contrat) à N. Menault, conseiller au présidial d’Orléans, fils de Jehan (ou Jacques) Menault, et de Magdeleine de Saint Mesmin. 3/ Marin Baguenault, qui suit ;

VII/ Marin Baguenault (vers 1625 † 16..), échevin d’Orléans (élu le 8 mars 1672 et réélu 1682), reçut la garde de la porte de Bourgogne (5 avril 1672), maire de cette ville (élu le 10 mars 1689), marié le 7 novembre 1650 à Orléans à Marie Baudoin, fille de noble et circonspecte personne, messire Jacques Baudouin, docteur en la faculté de médecine, et de dame Marie Basly. D’où :

1/ Marin Baguenault, prêtre et chanoine en l’église royale de Saint Aignan ;

2/ Marie Baguenault, mariée le 5 mai 1681 à Guillaume Sinson, fils de N. Sinson et de Marie de Loynes. Le contrat de mariage, qui stipule 16.000 £ de dot de la part de Marie et 15.000 £ de la part de Guillaume, est signé de l’évêque d’Orléans, Mgr du Cambout de Coislin.

3/ Élisabeth Baguenault, mariée le 3 février 1686 (contrat) à Anthoine Masson, seigneur de Plissai et des Montées, conseiller secrétaire du Roi du grand collège, fils de Jean Masson et d’Anne Fontaine (sœur de Mgr Fontaine, évêque de Nevers). Ces Masson possédaient la terre de Meslay (baillage de Chartres). D’où cinq enfants : a/ N. Masson de Plissay (DP, alliée aux d’Aguesseau et Crouy-Chanel) ; b/ Antoine Lambert Masson de Meslay, marié à Pétronille Mérault, d’où une fille : - Mlle Masson de Meslay, mariée à Charles de Barentin, garde des sceaux de France. (Leur fille unique, Mlle de Barentin épousa H. d’Ambray et eut deux filles, Madame de Sesmaisons et la marquise de Gasville. En 1866 le château de Meslay appartenait encore aux Gasville). c/ A. Masson de Vernou, marié à Marie-Anne Jogues de Villery (elle-même fille d’une Baguenault) ; d/ Élisabeth Masson, mariée à Jean Boyelet, conseiller du Roi. D’où deux filles : - Mlle Boyelet, marie à P. Bidé de Chézac, capitaine de vaisseau (d’où madame de Secval et madame d’Orléans de Rère). - Ne… Boyelet mariée à Bigot de Chérelles, officier de marine. (d’où deux filles : Madame de Tristan – mère de Jules, de mme de la Touanne et de Mme de Quinemont - et Madame de Tascher – mère de Ferdinand, Maurice, Benjamin de Tascher et Mme d’Havrincourt).

4/ Marie Anne Baguenault (vers 1670 † 1…), mariée le 11 juin 1691 à Joseph Miron, seigneur de Concyre, procureur du Roi au bureau des finances (premier titulaire de cette charge créée à Orléans par un édit de Louis XIV, sous la mairie de Marin Baguenault, son beau-père…). Marie Anne Baguenault se vit imposer pour armes (1696) : D’azur à une bague d’or accompagné de trois têtes de singes coupées d’argent. (armes "parlantes" … bague et guenons). D’où deux filles : a/ Marie Anne Miron, mariée à François Barbot du Plessis, écuyer ; b/ Suzanne Miron, mariée à Isaac Seurrat de Guillevile.

5/ Gabriel Baguenault, qui suit ;

6/ Jacques Baguenault de Beauvais et de l’Émérillon (vers 1670 † 22 octobre 1744), écuyer, conseiller secrétaire du roi auprès du Grand Conseil (vers 1695), rend foi et hommage pour le fief de la Boirie (1722) et pour le fief de Concyre (1736), marié le 10 décembre 1695 à Madeleine Polluche, fille de Charles Polluche, maître des requêtes de S.A.R. le Duc d’Orléans. D’où dix enfants : a/ Suzanne Baguenault de Beauvais, mariée 1730 à Marin Baguenault de Hauterive, son cousin germain. b/ Madeleine Baguenault de Beauvais, mariée le 13 janvier 1713 à Jean Clément Seurrat de Bellevue. D’où deux filles : - Thérèse Seurrat, mariée en 1735 à Pierre François de Heere, chevalier (d’où Madame de Laage, femme du fermier général, d’où Clément Philippe de Laage de Bellefaye - père de Gustave, de Joseph, receveur des douanes et de la comtesse de Lezay-Marnésia – et la marquise de Villeneuve de Vence – mère du marquis de Vence et de la marquise de Bassompierre). Elisabeth Victoire Seurrat, mariée à N. Michel de Grilleau, chevalier de l’ordre du roi (= de Saint Michel). D’où Madame Rousseau d’Etelonne (mère de Madame Baguenault, de Paris, et de Madame Ternaux). c/ Marie Baguenault de Beauvais, mariée septembre 1718 à Étienne Seurrat de Persine, écuyer, conseiller du Roi, trésorier de France au bureau des finances de la généralité d’Orléans. d/ Thérèse Baguenault de Beauvais, mariée le 22 mai 1719 à Pierre Sinson d’Auneux, écuyer, conseiller du Roi, trésorier de France au bureau des finances de la généralité d’Orléans. e/ Élisabeth Baguenault de Beauvais, mariée le 14 mars 1724 à René Trossard, chevalier, seigneur de la Turpinière. f/ Marie Anne Baguenault de Beauvais, mariée le 8 septembre 1730 à Philippe Amable Baraton d’Échouday, écuyer, conseiller du Roi, Président trésorier général au bureau des finances de la généralité de Bourges. DP dans cette ville. Une de ses filles a épousé N. Soumard, maire de Bourges. g/ Anne Baguenault de Beauvais, mariée 1730 à François de Paule Baguenault de la Périère, son cousin germain. h/ Marie Angélique Baguenault de Beauvais, mariée le 10 juin 1743 à M. Cahouet de Neuvy, écuyer, d’où : - N. Cahouet de Marolles (d’où M. de Marolles, établi à Paris, et Madame Aubertot.) i/ Charles Baguenault de Beauvais (né vers 1700 + à 70 ans), élevé au collège de Juilly de 1714 à 1717, capitaine au régiment Royal Infanterie, prévôt général d’une compagnie de maréchaussée, chevalier de Saint Louis. Célibataire, SP j/ N… Baguenault de Beauvais et de l’Émérillon (né vers 1715 † à 70 ans), élevé au collège de Juilly de 1728 à 1731, lieutenant au régiment Royal Infanterie, chevalier de Saint Louis. Célibataire, SP. Touts leurs sœurs ont vécu jusqu’à plus de 85 ans.

VIII/ Gabriel Baguenault (1665 † 17..), demeurant à Orléans, paroisse Saint Paul, marié le 7 août 1692, à Orléans (contrat passé en la demeure de noble homme Jean Mariette, conseiller du roi et assesseur en la prévôté d’Orléans, beau frère de la future épouse), à Anne Michau. D’où : 1/ Gabriel Baguenault, qui suit ; 2/ Marin Baguenault de Hauterive et de l’Émérillon (vers 1700 † 29 juin 1750), écuyer, sieur de l’Émérillon, élevé au collège de Juilly (avec ses cousins Baguenault de Beauvais), anobli par charge de conseiller secrétaire du roi vétéran auprès du Grand Conseil (1734), fait foi et hommage pour le fief de La Boirie (1749), marié le 4 décembre 1730 à Orléans (contrat signé avec les autres parents par "Jacques Chartier, écuyer, sieur de Launoy, conseiller du roi, chevalier d’honneur du bureau des finances d’Orléans ; Illustrissime seigneur, Mgr Louis Gaston Fleuriau, évêque d’Orléans, conseiller du roi en ses conseils ; Messire Louis Guillaume Jubert de Bouville, marquis de Clerc-Pannilleuse, baron de Dangu, intendant de la généralité d’Orléans ; Messire Paul Jules de Rochechouart, prêtre scholastique etchanoine de l’église d’Orléans, vicaire général de Mgr l’évêque d’Orléans ; Antoine Jogues ; Jean Ducasse ; Damoiselle Marie Anne Pasquier, cousine germaine ; Dufay, prêtre, curé de Saint Paul, ami.") à Suzanne Baguenault de Beauvais, sa cousine germaine. Dot de 40.000 £ de la part de chacun des deux époux, outre 3.000 £ reçus, l’un et l’autre, pour leurs habits nuptiaux. SP Marin avait acheté la terre et château de l’Émérillon à son beau-père Jacques Baguenault de Beauvais. A sa mort, cette propriété passa à ses frère Baguenault de Puchesse et Baguenault de La Périère, et fut vendue par eux, en adjudication, à M. Bigot de Chérelles (d’où elle est venue à la famille de Tristan.) 3/ François de Paule Baguenault de La Périère, seigneur de Villebourgeon, élevé au collège de Juilly, Trésorier de France, marié le 4 décembre 1730 à Anne Baguenault de Beauvais, sa cousine germaine. D’où deux enfants : a/ Amédée François Gabriel Baguenault de Villebourgeon

IX/ Gabriel Baguenault (1695 † 1762), écuyer, seigneur de Puchesse (par son mariage), échevin (1739-1740), puis maire d’Orléans (1748-1750), anobli par charge de conseiller secrétaire du roi (1750, à la suite de son frère cadet Marin), mort en charge, marié 1723 (ou 21 novembre 1721, Boucher, notaire à Orléans) à Marie Madeleine Colas des Francs (5 avril 1699, Orléans, Ste Catherine, baptême + 24 août 1760, Puchesse, inhumée à Sandillon, Saint Aignan), dame de Puchesse. Fille de Robert Colas des Francs (13 juin 1670, Orléans, Saint Hilaire † 7 mars 1724, Orléans, Saint Paul), fils cadet, écuyer, échevin d’Orléans (1719-1720), seigneur du Puchesse (1720), marié (9 septembre 1693, Brimbeuf, notaire à Orléans) à Claude Madeleine Foucault († 30 janvier 1757), dame du petit Puchesse.

Famille de Madeleine Colas des Francs (1699 † 1760), Madame Gabriel Baguenault de Puchesse (1721 ou 23) :

Petite-fille de : - Jacques Colas des Francs (19 janvier 1636, Orléans, Sainte Catherine, baptême † 18 juillet 1698, Orléans, Saint Paul), fils cadet, échevin (1693-1694), puis maire d’Orléans (1695-1696), administrateur de l’hôtel Dieu, marié (10 janvier 1661, Vaillant, notaire à Orléans) à Catherine de Saint Mesmin († 26 septembre 1724). - Noble homme Eusèbe Foucault, écuyer, seigneur de la Maisonfort, conseiller du roi, contrôleur des finances de la généralité d’Orléans, marié à Marie Blanchard, dame du petit Puchesse. Sœur cadette de : Claude Marie Madeleine Colas des Francs (1694 † 1786), mariée le 16 août 1714 à Pierre Pinson, écuyer, seigneur de Sevestreville. Catherine Colas des Francs (1696 † 1780), mariée le 2è octobre 1721 à Charles Boyetet, écuyer, seigneur de Vizy et de Domainville, maréchal des logis. Robert Colas des Francs (1697 † 1780), échevin (1743-1745, puis 1751-1753), puis maire d’Orléans (1760-1762), marié le 18 septembre 1724 à Élisabeth Colas de Brouville. DP Sœur aînée de : François Colas des Francs (1701 † 1747), écuyer, seigneur de Villepion, marié le 26 janvier 1725 à Marie Anne Haudry. DP Jean Baptiste Colas des Francs (1702 † 1778), seigneur de Puchesse (sic), célibataire. Elisabeth Colas des Francs (1704 † 1726), mariée le 26 janvier 1725 à Jacques Le Vassor, écuyer, seigneur de Frouville. Marie Colas des Francs (1705 † 1794), célibataire. Pierre Colas des Francs (1706 † 17..), sieur de La Borde, célibataire.

Nièce de : Jacques Colas des Francs, fils cadet, écuyer, marié en 1695 à Élisabeth Vandebergue. (D’où la branche des seigneurs de Brouville).

Arrière petite-fille de : - Robert II Colas (26 mars 1602, Orléans, Saint Paul † avant 1650), écuyer, seigneur des Francs, marié (10 juin 1629, Lasne, notaire à Orléans) à Françoise Guignace (+ 12 décembre 1644). - Louis de Saint Mesmin, marié à Claude Thias. - N… Foucault - N… Blanchard, sieur du petit Puchesse. Robert Colas des Francs (1670 † 1724) devint seigneur du Puchesse en achetant la terre et seigneurie du Grand Puchesse en 1720 des sieur et dame Sergent, qui la tenaient depuis 1709 du sieur Boyetet de Mérouville. (Voir Note Loynes) D’où : 1/ Gabriel Baguenault, qui suit ; 2/ Marie Baguenault de Puchesse, SP 3/ Pierre Baguenault, seigneur d’Houville, SP 4/ Adélaîde Madeleine Claude Baguenault, mariée 1751, Joseph Laisné de Saint Péravy. DP (Voir Note Roussel de Courcy)

X/ Gabriel Baguenault (1723 † 1803), écuyer, seigneur de Puchesse (1762), échevin d’Orléans (1783-1785), marié 1754 à Élisabeth Miron, fille de Pierre Miron, écuyer, conseiller secrétaire du roi, marié à Élisabeth Thérèse Jacque du Coudray.

Famille d’Élisabeth Miron (17.. † 1…), Madame Gabriel Baguenault de Puchesse (1754) :

Petite-fille de : - Miron, écuyer, - Jacque du Coudray.

Sœur de : Marie Thérèse Françoise Miron (vers 1745 † 9 novembre 1800), mariée le 21 décembre 1767 (Julien le jeune, notaire, Orléans) à Pierre François Colas des Francs (1er février 1733, Orléans, Saint Paterne, baptisé le 2 † 14 août 1814), chevalier, assemblée de la noblesse du baillage d’Orléans (1789), veuf de Magdeleine Avoye Pinchinat († 8 avril 1761, épousée le 22 octobre 1759).

Tante d’Élisabeth Zoé Colas des Francs (3 août 1778 † 19 avril 1828, Orléans, inhumée à Saint Vincent ), mariée le 20 novembre 1792 ou 20 octobre 1793, à Orléans (Bruère et Julien, notaires), à Alexandre (Jean Louis Anne) de Loynes (25 février 1765, Paris, Saint Gervais, baptême + 13 octobre 1830, Orléans), chevalier, baron du Houlley (Calvados), châtelain de Mazère (Loir et Cher), lieutenant au régiment de Sarre infanterie (1789).

D’où : 1/ Charles Joseph Baguenault de Puchesse (1758 † 1817), banquier à Paris, marié à Gabrielle Rousseau d’Ételonne. D’où trois filles : a/ Gabrielle Baguenault, mariée 1812, Gustave Sanlot, d’où trois enfants : - Gustave Salot-Baguenault, marié 1839 à Thérèse de Rely, sa cousine, d’où Gustave, célibataire et Marie Sanlot-Baguenault mariée en 1864 au baron de Cauvigny (d’où 4 enfants). - René Sanlot-Baguenault, marié en 1848 à Alix de Rely, sa cousine, d’où Gabrielle (1852 + 1931), mariée en 1876 à Roger, vicomte de Vanssay (1849 + 1917), DP (huit enfants) 2/ Pierre Baguenault de Viéville, qui suit ;

XI/ (Gabriel) Pierre Baguenault de Viéville (16 juin 1764 † 30 octobre 1850), châtelain de Puchesse (1804, 16 nivôse An XII, son frère aîné lui ayant laissé cette propriété dans le partage des biens de leur père, moyennant une soulte de 110.000 francs), propriétaire de Bagnaux (1803, achetée par adjudication lors de la succession de M. Boyetet de Bagnaux pour 80.000 francs), élevé au collège de Vendôme, agriculteur et agronome adepte de méthodes et cultures nouvelles, royaliste légitimiste, conseiller municipal d’Orléans (1814-1830), vice-président (1822-24), puis président (1827-30) du collège électoral, marié le 30 mai 1791 à Orléans à Marie Félicité de Laage de Meux (1774 + 4 novembre 1824, ou 1835 ??), fille d’A. de Laage de Meux, écuyer, marié à Françoise Lhuillier. Dot du futur et de la future : 80.000 £.

Famille de Félicité de Laage[1] de Meux (176. + 1824), Madame Pierre Baguenault de Viéville (1791) :

Petite-fille d’Élie de Laage († avant 1758), de Saintes, receveur des tailles de l’élection de Saintes, marié à Madeleine Ro..ay. Petite-fille de François Lhuillier, écuyer, et de Félicité Perpétue Lambert de Cambray.

Nièce de Clément de Laage, fils aîné, fermier général (1768), guillotiné en l’An II, marié le 20 août 1758 à Orléans à Mlle de Heere (fille de Pierre François de Heere, chevalier, marié en 1735 à Thérèse Seurrat ; cette dernière fille de Jean Clément Seurrat de Bellevue et de Madeleine Baguenault de Beauvais). D’où Clément Philippe de Laage de Bellefaye (père de Gustave, marié à Mlle de Heere, DP, de Joseph, receveur des douanes, DP, et de la comtesse de Lezay-Marnésia, DP) et Marie Clémentine Thérèse de Laage de Bellefaye, marquise de Villeneuve de Vence (mère du marquis de Vence et de la marquise de Bassompierre).

Succession de Pierre Baguenault de Viéville (estimations d’époque) :

Masse totale : 1.474.116 francs (un million, quatre cent soixante quatorze mille, cent seize francs) - Maisons d’Orléans, rue Bretonnerie (total) : 90.000 francs, à savoir : Maison du 62, rue Bretonnerie (achetée en 1780), 65.000 francs Maison du 60, rue Bretonnerie (achetée en 1822), 25.000 francs

- Puchesse (total) : 482.466 francs, à savoir : Château de Puchesse, 20.000 francs (sic) Petit Puchesse (maison), 1.200 franc Ferme de Puchesse (116 hectares), 120.350 francs Ferme du Colombier (134 hectares), 88.570 francs Ferme de Viéville (141 hectares), 79.855 francs, etc…

- Bagneaux : Château de Bagneaux, 10.000 francs (sic), etc… Ferme de Bagneaux (214 hectares), 112.810 francs Ferme de Cassines (67 hectares), 74.442 francs Ferme de Menessard (217 hectares), 241.500 francs Ferme du Marteau (108 hectares), 98.375 francs Ferme de Villervisson (153 hectares), 241.950 francs Domaine de Montpipeau (260 hectares), 167.550 francs

D’où :

1/ Félicité Perpétue Eudorie Baguenault (1792) ;

2/ Charles Baguenault de Puchesse, qui suit ;

3/ Marie Hortense Faustine Baguenault de Puchesse (15 mars 1798 † 1875), mariée le 10 juillet 1816 à Benjamin Charles Paulin Mingre de Noras (1790 † 1880), propriétaire du château de Bagnaux (dès avant 1866), son cousin, d’où : a/ Nelly de Noras (11 avril 1817 † 1…), mariée le 19 avril 1836 à Léon, marquis de Laage de la Rocheterie, d’où un fils : Maxime de Laage de la Rocheterie (30 janvier 1837), marié le 26 août 1862 à Ernestine de Man, fille du baron de Man d’Attenrode, membre du Sénat belge, et de Caroline Le Fèvre d’Ormesson. DP b/ Berthe de Noras (30 mai 1830 † 1…), mariée le 4 septembre 1850 à Paul, marquis de Buchepot, d’où : Marie Charles Aurélien Jean de Buchepot (5 janvier 1853) Marie Berthe Aurélie Adeline Léonie (14 octobre 1857) Marie Dieudonné Pierre Henri Guillaume (29 juillet 1859)

Hélène Baguenault de Puchesse, mariée 1821 à comte de Thélusson de Sorcy, d’où quatre enfants, dont Hélène de Thélusson, mariée à marquis de Vaulserre, d’où quatre enfants, dont Berthe de Vaulserre, mariée à Henry de Wendel, maître de forges, député protestataire au Reichstag, d’où François de Wendel, président du Comité des Forges, régent de la banque de France (1913-1936), député de Meurthe-et-Moselle, puis sénateur Humbert de Wendel, comptoir sidérurgique, membre de l’Entente internationale de l’acier Maurice de Wendel (d’où Renée mariée en 1926 à Jean Seillière).

4/ Gabriel (Joseph) Baguenault de Viéville (22 janvier 1805 † 1888), propriétaire de Mazères et de Viéville, élevé au collège de Pont-Levoy, homme de lettres et agriculteur, membre de la société d’agriculture, sciences, belles lettres et art d’Orléans (auteur d’opuscules sur Orléans : Germain Audebert, Orléans et ses panégyristes au XVIe siècle, …), et de la société archéologique de l’Orléanais, membre du bureau du comice agricole d’Orléans, président de la commission centrale de Jargeau et membre du comité central agricole de Sologne, marié le 8 avril 1828 à (Anne) Léonie de Loynes du Houlley, (1809 + 1888), d’où trois enfants : a/ Marthe Baguenault (25 septembre 1829 † 1907), mariée le 2 mai 1854 à Georges (Gilles), marquis de Fontenailles (1828 + 1906). SP b/ Marie Baguenault (25 septembre 1829 † 1889), jumelle de Marthe, mariée le 7 novembre 1854 à Louis (Marie Camille) de Bengy de Puyvallée (1814 + 1878), d’où trois enfants : Jacques (31 juillet 1865), Gabrielle (19 février 1857) Marthe (20 juillet 1859) c/ Joseph (Marie Louis Gabriel) Baguenault de Viéville (13 mai 1834 † 1909), propriétaire des château de Mazères (Loire et Cher) et de Viéville, marié le 10 février 1863 à Marie (Alexandrine Sophie) d’Ochando de la Banda (1842 † 1925), d’où : - Gabriel (Marie Paul Augustin) Baguenault de Viéville (12 janvier 1866 † 1932), marié en 1893 à Madeleine (Marie Jeanne Louise) de Fadate de Saint George (1871 + 1955), SP. - Pierre (Marie Eugène Gabriel) Baguenault de Viéville (1867 † 1924), capitaine de cavalerie, marié en 1895 à Marie (Valérie) Ribot (1873 † 1924), d’où : Robert (Marie Joseph) Baguenault de Viéville (1896 † 1981), propriétaire du château de Mazères, chevalier de la Légion d’Honneur, croix de guerre 1914-1918, marié en 1942 à Chantal (Marie Bertrande) d’Esterno (1906 † 1977), d’où Patrice Baguenault de Viéville (1944), marié vers 1974 à Hedwige d’Esclaibes (DP) et Roselyne (1945)

- Thierry (Félix Marie) Baguenault de Viéville (27 janvier 1869, Orléans † 3 janvier 1945, Saint-Cyr-en-Val), propriétaire de Viéville, capitaine d’infanterie, chevalier de la Légion d’Honneur, marié à Anna (Antoinette) Issaverdens (1881 + 1948), d’où : Jean (Gabriel Alfred Marie) Baguenault de Viéville (20 juin 1902, Le Havre † 24 juin 1987, Saint-Cyr-en-Val), propriétaire de Viéville, Saint Cyr (1921-23), Saumur, campagnes du Maroc (1925) et de Syrie (1926-27), officier d’ordonnance du général Catroux au Maroc (1931), capitaine (1934), campagnes des Pays-Bas, de Belgique et de France, commandant un groupe d’escadrons (mai-juin 1940), puis, par intérim, le 4e régiment de Cuirassiers (faute d’officiers supérieurs), blessé, chef d’escadrons au Maroc (1942), officier de liaison auprès du général américain Patton, assiste à la conférence d’Anfa (1943), débarque en Provence avec le 6e chasseurs d’Afrique (août 1944), campagne d’Alsace, commande à titre temporaire le 6e chasseurs, à la tête duquel il libère Stuttgart (1945), lieutenant colonel commandant le 12e régiment de Cuirassiers à Tubingen (1945), retenu comme précepteur du prince héritier Baudouin de Belgique (1949, mais ce prince monte sur le trône), chef d’Etat-major au Maroc (1950), colonel (1951), commandant du 2e Spahis marocain en Indochine (novembre 1952, Ving Long), puis du 5e Cuirassiers, toujours en Indochine (juin 1953-fin 1954, Thudaumot), commandant d’un groupe blindé de la 6e DB (1955), puis commandant par intérim de la 6e DB (1956), général de brigade (1959), chevalier (vers 1930), officier (1940), commandeur (1947) puis grand officier de la Légion d’Honneur (1963), croix de guerre 1939-1945 et des TOE (Indochine), 38 ans de carrière, 13 citations dont 5 à l’ordre de l’Armée, camarade du maréchal Leclerc et du général Navarre, marié le 4 mars 1929 à Evreux à Ghislaine (Anne Louise) Rater (1906 † ?), d’où : Jacques, marié à Élisabeth Goupy (d’où Florence) Alain, capitaine, croix de la Valeur militaire (Algérie), marié à Catherine de Surmont (d’où Sophie) Chantal, mariée à Paul Arnaud Hérissey, imprimeur Catherine (1946), mariée à Bernard Porcher Guy (Gabriel Augustin Marie) (1903 † 1958). Huguette (Anne Marie) (1906 † 1984), mariée en 1930 à Henri (Marie Joseph) de Bonnafos (1901 + 1952)

Marie Gabriel Maurice Robert (1870 † 1886).

XII/ Charles (Jérôme Gabriel) Baguenault de Puchesse (5 août 1793 † 22 avril 1861), châtelain de Puchesse, élevé au collège de Vendôme, homme de lettres, modèle de son ami Mgr Dupanloup en matière de vie de famille et d’éducation des enfants, membre de la commission administrative des hospices (avant 1830), membre de la commission de surveillance des prisons d’Orléans, délégué cantonal de l’instruction primaire pour le canton de Jargeau, marié le 23 janvier 1813 à Adélaïde (Zoé) de Loynes du Houlley (1795 † 3 février 1852), fille d’Alexandre (Jean Louis Anne) de Loynes, baron du Houlley, ancien officier au régiment de la Sarre infanterie (1789), et d’Elisabeth Zoé Colas des Francs. Dot du futur : 120.000 francs. Dot de la future : 100.000 Francs. (Voir Notice Loynes)

D’où quatre enfants :

1/ Fernand Baguenault de Puchesse, qui suit ;

2/ (Marie Élisabeth) Suzanne Baguenault (28 août 1816 † 24 septembre 1854), mariée le 29 décembre 1835 à Louis Joseph Josias de Gaillard d’Escures, fils de Jean Casimir Joseph de Gaillard d’Escures et d’Antoinette de Laage de Meux. (Joseph d’Escures descendait de Pierre Fougeu d’Escures, écuyer, seigneur du Poutil, maire d’Orléans en 1613, maréchal général des camps et armées du roi Henri IV). SP

3/ Marie Camille Laure Baguenault (17 avril 1819 † 1...), mariée le 30 janvier 1845 à Casimir Aimé Rolland, vicomte du Roscoät († 26 novembre 1864), d’où : a/ Anne Marie Élisabeth Rolland du Roscoät (26 mai 1851) b/ Louis Marie Raoul (3 avril 1853) c/ Madeleine Marie Alix (3 décembre 1855)

4/ Marie Aimée Alix Baguenault (25 avril 1828 † 1…), mariée le 27 décembre 1848 à Ferdinand René de Vernéty, fils de (Agnès Marie Vincent François) Xavier de Vernéty, officier, garde du corps du Roi Louis XVIII, chevalier de la légion d’Honneur, et de Pauline Octavie Colas de Brouville. (et petit-fils de Dominique de Vernéty, marquis palatin de Saint Hubert en 1787, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, et de Marie Anne Joséphine de Folard). D’où : a/ (Marie) Gabrielle (22 novembre 1849) b/ (Marie) Hubert (10 septembre 1858) c/ (Marie) Marguerite (10 septembre 1865)

XIII/ (Gabriel, Raoul) Fernand Baguenault de Puchesse (20 mars 1814, Châteauroux † 24 avril 1889, Orléans), propriétaire de Puchesse (1861), licencié en droit (1834), conseiller municipal d’Orléans pendant plus de trente ans (1848-1878), membre fondateur et secrétaire de la Société générale de secours mutuels et de retraites d’Orléans, membre de la commission de surveillance des prisons, cofondateur du journal local L’impartial du Loiret (1850, organe dévoué à la défense de principes religieux et d’ordre social) qu’il a codirigé jusqu’en 1858, rédacteur (Le correspondant, etc…), homme de lettres, auteur d’études religieuses, philosophiques et littéraires, auteur des ouvrages Le catholicisme présenté dans l’ensemble de ses preuves (2 volumes publiés en 1859), L’immortalité, la mort et la vie (1 volume publié en 1864, deux éditions), Étude historique sur Chateaubriand (1865), Généalogie de la famille Baguenault de Puchesse et de Viéville (1 volume publié en 1866), Histoire du concile de Trente (1870), Un projet de réforme constitutionnelle (1871), etc… Président de l’Académie de Sainte Croix (1862-1864, fondée en 1862 par Mgr Dupanloup), marié le 13 avril 1842, à Marie Joséphine de Bodin de Boisrenard (1823 † 30 octobre 1896, Puchesse, à 73 ans), fille de Pierre (Élisabeth) de Bodin de Boisrenard et d’Euphrosine Roussel de Courcy[2]. Succession de Fernand : Gustave, 651.625 francs : Fermes de Puchesse (évaluée 300.000 francs), du Colombier (estimée 250.000 francs), etc… Thérèse (madame de Langlois), 461.015 francs : Fermes de Bagneaux (évaluée 210.900 francs), d’Ouectreville (137.500 francs), etc…

D’où :

1/ Gustave Baguenault de Puchesse, qui suit ; 2/ (Marie) Thérèse Baguenault de Puchesse (23 novembre 1846 † 1…), mariée 1867, M. de Langlois, d’où : a/ Bernard de Langlois, officier, marié à Thérèse Ribot, d’où : - Guy de Langlois, marié à Jeanne de la Croix de Ravignan, SP - Valentine de Langlois, mariée au comte Bernard du Plessis d’Argentré, d’où François, marié à Clothilde du Laz, Hubert et Michel d’Argentré. b/ Fernand de Langlois, officier, marié à Mlle Forestier, d’où : - Simone de Langlois, mariée à Jean de Laage, marquis de La Rocheterie. - Renée de Langlois.

XIV/ (Marie) Gustave Baguenault de Puchesse (21 avril 1843 † 1922), comte Baguenault de Puchesse (titre qui lui aurait été octroyé par le Pape Léon XIII), Licencié en droit (15 juin 1864, Paris), avocat stagiaire (4 février 1865-30 mai 1868), avocat à la cour (barreau de Paris), licencié (17 novembre 186è, Nancy), puis docteur es lettres (1869), président de la compagnie des forges et fonderies d’Alais, membre du comité des forges de France, administrateur de sociétés, en particulier de, société des houillères de Rochebelle, compagnie de Graigola Mertyr (pays de Galles), anciens établissements Cail (Paris), mines de Brassac et de Beaubruns, compagnie française des mines du Laurium (Grèce), mines d’Akhtala (Caucase, Russie), assurance maritime la foncière transport, etc… Membre de la Société d’économie charitable dont il fut nommé secrétaire (1866), catholique social et républicain libéral dès 1870, conseiller d’arrondissement (1870), candidat à la députation face à Mgr Dupanloup (ami de son père), maire de Sandillon (de 1900 à sa mort), rédacteur au Correspondant et au journal des débats (de 1890 à sa mort), historien, correspondant de l’Institut, membre du comité des travaux historiques, président de la société de l’Histoire de France (1897-98, puis 1919-20), président de la Société historique de l’Orléanais (à trois reprises), spécialiste du XVIe siècle français (Les mémoires du vicomte de Turenne, Les lettres de Catherine de Médicis, "L’histoire de Jean de Morvillier), rédacteur à la Revue des questions historiques Marié le 24 novembre 1874 à Lyon à Marie Thérèse Descours (4 mai 1853, Lyon + 26 octobre 1884, Orléans, accident de cheval) Gustave habitait 18 rue Vignon à Paris vers 1880.

1/ Raoul Baguenault de Puchesse, qui suit ; 2/ André (Joseph) Baguenault de Puchesse (16 février 1879 † 1968), Saint Cyr, Saumur, officier de cavalerie, au 11e hussard, démissionnaire, administrateur de la société « Descours et Cabaud » (1912-1968), capitaine, chef d’escadron (CR, annuaire 1935-36 des officiers de réserve), chevalier de la Légion d’Honneur, croix de guerre 1914-1918, demeurant à Paris 24 rue de Surène (8e) et à Puchesse (saison des chasses). Propriétaire d’une écurie de chevaux de courses. Fondateur du Prix Baguenault de Puchesse. Célibataire. Il possédait la belle ferme du Colombier à Puchesse. Il était le parrain de son petit-neveu Guy Baguenault de Puchesse. SP

XV/ Raoul Baguenault de Puchesse (31 janvier 1876 † 24 novembre 1945, Lyon, décédé subitement), comte Baguenault de Puchesse, membre du Jockey club, associé aux affaires de son grand-père André Descours dès 1898. Vice-président (1905), puis président directeur général de la société Descours et Cabaud (1939), produits métallurgiques. Il "débutait dans la vie avec 120.000 francs à dépenser dans l’année"[3]. "Toujours élégamment vêtu, sa taille mince bien prise dans des vestons très bien coupés, un monocle dissimulant son œil droit à l’iris rougeâtre, tandis que le gauche clignait perpétuellement, ses cheveux ivoire correctement lissés, il parlait d’un ton solennel et restait avec les humains d’une froideur impressionnante."[4]. Albinos, Raoul Baguenault de Puchesse souffrait toutefois d’une très forte myopie, qui s’atténua avec l’âge. Il compléta le réseau des agences de l’intérieur et à l’étranger (Tonkin, Cambodge, Argentine, Maroc…). Très lié à son frère André, il utilisait son appartement de la rue de Surène comme pied à terre et Puchesse leur appartenait en indivision. Marié le 1899, à Lyon, à Jeanne de Thomas de Saint Laurent (1872 † 1952, Genève), sa cousine. Ils recevaient leurs enfants et petits-enfants le dimanche dans leur maison du 11 boulevard des Belges. C’était l’une des habitations les plus vastes de ce boulevard et elle possédait une belle terrasse donnant sur le parc de la tête d’or. Ils habitèrent longtemps avec trois de leurs enfants : Henri et Jean jusqu’en 1945, Colette jusqu’à son mariage en 1938 (dont la réception se déroula d’ailleurs boulevard des Belges). Vivaient également sous ce toit la tante Hélène de Castries, veuve, sa fille Marguerite, jusqu’à son mariage avec le marquis de Balincourt, et souvent ses fils (en particulier René, duc de Castries, qui se maria en 1934). Ils séjournaient régulièrement à Puchesse, où leurs enfants et petits-enfants les rejoignaient à la fin de l’été, pour l’ouverture de la chasse. Ils séjournaient aussi en Suisse (Lausanne, Genève). Ayant prévu de prendre sa retraite à Puchesse dès 1946, Raoul saisit une opportunité pour vendre sa maison du 11 boulevard des Belges en 1945 et loue un appartement quai Claude Bernard, au bord du Rhône. Jeanne a déjà quitté Lyon pour Puchesse avec sa fille Marie-Thérèse de Fraguier, déjà veuve. Raoul meurt subitement d’un arrêt cardiaque dans son appartement fin novembre. Il est inhumé à Orléans. Jeanne passa la fin de sa vie avec sa fille Marie-Thérèse, entre Puchesse et la Suisse. Elle mourut à Genève, à l’hôtel des Berghes, où elle séjournait régulièrement. Elle est également inhumée à Orléans, aux côtés de son mari. Peu après sa mort, sa propriété de La Bastide d’Engras fut vendue.

D’où :

1/ Raymond Baguenault de Puchesse, qui suit ;

2/ Aignan Baguenault de Puchesse (1901 † 1981), habitant Paris (avenue Montaigne), marié à Hilda Halbers, veuve de M. Bloch-Olendorf. Il était assez bel homme et vivait de ses rentes à Paris. Amateur de meubles ancien, il y possédait un commerce d’antiquités. SP

3/ Marie Thérèse Baguenault de Puchesse (1903 † 196.), mariée le 192., au comte François de Fraguier, capitaine de cavalerie, Elle était très séduisante, gaie, spirituelle et amusante. D'où : a/ Jeanne de Fraguier, mariée à Marc Basset-Chercot, directeur financier ; DP

4/ Henri Baguenault de Puchesse (1904 † 1958), licencié es lettres, directeur général du Groupe Descours et Cabaud (1939 à sa mort), remarquable dirigeant décédé quelques semaines avant d’être formellement nommé président du groupe. Inséparable de son frère aîné Raymond, ils formaient un duo amical dans leurs loisirs comme au travail (Raymond étant secrétaire général de Descours et Cabaud depuis 1939 et en devint finalement président à la place d’Henri en 1958). Célibataire.

5/ Colette Baguenault de Puchesse (1910 † 199.), mariée le 26 avril 1938 à Lyon (Rédemption) à Jean, comte de Charnières, citoyen suisse, administrateur de sociétés, collectionneur de mobilier 18e. Elle vécut chez ses parents, boulevard des Belges, jusqu’à son mariage. a/ Élisabeth de Charnières, mariée octobre 1968 au comte patrice de Laage de Meux, chirurgien ophtalmologiste, fils du comte Hilaire de Laage de Meux, officier de la Légion d'honneur, croix de guerre 1939-1945, ingénieur de l’école centrale, et de Marguerite Bès de Berc. D’où :

6/ Jean Baguenault de Puchesse (1916 † 199.), licencié es lettres, officier de cavalerie ou du train (CR), Saumur, campagne de France (1940, officier interprète auprès d’une unité britannique), administrateur de sociétés, président de la société holding « Descours et Cabaud associés ».

XVI/ Raymond, comte Baguenault de Puchesse (6 mars 1900, Lyon 2e † 21 octobre 1976, Paris), ancien élève de l’école centrale de Paris, membre du Jockey club, secrétaire général du Groupe Descours et Cabaud (1939-1958), puis président directeur général (1958-1964), marié 1930, à Annay (Nièvre) (et le 17 juin 1930 à Lyon, Chaine, notaire) à Guillemette (Alexandrine, Marie, Joséphine, Edwige) de Ginestous (2 octobre 1902, La Grande Résie + juillet 1993). Propriétaire du domaine de Puchesse (communes de Sandillon, Saint Denis en Val et Saint Cyr en Val), 540 hectares 41 ca (château, fermes du Grand et du Petit Puchesse, du Colombier, de Bagneaux et de la Haute Isle).

1/ Yvonne (Marie Josèphe) Baguenault de Puchesse (10 avril 1931, Lyon 2e), mariée à Sandillon juillet 1958 (et le 13 juillet à Lyon, Chaine, notaire) à Fernand Charles Guy Marie Boislandry Dubern

2/ Françoise (Marie Josèphe) Baguenault de Puchesse (5 juillet 1932, Lyon 2e), vice-présidente du Polo de Bagatelles, célibataire

3/ Hubert (Marie Joseph) Baguenault de Puchesse (3 septembre 1933, Lyon 2e), membre du Jockey club, vice-président du cercle de l’Union (Lyon), vice-président du cercle de Deauville, administrateur de sociétés, directeur commercial du groupe Descours et Cabaud, puis président de Descours et Cabaud associés, marié 28 juin 1961 à Lyon à Jacqueline Marie Roche (7 mars 1939) a/ Renaud Baguenault de Puchesse (10 mars 1964, Lyon), avocat, marié le septembre 1993 à Cécile Bordes, d’où : - Arthus Baguenault de Puchesse - Jeanne Baguenault de Puchesse - Élie Baguenault de Puchesse - Gaspard Baguenault de Puchesse b/ Michel Baguenault de Puchesse (3 janvier 1970), marié le

4/ Guy (André Marie Joseph) Baguenault de Puchesse (24 juin 1935, Lyon 2e), officier de marine (CR), membre du Jockey club, directeur international chez Descours et Cabaud (démissionnaire en 1976), marié le juillet 1989 à Puchesse à Patricia Charnelet, journaliste. D’où : a/ Louis Baguenault de Puchesse (1988), b/ Jean Baguenault de Puchesse (1990)

5/ Michel (Marie Joseph) Baguenault de Puchesse (20 février 1938, Lyon 2e), membre du Jockey club, président de la S.O.F.I. (Société Orléanaise de Fournitures Industrielles), marié 1/ le 1983, à Catherine Dejardin Frickx (23 avril 1939, Bruxelles † 1er octobre 2005, Sandillon), fille de Suzon Dejardin (1910-2008), styliste belge. Catherine fit des études d’art dramatique à Bruxelles (diplômée de l’INSAS, 1966) et entama sa carrière au Théâtre national de Belgique. Elle y joua les grandes pièces du répertoire classique, notamment sous la direction de Guy Lauzin, metteur en scène qu’elle retrouva au Centre dramatique de Bourges dans les années 1968-70. Avant de retourner au théâtre (à Nice, 1969-72 et à Lyon, 1972, notamment), Catherine Dejardin fit un détour par le cinéma où elle fut notamment l’une des partenaires d’Anouk Aimée et d’Yves Montand dans Un soir, un train, d’André Delvaux (1968). SP 2/ le 27 octobre 2006 à Sandillon, à Catherine Braunsteiner, SP

6/ Philippe (Henri Marie Joseph) Baguenault de Puchesse (7 novembre 1940, Lyon 2e), licencié en mathématiques, membre du Jockey club, directeur commercial de la S.O.F.I., marié les 3 et 9 juin 1976 à Paris à Anne Caroline Chamant (13 mai 1953), a/ Hortense Baguenault de Puchesse, b/ Sébastien Baguenault de Puchesse (29 décembre 1977), c/ Alice Baguenault de Puchesse (25 septembre 1982)

Patrimoine financier

La famille Baguenault de Puchesse et de Viéville a fondé une solide fortune (négoce de laines) : exemples de dots : 16.000 £ en 1681 (pour une fille), 40.000 £ en 1730 (Marin, fils cadet), 80.000 £ en 1791 (Pierre, fils cadet), 120.000 Francs en 1813 (Charles, fils aîné de Pierre).

Alliances

Les principales alliances de la famille Baguenault de Puchesse et de Viéville sont :

Armes

  • Baguenault de Puchesse et de Viéville : D’argent à un chevron de gueules accompagné en chef de deux étoiles d’azur et en pointe d’une foy au naturel, partie de gueules, surmontée d’un lys au naturel ; au chef cousu d'or chargé de trois merlettes de sable[5]

Timbre : Couronne de comte

Référence.png Notes et références

  1. Armes de Laage : D’azur, au chevron d’or accompagné en chef de deux marguerites d’argent tigées et feuillées de sinople, au poing sénestré fermé d’argent environné d’un filet d’or en pointe, surmonté d’un faucon capuchonné et clariné d’argent.
  2. Voir Notices Bodin de Boisrenard et Roussel de Courcy.
  3. Cf. "M. de Gerland", page 50.
  4. "M. de Gerland", pages 103 et 104.
  5. Baguenault de Puchesse et de Viéville.

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Gustave Chaix d’Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 2, pages 202 à 203 Baguenault de Puchesse et de Viéville
  • ANF, 4, S.35419
  • Généalogie de la famille Baguenault de Puchesse et de Viéville, Orléans, Herluison éditeur, 17 rue Jeanne d’Arc, 1866