Famille Baboin

De Geneawiki
Aller à : navigation, rechercher

Cette famille est originaire de Saint-Rambert d'Albon en Dauphiné, de nos jours dans le département de la Drôme.

Légendes

Selon la légende, la famille Baboin est originaire de Chazay-d'Azerges, dans le lyonnais.

On cite Théodore Sautefort, dit « Baboin » (nom aux origines discutables : pour certains cela viendrait du Français « Bat bien », pour d’autres, du provençal, signifiant « celui qui fait la grimace"). Orphelin recueilli par une bohémienne du nom d’Azza vers 1350, il élevé parmi les bohémiens ; l’un de ses voyages le conduit près de Lyon, dans la petite ville de Chazay. Alors qu’il se produisait avec sa troupe, le feu se déclara dans le château du seigneur de Châtillon. Le Baboin, n’écoutant que son courage, revêtu de sa peau de bête, se jeta dans les flammes et sauva la fille et la femme du seigneur de Châtillon. Ce dernier, en reconnaissance pour cet acte héroïque, fit de Théodore Sautefort son capitaine. Il s’illustra notamment en 1379 lors de la bataille des Culattes où il mit en déroute les anglais. Baboin épousa Hermance de Beaujeu (ou de Châtillon les traditions divergent), et prit le nom de Jehan du Mâs, lié à un riche apanage taillé pour lui dans le domaine du Mas à Chazay. Il fut nommé capitaine châtelain de Chazay. Sa renommée fut grande dans la petite cité de Chazay où il créa un système de dots pour les jeunes filles qui n’en avaient pas, la légende disait :

« Filles qui n’ont vu le Baboin, oncques mari ne trouvent point »

Théodore Sautefort, le chevalier Jehan du Mâs, aurait finalement conservé son surnom qui devait alors être le nom de toute sa descendance présumée : Baboin.

Il existe encore aujourd'hui dans la petite ville de Chazay-d'Azergues la porte dite "Porte du Baboin" ornée d'une statue censée le représenter (il s'agit en fait d'une plaque en bronze représentant le centurion de César, placée au XIXe siècle à la place de la statue originale qui tombait en ruines) ainsi qu'une rue Jehan du Mâs.

Plus tard, Buffon, le célèbre naturaliste, aura de nombreux démêlés avec ses bailleurs de fonds et en particulier avec la famille Baboin, soyeux et banquiers à Lyon. Cette dernière lui intentera un procès pour obtenir le paiement de ses créances. Il s'en vengera dans la rédaction de l'Histoire naturelle, en choisissant d'utiliser un terme ancien, "babouin", déjà utilisé au XIIIe siècle, pour désigner le signe cynocéphale (Cours de l'Histoire Naturelle des Mammifères" par Geoffroy de Saint Hilaire 1829, page 23). Il fait d'ailleurs dans son livre une description abominable de cet animal, assurant ainsi doublement le succès d'une vengeance emprunte d'une certaine mesquinerie :

"Le babouin, qui est un animal plus gros qu’un dogue, et dont le corps est raccourci, ramassé à peu près comme celui de la hyène, est fort différent des singes dont nous venons de parler ; il a la queue très-courte et toujours droite, le museau allongé et large à l’extrémité, les fesses nues et de couleur de sang, les jambes fort courtes, les ongles forts et pointus. Cet animal qui est très-fort et très-méchant, ne se trouve que dans les déserts des parties méridionales de l’ancien continent, et point du tout dans ceux de l’Amérique."

"Ces animaux sont le chacal, le glouton, la civette et le babouin, qui tous quatre sont carnassiers et féroces comme l’hyæne, et qui ont chacun quelques petites convénances et quelques rapports particuliers avec elle, lesquels ont donné lieu à la méprise et à l’erreur."

Sans qu'aucun lien de filiation ne soit établi, on trouve également en 1432 trace d'un Guillaume Babouin, seigneur de Langle, secrétaire du duc de Bretagne. Existe-t-il un lien avec le Baboin de Chazay ? Ses descendants, seigneurs de Langle, portaient pour armes "D'argent à l'aigle de sable, membrée et becquée d'or, accompagnée de trois tourteaux de sable, chargés d'une molette d'or." ce qui était probablement les armes de cette famille Babouin. La seigneurie de Langle correspond au Plessis de Langle situé à Saint Etienne de Montluc en Loire Inférieure. La descendance de Guillaume Babouin, issue de son mariage avec Françoise Hérault, porte pour patronyme le nom de "Langle". Il n'existe probablement aucun lien entre les deux familles, mais l'homonymie méritait d'être soulevée.

Généalogie

Généalogie de la Famille Baboin et de la branche Baboin-Jaubert.

Ancien Régime

Bourgeoisie ancienne dans la Drôme et à Lyon : marchands drapiers, fabricants de soierie, négociants, banquiers

I François BABOIN, né à Albon vers 1615. Il épouse Honorade GRENIER, fille d'Antoine GRENIER (alias Garnier) et de Benoite ROZIER , d'où :

- François

- Balthazard, qui suit.

NB: une généalogie circulant sur Geneanet donne ce François Baboin, fils d'un François Baboin, lui même fils de François Baboin (1539-1583) et d'Isabelle Rosset, lui même fils de Vincent Baboin, né vers 1490

II Jean Balthazard BABOIN, né en 1642 à St-Romain d'Albon, marchand drapier, décédé en 1690 inhumé dans le tombeau de ses prédécesseurs à Saint Romain d'Albon, épouse le 17 août 1680 à St Romain d'Albon Catherine NICOLAS (+ 1701 St Romain d'Albon), fille de Jean Nicolas, d'une famille de laboureurs, et d'Ysabeau Dupuis (1606-1686) fille d'un notaire et châtelain de Beaussemblant, d'où:

- Anne,née en 1664, épouse le 12 juin 1684 André BARRET (1654-1724), d'où une fille, Catherine, née le 1er mai 1686.

- Jean, né en 1671, journalier, épouse le 6 novembre 1706 à Creures Marguerite ROZIER, d'où 2 fils : 1/ Jean-François (1713-1719) et 2/ André (1715-1781) qui épouse en 1773 à Albon Benoîte Françoise Perret, d'où 7 enfants

- François, qui suit.

III François BABOIN, marchand drapier, consul du comté d'Albon, né en 1673 à St-Romain d'Albon, décédé en 1729, épouse en 1701 à Andancette Jeanne BARBORIER (1682 - 1711), puis en 1711 à Saint Barthélémy de Vals Catherine MIGNOT (1683 - 1763), fille de Guillaume MIGNOT, bourgeois à St-Barthélémy de Vals, et de Fleurie SERVIENT. Cette famille Mignot, alliée par la suite à la famille de Montgolfier, implantera à Annonay une importante activité de draperie, notamment d'apprêtage de draps.

Sont issus:

du premier lit:

- Catherine qui épouse en 1724 François NOYARET, d'où 11 enfants.

du second lit:

- Marie, née en 1714, (épouse peut être en 1746 Henri Pérouze)

- Nicolas

- François, né en 1706, consul à St-Romain d'Albon, épouse en 1745 Marguerite SIMON.

- Jean, marchand drapier à Fondeville, grangier à la Vitonnière, épouse en 1745 Suzanne SIMOND, d'où un fils : Jean-Baptiste Baboin, négociant à St Romain (St Romain d'Albon 1760-1837 Anneyron) qui épouse Marie-Eléonore Bal, d'où deux fils: 1/ Jean-Baptiste-Joseph Baboin (Albon 1797- 1888 Albon) notaire à St Romain d'Albon, maire d'Albon marié avec Aglaé Allizon en 1831, sa cousine, au Grand Serre (Drôme), fille de Jacques Alexandre Allizon, Inspecteur des droits réunis, et de Alexandrine Gril, d'où une fille, Anaïs-Léoncie Baboin, épouse le 17 août 1863 à St Rambert d'Albon Arthur Enfantin, inspecteur principal de la compagnie des chemins de fer PLM, fils illégitime de Prosper Enfantin, Polytechnicien (1813) dit "Le père enfantin", administrateurs des chemins de fer, philosophe, fondateur du Saint-Simonisme, et de Thérèse Adélaïde Riffé de Caubray, dite Adèle Morlane (H-M Morlane, son légitime époux) - 2/ Romain Baboin, propriétaire, maire d'Anneyron, chevalier de la LH, marié avec Rosalie Louise Danthony, alias d'Anthony, fille de Nicolas-Antoine-Hyacinthe Danthony, propriétaire à Fondeville, Anneyron, issu d'une famille notariale, et de Marie-Rosalie Paul.

- Jean Hyacinthe, né en 1719 à St Romain d'Albon

- Jeanne-Angélique, née en 1726 à St Romain d'Albon, épouse Pierre Thomas, laboureur, d'où 7 enfants.

- Joseph, qui suit

IV Joseph BABOIN, (Joseph-Raymond) négociant, fabriquant de soierie, banquier, né à Saint Romain d'Albon en 1728 et décédé en 1786 à St Romain, épouse en 1734 à Saint-Vallier Claire FORCHERON, fille de Claude FORCHERON, marchand à Saint Vallier, et de Claire JOLY née en 1734, décédée en 1805, (elle même fille de Claude Joly, maître apothicaire et maître chirurgien à St Vallier et d'Isabeau Cemat issue d'une famille notariale), d'où :

- François Joseph

- Joseph-Raymond, né en 1758 à St Vallier, propriétaire, maire d'Albon, juge de paix du canton, épouse : 1/ en premières noces Françoise Vallet, en 1793 à Moras, Drôme, d'où une fille légitimée, Françoise-Victoire Baboin, née en 1793, propriétaire de terres importantes, mariée en 1812 à Albon avec Jean-Félix-Vital Gagnière, notaire à Fondeville (il possédait en ce lieu une propriété, ancien fief des Brunier de Larnage) maire d'Anneyron (Drôme) puis propriétaire-rentier, fils de Jean-Baptiste Gagnière, bourgeois d'Anneyron, et de Françoise Quintin - 2/ en secondes noces avec Françoise Baussand en 1823, d'où un fils légitimé, Joseph-Raymond (né en 1821), propriétaire rentier, maire d’Anneyron (Drôme), conseiller général de la Drôme, marié vers 1855 avec Cécile Blanchet (née à Grenoble en 1833), fille de Joseph-Adolphe Blanchet, magistrat, procureur du roi, président à la Cour impériale de Grenoble, chevalier de la LH (issu de la famille Blanchet originaire de Voiron, à ne pas confondre avec celle de Rives), et de Louise Rivier, d'où deux enfants célibataires : Louise Baboin (1860 St-Vallier) artiste peintre, et Paul-Joseph-Raymond (1862 St Vallier- 1906 St Vallier), capitaine d'artillerie, chevalier de la LH.

- Marie-Adélaïde, née en 1762 à St Vallier

- Jean Florent, qui suit

- Romain, baron de la BAROLLIERE, banquier, voir infra. Il épousa Marguerite Sauzet, soeur de Guillaume (voir infra, Appolonie Baboin)

- Catherine, née en 1765 à St Romain d'Albon épouse à St Romain d'Albon, Joseph Ennemond Gril en 1779, notaire royal et maire de Serre, fils de Pierre Gril, notaire et châtelain de Serre et de Marie-Caudine François, d'où une fille, Alexandrine Gril (1793-1845) mariée en 1810 avec Jacques-Alexandre Allizon, inspecteur des droits réunis, fils de Joseph Allizon, bourgeois de Moras, propriétaire, issu d'une famille notariale, et de Françoise Bajat.

- Claire (ou Marie-Claire) (St Romain d'Albon 1766-1837 St Romain d'Albon), épouse Jean-François ROBERT propriétaire au Mas de St Jean à Izeron (dont postérité autrichienne, anoblie sous le nom de "von Robert"), fils de Louis ROBERT, négociant, (né à St Marcelin, Isère) et de Elisabeth Cournier. D'où : 1/ Louis Robert, (1792 1860) Banquier en Autriche à la suite de ses oncles Romain et Benjamin, Régent de la Banque d'Autriche, anobli par l'Empereur d'Autriche. Il épouse en 1836 Anna Maria SKOLZ d'où 6 enfants connus sous le nom de "von Robert": Emma, Clara, Francis, Paul, Victorine, Jeanne. 2/ Florent von Robert (1763 Izeron - 1835 Izeron), appelé par ses oncles Baboin à prendre leur suite en Autriche, devient autrichien, est anobli, épouse Anne Fischer d'ou un fils, Jules. 3/ Pierre Sylvain Robert, (Izeron 1793 1866 Hauterive), épouse Jeanne Cécile Hortense FRANCAIS, d'ou un fils Jean Francisque, officier, maire d'Hauterives, propriétaire du chateau de Barral venu de son oncle Benjamin Baboin, marié à Marie Camille Teisseire fills de Charles Teisseire et de Mathilde Colaud de La Salcette 4/ Romain Robert, propriétaire, maire d'Izeron, marié à Pauline Danthony, alias d'Anthony, fille de Nicolas-Antoine-Hyacinthe Danthony, propriétaire à Fondeville, Anneyron, issu d'une famille notariale, et de Marie-Rosalie Paul, d'où 6 enfants (Louis, Justine, Hortense, Paul, Léonie, Marie). 5/ Benjamin Robert (1799 1867) négociant, marié en 1823 avec Mariette Denard d'ou deux enfants, Joséphine, mariée au notaire Antoine Hours, et un enfant visiblement décédé né) 6/ Joseph Raymond (1801 1874) marié deux fois, d'abord en 1856 à Lyon avec Henriette Emma Rey fille de Camille Rey dit Rey de Collonges, officier, professeur de chimie à Lyon, et de Henriette Aglaé de Montolieu - puis en 1858 à St Marcellin, Isère, avec Louise-Adèle-Marie-Claire-Joséphine Roche, fille de Joseph, directeur de l'enregistrement et des domaines à Mende et d'Aurore Grand de Chateauneuf (d'où Raymond-Justin Robert de Blosset, industriel, agent consulaire de France à Posadas en Argentine, propriétaire terrien en Argentine, chevalier de la LH et d'Académie, et Jules-Joseph Robert de Blosset; ingénieur ParisTech, propriétaire terrien en Argentine, conseiller municipal de Posadas (1900-1904) en Argentine, marié à Lyon en 1896 avec Marie-Thérèse Charavel, fille de Alexis Augustin Alfred Charavel, magistrat, et d' Anne Marie Pauline Boscary) 7/ Justin von Robert, (1806 1870) marié avec Joséphine Baumayer, banquier en Autriche avec ses frères, anobli).

- Appolonie, épouse Guillaume SAUZET (1765 1844), médecin en chef de la Charité, chirurgien de l'Hôtel Dieu de Lyon, fat chevalier du Lys pour son dévouement à la monarchie, fils de Jean-Pierre Sauzet, docteur en médecine, et d'Antoinette Ballyat Ils eurent pour fils: 1/ Paul SAUZET, président de la Chambre des députés de 1839 à 1848 et ministre de Charles X, et 2/ Romain Sauzet qui épousa Rose Marie Antoinette Sauzey.

- Pierre Léon, né en 1767 à St Romain d'Albon

- Marie Jeanne, née en 1769 à St Romain d'Albon

- Rosalie, née en 1770 à St Romain d'Albon

- Benjamin, banquier et manufacturier, né en 1772, décédé au château de Barral en 1853. Il épouse à Lyon en 1801, Caroline JACOB, née en 1781, décédée en 1819, fille de Claude-Joseph JACOB, d'une famille de fabricants de soie, conseiller aux Sénéchaussées et Présidial de Lyon et de Gabrielle SAHUC de PLANHOL (des seigneurs de Jarnioux).

Histoire des trois frères Baboin sous la Révolution et l'Empire : Florent, Romain et Benjamin

Trois frères de la bourgeoisie royaliste et libérale face aux troubles

Florent Baboin, chef de famille en dépit de sa situation de second, succède à son père et déplace le centre de ses activités professionnelles à Lyon, (101 rue des Feuillants), à Saint- Vallier, et à Paris, 17 rue Gaillon, à deux pas du Louvre.

En 1793, Benjamin, le plus jeune des frères, s'engage dans les troupes royalistes lyonnaises pendant le siège de Lyon. Il sera fait prisonnier, alors qu'il n'a que 21 ans, mais échappera à la mort en s'échappant grâce à la connivence des soldats qui le conduisaient sur le lieu de l'exécution. Benjamin et Romain fuient en Suisse, puis en Bavière où ils s'établirent à Augsbourg, puis se fixent à Vienne pour y exercer des activités financières lucratives, ils devinrent de riches banquiers. Pendant leur exil, Benjamin et Romain soutinrent financièrement et régulièrement les Bourbon, notamment Romain qui, en remerciement d'une forte somme mise à la disposition de Louis XVIII alors en exil en Pologne,reçu une lettre signée en date du 10 octobre 1805.

"Je ne puis vous exprimer, Monsieur, combien je suis sensible à vos offres, à vos projets. J'ai bien des fois connu la détresse depuis le commencement des malheurs de la France, mais de toutes les ressources que la Providence m'a envoyé, aucune ne m'a plus touché que les douze cents frédérics que vous venez de me faire passer, parce que c'est le cœur qui a agi en vous. Aussi, le mien, reconnaît-il sa dette et en restera toujours chargé, même lorsque des temps plus heureux m'auront mis à même de m'acquitter pécuniairement avec vous.

Soyez persuadés, Monsieur, de tous mes sentiments pour vous.

Louis"

A la même époque, l'aîné des trois frères BABOIN, Florent, resté en France, fit jouer ses relations pour faire revenir ses frères en France, notamment auprès du Cardinal Fesch, oncle de l'Empereur, du comte de SAINT VALLIER, sénateur puis président du Sénat, d'Antoine Français, dit "Français de Nantes", conseiller d'Etat, ancien révolutionnaire rallié à Bonaparte après le coup d'Etat de Brumaire, allié à la famille Baboin par son mariage, Jean-Baptiste de Champagny, ancien ambassadeur à Vienne, ministre de l'Intérieur, et futur ministre des Relations Extérieurs (Romain et Benjamin le financèrent alors qu'il était ambassadeur à Vienne), Joseph Mounier, conseiller d'Etat, Nicolas Fay de Sathonay, maire de Lyon, ean Pelet de la Lozère, conseiller d'Etat, chargé de la réorganisation de la police générale dans le sud de la Franc. Il reçut finalement l'aval de l'empereur en personne pour faire rentrer ses frères en France, à la condition qu'ils y rapatrient également leur biens. La tâche avait été ardue car Romain et Benjamin Baboin avaient été de très fidèles soutiens pour les Bourbon exilés. Ils rentrèrent en France dans l'illégalité, mais furent dénoncé par un domestique, et quelques 8 quintaux de ducats et de souverains d'or, soit environ 4 millions d'euro, furent confisqués par les autorités autrichiennes. Ils s'installèrent au château de Barral près de Châteauneuf de Galaure.

Après le retour des BOURBON, par lettre patente du 20 juin 1814 (ou 15 septembre ?) , Romain BABOIN fut anobli, et sera connu dès lors comme le Baron Baboin de la Barollière ( château de la Barollière, situé à Limonest, acquis par Romain BABOIN quelques années auparavant, aujourd'hui la propriété des NERYRAND, ses descendants). Il fut également fait Receveur Général des finances, chevalier de la Légion d'Honneur le 25 octobre 1814 et décoré du Lys d'Argent. Par la suite, il devint membre du Conseil Général du Rhône, administrateur des prisons de Lyon et de l'Hôpital de l'Antiquaille et du Dispensaire et fonda également la maison de la Solitude destinée à recevoir à l'issue de leurs peines les femmes condamnées par les tribunaux correctionnels. Il est l'auteur d'un mémoire sur les prisons couronné par l'Académie de Lyon et publié en 1824. Sa fidélité à la maison de Bourbon ne l'empêcha pas en 1831 de recevoir à la Barollière Louis-Philippe qui y installa son état major.

Romain BABOIN, baron de la BAROLLIERE, né en 1765 et décédé en 1837, épouse Marguerite SAUZET, tante de Paul SAUZET, d'où:

- Sophie Adèle Antoinette Baboin de la Barollière, épouse Claude Joseph Sébastien GAILLARD, négociant, (Elle est dite en 1838 rentière, demeurant place Louis le Grand à Lyon) d'où: 1/ Romain Fleury, 2/ Joseph Auguste Gaillard qui épousa Albane de NEUVESEL, fille de Joseph de NEUVESEL et d'Irma FLEURDELIX d'où postérité, alliances Neyrand, Monroe, Dugas-Vialis, Gourd, de Certaines, de l'Espinay, Amaudric du Chaffaut, de Suremain, de Magny, de la Teyssonière... 3/ Sebastien.

- Claire-Jospéhine Baboin de la Barollière, épouse Auguste RAVEL de MALEVAL, fils de Claude RAVEL, baron de MONTAGNY, considéré en son temps comme l'homme le plus fortuné de la Loire, et de Françoise GARNIER de CHAMBROY. D'où postérité, alliances Riverieulx de Varax, de Fraix de Figon, Lucien-Brun, de Perrin de Boissieu, Limoges de Saconay, de Fournoux, Jourda de Vaux, de Mazenod, d'Epenoux, de Parscau, Duport de Rivoire, de Lacoste de Laval, de Chevron Villette, de la Chapelle d'Apchier, de Goncourt, de Chabot...

- Romain-Jospeh BABOIN, 2e baron de la Barollière, rentier, épouse Françoise-Louise BOUTAUD de la VILLEON, (fille de Victor Hippolyte, vicomte de Boutaud, propriétaire du château de Châteaudouble, descendant d'une famille bourgeoise de Tournon, et de Louise de la Villéon, de noblesse bretonne), sans postérité. Pour l'anecdote, le frère de Françoise-Louise Boutaud de la Villéon, Tite-Hippolyte, était tombé amoureux d'une certaine jeune fille. Mais son état roturier semblait être un obstacle à leur union. Tout s'arrangea lorsque une ordonnance royale du 11 février 1823, signée du garde des sceaux, le Comte de PEYRONNET offrit à Victor-Hippolite BOUTAUD le titre de Vicomte. Le 7 juillet 1824, une ordonnance royale de Louis XVIII permit au Sieur Tite-Hippolite BOUTAUD, son fils, d’ajouter à son nom celui de sa mère, née de LA VILLEON. Puis, le 21 août 1824 eut lieu en l’église de la Madelaine à PARIS le mariage de Tite-Hippolyte de Boutaud de la Villéon, avec Mademoiselle .... de Peyronnet.

V Jean Florent BABOIN, (Jean-Florent) né à St-Romain d'Albon en 1763 et décédé à Saint-Vallier en 1847, fabricant et négociant en soieries à St Vallier, Lyon et Paris, attaché au Secrétariat de l'Assemblée Nationale, demeurant à Lyon rue des Feuillants et à St Vallier, lieu dit de Marseille (route de Marseille ?). Il épouse le 20 floréal an VII Pétronille MIEGE, fille de Jean-Joseph MIEGE, banquier et agent de change à Lyon, descendant d'une famille de marchands (notamment "marchands peigneurs") originaire de Bourgoin et de Jailleu en Dauphiné, et de Catherine ROUX de POLLARDIERE (Famille dauphinoise qui possédait le château de Petit-Mont dans l'Isère. Un Roux de Pollardière fut échevin de Bourgoin (Isère) en 1768 - Catherine Roux de Pollardière était la fille de Jean-Baptiste Roux de Pollardière et de Anne-Gabrielle Martin alias Martin de Manfrey), d'où:

- Élise, épouse en 1824 à Saint-Vallier Jean-Louis (Jules) PANAYE (Lyon 1799-1844 Touillon), négociant, fabricant de soieries, propriétaire, fils d'Esprit Panaye, négociant rue Poulaillerie à Lyon, et de Jeanne Rocherol, d'où une fille au moins, Marie-Elisabeth-Léonie Panaye (née à Lyon en 1835) mariée en 1858 Lyon avec Antoine (Antoine Aphrante Simon) TRILLAT,(1825 - Les Avenières, 38 - 1906 Lyon 69) licencié en Droit, avoué près le tribunal civil de Lyon, organiste, propriétaire du chateau de Vaux à Saint-Alban-de-Roche, fils d'Antoine Trillat, propriétaire à Bourgoin et de Marie-Suzane Chevalier.

- Joséphine, épouse en 1821 à Saint-Vallier Augustin DUSSOURD, fabricant natif de Zurich, Suisse (famille probablement émigrée), fils de François-Marie Dussourd, fabricant à Lyon, et d'Antoinette Colombet. A la mort de son époux, elle est qualifiée de rentière, demeurant quai d'Herboville.

- Jules

- Catherine Marguerite dite Emma, (1806 1856) épouse Paul Sauzet (1800-1876) Avocat, député de Lyon, ministre de la Justice, président de la Chambre des députés de 1839 à 1848, grand officier de la légion d'honneur. Paul Sauzet est le fils de Guillaume Sauzet, chirurgien à l'Hôtel Dieu de Lyon, fervent royaliste, et d'Appolonie Baboin. Il fut bachelier à 15 ans. Il devint rapidement un brillant avocat, parlant sans notes avec une éloquence surprenante dans à peu près n'importe quel domaine, que ce soit criminalité ou économie. Il défendit notamment l'ancien ministre de la justice, Chantelauze, devant la chambre des pairs sous la Monarchie de Juillet, malgré son ralliement à Louis-Philippe, et Guizot rapporte cet événement dans ses mémoires : « Monsieur Sauzet, défenseur de Monsieur de Chantelauze, frappa la cour et le public par une éloquence élevée, abondante, pleine d’idées, d’émotions et d’images, et qui révélait dans l’orateur beaucoup d’intelligence et d’équité politique. »Il est élu député de Lyon en 1834 au centre gauche, non loin de Lamartine, Il devint vice président de la chambre en 1836 puis sera la même année nommé ministre de la justice du gouvernement Thiers. Lorsque le gouvernement Molé remplace ce gouvernement, en 1839, il est élu président de la chambre des députés, et restera "au perchoir" jusqu'à la chute de Louis-Philippe en 1848. A ceux qui, comme Tocqueville lui reprochèrent "sa dignité de suisse de cathédrale" son "gros derrière", sa faiblesse lors de la chute de Louis Philippe, il répondit "Ce n’est pas le pouvoir parlementaire qui a manqué à la force publique, mais la force qui a manqué au pouvoir parlementaire…Ce n’était pas la Chambre seule, c’étaient la régente et le roi que la Révolution tenait assiégés dans le palais législatif… Ah ! qu’on accuse la fatale rapidité d’une catastrophe qui a surpris tous les pouvoirs, troublé les plus sages esprits, paralysé les plus fermes courages". Le Président Sauzet avait en outre reçu la distinction de Grand officier de la Légion d'Honneur.

- Aimé, qui suit.

Le XIXe siècle et l'industrie de la soie: la maison Aimé Baboin & Cie

Grande bourgeoisie libérale à Lyon

VI Aimé BABOIN, (Aimé I) né en 1809 à Saint-Vallier, décédé à Nice en 1870, soyeux et tulliste, épouse le 15 novembre 1837, au Puy en Velay, Marie-Louise dite Elisa BONHOMME, fille de Jean-Pierre Bonhomme, dit "Bonhomme de la Brugère, "avocat au Puy en Velay", "propriétaire" et "maire de Saint Arcons", issu d'une famille notariale ardéchoise, et de Joséphine alias Anne-Marie Guilhot, fille d'un avoué du Puy. Elisa Bonhomme était la cousine issue de germaine du Cardinal Bourret, évêque de Rodez. La famille Bonhomme, au gré des alliances et des terres acquises, forma au XIXe siècle plusieurs branches, telle celle des Bonhomme de Bénac (alliance avec Anne-Delphine de Bénac), Bonhomme de Piellat (alliance avec Julie Irma Théotiste de Piellat), Bonhomme de Pratneuf, Bonhomme de La Brugère. La famille compta de nombreux éclésiastiques comme Victor Bonhomme, Père de la compagnie de Jésus.

Aimé Baboin va transformer les activités de négoce de son père en une puissante industrie textile dans toute la région lyonnaise. La Maison Baboin, (Aimé Baboin et Compagnie), disposait d'un siège 31 rue Royal dans un immeuble construit par Soufflot, et possédait des fabriques à Saint Vallier (Drôme), mais aussi à Lyon, 81 rue Ste Elisabeth, derrière les Broteaux. Il introduit en France la fabrication du tulle de soie, ancien monopole britannique et devint l'un des leaders mondiaux de ce marché. Filateur, tisseur, et apprêteur, Aimé Baboin est aussi concepteur et fabriquant de métiers capables de produire des pièces de tulle de 7,5 m de large. Lors de l'Exposition Universelle de 1867 il déclare employer 250 métiers et 1300 personnes dont 40 ouvriers mécaniciens. Il fut fait chevalier de la Légion d'Honneur lors du passage de l'Impératrice Eugénie à Lyon en 1869 sur la proposition de la Chambre de Commerce de Lyon. Il reçut lors de l'exposition Universelle de 1867 la grande médaille d'or.

Aimé Baboin fut un patron social animés par une foi chrétienne affichée. Il mit en place un service social sous la forme d'une société de secours mutuel pour le personnel de ses établissements.

Le 4 juin 1850, il achète le château de Loyes à Joseph, dernier baron DERVIEU de VILLIEUX. Il s'agit d'une vaste propriété commencée probablement au XVIe siècle, totalement transformée vers 1740 par Gabriel DERVIEU, baron de Loyes et seigneur de Villieux, lieutenant général des monnaies de Lyon et conseiller au parlement de Dombes. Le château fut enfin légèrement modifiée au XIXe siècle par la famille Baboin. La propriété possède également un parc à la française réalisé d'après un dessin d'André Lenôtre par le neveu de ce dernier, et d'imposants remparts néogothiques. Il est toujours la propriété de la famille Baboin-Jaubert. Il achète également le château de la Pie, petite maison forte située dans le village de Loyes ainsi que le très ancien château de Fétan (cité dès le XIVe siècle, mais la construction actuelle date probablement du début du XVIIe siècle) dans le village voisin, qui est aujourd'hui la propriété d'une branche cousine de la famille Baboin. Il s'agit d'une maison forte flanquée de quelques tours rondes. Henry IV y aurait dormi lors du siège de Loyes à la fin du XVIe siècle.

L'Annuaire du Rhône de 1858 indique deux adresses à Lyon, 1 quai Saint-Clair et 31 rue Royale. Il est alors qualifié de marchand et fabricant à métiers.

Aimé Baboin finança avec bien d'autres grands lyonnais la construction de la basilique de Notre-Dame de Fourvière sur les hauteurs de Lyon, dédiée à la vierge.

Ses descendants ne démentiront jamais les choix de cet homme qui s'impose comme la figure patriarcale de la famille: fondateur d'une puissante activité de négoce et d'industrie dans la soie (à la suite de ses pères) et le tulle de soie qui perdurera jusqu'à la fin du XXe siècle, animé par un véritable sens des valeurs chrétiennes dans ses affaires comme dans sa vie personnelle, ses contemporains le décrivent, comme un homme bon et simple dans sa vie privée, qui ne se laissa jamais dépasser par l'immense succès dont il avait fait preuve.

Dans une lettre rédigée par un notaire lyonnais à un aristocrate de la Drôme, il est dit à propos de la famille Baboin, de Loyes:

"On raconte des merveilles de l’accueil que de tous temps on a reçu au château de Loyes près Meximieux." "En somme, grande fortune, honorabilité de premier ordre et famille excellente. "

Aimé Baboin et Elisa Bonhomme eurent pour enfants :

- Henry qui suit

- Émile (1839-1855)

- Auguste, (Jean Auguste) (1841-1910) soyeux avec ses frères, qui épouse Isabelle, CHARRIN, fille d'Amédée Charrin, maître des forges, et d'Esther de MORNAY, d'où Eugène BABOIN qui épouse Thérèse BOSSUT, fille d'Émile et de Rosine MASUREL, d'où Guy BABOIN, qui épouse Thérèse SAINT OLIVE (fille de Jean Saint-Olive et d'Hélène Payen); et Yves BABOIN, qui épouse Christiane de ROQUETTE-BUISSON (fille de Jean de Roquette Buisson et de Simone de Vincens de Causans) d'où alliances PORTEBOIS, BARBIANO DI BELGIOJOSO, ROY DE LACHAISE. Les descendants actuels d'Auguste BABOIN possèdent toujours le château de Fétan dans l'Ain, voisin de celui de Loyes.

- Aimé, (Aimé II), (1845-1919) zouave pontifical, ayant également servi lors de la guerre de 1870. Il fit édifier par l'architecte Charles Roux-Meulien la propriété de la Ronceraie à Laveyron, actuelle mairie de la commune. Il s'agit d'une belle maison bourgeoise construite dans un style romantique dans un parc de plusieurs hectares et tout au bord du Rhône. Cette propriété était surnommée dans la région de "Château Baboin". Ce fut en réalité Aimé II Baboin qui fut le véritable dirigeant de la Maison Baboin, son frère ainé Henry étant plus préoccupé par les questions politiques que par les affaires desquelles il ne se désintéressait tout de même pas entièrement. Il gérait plus spécialement les usines de St Vallier, construites tout à côté de la Ronceraie. La famille Baboin quitta cette propriété qui fut vendue en même temps que la maison de soierie, victime à la fin du XXe siècle de la concurrence étrangère. La famille Baboin possédait également une maison dans le centre de Saint-Vallier donnant également sur le Rhone, dite "Le Chalet". Enfin, Aimé Baboin possédait un vaste domaine de plusieurs dizaines d'hectares sur la commune de Crans dans l'Ain, dite "Le chalet de Chassagne", au beau milieu des bois. Cette propriété fut léguée aux descendants de Léonce Baboin, puis vendue.

VII Henry BABOIN, (Jean Aimé Henry) né à Lyon en 1839, décédé au château de Loyes en 1910, propriétaire, rentier, industriel en soierie, soyeux, tulliste, membre du corps législatif (député), conseiller général de l'Isère, chevalier de la LH, épouse en 1841 Léoncie BLANCHET, fille de Léonce Blanchet, industriel (papetier), chevalier de la LH, conseiller général de l'Isère, et d'Hectorine née Blanchet, originaires de l'Isère.

Il succéda à son père à la tête de la maison de soierie, avec son frère Aimé. En 1869, devint député de la troisième circonscription de l'Isère (Voiron),fief de sa belle famille, les BLANCHET, en temps que candidat officiel de Napoléon III. Une fois élu, après une campagne mouvementée sous la malveillance de certains candidats légitimistes, il racheta semble-t-il les deux châteaux de la famille Mortillet à Renage dont celui d'Alivet (à proximité des propriétés de sa belle-famille Blanchet , pour un quart de million de francs). Il fut fait chevalier de la légion d'Honneur. Il ne fut cependant pas un inconditionnel de l'empereur, se défendit d'être un "godillot", et s'opposa à l'empereur dans sa volonté qui allait pourtant triompher,celle qui allait être une défaite pour la France, celle de déclarer la guerre à la Prusse. A la mort d'Henry BABOIN, son fils reçu une lettre de celui que ses proches surnommaient "Plon Plon" alias S.A.I. le Prince Napoléon.

"Mon cher M. Baboin J'ai appris avec beaucoup de peine la mort de votre père. Son fidèle attachement à ma famille et à la cause que je représente n'avait jamais varié. Je tiens à vous assurer ainsi qu'à tous les vôtres qui je le sais, ont hérités de ses sentiments, de toute ma sympathie dans le cruel malheur qui vous a frappé. Croyez-moi, mon cher M. Baboin, votre affectionné,

Napoléon"

Outre ses propriétés de Loyes dans la Dombes, et d'Alivet en Dauphiné, il posséda divers adresses en ville, et principalement celle à Lyon du 3 quai d'Occident (actuel quai Joffre) et celle à Paris du 25 rue de l'Arcade non loin de l'opéra.

Henry Baboin fut également un bâtisseur. Il fit d'importants travaux dans la propriété de Loyes acquise par son père et restaura pour son compte le château d'Allivet dans l'Isère. La famille Baboin fut en effet, dans la gestion de ses industries de textile comme dans ses affaires personnelles, une famille de tendance paternalistes. Une crise économique étant venu s'abattre sur la région lyonnaise, Henry Baboin décida à sa manière d'aider les habitante de Loyes en leur procurant du travail. Il fit ainsi moderniser sa demeure, fit élever des remparts de briques autour de la maison sur quelques ruines qui subsistaient d'un passé plus lointain, et la crise persistant, il fit reconstruire une partie des communs. Henry Baboin dessina également l'Église de Loyes, paya la construction de son clocher de pierre, et offrit quelques ornements comme un tableau, vendu depuis, par van Loo, ainsi qu'une Marie Madeleine en marbre blanc et un bas relief haute époque.

La famille Blanchet appartient à la vieille bourgeoisie de l'Isère (magistrats et de maîtres de forges dès le XVIIe siècle). A la fin du XVIIIe siècle, Claude Blanchet reprend d'importantes papeteries à Rives, la future maison "Blanchet frères et Kleber" (1820) ou BFK, et les fera très largement prospérer. Elles compteront rapidement parmi les plus importantes papeteries du pays produisant de très beaux papiers (Notamment le célèbre Vélins de Rives, qui fera la renommée de la société...). Les papèteries Blanchet, gérées chrétiennement, mettront en place en 1850 une caisse de secours pour les employés malades, et en 1882 une caisse pour les anciens ouvriers en retraite. Dans les « Mémoires d’un touriste », Stendhal raconte également comment il fut reçu par Augustin et Victor Blanchet dans le superbe parc qui entourait leurs papèteries.

Hectorine Blanchet, mère de Léoncie Blanchet était elle aussi née Blanchet, mais descendait d'une famille sans aucun lien avec celle de son époux, spécialisée de son côté dans la soierie. Hectorine Blanchet se remaria après la mort de son époux avec Théodore Grandperret (1818 - 1890), originaire de Caluire (69). Ce dernier était avocat à Lyon, magistrat, procureur général à la cour de Paris, ministre de la justice et des cultes en 1870 pendant le très bref gouvernement Cousin-Montauban, et sénateur inamovible de 1877 à 1890.

Léoncie Blanchet fut à quelques occasions, à Lyon en sur la Riviera, dame d'honneur de l'Impératrice Eugénie. Elle rendit quelques visites à cette dernière à la fin de leur vie dans la villa que possédait l'Impératrice au Cap martin.

Henry et Léoncie Baboin eurent pour enfants:

- Émile, qui suit

- Léonce (Lyon 1861 1906 Lyon) qui épousa en 1896 Marguerite MARREL, fille de Charles Marrel, maître des forges, et de Pulchérie Richarme. (alliances PHELIP, MORAND de JOUFFREY, du CHEYRON du PAVILLON, DUPONT-DELPORTE, puis MERLIN d'ESTREUX DE BEAUGRENIER, SAINT OLIVE, PAYEN, de MOLERAT du JEU, VANBREMEERSCH). Il fut président des courses hippiques du Rhône et du Sud Est, et s'occupait également - derrière son frère Aimé II - de la maison de soierie familiale. Il vivait à la fin de sa vie à Ecully au Chateau de Malrochet (ancien Château Tresca) qu'il avait acquis au début du XXe siècle. Il s'agissait probablement de l'une des plus importante propriétés d'Ecully, construite au milieu d'un immense jardin de plus de dix hectare. Sa femme, Marguerite Baboin, fit agrandir la demeure principale par l'architecte Charles Roux-Meulien, qui ajouta deux pavillons de chaque côté du bâtiment central. Cette propriété fut, comme beaucoup d'autres à Ecully, victime de la voracité de la société immobilière Pitance qui détruisit de nombreux fleurons de l'architecture d'Ecully pour les remplacer par de moins esthétiques mais plus rémunératrices barres d'immeubles en béton...

Le généalogiste Gerard Baboin est issu de cette branche.

En 1921 au moins, Marguerite Baboin avait également une adresse à Lyon, au 28 place Bellecour.

- Madeleine (1866 Lyon 1923 Lyon) qui épousa en 1886 Charles SAINT-OLIVE, fils de Gabriel Saint- Olive, banquier, administrateur des hospices civils de Lyon et d'Elisabeth Vidal-Galline. (alliances d'INFREVILLE, ISAAC, GAUTIER, la BRUNETIERE, puis d'AUBAREDE, FLEURIEU, BOISTEL d'WELLES,TALON, LAW de LAURISTON, PAYEN, LEMAIGRE DUBREUIL, GALARD MAGNAS, BLOIS de la CALANDE)

Le tournant du XIXe siècle au XXe siècle

Une famille de la bourgeoisie lyonnaise face à la crise du textile

VIII Émile BABOIN, (Aimé Hector Emile) (31 mars 1860 à Lyon -10 août 1930, rue Auguste Comte, Lyon), centralien, soyeux, Président de la Chambre syndicale de la fabrique lyonnaise. Il épouse en 1887 Thérèse JAUBERT, (17 mars 1867 à Lyon - 18 mars 1947 Ecully "Les Marronniers"), fille d'Henry JAUBERT, soyeux, manufacturier, co-fondateur du Crédit-Lyonnais et de Claire Floret, d'où:

- Aimé, qui suit

- Henri, qui suivra ( IX Bis)

Emile Baboin prit en charge la Maison de soierie familiale à la mort de ses père et oncle, et fut également très actif dans la vie économique et intellectuelle lyonnaise. Il siégeait en qualité d'administrateur de la succursale de la Banque de France avec notamment GILLET, PRADEL, AYNARD, et Charles CABAUD. Membre de la chambre de commerce de Lyon, il contribua a fonder l'un des plus beaux musées des Arts décoratifs de France, à Lyon. Avec quelques autres, il acheta le superbe hôtel de Lacroix-Laval en 1919, construit pas Soufflot au XVIIIe siècle, finança sa restauration, et en fit don à la ville. Il convainquit d'autres donateurs, Charles Cabaud, Raoul Baguenault de Puchesse, François Ferrier, Alexandre Franc, Georges Sabran, Ennemond Morel, Henri Bertrand et les familles Gillet et Roche de la Rigodière, de mettre ce projet à exécution. Une salle du musée, qui abrite des meubles et objets du XVIIIe légués par Émile BABOIN porte le nom de son fils, Henry , qui compléta le don de son père.

Il était membre du Cercle de l'Union et du Cercle du Divan qui son père et ses oncles transformèrent en cercle mondain et select.

Il créa (selon le voeux d'un oncle mort sans enfants) la Maison Familiale de Marlieux dans l'Ain: maison bourgeoise transformée en maison de retraite pour institutrices, entouré de vastes terres et étangs qui assuraient l'indépendance financière de la fondation. Plusieurs familles étaient impliquées dans ce projet et leurs descendants sont toujours à la présidence de cette association.

Enfin, durant la Première guerre mondiale, avec son ami Camille Roche de la Rigodière, il créa et finança un petit hôpital situé rue Boissac, non loin de la place Bellecour.

(Jean Henri) Henry JAUBERT, (1832 Enchastrayes-1901 Ecully) beau père d'Emile Baboin, est originaire des environs de Barcelonnette (Enchastrayes). Il est le fils de Jean-Antoine Jaubert, cultivateur, marié en 1823 à Enchastrayes avec Marie Agélique Bellon. Ses oncle Joseph et Damien lui cédèrent leur société Bellon Frères, qui était, avec la maison Aimé Baboin & Co, l'une des plus importante maisons de la soierie lyonnaise. Henry Jaubert fut un brillant patron, libéral dans son attitude et faisant foi d'une grande honnêteté. Au terme d'une jeunesse studieuse, probablement assez désargentée, il obtient son baccalauréat puis rentre dans l'affaire de soierie de ses oncles Bellon, crée à Lyon à la fin des années 1830. La maison Bellon Frères, devenue Jaubert et Audras, sous l'impulsion d'Henry Jaubert va connaître une croissance véritablement exceptionnelle. Le chiffre d'affaires va passer de sept millions de francs-or en 1855 à quarante trois millions de francs-or en 1875. Abandonnant la production de luxe traditionnelle, la maison se tourne vers la production de tissus unis noirs de toutes qualités avec des moyens industriels très importants: 2300 métiers repartis dans les usines de Vizille, Pont en Royan, Voiron, La Murette, Charlieu, L'Arbresle. Des représentations commerciales sont ouvertes aux Etats-Unis, où l'on parle des marchandises "à la Jaubert" pour désigner des soieries de bonne qualité. Il épousa Claire FLORET (fille de Joseph FLORET, d'une vieille famille de Sorgues dont il était le maire. Il fut également préfet de l'Hérault en 1835 et député de l'Hérault et du Vaucluse en 1838. Il avait épousé Rosine Jullian, fille d'un ancien maire d'Avignon et de Sorgue). Henry Jaubert quitta rapidement les affaires et devint un riche rentier qui partageait son temps entre une vaste propriété de 5 hectares à Ecully, dite "Les marronniers" et une autre immense propriété à Cannes, "Bel Respiro", voisine de la propriété Gould d'un côté et de la propriété des cousins Bellon et Palluat de Besset de l'autre côté. Il vécut également un temps place Morand (actuelle place du Maréchal Lyautey).

Henry Jaubert et Claire Floret eurent deux enfants :

- Joseph JAUBERT, dit "Jo" 1868-1947, officier de cavalerie, commandant, qui épousa après une courte mais belle carrière militaire (chevalier de la légion d'honneur, Croix de guerre) Marguerite KLEIN (1881 1978) alias Marguerite Wallace (veuve, sa cadette de 13 ans, d'origine Hongroise par sa mère).

Habitué des chroniques mondaines de Paris, de la Riviera et de Deauville, il était connu sous le nom de "Capitaine Jaubert" (ou souvent, par une regrettable erreur, "Capitaine Joubert") et se cachait parfois derrière le pseudonyme de "Nemor".

Ils habitèrent à Cannes dans la villa Bel Respiro (villa inspirée du château de Madrid à Neuilly, aujourd'hui détruite) et à Paris, notamment au 16 avenue Alfred de Vigny, aux portes du parc Monceau. Homme extrêmement mondain, il fréquenta avec son épouse le duc la duchesse de WINDSOR et nombre de membres de l'aristocratie Russe qui villégiaturaient à Cannes. Il était également membre du Paris Polo Club. L'équipe de Polo se composait alors ainsi: Major J-R Browalow, Capitaine C-N Brassey, Mr. G Saportas, Capitaine Joseph Jaubert, Prince Léon Radziwill, Mr. Walter Jones, Jacques Boyer de Fonscolombe, baron puis marquis de Meyronnet Saint-Marc, Prince Louis d'Orléans, M. Pastré, M. van Ryck, M. Balsan, M. Merlin,

Ce furent Joseph Jaubert et Antoine de Gramont, duc de Guiche, Jacques de Fonscolombe, baron de Meyronnet Saint Marc, et le prince Jan Ghika, de Roumanie, qui lancèrent la pratique du polo sur la "French Riviera" en créant en 1906 un polo club à Cannes. (Ceci ressort d'un article du New York Time daté de 1911).

Joseph Jaubert lança encore, avec le Duc de Guiche et le Baron Robert de Rothschild le Polo de Deauville en 1907 (coupe d'or).

Marguerite Jaubert née Klein était la fille du Général (de brigade, dans la gendarmerie) Georges Klein, commandeur de la LH, chevalier de l'ordre du Sauveur de Grèce, (nom complet: Georges Emile Désiré Klein, fils de Charles Désiré Klein, propriétaire à Lunéville, et de Clotilde-Gabrielle Riff) et de Claire de Cernowitz. Son grand père, Kuno Ludovic, comte de Cernowitz, participa à la révolte Hongroie contre l'Empire Autrichien en 1848 et fut condamné à mort comme tous les officiers de l'armée rangés dans le camps hongrois. Il s'enfuit à temps avec l'aide du prince Jean de Danemark et trouva asile dans le duché de Hanovre puis à Paris. Il fut grand écuyer de l'impératrice Eugénie, puis grand écuyer et intime du Roi Georges I de Grèce. Il avait épousé Caroline-Sophie Behne. Son fils, Léo, comte de Cernowitz, fut à son tour grand écuyer du roi des Hellènes, et sa fille Claire de Cernowitz (Mme Klein) fut demoiselle d'honneur lors du mariage d'un roi des Hellènes. La famille de Cernowitz était plus anciennement (jusqu'au XVIIIe siècle) originaire du Monténégro.

Le couple Klein - Cernowitz semblerait (?) avoir eu quatre enfants au moins: 1/ Marguerite Klein qui épouse Joseph Jaubert, 2/ Gabrielle, qui épousa Georges Wallace (arrière petit fils de Sir John Wallace, célèbre collectionneur anglais). Georges et Gabrielle Wallace eurent trois filles: Odette Wallace qui épousa Jacques Pol-Roger et qui reste fameuse pour son amitié avec Sir Winston Churchill, Jacqueline Wallace qui épousa en 1936 le banquier Georges Verne, et Nicole Wallace qui épousa le négociant en vins bordelais Guy Schÿler-Schröder, 3/ un frère, marié, ayant une fille Adrée Klein mariée avec François Campionnet (le général Klein avait un fils, léo Klein, officier: le père d'Andrée Klein et Léo Klein sont soit frères, soit une seule et même personne), 4/ Renée (alias Berthe) mariée avec René (?) van Eeckhout d'où un fils, Robert.

- Thérèse JAUBERT qui épousa Émile BABOIN. Elle apporta à la famille Baboin une belle propriété à Ecully appelée "Les Marroniers". Thérèse Jaubert étant dernière représentante de sa famille, ses enfants, Aimé et Henri ajoutèrent à leur nom celui de leur mère pour s'appeler Baboin-Jaubert. Lors de leur mariage, les parents de chacun des époux leur offrirent une très substantielle somme d'argent à chacun afin de pouvoir démarrer une vie brillante: Emile reçu de son père la somme de 300 000 francs, et Thérèse reçut en guise de dot 500 000 francs.

IX Aimé BABOIN-JAUBERT, (Aimé III) (Ecully 1888 - Lyon 1985) industriel en soieries et tulle de soie, conseiller du commerce extérieur, possédant la double nationalité franco-américaine pour avoir passé un certain nombre d'années aux Etats-Unis en grande partie en raison de ses affaires, officier de la LH, membre du conseil d'administration de Descours et Cabaud, conseiller général de l'Ain, épouse Germaine CABAUD, (Lyon 1895-Cannes 1984), fille du négociant en métallurgie Charles Cabaud et de Cécile Ginot.

Le journal Le Gaulois signale ce mariage par l'annonce suivante :

"Le 3 juillet a été célébré, à Ste Foy lès Lyon, le mariage de M. Aimé Baboin, neveu du capitaine Jaubert, fils de M. Emile Baboin, membre de la chambre de commerce de Lyon, administrateur de la Banque de France, avec Mlle Germaine Cabaud, fille du grand industriel lyonnais, administrateur de la Banque de France. Le Prince Napoléon s'était fait représenter par M. Victor Blanchet. La bénédiction nuptiale a été donnée par Mgr de Gibergues, évêque de Valence".

Aimé Baboin-Jaubert et son frère Henry dirigent conjointement les affaires familiales: Aimé gère les affaires à Paris et à New-York (où il avait créé une société de textile dépendant de la Maison Baboin), Henry gérait quant à lui le plus gros des affaires dans la région lyonnaise. La clientèle de la Maison Baboin se composait au XXe siècle de nombreuses maisons de haute couture françaises : Dior, Léonard, Hermès, Chloé, ....

De l'union d'Aimé Baboin-Jaubert et de Germaine Cabaud sont issus :

- Guy, qui suit.

- Roger, (Lyon 1918-2003 Rueil-Malmaison), HEC, travaillant dans la société familiale Descours et Cabaud, longtemps au Maroc et à Chambéry. (alliances COHEN, puis FOURCADE et DELVAL)

- Raymond, (Lyon 1919-1988), directeur des usines Baboin à St Vallier, habitant alors "La Ronceraie" à Laveyron, puis assureur à Lyon, épouse en 1947 Édith HOPPENOT, fille de Pierre Hoppenot et de Antoinette Duruflé (alliances NAUDET, DEMOUSTIER, et Démians d'Archimbaud)

- Marie-Thérèse (Lyon 1922-2009), célibataire. Elle vécut plusieurs années en Angleterre où elle avait racheté une fabrique de boutons. Elle revint ensuite en France, à Cannes et à Lyon.

- Jacqueline, (1928, Ste Foy lès Lyon) épouse Roland de CADET de CHAMBINES, fils de Jacques de Cadet de Chambines, et de Valentine Gailly de Taurines (alliances FAGOT et de PELLEPORT-BURETE)

Aimé et Germaine Baboin-Jaubert vécurent entre Paris (avenue Emile Acollas), Lyon (Bd Anatole France puis Bd des Belges), Loyes, Cannes (d'abord au Carlton, puis dans un appartement au Palais Beauséjour) et New York durant une très grande partie de leur vie.

Germaine CABAUD est la fille de Charles Cabaud (1858 1939), ( lui même fils de Lupiçin CABAUD (Champagnole 1813-1877 Lyon), collaborateur de Charles Dufournel de 1838 à 1861, associé à partir de cette date avec André Descours (neveu de Charles Dufournel) à la direction de la maison qui prit le nom de Descours, Cabaud et Bolot). Charles CABAUD habitait 3 quai d'Occident à Lyon (aujourd'hui quai Joffre) dans le même immeuble que Henry BABOIN. Il assuma, outre ses fonctions à la tête de la société Descours et Cabaud au côté de son vice président Raoul Baguenault de Puchesse, divers fonctions : membre de la Chambre de Commerce de Lyon, vice-président de la Foire internationale de Lyon, consul de Russie, président de la société des mines de Roche La Molière, administrateur de la Banque de France, vice-président de la Société Lyonnaise pour le commerce et l'industrie. Durant la première guerre mondiale, sa grande affaire est la tenue à Lyon en 1916 de la première Foire Internationale d'Echantillons, réplique à la foire allemande de Leipzig. Il en assure la vice-présidence. Cette manifestation qui réunit plus de 1300 exposants est un grand succès. Quelque temps après il prend la présidence du consortium des marchands de fer, organisme destiné à répartir les contingents de produits métallurgiques mises à la disposition de la Profession par les ministères. Cet organisme permit de réguler les stocks sur le territoire français.. Il possédait également une immense propriété avenue Valioud à Sainte Foy lès Lyon. Il fut fait officier de la Légion d'Honneur le 8 mars 1930. Plusieurs photos le montrent en compagnie de son ami Edouard Herriot, maire de Lyon et Président du conseil. Charles Cabaud et sa femme Cécile Ginot (originaire de la Valla en Gier, près de Saint-Etienne, où sa famille possédait une propriété, "Soulage" ainsi que des fabriques de rubans de soie) eurent trois filles: 1/ Marcelle (1891 1982) qui épousa William VINCENS BOUGUEREAU, polytechnicien, fils de George Henri Vincens, agent de change, et d'Henriette Bouguereau, fille unique du peintre William Bouguereau, 2/ Anne (1893 1983) qui épousa Bruno FLACHAIRE DE ROUSTAN, fils de Régis Flachaire de Roustan (descendant d'une très ancienne famille de Grignan), avocat, et de Blanche Sauzion, 3/ Germaine, qui épousa Aimé Baboin-Jaubert.

IX Bis Henry BABOIN-JAUBERT, épouse Jacqueline de VINCENS de CAUSANS, fille du comte Jacques de VINCENS de CAUSANS et de Marie de FOUCAULD de LARDIMALIE, d'où:

- Christian, abbé, né en 1929, écrivain, théologien, professeur à la Faculté Catholique et au séminaire de Lyon, ancien de l'Ecole Libre des Sciences Politique de Paris (Science Po). Il est par sa mère apparenté à Charles de Foucauld et à Pauline Jaricot.

X Guy BABOIN-JAUBERT, (Guy Henri Marie Joseph) né en 1917, industriel en soieries, tulle de soie, tweed ..., officier de la LH et d'Académie, maire de La-Voulte-sur-Rhône puis de Loyes (Ain), puis conseiller municipal de Villlieu-Loyes-Mollon, également président du comité des finances du canton de Meximieux. Il épouse Marie-José VALLENTIN du CHEYLARD, née au château de Villechaize en 1924, à Saint Julien la Vêtre, fille de René VALLENTIN du CHEYLARD, saint-cyrien (promotion des Drapeaux et de l'Amitié Américaine) officier d'artillerie, historien, membre de l'Académie Delphinale, chevalier de la LH (1836) croix de Guerre (14-18, avec étoile d'argent) (d'une vieille famille dauphinoise originaire d'Italie, lui même fils de Roger VALLENTIN du CHEYLARD licencié en droit, numismate, bibliophile, historien et archéologue, officier de l'instruction publique en 1900, receveur des domaines à Montélimar, membre de l'Académie Delphinale, et d'Isabelle d'ARCES ) et d'Odette GINDRE (d'une ancienne famille de soyeux lyonnais, elle même fille de Gabriel GINDRE, soyeux lyonnais et d'Isabelle Famille Giraud de Villechaize).

Alliances VARENARD de BILLY, SABOULIN BOLLENA, RAVEROT, BONNEVAL, ODINET.

Il fut le dernier dirigeant de la Maison Baboin, et l'un des tous derniers véritables soyeux lyonnais: toutes les autres maison ayant été vendues ou ayant été obligées de cesser leurs activités. Il lança une activité de fabrication de tweed pour diversifier un peu plus la production, ce qui permit à la société familiale de subsister quelques années de plus. dans les années 1980, la société, très diminuée, fut cédée et disparut.

Armes

  • Baboin de La Barollière : D'azur à une tige de lys d'argent fleurie d'or, terrassée de sinople, au chef d'or chargé de trois roses de gueules
  • Baboin, Sautefort, du Mâs (armes anciennes selon une tradition de Chazay) : Une épée et deux fleurs de lys
  • Devise : Honneur et Fidélité

Photos

Référence.png Notes et références

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Chanoine Bruyère, Monographie Civile et religieuse de Villieu Loyes Mollon
  • Marc Bj, La famille Baboin et la Branche Baboin Jaubert
  • Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 2, pages 172 à 173 Baboin
  • Pierre Bozon, L'industrie du Seuil de Rives (Bas-Dauphiné)
  • L'Histoire Naturelle, par Georges-Louis Leclerc, Comte de Buffon
  • Cours de l'Histoire Naturelle des Mammifères, par Geoffroy de Saint Hilaire 1829, page 23
  • New York Times, janvier 1911