Claude CHAPPE

De Geneawiki
Sauter à la navigation Sauter à la recherche


Claude CHAPPE
Inventeur
(1763 - 1805)

Biographie

Claude CHAPPE naît le 25 décembre 1763 à Brûlon (Sarthe) et décède le 23 janvier 1805 à Paris, où il est enterré au cimetière de Vaugirard. En 1829, lorsque le cimetière a été désaffecté, ses restes ont été transférés au cimetière du Père-Lachaise, dans le tombeau de son frère Ignace.

Il fit une partie de ses études au Collège Henri IV (de La Flèche)[1]., se dirigea vers la prêtrise et devint abbé commendataire (Curé sans obligation religieuses). Il fut pourvu tout jeune de deux "bénéfices" assez lucratifs et put ainsi s'adonner librement à ses études favorites, la mécanique et la physique.
Venu à Paris, il s'y monta un cabinet et attira de bonne heure l'attention du monde savant par une série de recherches sur l'électricité et le pouvoir des pointes ; on lui doit l'expérience des bulles de savon électrisées et remplies d'hydrogène, reproduisant par leur détonation au contact de l'air le phénomène de la foudre.
En 1789, il perdit ses bénéfices, retourna dans son pays natal et y retrouva son frère aîné Ignace, et ses trois cadets, Pierre-François, René et Abraham.
II leur fit bientôt connaître (1790) son idée de transmission rapide et régulière des ordres du gouvernement au moyen de signaux et sollicita leur concours pour la réalisation pratique de ce projet.
Tous les cinq se mirent à l'œuvre, sous la direction de Claude.

Source : Généanet : Arbre de Jean Yves BARBIER.

Sa généalogie

Ses parents:

Ignace CHAPPE d'AUTEROCHE (1724-1783) avocat au parlement et directeur des domaine du Roi Marié en 1762, Brûlon (72), avec Marie Renée VERNET de VERT (1732-1821) (Parents : Antoine DEVERNAY, sieur de Vert (1699-1763) & Marie SUARD (1704-1768) , dont
  • Ignace Urbain CHAPPE (1762-1829)
  • Claude CHAPPE (1763-1805)
  • Marie Marthe CHAPPE (1763)
  • Pierre François Émile dit Chantepie CHAPPE (1765-1834)
  • Françoise Sophie CHAPPE (1767-1837)
  • Antoine CHAPPE (1768-1768)
  • René CHAPPE (1769-1854)
  • Thomas CHAPPE (1771-1849)
  • Abraham CHAPPE d'AUTEROCHE(1773-1853)
  • Jacques François CHAPPE (1775-1775

Transcription du registre des baptêmes de Brûlon, 1763.

Aujourd'huy, vingt six du mois de décembre mil sept cent soixante trois, ont été baptisé par nous, curé soussigné, assisté de maître Pierre LEFÈBVRE, prêtre souscité, Claude et Marie Marthe, jumeaux, nés, le premier d'hyer et l'autre de ce jour, du légitime mariage de maître Ignace CHAPPE, avocat en parlement, seigneur d'Auteroche et contrôleur général du domaine du roy au département de Laval, demeurant en la ville de Laval et du présent à Brûlon, et de Dlle Marie Renée DEVERNAY, son épouse. Ont été parrain de Claude, Claude NOUET, écuyer et ancien officier de la maison du roy, demeurant à Vallon, faisant pour luy, Jacques ROQUET, demeurant en la paroisse de Brûlon, canton du même, marraine, dame Madeleine DELAFARGE, veuve de maître Jean CHAPPE, aussi avocat en parlement et seigneur d'Auteroche, demeurant en la ville de Mauriac, dans la Haute Auvergne, et faisant pour elle, Marie PLU, épouse du dit ROUQUET ; et de Marie, messire Jean François LEFÈBVRE, héros d'armes de France, du titre de Stonge, demeurant p(a)r(oi)sse de Ceville, et ce, en présence du père ci dessus nommé, lesquels ont signé avec nous, fort les dits ROQUET et femme, qui ont déclaré ne le savoir de ce enquis.

Source : Généanet : Arbre de Jean Yves BARBIER.

Son invention

L'aventure de Claude Chappe et du télégraphe commence véritablement le 2 mars 1791 avec la première expérience publique entre Brûlon et Parcé. Il présente ses résultats d'expérience le 12 juillet 1793 devant les représentants de la convention qui le chargèrent d'établir une ligne de Paris à Lille.

rigthLe télégraphe optique (tours avec des bras articulés dont la position codifie l'alphabet).
Chaque relais est équipé d'un système de bras actionnés par des poulies et des cordages.
Le bras horizontal du sémaphore, le régulateur, peut prendre 4 positions. Les 2 ailes (éléments mobiles articulés fixés à chaque extrémité du régulateur) peut en prendre 7.
Les messages codés sont constitués d'une suite de signaux sémaphoriques qui, lus à l'aide d'une longue-vue depuis la tour précédente, sont reproduits pour être lus de la tour suivante.
Les stations sont espacées de dix à vingt kilomètres selon le relief et toujours situées sur les points les plus élevés.
Grâce à ce procédé, les messages ne mettent que quelques minutes à parvenir à l’autre bout du territoire.
Il fut utilisé jusqu'en 1854.

Son réseau d'environ 5000 kilomètres

  • 1794 : Transmission de la première dépêche télégraphique sur la ligne Paris-Lille au moyen du télégraphe optique des frères Chappe.
  • la ligne "Paris-Lyon" fut décidée en 1799 puis Milan via Turin . Elle a été mise en service en 1807.
  • la ligne "Lyon-Toulon" mise en service en 1822.

Poste aérien selon "l'Atlas de Kermabon" pour la ligne PARIS à LYON et à MARSEILLE dans la Drôme

  • Anneyron (1822) - distance entre les postes: <= 3,600 km => - altitude: 356 m - situation du poste par rapport à la localité : 2,1 km SE.
  • St Bonnet (1822) - distance entre les postes: <= 8,700 km => - altitude: 376 m - situation du poste par rapport à la localité : 1,2 km N.
  • Bren (1822) - distance entre les postes : <= 8,800 km => - altitude: 390 m - situation du poste par rapport à la localité : 1,7 km N.
  • Veaunes (1822) - distance entre les postes: <= 7,750 km => - altitude: 263 m - situation du poste par rapport à la localité : 1,3 km S.
  • Chateauneuf sur Isére (1822) - distance entre les postes: <= 8,200 km => - altitude: 247 m - situation du poste par rapport à la localité : 1,4 km SE.
  • Valence 1 Château Mouchette (1822) - distance entre les postes: <= 7,200 km => - altitude: 172 m - situation du poste par rapport à la localité : 1,3 km N.
  • Valence 2 - Id - - altitude: 172 m - situation du poste par rapport à la localité : 1,1 km SE.
  • Valence 3 Cote de B... - altitude: 172 m - situation du poste par rapport à la localité : 2,8 km S.
  • Valence 4 Grande Rue 48 - altitude: 172 m
  • Étoile (1821) - distance entre les postes: <= 9,100 km => - altitude: 172 m - situation du poste par rapport à la localité : 1 km N.
  • Livron (1821) - distance entre les postes: <= 4 km => - altitude: 217 m
  • Loriol (1821) - distance entre les postes: <= 9,250 km=> - altitude: 316 m - situation du poste par rapport à la localité : 2,1 km SE.
  • Lachampt (1821) - distance entre les postes : <= 5 km => - altitude: 262 m - situation du poste par rapport à la localité : 1,4 km N.
  • Savasse (1821) - distance entre les postes: <= 14,900 km => - altitude: 389 m - situation du poste par rapport à la localité : 600 m N.
  • Rac (1821) - distance entre les postes: <= 9,550 km => - altitude: 241 m
  • Lagarde (1821)- distance entre les postes: <= 8,500 km => - altitude: 210 m - situation du poste par rapport à la localité : 1 km N.

Les hommes du télégraphe

L'administration centrale

A l'origine, Claude CHAPPE s'occupe de la recherche des sites, de la mise au point des appareils et des moyens de transmission, recrutement et formation des agents. Il fera très rapidement aider par ses frères pour toutes ses tâches.

A sa mort en janvier 1805, la direction collégiale des frères CHAPPE va assurer la continuité des opérations.

Les directeurs

Il est dépositaire des planches du vocabulaire (ou dictionnaire) qui permet de coder et de traduire les messages.
Il est à la tête d'une ligne télégraphique couvrant plusieurs départements.
Il supervise les inspecteurs et stationnaires qui sont à ses ordres.

Les inspecteurs

Responsable d'un tronçon de ligne, il contrôle le matériel, fait faire les menues réparations, surveille et paye les stationnaires.

L'inspecteur visite une fois par mois toutes les stations de sa division, généralement à pieds, selon la saison, cela peut mettre 15 à 20 jours.

Les stationnaires

Les employés (2 par station) du télégraphe furent appelés "STATIONNAIRES". (Ils étaient souvent recrutés au sein des retraités ou invalides de l'armée).
Le service commençait au soleil pour s'achever à la nuit. L'observation des signaux se faisait à l'aide de lunettes pointées sur les tours voisines. Le "stationnaire" devait reproduire scrupuleusement les signaux perçus pour les transmettre à la station suivante.
Les surnuméraires étaient des auxiliaires de dernière catégorie qui apprenait le métier de stationnaire sans être payés. Ils attendaient parfois très longtemps pour qu'un poste de stationnaire se présente.

Quelques stations parmi 534 en France et 200 à l'étranger

Sainte-Foy-lès-Lyon

La tour "Chappe" est la seconde station de la ligne "Lyon-Toulon" mise en service en 1822.
Elle est en "correspondance" avec la station de Lyon Saint-Just et le clocher d'Irigny.
La tour a été utilisée jusqu'au 13 mai 1852 date de l'arrivée du télégraphe électrique.
Inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques en 1987 (22 septembre) [2].

Marcy

La tour "Chappe" de Marcy est sur la ligne "Paris-Lyon" puis Milan via Turin. Elle a été mise en service en 1807.
Elle est en "correspondance" avec la station de Theizé au nord Dardilly au sud.
C'est la 55e station depuis Paris sur la ligne jusqu'à Lyon qui en comporte 58.
La tour a été utilisée jusqu'en 1852 date de l'arrivée du télégraphe électrique.
Inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques en 1982 (23 novembre)[3].

Theizé

La tour "Chappe de Theizé est sur la ligne "Paris-Lyon". Elle a été mise en service à partir de 1839. Le poste est établi au Bansillon, à 600 m au Nord-Ouest du village et à environ 570 m d'altitude. La station est en "correspondance" avec la station de Marcy au sud et de Montmelas-Saint-Sorlin au nord.

Montmelas-Saint-Sorlin

Au milieu du XIXe siècle le clocher a été utilisé comme station du télégraphe de Chappe.
La tour de Montmelas est en "correspondance" avec Marchampt au nord et Theizé au sud.
Classement aux MH par arrêté du 18 décembre 1981[4].

La Couronne
On peut distinguer à côté de la chapelle, une tour carrée construite en 1823 qui "regarde" encore Angoulême. Elle a servi jusqu'en 1852 de tour de télégraphie de Chappe, un moyen de communication optique par sémaphore du nom de son inventeur. Une autre "machine Chappe" était installée sur une tour de l'Hôtel de Ville d'Angoulême, une troisième sur la commune de Plassac ; ces trois stations faisaient partie d'une ligne Nord-Sud (Paris-Bordeaux ?). Ces deux constructions sont placées sur une propriété privée dans le village de Mougnac.

Documents divers

Référence.png Notes et références

  1. Histoire du Prytanée national militaire, Bernard Beaupère,, Charles-Lavauzelle 1985, p.16
  2. Base Mérimée
  3. Base Mérimée
  4. Base Mérimée

Liens utiles


Medaille geneawiki.png
Cet article a été mis en avant pour sa qualité dans la rubrique "Article de la semaine" sur l’encyclopédie Geneawiki.