Claude BERNARD

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Claude BERNARD
Médecin et physiologiste français né à Saint-Julien (Rhône, 69), le 12 Juillet 1813 d’une famille de vignerons. Il est considéré comme le père de la physiologie moderne. Il décède le 10 février 1878 à Paris.

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Biographie

Claude BERNARD est né à Saint-Julien (hameau du Chatenay) le 12 Juillet 1813 dans une famille de vignerons. Son père est Pierre BERNARD (décédé en 1847) et sa mère Jeanne SAUNIER (décédé en 1867 à l’âge de 78 ans). Il est l’ainé d’une famille de quatre enfants. C’est le curé du village qui va lui apprendre les bases de l’écriture et de la lecture. Il est un élève médiocre à l'école "primaire".

1827 , il entre au collège catholique de Villefranche-sur-Saône puis ensuite il rejoint le collège royal de Thoissey (Jésuite) dans l’Ain. 1831 ; il quitte cet établissement sans diplôme.

1832 , il arrive à Lyon et travail comme préparateur en pharmacie dans la commune de Vaise (aujourd’hui quartier de Lyon). Après un apprentissage de pharmacien chez Louis-Joseph MILLET du 1er janvier 1832 au 31 juillet 1833, il tente une carrière au théâtre. Mais ses deux écrits ne rencontrent pas le succès escompté. Seul « Rose du Rhône » (un vaudeville ) sera joué à Lyon.

1834 , après avoir présenté sa pièce « Arthur de Bretagne » (drame en cinq actes) à un critique parisien, celui-ci lui conseille de rechercher une autre carrière. Il obtient le grade de bachelier ès lettres et s’inscrit à l’école de médecine de Paris.

1837 il est externe.

1839 , il devient Interne des hôpitaux à l’Hôtel Dieu sous la direction du Professeur MAGENDIE (Professeur au collège de France). Il réussit son dernier concours dans se distinguer. Il se classe 26ème sur 29.

1843 , Le 7 décembre il obtient son diplôme de Docteur en médecine suite à sa thèse sur le suc gastrique (« du suc gastrique et son rôle dans la nutrition ». Claude Bernard va connaître un début de carrière difficile puisque en 1844 il échoue à l’agrégation.

1845 , le 7 mai 1845 Claude BERNARD se marie (semble t'il plus par intérêt que par passion) avec Françoise Marie MARTIN (Fanny) fille d’un médecin . Ils auront deux filles (Jeanne-Henriette dite Tony et Marie-Louise) et deux fils morts bébés (Louis-Henri et Claude-Henri). Fanny dévote, hyper sensible a un amour exagéré des chats et des chiens qui remplissent son appartement. Elle ne va cesser de lui reprocher ses vivisections lui rendant la vie impossible. Ces deux filles étant restées célibataires, Claude BERNARD n’a pas de descendant. Cette même année il ouvre un laboratoire indépendant de physiologie avec Charles LASÈGNE, mais faute de moyens financiers le projet échoue. Il reçoit le prix de physiologie expérimentale de l’Institut .

1846 , découverte de la fonction du pancréas dans la digestion.

1847 , naissance de sa fille Jeanne-Henriette surnommée "Tony" (décédée en 1923 à Bezons). Nommé suppléant de François MAGENDIE au Collège de France.

1848 , il découvre le rôle du foie dans la sécrétion du glucose dans le sang et le rôle de la sécrétion pancréatique dans l’assimilation des graisses. La première de ces découvertes se révélera fondamentale pour la compréhension du Diabète. Il est nommé premier président de la Société de Biologie et reçoit le prix de physiologie générale pour sa découverte des fonctions digestives du pancréas.

1849 , naissance de sa seconde fille Marie (décédée en 1922 à Bezons). Il est nommé Chevalier de la légion d’honneur.

1851 , découvre le processus de thermorégulation chez l’animal (augmentation de la température cutanée après section du nerf sympathique).

1854 , élu à l’Académie des sciences ; il accepte le poste de Professeur de Physiologie expérimentale à la Sorbonne (Faculté des sciences de Paris).

1855 , François MAGENDI décède, lui « léguant » ainsi sa place de professeur au Collège de France, poste qu’il conservera jusqu’en 1868 année ou il est nommé professeur au Muséum d’Histoire Naturelle. Il découvre le principe de « gluconéogenèse ». À partir de cette année il reviendra de façon régulière à Saint-Julien pour fuir les mondanités parisiennes.

1856 , découverte du rôle anesthésiant du curare. Naissance de Claude-Henri (décédé en 1857).

1857 , il découvre que le monoxyde de carbone bloque la respiration dans les érythrocytes.

1860 , par acte du 5 mars il achète, le domaine (La gentilhommière) jouxtant sa maison familiale et qui, aujourd’hui, grâce à la fondation Marcel MÉRIEUX, abrite le musée. Depuis janvier 2004, le musée est la propriété de la Communauté de Communes.

1861 , nommé membre de l’Académie de Médecine.

1864 , nommé membre étranger de « Royal Society »

1865 , nommé sénateur par Napoléon III. De 1865 à 1867, il séjourne en convalescence à Saint Julien.

1867 , il est nommé Commandeur de l'Ordre Impérial de la Légion d’Honneur.

1868 , il présente sa candidature à l’Académie Française au poste de feu FLOURENS et rédige une profession de foi « spiritualiste » loin de ses convictions, lui permettant ainsi d’être élu.

1869 , Premiers échanges avec Mme RAFFALOVITCH qui deviendra sa confidente jusqu'à la fin de ses jours et avec lequel il échangera environ 500 lettres. Il est nommé sénateur de l'Empire.

1870 , le 22 août Claude BERNARD et sa femme divorcent.

1876 , reçoit la plus haute distinction de la « Royal Society » la Médaille Copley.

1878 , décède à Paris le 10 février (Rue des écoles). Le 16 février il reçoit de Léon GAMBETTA (député de Paris) des funérailles nationales en l’église Saint-Sulpice. Il est inhumé « au Père-Lachaise ».

Claude BERNARD a démontré que le mécanisme du corps humain dépend du métabolisme, c’est à dire de l’ensemble des réactions chimiques et non pas de l’anatomie (connaissance des différentes parties du corps) comme le monde scientifiques le pensait à son époque. Il a mis au point une méthode de recherche qui en partant d’une Observation émet une Hypothèse , puis vérifie Expérimentalement cette hypothèse ; constate les Résultats ; Interprète et tire une Conclusion. (« OHERIC »)

Œuvres et publications

Œuvres

  • « Introduction à l’étude de la médecine expérimentale ». ISBN 2080811371 Flammarion 1855
  • « Principes de médecine expérimentale »

Publications

  • Leçons de physiologie expérimentale appliquée à la médecine, 1855
  • Leçons sur les effets des puissances toxiques et médicamenteuses, 1857
  • Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux, 1858
  • Leçons sur les propriétés physiologiques et les altérations pathologiques des différents liquides de l'organisme, 1859
  • Leçons et expériences physiologiques sur la nutrition et le développement, 1860.

Coupure de Presse

Les obsèques nationales de Claude Bernard


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  • Justin GODART, Lettres beaujolaises, Éditions du Cuvier, 1950.

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