Cimetières militaires

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Parmi les cimetières, nombreux sont les cimetières spécifiquement militaires.
Nombre d'entre eux font l'objet d'un article spécifique pour ce qui concerne la France, et les bonnes volontés sont bienvenues pour ce qui concerne le reste du monde.

Historique

Dès l’Antiquité, l’inhumation des soldats morts au combat est prise en compte. Après la bataille de Chéronée, vainqueurs et vaincus enterrent leurs morts selon les rites religieux. Les légions romaines enterrent leurs morts, soit individuellement, avec des pierres tombales, à proximité des camps, soit dans des tombes collectives.

Au Moyen Âge et à l'époque moderne, les cadavres des soldats sont le plus souvent laissés sur les champs de bataille en pâture aux détrousseurs et aux animaux sauvages ou jetés dans des fosses communes. Seuls, les chefs militaires ont droit à des sépultures dans des églises. Le cimetière des Invalides à Berlin créé en 1748 par Frédéric II est devenu le panthéon militaire de l'Allemagne. Le dôme et la crypte des Invalides à Paris sont devenus le panthéon militaire de la France sous Napoléon Ier.

Le cimetière militaire contemporain (espaces composés de formes simples répétitives, où chaque soldat mort est honoré d'une tombe individuelle sans distinction de hiérarchie, d'origine sociale ou de religion) apparaît au XIXe siècle parallèlement avec le développement de la conscription et de la guerre de masse.

Le premier cimetière militaire français de ce type apparaît en Algérie, à Sidi-Ferruch, en 1830, au moment de sa conquête par l'armée française.

Au cours de la Guerre de Crimée (1853-1856), les Français perdent un grand nombre de soldats, environ 95 000. Il est décidé de les enterrer par unité et par hiérarchie dans des fosses communes, jusqu'à ce que l'État français décide le rassemblement de 45 000 dépouilles, regroupées dans des tombes communes par unité, dans le cimetière français de Sébastopol construit entre 1870 et 1880, cimetière militaire qui devient la plus grande sépulture militaire française à l’étranger. Le Traité de Paris de 1856, prévoit la préservation des cimetières militaires de Crimée.

Aux États-Unis, pendant la guerre de Sécession (1861-1865), les premiers cimetières nationaux s'organisent tels que nous les connaissons : tombes individuelles avec des stèles marquées des mêmes signes.

Le traité de Francfort qui met fin à la guerre franco-allemande de 1870 prévoit, dans son article 16, que les deux états contractants s’engagent à respecter toutes les tombes des soldats morts (soldats qui ont désormais « droit au repos permanent »).

À la fin de la guerre des Bœrs (1901-1903), l’Empire britannique institue l’usage d’enterrer ses combattants – 80 % des morts étant des engagés civils volontaires – dans des tombes individuelles regroupées dans de petits cimetières créés près des champs de bataille. Recouverts de pelouses et de fleurs, ces lieux d'inhumation dans une atmosphère paisible expriment une culture non militariste et s'opposent à la conception rationaliste américaine de vastes regroupements des corps dans d'immenses cimetières.

En Russie, pour le 100e anniversaire de la Bataille de Bolchoï-Stakhov et du passage de la Bérézina, le 29 novembre 1912, la construction d'un monument près du village de Brili fut entreprise. Les cendres de deux mille combattants russes de l’armée du Danube reposent sous des tertres funéraires dans des fosses communes.

Cimetières militaires

Inclut les cimetières militaires français à l'étranger, et les cimetières militaires étrangers en France
  • Cimetières militaires de Grèce
  • Cimetières militaires des Pays-Bas

Voir aussi

  • Les carrés militaires, situés au sein des cimetières communaux (inventaire non exhaustif)