Catherine FONTENEY

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72183 Marçon -Marie Alexandrine Catherine FONTAINE - Photo La Gazette de Marçon 2007..jpg

De son nom complet Marie Alexandrine Catherine CORRIOL, reconnue FONTAINE en 1881, Catherine FONTENEY est une actrice française, sociétaire de la Comédie française.
Elle est née le 28 juin 1879 à Paris 10e et décédée le 29 avril 1966 à Dijon.
Elle est inhumée au cimetière communal de Marçon.

Biographie

  • Catherine FONTENEY est la fille de Marthe CORRIOL, devenue Marthe FONTAINE. Elle a une sœur Henriette FONTAINE, devenue Henriette VARLEY.
Par ailleurs, elle est la tante de Francis BLANCHE par le biais de la belle-mère de ce dernier, Catherine VARLEY, dite KETTY, sœur d'Henriette VARLEY, née FONTAINE.
  • En 1938, Catherine loue une propriété nommée Les Tilleuls, à La Pattisserie (dépendance de Marçon), appartenant à Mr Guy de Malherbe. Cette demeure, initialement composée d'une cuisine au rez-de-chaussée et d'une chambre à l'étage, avait été transformée en école privée en 1905 par l'extension d'un bâtiment construit sur vide sanitaire, pour recevoir une grande salle de classe flanquée de trois grandes portes-fenêtres côté cour. Cette école de sœurs ferma ses portes en 1919 et la famille de Malherbe l'utilisa alors comme logement, auquel elle ajouta un étage, traversant la partie haute des trois portes-fenêtres, les scindant en deux ouvertures distinctes.
  • Pressentant sans doute la menace de la guerre, Catherine y installe sa mère et sa sœur, pour les mettre en sécurité. Cette maison restera d'ailleurs leur résidence permanente, et Catherine Fonteney ainsi que la famille Blanche, vivant à Paris, viendront les y rejoindre régulièrement.
  • « Certains Marçonnais se souviennent[1] très bien des deux artistes français qui ont séjourné dans le village »[2].
  • Henriette VARLEY, sœur de Catherine, a joué un rôle important à Marçon pendant l'Occupation allemande. Femme très gaie, elle a animé une troupe théâtrale. Diverses pièces ont été jouées sous sa direction dans la "Salle Bagna", par les Marçonnais. Armand de Malherbe (maire de la commune) aida à l'organisation. Francis BLANCHE participa d'ailleurs, à l'improviste, à l'une de ces soirées. Les recettes permirent d'envoyer des colis aux prisonniers de guerre.
  • Catherine FONTENEY acheta la maison à la famille de Malherbe en 1948.

Sa carrière

  • Catherine FONTENEY débute sa carrière de comédienne vers 1909, après avoir été élève de Réjane[3], puis de Le Bargy[4] au Conservatoire, qu'elle quitte en 1901.
  • Elle se produit d'abord à l'Odéon, où elle joue les coquettes, et se fait remarquer dans Résurrection d'Henri Bataille d'après Tolstoï. Elle passe ensuite au Gymnase, où, pendant cinq ans, elle joue le répertoire contemporain de Bataille, Bernstein, Flers et Cavaillet...
  • Elle se tourne alors vers des rôles de composition qui vont contribuer à un plus grand succès et joue sur diverses scènes des Boulevards.
  • Catherine entre à La Comédie française en 1919 où elle débute dans le rôle des Femmes savantes.
  • Elle a le don de la caricature, joue des duègnes de la tradition (Frosine dans L'Avare, Mme Argante dans Fausses confidences, Mme Pernelle dans Tartuffe, Dame Pluche dans On ne badine pas avec l'amour, mais aussi les prudes, Arsinoé dans Le Misanthrope), puis les mères et les dames d'âge mûr.
  • Ses dons d'observation et d'imitation l'entraînent à croquer pour son plaisir des silhouettes pittoresques qu'elle s'amuse à représenter dans ses soirées mondaines, sous forme de petits sketches qui préfigurent en quelque sorte notre café-théâtre actuel.
  • Sociétaire de la Comédie française en 1930, Catherine FONTENEY prend sa retraite en 1945, puis est nommée sociétaire honoraire en 1946.
  • Ajoutons à son palmarès, une soixantaine de films. Pour beaucoup d'entre nous, sa filmographie nous est inconnue, mais certains titres sont plus évocateurs, comme Caroline chérie (1951), J'irai cracher sur vos tombes (1959) et surtout Poil de carottes (1932), un film de Julien Duvivier[5], au début du cinéma parlant et dans lequel elle interprète le rôle de Mme Lepic, mère détestable du jeune rouquin.

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Référence.png Notes et références

  1. FJA- Enfant j'accompagnais ma grand-mère,Hélène Graff-Richard, ancienne couturière à l'Opéra de Paris, aux Tilleuls.
  2. De Catherine PAILLET et Patrice GUÉRIN pour La Gazette de Marçon année 2007. FJA.
  3. https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9jane
  4. https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Le_Bargy
  5. http://www.lips.org/bio_Duvivier.html