Cathédrale Saint-Jean de Besançon

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Couramment appelé "Cathédrale Saint-Jean", l'édifice a également été dénommé Cathédrale Saint-Jean et Saint-Étienne par le diocèse et la base Mérimée. Cela est dû à son histoire mouvementée.
Il existait en effet une cathédrale Saint-Étienne à proximité au XIe siècle, ce qui a entraîné une rivalité appelée "querelle des chapitres" car la priorité était souvent donnée à Saint-Jean.
C'est l'archevêque Guillaume de La Tour qui régla le différend en 1254 en décidant de fusionner les deux chapitres. Certains historiens estiment que là est l'origine des deux absides opposées de la cathédrale.

Vue depuis la Porte Noire (Photo Gildum)

Contexte historique

La Porte Noire

Porte Noire devançant l'entrée nord de la cathédrale Photo B.ohland
Fût de oolonne sculpté, dans un angle interne de la porte Photo B.ohland
  • Cette porte gallo-romaine n'est pas vraiment une porte d'entrée dans la cité, mais un arc de triomphe édifié au IIe siècle pour célébrer les conquêtes de l'empereur Marc Aurèle (121-180).

« C'est le seul monument romain debout de Besançon »[1].
La Porte Noire se trouvait sur les hauteurs de la cité avec le Capitole, le théâtre (maintenant square Castan) et l'aqueduc d'Arcier. Elle couronnait l'extrémité de la Cardo Maximus[2], qui partait du pont romain, maintenant Pont Battant (sous lequel subsiste encore une amorce d'arche romaine ), et a pris diverses appellations jusqu'à celle de "Grande Rue".

  • Appelée autrefois "Porte de Mars", la Porte Noire était entièrement décorée de bas-reliefs et fines sculptures. La plupart représentaient des divinités (comme Mars ou Hébé), des scènes de la mythologie gréco-romaine ou des scènes de combat. D'après certains historiens, les fûts de colonnes qui y sont intégrées proviendraient de l'ancienne cathédrale démolie avant sa reconstruction du XIIe siècle.

Avec le temps, les reliefs se sont érodés ou estompés ; les pierres de taille[3] ont noirci, ce qui lui a valu son nom actuel.
La porte est classée aux Monuments historiques depuis 1840[4].
Elle a été nettoyée, stabilisée, en partie restaurée lors d'un programme global de ravalement des façades bisontines, organisé par la municipalité entre 1993 et 2003.

Le quartier capitulaire

  • La Porte Noire était située au pied du promontoire rocheux où allait dominer plus tard la citadelle et est devenue petit à petit l'entrée du quartier capitulaire.
« Il y eut très tôt sur la colline des autels païens »[5]. Puis, pour illustrer les prémices du Christianisme, après l'évangélisation de "Vesontio"[6] par saint Férréol et saint Ferjeux, trois sanctuaires furent érigés à cet endroit dès le IIIe siècle :
- « un premier site qui s'appelait l'église Saint-Jean-Baptiste »[7],
- tout de suite derrière la Porte Noire, un oratoire, à l'origine de la cathédrale actuelle,
- sur les hauteurs du promontoire, la chapelle Saint-Étienne-du-Mont, qui allait abriter le bras du martyr, et faire de la colline bisontine un lieu de pèlerinage.
  • Au début du XIe siècle, la détermination de l'archevêque Hugues Ier de Salins (1005-1066)[8] transforma Besançon en véritable cité épiscopale et ce secteur en quartier capitulaire.
Les rues pentues du site n'ont en effet pas empêché la construction d'un palais épiscopal, devenu après agrandissement l'hôtel de Grammont. Toujours dans ce quartier, se sont élevés aussi l'hôtel du chambrier, des logis canoniaux, des bâtiments religieux et des chapelles. Parmi les nombreuses congrégations qui y vivaient, demeure celle des Sœurs de la Sainte Famille (Hôtel Bonvalot).

La cathédrale

Les étapes successives

Chevet occidental, XIIe siècle pour le premier niveau Photo B.ohland
  • La cathédrale commence à se construire dès le IIIe siècle. Un premier évêque, Pancrace de Besançon, y est mentionné dès 346.
Au IXe siècle le premier édifice est démoli. Une nouvelle construction s'élève, dans un style carolingien, avec une modification de son orientation. Une première consécration a lieu en 811.
Hugues Ier de Salins, au XIe siècle, apporte de grandes modifications : il fait élever « une grande église Saint-Étienne à la place de la chapelle Saint-Étienne-du-Mont »[9]. En 1050, l'église Saint-Étienne est élevée au rang de cathédrale et consacrée par le pape Léon IX.
  • Parallèlement, Hugues de Salins fait modifier Saint-Jean. Dès le début du XIIe siècle, se dessine le futur édifice, sur les bases du précédent, avec le premier niveau du chevet occidental de style roman, une partie de la nef et des bas-côtés. La nouvelle cathédrale, "Saint-Jean-et-Saint-Étienne", est consacrée le 11 mai 1148 par le pape Eugène III.
Contreforts et galeries du bas-côté de la façade sud, XIIIe et XIVe siècles
  • Au début du XIIIe siècle un incendie détruit les charpentes. La nef et les bas-côtés sont remaniés, prolongés et voûtés aux XIIIe et XIVe siècles. La partie supérieure du chœur refaite, avec cette fois-ci des baies de style gothique. Le clocher est reconstruit.
À partir du XVIe siècle, la cathédrale est très fréquentée pour son culte du Saint Suaire qui se développe fortement en France à cette époque.
  • La cathédrale Saint-Étienne est rasée en 1668 lorsque Vauban entreprend son grand projet de citadelle.
  • En 1724 le clocher de Saint-Jean s'écroule, détériorant fortement le chœur oriental et nécessitant une reconstruction. Un nouveau chœur s'élève alors, dans un style baroque, et le portail nord et son fronton prennent forme. Durant ce siècle, des remaniements ont également lieu pour remplacer des parties occidentales détériorées.
Le siècle suivant voit la construction d'un portail occidental avec une galerie néo-gothique permettant d'accéder à l'extrémité ouest du bas-côté nord.


  • La cathédrale est classée aux monuments historiques depuis 1875[10].



Particularités d'une architecture composite

  • Étant donné la topographie des lieux, la cathédrale est dépourvue de transept.
  • Mais sa grande particularité est de présenter deux cœurs face à face dans deux absides opposées, ce qu'on qualifie de plan roman-rhénan, car il se rencontre aussi dans certains édifices de Lorraine. Chaque abside comporte sept pans :
- l'abside occidentale présente deux niveaux, le premier avec des baies en plein cintre du XIIe siècle, le second avec des baies gothiques des XIIIe et XIVe siècle.
- l'abside orientale, rebâtie en 1730 après l'effondrement du clocher, est un bel exemple de style baroque.
  • Les baies de la nef suivent un rythme ternaire, s'inspirant de l'abbaye de Cluny. Ici une grande baie encadrée de deux plus petites, particularité que l'on rencontre aussi dans la collégiale Notre-Dame de Beaune ou la cathédrale Saint-Mammès de Langres.
  • Les bas-côtés à la toiture plate, pour laisser passer la lumière dans la nef, sont bordés d'une balustrade à volutes, englobée dans les contreforts aux angles agrémentés de pinacles.

Le clocher comtois

Comme environ 700 églises de Franche-Comté, la cathédrale est coiffée d'un dôme à l'impériale[11] aux tuiles colorées et vernissées.
Une croyance répandue (mais contestée) prétend que c'est l'archevêque Antoine-Clériade de Choiseul-Beaupré (1707-1774) qui opta pour cette forme après l'effondrement de 1724. Lui qui était autrefois aumônier de Stanislas Lesczcynski (1677-1766)[12] aurait voulu lui faire plaisir en y apportant une touche polonaise.
La charpente du clocher comprend « quatre poinçons disposés en carré, à égale distance du centre »[13]. La coiffe comtoise est rehaussée d'un lanternon surmonté du piédouche[14].
En 1735, ce sont 25 000 tuiles qui avaient été commandées « à la tuilerie de Sorans »[13]. Suite à la dernière restauration (précédant celle de 2016), les arêtes étaient bleues et chaque face présentait un large liseré jaune entourant un centre marron. Le bleu et le jaune correspondaient aux couleurs de Besançon, non pas celle du blason, mais celles de la pierre composant la majorité des édifices bisontins. Cette pierre, extraite de la forêt de Chailluz (et appelée pierre de Chailluz) était un « calcaire oolithique bicolore »[15] dont la porosité favorisait des phénomènes chimiques modifiant la concentration en sels de fer et donnant une couleur plus ou moins bleutée.
Une nouvelle restauration est en cours depuis 2016 et la DRAC[16] a décidé de refaire la couverture à l'image de celle souhaitée par le cardinal Mathieu lors de la restauration de 1845 à 1847. Les tuiles seront désormais brunes, agrémentées d'un camaïeu de différents jaunes.

Ses cloches

Les cloches sont au nombre de treize : Raymonde, Charlotte-Louise, Henriette-Césarine, Marie-Antoinette, Henriette-Gabrielle, Jeanne, Porte joie, La Dominicale, La Saint-Antoine, Louise-Paule et trois cloches fixes : Marie, Jeanne et Étiennette.
(Pour plus de détails, se reporter au site Besançon, cloches comtoises)

L'intérieur de la cathédrale

Nef et vue sur le chœur occidental
Photo B.ohland
  • La nef est haute de 18 mètres et a été voûtée en croisées d'ogives au XIIIe siècle. Pour supporter les retombées des voûtes, les piles rondes d'origine ont été renforcés par des triplets de colonnettes supplémentaires côté nef et côté collatéral.
  • Les chapiteaux romans, une centaine environ, ont habilement été replacés en haut de ces nouvelles colonnades, les chapiteaux historiés plutôt dans le chœur occidental, et les chapiteaux ornementaux, aux détails parfois très soignés, plutôt dans la nef.
  • Le rythme ternaire des baies se retrouve dans les arcatures entre fenêtres, où là aussi des colonnettes supportent les arcs brisés. Une corniche courant tout le long de la nef a été renforcée d'une épaisseur.
Section du triforium sud Photo B.ohland
  • Le triforium côté sud apportait son lot de lumière. Mais pas celui de la façade nord car s'appuyaient là le cloître et d'autres constructions. Au XIXe siècle, le cloître a été coupé en partie pour faciliter le passage vers le palais et le triforium nord a été remanié, avec la mise en place de vitraux.
  • La nef est entourée de huit chapelles, deux chapelles absidiales côté est, et six chapelles contigües le long du collatéral sud :
- la chapelle absidiale Saint-Étienne : à gauche en entrant, chapelle où se trouve la merveille 1 (Voir chapitre "Les sept merveilles").
- la chapelle absidiale Saint-Férréol-et-Saint-Ferjeux : où se dresse un autel consacré en 1756
- le baptistère : au centre y sont mis en valeur des fonts baptismaux en pierre, de 1691, provenant de l'église des Jacobins. Ils sont classés au titre d'immeuble historique depuis 1875[17]. Sur le mur, un bas-relief en marbre, sculpté par Claude Arnoux en 1560 et représentant La Cène, fait l'objet d'un classement identique à la même date[18].
- la chapelle de la Rose de saint Jean : avec voûte en croisée d'ogives, cette chapelle abrite la merveille 4 (Voir chapitre "Les sept merveilles").
- la chapelle Boitouset : fondée en 1300 dans un style Renaissance par Claude III Boitouset, trésorier de l'archevêché, son plafond à caissons attire l'œil. Mais son intérêt majeur réside dans la merveille 5 (Voir chapitre "Les sept merveilles").
- la chapelle de l'Immaculée Conception : fondée au XIIIe siècle et remaniée au XVIIe, elle présente de belles voûtes en liernes et tiercerons. Elle abrite la merveille 6 (Voir chapitre "Les sept merveilles").
- la chapelle des comtes de Bourgogne : appelée aussi chapelle du Sacré-Cœur, elle date également du XIIIe siècle et est voûtée en berceau. Au XIXe siècle une crypte a été aménagée en-dessous pour y transférer les ossements des comtes bourguignons.
- la chapelle Bonvalot : construite en 1560 à l'initiative de Nicole Bonvalot, épouse de Perrenot de Granvelle.


Les sept merveilles

Plan du sanctuaire et emplacement des 7 merveilles

De nombreux éléments sont remarquables dans cette cathédrale. Le site du diocèse en a sélectionné sept, dont l'emplacement est matérialisé sur un plan pour faciliter la visite.
Cinq se situent dans les chapelles, une correspond à l'abside orientale, la dernière se trouve dans un collatéral :
1) Le tombeau de Ferry Carondelet : il s'agit là d'une œuvre du sculpteur flamand Michel Scherrier, en 1543. « Époustouflant de réalisme »[19], le tombeau représente Ferry Carondelet (1473-1528), grand archidiacre de Besançon, avec son transi au-dessous. L'œuvre, classée au titre d'immeuble historique en 1875[20], est encadrée des statues de saint Férréol (également classée) et de saint Ferjeux. Elles sont du même sculpteur à la même époque.
2) L'abside du Saint-Suaire : elle correspond à la deuxième abside de la cathédrale et a été reconstruite en 1730 après l'effondrement du clocher. Son ensemble décoratif de style Louis XV date de 1740. Les murs présentent de nombreuses peintures de Natoire, de Troy et Van Loo, qui évoquent la passion du Christ. Au sol, un pavement dessiné par Gaëtan Guérinot et offert par le cardinal Mathieu en 1869, représente Jérusalem.
3) L'horloge astronomique : voir sa description détaillée dans le chapitre correspondant
4) La rose de saint Jean : elle correspond à la table d'autel de la cathédrale Saint-Étienne et date du XIe siècle. Il s'agit d'une pièce de marbre circulaire, creusée en évier et bordée par huit lobes. Classée aux Monument historiques au titre d'immeuble[21], elle serait le seul autel circulaire existant en France.
5) Le tableau Notre-Dame des Jacobins : cette œuvre provient du couvent des Dominicains et est parfois surnommée "Notre-Dame des Ondes". Elle a été réalisée en 1630 par Cresti Domenico, de Florence, et est classée au titre d'objet historique[22] depuis 1971.
6) La Vierge de Pitié : cette sculpture en marbre fut commandée par Marguerite d'Autriche au sculpteur flamand Conrad Meyt qui l'a réalisée en 1532. Elle est également classée en tant qu'objet historique[23] depuis 1875.
7) Le tableau La Vierge aux Saints : accroché sur les murs du collatéral nord, non loin du chœur, ce chef-d'œuvre de la Renaissance florentine est une peinture sur bois, réalisée en 1512 par Fra Bartolomeo. On peut y voir Bernard de Clairvaux, en blanc, et le commanditaire Ferry Carondelet, agenouillé, en rouge. Le tableau est classé depuis 1904 au titre des objets historiques[24].


Autres éléments

Chaire du XVe siècle
  • La Chaire d'une hauteur d'environ 5 mètres est en pierre ajourée. Elle date de 1469 et fait partie des plus anciennes de France. Cette chaire « d'où prêcha St François de Sales »[25] est classée au titre d'immeuble historique depuis 1875[26].
  • Deux orgues sont présents dans la cathédrale :
- L'orgue de nef, dans une niche du collatéral droit, est récent. C'est un instrument de style néo-classique de Georges Danion-Gonzalez.
- L'orgue de chœur est l'œuvre de Charles-Joseph Riepp et Joseph Callinet en 1763. Il a été classé au titre d'objet historique en 1976[27], puis remanié par Kern en 1982, avec un buffet neuf et une augmentation de 40 registres.
- Les vitraux : ceux de l'abside est, à l'origine en verre blanc, ont été remplacés au XIXe siècle. Ceux du triforium datent de la même époque. Les vtraux du chevet ouest ont été refaits ou restaurés au XXe siècle par Jacques Le Chevallier. Le vitrail du baptistère, représentant L'Assomption, de la même époque, provient de l'atelier Gruber.


L'horloge astronomique

Horloge en entier Photo B.ohland
Automates et ornements
  • À la demande du cardinal Mathieu, cette horloge a été réalisée entre 1857 et 1860 par un maître horloger de Beauvais, Auguste Lucien VÉRITÉ. Cependant ce dernier a repris des concepts ou des éléments de son prédécesseur, Constant Flavien BERNARDIN, dont l'horloge réalisée une petite dizaine d'années auparavant n'avait pas les qualités suffisantes pour être perenne.
  • La partie haute de l'horloge abrite une série d'automates qui se mettent en mouvement à certaines heures et illustrent « la mise au tombeau et la résurrection du Christ »[28].
  • L'horloge astronomique est composée de 30 000 pièces et présente 70 cadrans donnant 122 indications différentes : les heures de 20 villes ou lieux du monde entier, les heures de levers et couchers du soleil, les dates des saisons et de Pâques, les jours et heures des éclipses et solstices, mais aussi les horaires des marées dans différents ports avec un ciel annonçant la météo à venir et les bateaux et les vagues qui s'animent en conséquence.
  • Ayant cessé de fonctionner cent ans plus tard, l'horloge a été restaurée en 1966 et classée au titre des objets historiques en 1991[29].
  • Il est à noter qu'il s'agit d'une horloge publique réglant l'heure de tous les édifices, entreprise ou services bisontins, ainsi que le cadran interne de la cathédrale et les quatre cadrans du clocher.


Archevêché et archevêques

Archevêché

Baie de la chapelle Saint-Nicolas
Une des portes du "Vieux palais", à l'angle de la chapelle Saint-Nicolas, (2019)
  • Un palais pour les évêques se construit dès le Moyen Âge derrière le chevet ouest de la cathédrale, et ils y logent jusqu'en 1825. De cette bâtisse, appelée maintenant « vieux palais »[30] il subsiste la base d'un corps de logis en angle dans lequel est incluse la chapelle Saint-Nicolas du XVe siècle, chapelle privée des archevêques, présentant encore une tourelle et une « fenêtre de style gothique flamboyant unique à Besançon »[30]. Cette chapelle est classée aux monuments historiques depuis 1908[31].
  • Tout au début du XVIIIe siècle, l'archevêque François-Joseph de Grammont achète des immeubles attenants pour agrandir sa demeure. À sa mort, l'ensemble ainsi créé, de grande taille, prend le nom d'"hôtel de Grammont" et est loué aux archevêques. Laissé à l'abandon après la Révolution, il est racheté par l'État, restauré et devient archevêché à partir de 1825. Abritant le rectorat depuis 1905, l'hôtel a conservé sa cour intérieure entourée de balustrades et « son escalier d'honneur orné des bustes des archevêques »[32].
  • Depuis lors, les archevêques successifs logent dans l'ancien hôtel Boitouset, maison canoniale construite vers 1745 en style rococo pour prendre la suite d'une autre plus ancienne habitée par François Boitouset, premier chanoine de la ville.


Quelques archevêques jusqu'à la Révolution

Prénom(s) NOM Période Observations
Pancrace de Besançon 346-360 Premier évêque à être attesté.  
- -  
GauthierIer de Besançon 1016-1031 Était un proche de Gauthier, évêque d'Autun. Décédé le 5 octobre 1031.  
Hugues Ier de Salins 1031-1066 Né en 1005 dans une grande famille seigneuriale. A été chapelain du roi Rodolphe III de Bourgogne. Henri III le nomme prince de l'empire allemand. Légat du pape Nicolas II. À l'origine de la reconstruction de la cathédrale vers 1061. Décédé le 27 juillet 1066 et inhumé dans la cathédrale.  
Hugues II de Montfaucon 1067-1085 Né au XIe siècle. Était auparavant notaire de l'église de Besançon. À l'origine de la fondation de l'abbaye Saint-Vincent (Besançon) où il est inhumé.  
Hugues III de Bourgogne 1085-1101 Fils du comte de Bourgogne Philippe Ier. Son frère Guy était administrateur du diocèse de Besançon et est devenu en 1119 le pape Calixte II.  
- -  
Gauthier II de Bourgogne 1162-1163 D'abord chanoine puis archidiacre. Élu évêque de Langres en 1163. Fait partie des fondateurs de la Chartreuse de Lugny. Décédé en 1179  
- -  
Guillaume II de La Tour 1245-1268 C'est lui qui parvient à calmer la querelle des chapitres de Saint-Jean et de Saint-Étienne en décidant de les fusionner.  
- -  
Antoine Perrenot de Granvelle 1584-1586 Né le 20 août 1517. Fils de Nicolas Perrenot de Granvelle, garde des sceaux, conseiller de Charles Quint et constructeur du Palais Granvelle. D'abord évêque d'Arras, puis de Malines en Belgique. Par ailleurs, également conseiller de Charles Quint et vice-roi de Naples. Décédé le 21 septembre 1596. Inhumé avec son père dans le caveau de l'église des Carmes.  
- -  
Antoine-Pierre de Grammont 1663-1698 Né le 29 mars 1614. D'abord prieur à Champlitte. Il est à l'origine de nombreuses nouveautés comme le séminaire ou le nouvel Hôpital Saint-Jacques en 1686. Décédé à Besançon le 2 mai 1698  
François-Joseph de Grammont 1698-1717 Né le 14 mai 1644. Neveu d'Antoine-Pierre. Était auparavant archevêque auxiliaire de Besançon et évêque titulaire de Philadelphie en Jordanie. À l'initiative de l'agrandissement de l'ancien palais épiscopal. Décédé le 20 août 1717.  
- -  
Antoine-Pierre II de Grammont 1735-1754 Né le 19 octobre 1685. Neveu de François-Joseph. S'illustra dans l'armée puis devint chanoine. Était aussi directeur de l'académie. Décédé le 7 septembre 1754.  
Antoine-Clériade de Choiseul-Beaupré 1754-1774 Né le 28 septembre 1707. Docteur en théologie. Grand archidiacre de Mende. Grand aumônier du roi de Pologne. Il est à l'origine de la reconstruction du clocher en dôme à l'impériale. Nommé cardinal en 1761. Décédé le 7 janvier 1774.  
Raymond de Durfort 1774-1792 Né le 10 août 1725. D'abord évêque d'Avranches puis de Montpellier. Montra franchement son désaccord lors de la Révolution. Il fut destitué en février 1791 mais ne démissionna pas. Il fut expulsé quelques semaines plus tard et s'exila en Suisse, où il est décédé le 19 mars 1792.  
- -  
- -  
- - Pour les archevêques de 1894 à nos jours, consulter la page consacrée à l'Archidiocèse de Besançon  

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Dominique BONNET, Denis MARAUX, Découvrir Besançon, Châtillon-sur-Chalaronne, Éditions La Taillanderie, 2002, 64 pages, ISBN 2-87629-257-2
  • Michèle BARRAULT, Besançon, collection "Découverte", Éditions BEBA, 1988, 128 pages, ISBN 2-86 597.063-9
  • Catherine CHAILLET et Pierre LAURENT, Besançon, un temps d'avance, collection "Villes en mouvement", Paris, Éditions Autrement, 2007, 234 pages, ISBN 978-2-7467-0947-8
  • Fiche "Les 7 merveilles de la cathédrale Saint-Jean", à disposition à l'intérieur de la cathédrale
  • Article "Besançon d'hier et d'aujourd'hui", revue Besançon, éditée par la ville, 1966, 106 pages
  • Jean-Claude BARBEAUX, revue Pays comtois n° 30, "Besançon retrouve ses couleurs", groupe de presse FREEWAY, mai juin 2000, 98 pages, ISSN 1266-1341
  • Jean-Claude BARBEAUX, revue Pays comtois n° 32, éditions l'A-M-E, septembre octobre 2000, 98 pages, ISSN 1266-1341

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Référence.png Notes et références

  1. Page 50, in Michèle BARRAULT, Besançon, collection "Découverte", Éditions BEBA, 1988, 128 pages, ISBN 2-86 597.063-9
  2. Voie principale d'une ville romaine, généralement orientée du nord au sud
  3. Il s'agit de pierre de Vergenne, en provenance de la Haute-Saône
  4. Fiche Mérimée
  5. Article "Besançon d'hier et d'aujourd'hui", revue Besançon, éditée par la ville, 1966, 106 pages
  6. Appellation romaine de Besançon
  7. Article de l'historienne Brigitte ROCHELANDET, intitulé "Des faits et des fées", in Catherine CHAILLET et Pierre LAURENT, Besançon, un temps d'avance, collection "Villes en mouvement", Paris, Éditions Autrement, 2007, 234 pages, ISBN 978-2-7467-0947-8
  8. Nommé archevêque en 1031, il est à l'origine de la construction de la cathédrale et y est inhumé
  9. Page 24, in Michèle BARRAULT, Besançon, collection "Découverte", Éditions BEBA, 1988, 128 pages, ISBN 2-86 597.063-9
  10. Fiche Mérimée
  11. Clocher défini par Philippe Lamboley comme : « Une sorte de dôme à plan centré à versant continu ou à pans, galbé en forme de doucine avec contre-courbes » (article "L'esprit de clocher", in Jean-Claude BARBEAUX, revue Pays comtois n° 32, éditions l'A-M-E, septembre octobre 2000, 98 pages, ISSN 1266-1341)
  12. Roi de Pologne de 1704 à 1709, duc de Lorraine de 1737 à 1766
  13. 13,0 et 13,1 Page 54, in Jean-Claude BARBEAUX, revue Pays comtois n° 32, éditions l'A-M-E, septembre octobre 2000, 98 pages, ISSN 1266-1341
  14. Petit piédestal circulaire supportant un vase, une statue ou une croix
  15. Article "Chailluz et coutumes", in Jean-Claude BARBEAUX, revue Pays comtois n° 30, "Besançon retrouve ses couleurs", groupe de presse FREEWAY, mai juin 2000, 98 pages, ISSN 1266-1341
  16. Dircetion Régionale des Affaires Culturelles
  17. Base Palissy
  18. Base Palissy
  19. Page 21, in Dominique BONNET, Denis MARAUX, Découvrir Besançon, Châtillon-sur-Chalaronne, Éditions La Taillanderie, 2002, 64 pages, ISBN 2-87629-257-2
  20. Base Palissy
  21. Base Palissy
  22. Base Palissy
  23. Base Palissy
  24. Base Palissy
  25. Michèle BARRAULT, Besançon, collection "Découverte", Éditions BEBA, 1988, 128 pages, ISBN 2-86 597.063-9
  26. Base Palissy
  27. Base Palissy
  28. Page 21, in Dominique BONNET, Denis MARAUX, Découvrir Besançon, Châtillon-sur-Chalaronne, Éditions La Taillanderie, 2002, 64 pages, ISBN 2-87629-257-2
  29. Base Palissy
  30. 30,0 et 30,1 ,Pages 18 et 19, in Dominique BONNET, Denis MARAUX, Découvrir Besançon, Châtillon-sur-Chalaronne, Éditions La Taillanderie, 2002, 64 pages, ISBN 2-87629-257-2
  31. Fiche Mérimée
  32. Chapitre "À l'ombre de la cathédrale", in Dominique BONNET, Denis MARAUX, Découvrir Besançon, Châtillon-sur-Chalaronne, Éditions La Taillanderie, 2002, 64 pages, ISBN 2-87629-257-2